Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

jeudi 4 avril 2019

البطريرك الماروني زار مقر اليونيفيل الإيطالية في شمع وأشاد بدور أفرادها وتضحياتهم من اجل استتباب الأمن والإستقرار


لراعي زار مقر اليونيفيل الإيطالية في شمع وأشاد بدور أفرادها وتضحياتهم من اجل استتباب الأمن والإستقرار

2019 نيسان 04
زار البطريرك الماروني الكاردينال مار بشارة بطرس الراعي مقر قيادة القطاع الغربي لليونيفيل في شمع - قضاء صور، حيث كان في استقباله قائد القطاع قائد الكتيبة الإيطالية الجنرال ديوداتو ابانيارا والمرشد الروحي للكتيبة الأب كلاوديو مانكوزي والمطران شكرالله نبيل الحاج والمطران ميخائيل ابرص والأب نيكولا باسيل وقنصل إيطاليا الفخري المهندس احمد سقلاوي ورئيس "كاريتاس لبنان" الأب بول كرم وقائد سرية صور الإقليمية العقيد عبدو خليل. وقد أقيم للضيف استقبال رسمي أعده ضباط وجنود الكتيبة الإيطالية وأحيته الموسيقى العسكرية.


وثم اطلع الراعي من آبانيارا وطاقمه خلال اجتماع، على الوضع العام في الجنوب وطبيعة المهمة الموكلة لجنود حفظ السلام في اليونيفيل وفقا لقرار الأمم المتحدة 1701، في سبيل استتباب الأمن والإستقرار في المنطقة ومشاريع الخدمات الإنمائية في كافة المجالات التي يقدمها مكتب التعاون المدني العسكري التابع للواء غاريبالدي الإيطالي لفائدة السكان المحليين.


وبعد التوقيع على السجل الذهبي، توجه الراعي برفقة آبانيارا، إلى باحة مقر القيادة، حيث التقى جنود حفظ السلام القادمين من إيطاليا ومن ماليزيا، غانا، كوريا الجنوبية، ايرلندا، سلوفينيا، كرواتيا، صربيا، أرمينيا، تانزانيا ومن سلطنة بروناي، وأشاد ب"دورهم وتضحياتهم من اجل استتباب الأمن والإستقرار في المنطقة"، مباركا لهم "مهامهم النبيلة من أجل حفظ كرامة الإنسان"، منوها ب"دعمهم للأهالي عبر إنجاز المشاريع الخدماتية والإنمائية".


ثم ترأس الراعي الذبيحة الإلهية على نية جنود حفظ السلام في اليونيفيل عموما والجنود الإيطاليين خصوصا في الكنيسة الجديدة في القطاع الغربي، والتي تم تدشينها في 18 آذار الماضي.


وفي الختام تم تبادل الدروع التذكارية.

lundi 25 mars 2019

Le Liban, seul pays au monde doté d'une Journée nationale pour le dialogue islamo-chrétien

REPÈRE
Pourquoi avoir choisi la date du 25 mars, date de la célébration par les chrétiens de l'Annonciation ? Comment a été lancé ce projet ? L'Orient-Le Jour fait le point.
OLJ 25-3-2019
Alors que politiquement le populisme continue de séduire du Brésil à la Hongrie enpassant par les États-Unis, que l'on note ici et là des tendances au repli communautaire et/ou à une radicalisation religieuse, une certaine vision du monde que l'on pourrait résumer par "nous contre eux" fait non seulement des émules, mais est parfois clairement et fièrement revendiquée. Une situation qui peut prendre une tournure extrême et dramatique, comme lors de la tuerie le 15 mars dernier dans les mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, perpétrée par un homme se réclamant du "suprémacisme blanc".
Face à cette tendance, de nombreuses initiatives existent, prônant le dialogue, le vivre-ensemble, la tolérance. Des démarches associatives, d'autres plus symboliques et à portée internationale, comme la signature par le pape François et le grand imam sunnite de l'institut égyptien al-Azhar, le cheikh Ahmed al-Tayeb, lors d'un sommet à Abou Dhabi en février dernier, d’un "document sur la fraternité humaine", appelant en particulier à la liberté de croyance et d’expression.
Au milieu de cette foule d'initiatives, grandes et petites, officielles ou pas, le Liban a une place toute particulière dans le dialogue interreligieux. Fort de la présence sur son territoire de dix-huit communautés, ce pays qui a vécu durant les 15 années de la guerre civile ce que la haine de l'autre peut produire de pire est en effet parvenu à dépasser le simple cadre des initiatives éparses de promotion de la tolérance et du dialogue, en devenant le premier et le seul à instituer officiellement une fête nationale pour le dialogue islamo-chrétien. Cette fête est célébrée le 25 mars.
Pourquoi avoir choisi cette date, celle de la célébration par les chrétiens de l'Annonciation ? Comment a été lancé ce projet ? Retour sur la gestation de cette célébration.

La figure de Marie, ponts entre les religions

Le 25 mars est pour les chrétiens la fête de l'annonce faite à la Vierge Marie par l'archange Gabriel de la conception divine de Jésus, "fils de Dieu", selon les textes bibliques. 
Dans le Coran, l'annonce par Gabriel de la maternité de Marie, non pas du fils de Dieu mais d'un prophète appelé Issa, est mentionnée dans deux sourates différentes :  la troisième sourate, al-Omran (la famille d'Omran) et la dix-neuvième, la sourate de Marie (Mariam, en arabe). La figure de Marie apparaît, elle, plus d'une trentaine de fois dans le Coran, c'est à dire plus que la mère, les épouses ou la fille du prophète Mohammed. A ce titre, et en tant que mère d'un prophète, elle bénéficie d'une reconnaissance particulière parmi les musulmans. 
Ceci explique pourquoi tant de visiteurs musulmans se rendent au sanctuaire de Notre-Dame de Harissa, sur la colline surplombant la baie de Jounieh, à une vingtaine de kilomètres au nord de Beyrouth. De même, Gérard Testard, coordinateur d’Ensemble avec Marie, une initiative française de rencontre entre chrétiens et musulmans, indiquait dans un article paru dans le journal La Croix qu'à Lourdes, théâtre aux yeux des fidèles d'apparitions mariales, les musulmans représentent 5% des 6 millions de visiteurs annuels, soit pas moins de 300.000 personnes.  

L'origine de la fête islamo-chrétienne au Liban

Au début des années 2000 se multiplient au Liban les tables-rondes, conférences et rencontres autour du thème du dialogue islamo-chrétien. "Ces événements étaient réguliers mais nous formions un club fermé de quelque 100-150 membres, qui se gargarisaient de grands mots sur le dialogue, sans avoir aucun impact sur la société", explique à L'Orient-Le Jour Nagy el-Khoury, qui était alors éducateur au collège Notre-Dame de Jamhour. Lors d'un de ces événements et lassé de ces conversations ne menant à rien de concret, il demande à Mohammad Nokkari, ancien directeur général de Dar el-Fatwa et juge chérié à Beyrouth : "Ne peut-on pas tout simplement prier ensemble ?". Ce à quoi ce dernier répond qu'il n'y a "que Marie" qui peut rassembler chrétiens et musulmans.
Ensemble, les deux hommes mettent sur pied dès juillet 2006 des rencontres de prières interreligieuses. En mars 2007, à l'occasion de la célébration de l'Annonciation, ils organisent une première grande cérémonie, à laquelle participent près d'un millier de personnes de toutes les communautés. "C'était un événement extraordinaire de voir chrétiens et musulmans prier ensemble pour une même figure religieuse, de les entendre tous chanter, d'entendre résonner l'appel à la prière dans une église", raconte le cheikh Nokkari à L'Orient-Le Jour. Devant le succès de cette démarche, à laquelle avait notamment été dépêchée une délégation d'al-Azhar, ils décident de faire de cette cérémonie un rendez-vous annuel et commencent à militer pour faire de la date du 25 mars une fête nationale officielle, afin "pour une fois, de travailler sur ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous sépare", souligne Nagy el-Khoury. 

Le 25 mars, fête nationale

En février 2010, le Premier ministre Saad Hariri décrète le 25 mars, Journée nationale pour le dialogue islamo-chrétien. Cette journée devient dès lors fériée au Liban. 
Sur le terrain, une trentaine d'associations de tous horizons rejoignent peu à peu MM. Nokkari et Khoury, et finissent par former la "Rencontre islamo-chrétienne autour de Marie", en charge de l'organisation des cérémonies annuelles et de nombreuses activités périphériques sur l'ensemble du territoire libanais. "Depuis le lancement de notre initiative, nous nous sommes rendus compte qu'une nouvelle culture mariale fédérant chrétiens et musulmans a vu le jour, produisant une foison d’œuvres, de peintures, de chants", souligne Nagy el-Khoury, qui décrit notamment une icône de l'Annonciation sur laquelle est écrit un extrait de la sourate coranique de Mariam. 

Les ambitions d'une culture du dialogue qui s'exporte

Aujourd'hui, la Rencontre veut "renforcer cette culture et l'exporter", au Liban et ailleurs.
Au niveau local, son ambition est selon M. Khoury, aujourd'hui conseiller du président de la République pour le dialogue islamo-chrétien, de parvenir à abattre toutes les barrières entre les communautés. Pour ce faire, M. Khoury, mandaté par le chef de l’État, travaille avec les dizaines d'associations locales œuvrant pour le dialogue afin de préparer un projet commun : faire du Liban un centre international pour le dialogue des religions. L'action de ce centre sera complétée par un projet d'Académie pour le dialogue entre les hommes, sur laquelle travaille actuellement le ministre d’État pour les Affaires de la présidence, Salim Jreissati.
Pour Nagy el-Khoury, le choix du Liban pour de telles initiatives n'est pas anodin : "Il s'agit d'un des seuls pays où l'on trouve une réelle mixité, il ne s'agit pas d'un pays musulman où vivent des chrétiens ou vice-versa. Malgré les crises et les problèmes, chrétiens et musulmans vivent naturellement ensemble". 
Et la culture mariale de dialogue gagne progressivement du terrain. Certes, le cheikh Nokkari a fait l'objet de critiques et de menaces de la part d'islamistes pour son engagement, certains extrémistes chrétiens ont même accusé la Rencontre de "voler la fête de l'Annonciation. "Mais la plupart de temps, il s'agit plus de malentendus que d'opposition, selon Mohammad Nokkari. Par exemple, l'utilisation du terme +prière+ posait problème aux salafistes et wahhabites, qui pensaient qu'il s'agissait d'une prière liturgique. Nous préférons dès lors parler d'+invocation+ de Marie. Même chose pour certaines personnes qui ne comprenaient pas qu'il puisse s'agir d'une fête nationale et pensaient que nous voulions ajouter une nouvelle fête religieuse aux deux grandes célébrations de l'Adha (fête du sacrifice) et du Fitr (marquant la fin du jeûne du ramadan)", ajoute-t-il. De son côté, Nagy el-Khoury souligne que "la politique joue le plus souvent les trouble-fêtes". Début janvier, la députée musulmane sunnite de Beyrouth, Roula Tabch Jaroudi (Courant du Futur), qui avait assisté à une messe et s'était avancée vers le prêtre distribuant la communion, avait été contrainte par Dar el-Fatwa de "s’excuser" et de faire à nouveau allégeance à l’islam. Malgré tout, "95% des Libanais de toutes les communautés sont convaincus du bien-fondé du projet", assure Nagy el-Khoury.
Et le cheikh d'espérer également l'ouverture de nouveaux ponts entre les communautés, "peut-être en faisant participer des chrétiens à la fête de l'Adha, Abraham étant après tout une figure très importante chez les chrétiens comme les musulmans". 
Sur le plan international, le dialogue islamo-chrétien centré autour de l'Annonciation fait également de plus en plus d'adeptes. En Europe, des événements sur le modèle de la cérémonie du 25 mars sont organisés dans de nombreuses régions de France, en Belgique, à Malte et en Italie, et ce depuis quelques années. Et dans la région, le premier événement du genre a été organisé, l'année dernière à Amman, en Jordanie. Un pays qui à son tour se dirige, selon MM. Khoury et Nokkari, vers l'instauration d'une journée nationale pour le dialogue.

 
Beyrouth (Agence Fides) – Une certaine culture occidentale « affirme que les diverses communautés religieuses ne peuvent cohabiter et il existe des pouvoirs qui, pour promouvoir cette idée, imposent des guerres, paient, envoient des armes, soutiennent des terroristes et détruisent des pays ». Les chrétiens du Proche-Orient en paient le prix parce que de nombreux musulmans identifient l’Occident et le Christianisme et que, pour eux, tout ce qui arrive de l’Occident, « culture, politique, économie, moyens de communication de masse, guerre, prend le nom de chrétien ». C’est ce qu’a déclaré le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.En. le Cardinal Bechara Boutros Rai, en recevant le 21 mars au siège patriarcal de Bkerké un groupe de journalistes et d’opérateurs de la communication européens qui prenaient part à une visite du Liban organisée par l’Opera Romana Pellegrinaggi. Le Patriarche d’Antioche des Maronites a souligné que, dans l’actuel contexte historique, il convient de répéter à haute voix que les chrétiens au Proche-Orient ne recherchent et n’ont besoin d’aucune protection extérieure et il faut également arrêter d’utiliser la catégorie de minorité chrétienne pour qualifier leur condition.
Une bonne partie des considérations exposées par le Cardinal dans le cadre de la rencontre avec les journalistes a concerné l’urgence liée aux réfugiés syriens et la question controversée de leur rapatriement. Le Cardinal a expliqué par le menu les raisons pour lesquelles leur séjour sur le territoire libanais risque de déstabiliser la délicate architecture institutionnelle libanaise qui garantit la coexistence des différentes communautés religieuses, avec des conséquences potentiellement négatives pour l’ensemble du Proche-Orient. Une grande partie des réfugiés syriens – a souligné le Patriarche – préfère demeurer au Liban et la communauté internationale renforce elle aussi cette intention lorsqu’elle affirme que les réfugiés syriens ne peuvent être rapatriés « parce qu’en Syrie la sécurité n’existe pas et qu’il faut d’abord trouver une solution politique », une position motivée selon le Patriarche par des « buts politiques » qui n’est pas sans rappeler le précédent palestinien. « Les palestiniens – a rappelé le Cardinal – se trouvent au Liban depuis 1948 et ils attendent la solution politique depuis plus de 70 ans, une solution qui n’arrivera jamais. On parlait de la solution de deux peuples, deux Etats mais elle est désormais devenue impossible parce que cette terre qui était destinée à être l’Etat palestinien est entièrement parsemée de colonies israéliennes ». C’est pourquoi, en ce qui concerne l’actuelle situation d’urgence des réfugiés syriens, le Patriarche maronite sollicite la communauté internationale à séparer la solution politique de l’après-guerre syrien du retour des réfugiés. « Nous ne pouvons attendre 70 ans comme pour les palestiniens pour lesquels la solution politique n’a pas encore été trouvée ».
La présence de plus de 1,5 millions de réfugiés syriens déstabilise le Liban économiquement, sachant que 30% de la population locale vit déjà au-dessous du seuil de pauvreté et que 40% de la population active est privée d’un emploi stable. En outre – a souligné le Cardinal – les masses de réfugiés syriens pauvres « peuvent être un jour manipulés dans le cadre du grand conflit chiites et sunnites » qui bouleverse l’ensemble du Proche-Orient. Le Cardinal insiste cependant surtout sur le fait que la situation met sous pression l’ensemble de l’équilibre institutionnel qui garantit la démocratie et la pluralité religieuse libanaise. « Ce que nous craignons – a-t-il déclaré – est que, dans quelques années, les réfugiés syriens demandent la nationalité s’ils demeurent au Liban et selon toute probabilité, qu’ils l’obtiennent. A ce moment-là, nous pourrons dire adieu à l’équilibre démographique entre chrétiens et musulmans et ceci ferait sauter le système libanais ».
Dans tous les cas – remarque le Patriarche – « nous sommes l’Eglise de ce monde et nous ne sommes pas l’Eglise d’Occident ». Cette conscience doit libérer les chrétiens du Proche-Orient de toute attitude de victimisation. « La politique occidentale – a déclaré en outre le Cardinal – n’a jamais véritablement accordé de valeur aux chrétiens. Elle l’a accordée aux intérêts économiques, au pétrole, à l’argent, aux stratégies. Maintenant, tous nous invitent aux conférences pour parler de la situation des chrétiens au Proche-Orient et nous disons : vous nous avez détruit par les guerres que vous avez soutenu, soutenu et imposé ! Vous nous avez détruits et maintenant vous venez nous demander comment vont les chrétiens ? ».
Le Patriarche d’Antioche des Maronites a également invité avec force à ne plus utiliser l’expression « minorité chrétienne ». « Nous ne sommes pas une minorité pour un motif historique et un motif théologique. D’un point de vue historique, les chrétiens se trouvent au Proche-Orient depuis 2.000 ans. Nous sommes donc originaires ici. Nous ne pouvons être des étrangers. D’un point de vue théologique, les chrétiens du Proche-Orient ne sont pas des individus ou de petits groupes isolés. Ils sont l’Eglise du Christ présente ici comme elle l’est à Rome, à Honolulu ou à Madagascar. C’est l’Eglise du Christ. Nous sommes l’Eglise et par une minorité. (GV) (Agence Fides 23/03/2019)

vendredi 15 mars 2019

SYRIE - Le Patriarcat orthodoxe d’Antioche dans l’attente d’un soutien russe pour la reconstruction des églises détruites durant le conflit

 
Damas (Agence Fides) – Les chrétiens orthodoxes en Syrie comptent sur le soutien russe en vue de la reconstruction des églises et monastères ayant été détruits par les terroristes au cours des années de guerre dans le pays. C’est ce qu’affirme l’Archimandrite Alexi Chehadeh, Directeur général du Département pour le développement des relations œcuméniques du Patriarcat grec orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient. Dans un entretien accordé à l’Agence gouvernementale russe Spoutnik, le représentant de l’Eglise orthodoxe d’Antioche – dont le Patriarche, Yohanna X, résidant à Damas, a exprimé sa gratitude à « l’Eglise orthodoxe russe et au gouvernement russe qui ont permis de nous aider à parer et reconstruire nos églises, nos monastères et nos écoles. J’espère que cette aide arrivera au plus vite ». L’Archimandrite grec orthodoxe a qualifié de « très important » le soutien russe tant attendu, vu que les organisations humanitaires internationales, en prédisposant et mettant en œuvre leurs programmes, « ne prennent pas en considération parmi leurs priorités la reconstruction d’églises et de monastères ».
Au cours de ces derniers mois, se sont multipliées les visites en Syrie de délégations et représentants russes – tant politiques que religieux – intéressés notamment à vérifier personnellement les dégâts provoqués aux lieux de culte et de prière chrétiens durant le conflit. A la fin du mois de janvier, comme l’avait indiqué en son temps l’Agence Fides (voir Fides 30/01/2019), le Patriarche grec orthodoxe d’Antioche, Yohanna X, a de nouveau remercié publiquement la Russie pour la contribution fournie dans la lutte contre les groupes armés djihadistes.
Jusqu’ici, la contribution russe la plus significative en matière de restauration et de reconstruction de lieux de culte chrétiens en Syrie a concerné le Monastère orthodoxe Sainte Thècle, dans la ville de Maalula (voir Fides 10/08/2018), rouvert depuis quelques mois également aux visites de pèlerins et touristes. Le village rupestre de Maalula avait été pris par des milices antigouvernementales entre septembre 2013 et mars 2014. Les graves dommages infligés à cette époque au lieu de culte ont été en grande partie réparés grâce au soutien offert par l’Association de vétérans russes Boevoe Bratstvo (Fraternité militaire). (GV) (Agence Fides 15/03/2019)

jeudi 28 février 2019

الرئيس عون : أرض المشرق ومهد المسيح لا تكون من دون مسيحيين .





نص كلمة فخامة الرئيس العماد ميشال عون في "مؤتمر البطاركة والأساقفة حول كاريتاس في منطقة الشرق الأوسط وشمال أفريقيا"، الأربعاء 27 شباط 2019.


أيها الحضور الكريم،

"طوبى للرحماء فإنهم يُرحمون"،
لقد ارتبط اسم كاريتاس برسالة رحمة وإنسانية، في مساعدة المحتاج، في مساندة الضعيف، في التنمية، في الخدمة الاجتماعية، في محاربة الفقر والجوع والمرض، وهو دور ريادي رسولي يحاكي  دور الأبرار  " جعت فأطعمتموني  عطشت فسقيتموني كنت غريبا فآويتموني عريانا فكسوتموني مريضا فزرتموني محبوسا فأتيتم إلي.."
وعلى أهمية هذا الدور – الرسالة  فإن أهمية كاريتاس الحقيقية،  تكمن في نشاطها العابر للطوائف والأعراق والدول والانتماءات، وهذا ما يبدو جلياً في خريطة انتشارها حيث تغطي خمس عشرة دولة في الشرق الأوسط وشمال أفريقيا، تقدّم المساعدة والخدمة حيث هناك حاجة، بمعزل عن الدين والهوية والعِرق، وهي بذلك تساهم بكسر حواجز التطرّف والتقوقع والانغلاق ورفض الاخر المختلف، وهنا جوهر دورها، خصوصاً في هذه المرحلة المضطربة التي تعيشها المنطقة.

 أرادوا ضرب تعددية المشرق
أيها الحضور الكريم،
يقول مهندس الميثاق الوطني ميشال شيحا إن "من يحاول السيطرة على طائفة في لبنان انما يحاول القضاء على لبنان" وهذا القول ينطبق أيضاً على المشرق، فمشرقنا هو مزيج ثقافات والتقاء حضارات ومهد الديانات السماوية، وهو نموذج فريد للغنى الروحي والثقافي والمعرفي، وضرب أي مكوّن من مكوناته هو ضرب له ولفرادته.
وكل الأحداث التي جرت خلال السنوات المنصرمة، من أهم أهدافها بدون شك تحويل مجتمعات مشرقنا الى مجتمعات عنصرية آحادية الطابع متنافرة متقاتلة. فالنزف البشري الحاصل والهجرة القسرية لبعض المكونات، والمحاولات الحثيثة للتغيير الديمغرافي، مضافةً الى تهجيرات الحقبة الماضية وتقسيم فلسطين وتشريد أهلها، واستكمال الضغوط اليوم لتهجير من تبقّى منهم، ورفض حقّ عودتهم إلى بلادهم وتوطينهم في البلدان التي هُجّروا إليها، تؤسس كلها لمشرق جديد، غريب عن هويته الجامعة، وبعيد كل البعد عما يمتاز به من تنوّع ديني ومجتمعي وثقافي.
وهذا ما يجب أن نرفضه ونقاومه بكل ما أوتينا من عزم وصلابة؛ فأرض المشرق لا يجب أن تفرغ من أهلها، ومهد المسيح ودرب الجلجلة والقبر المقدّس لا يمكن أن تكون من دون مسيحيين، كما لا يمكن للقدس وللمسجد الأقصى أن يكونا من دون المسلمين، فلا مياه تنساب إذا جفت ينابيعها.  

لبنان مركز الحوار بين الأديان والثقافات
والخطر الأكبر الذي يواجه عالمنا اليوم ومنطقتنا بشكل خاص هو نزعة التطرف التي تغذي الإرهاب وتتغذى بدورها منه، وخطورتها أنها عدوى فكرية، تنتقل وتنتشر بسرعة خصوصاً مع وسائل التواصل الاجتماعي، مستغلةً الجهل والفقر والتهميش لزرع أفكار ومعتقدات هدامة وإيجاد بيئة حاضنة للإرهاب.
ولأنني أومن أن الحوار بين الثقافات والحضارات والأديان هو الوسيلة الفضلى للقضاء على آفة الإرهاب، ولتحصين الأجيال الطالعة ضد الأفكار المتطرفة، وتنشئتها على احترام حرّيّة المعتقد والرأي والتعبير وحقّ الاختلاف حتى تستعيد مجتمعاتنا الاستقرار والأمان، أطلقت في الأمم المتحدة مبادرة بترشيح لبنان ليكون مركزاً دائماً للحوار بين مختلف الحضارات والديانات والأعراق وتعزيز روح التعايش، من خلال إنشاء "أكاديمية الانسان للتلاقي والحوار"، هدفها الأساس نشر ثقافة معرفة الآخر والتقريب بين الشعوب والثقافات والديانات ونبذ لغة العنف وخصوصاً بين الشباب فيسهل اندماجهم وتقبّلهم للآخر المختلف فلا يعود عدواً، لأن الإنسان بطبيعته عدو لما، ومن يجهل.
هذا هو جوهر لبنان وهذه هي رسالته التي أدركها قداسة البابا يوحنا بولس الثاني يوم قال عنه إنه "أكثر من وطن، انه رسالة"؛ فلبنان، بمجتمعه التعددي وبما يختزن من خبرات أبنائه المنتشرين في كل بقاع الأرض، وبما يشكل من عصارة حضارات وثقافات عاشها على مر العصور، مؤتمن على هذه الرسالة ولا يحق له أن يفرّط بها أو أن يتجاهلها.

dimanche 24 février 2019

LIBAN - Intervention du Patriarche d’Antioche des Maronites dans le débat sur la reconnaissance du mariage civil

 
Beyrouth (Agence Fides) – Le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, est intervenu dans le débat rouvert au sein de la société libanaise à propos de la reconnaissance juridique du mariage civil et les expressions qu’il a utilisées à cette occasion sont interprétées par beaucoup comme un signal de disponibilité à approfondir la discussion sans refus préjudiciels.
Dans ses déclarations du 22 février après une rencontre entre le Patriarche d’Antioche des Maronites et le Président libanais, le Général (2S) Michel Aoun, le Cardinal a indiqué ne pas être absolument contraire à une loi reconnaissant le mariage en tant que lien à caractère civil, une reconnaissance juridique du caractère civil du mariage qui devrait valoir pour toutes les unions conjugales et ne pas avoir un caractère facultatif. « Il n’existe – a déclaré à ce propos le Cardinal – pas de loi facultative. La première caractéristique d’une loi est d’être contraignante. En la rendant facultative, le pays semblerait fragmenté et commenceraient à émerger des problèmes ». En revanche, s’il introduisait une loi obligatoire pour attester et sanctionner la nature du mariage – et de tout mariage – en tant que lien civil, « il serait ensuite de mon devoir de Patriarche – a-t-il ajouté – d’expliquer aux maronites que le mariage est l’un des sept sacrements de l’Eglise, qui doit être célébré s’ils veulent vivre de manière authentique leur Christianisme », ceci parce qu’il appartient à chacun la responsabilité de prendre en conscience ses décisions face à Dieu, attendu que « c’est Dieu et pas moi qui juge les actions ».
Par le passé et à plusieurs reprises, le Patriarche d’Antioche des Maronites, créé Cardinal en 2012 par le Pape Benoit XVI, avait exprimé son avis favorable concernant une loi sur le mariage civil obligatoire pour reconnaitre les effets civils de toutes les unions conjugales libanaises quelque soit la confession religieuse d’appartenance. Dans ces nouvelles déclarations, le Patriarche d’Antioche des Maronites a rejeté également les polémiques de ceux qui affirment que les hiérarchies religieuses libanaises s’opposent à la règlementation légale du mariage civil pour ne pas devoir renoncer aux contributions économiques leur étant reconnues pour célébrer et enregistrer les mariages religieux.
L'éventuelle approbation du mariage civil au Liban aurait comporté nécessairement l'amendement de l'article 9 de la Constitution selon lequel le statut personnel de chaque libanais est réglementé selon les dispositions et praxis juridique de sa communauté religieuse d’appartenance.
Ainsi que l’a indiqué l’Agence Fides (voir Fides 21/02/2019), la question controversée de la légalisation du mariage civil anime à nouveau le débat public au Liban après les récentes déclarations du Ministre de l'Intérieur du nouveau gouvernement, Raya Hassan, qui, ces jours derniers, a indiqué vouloir faire place à la reconnaissance du mariage civil au sein de la législation libanaise, souhaitant un débat approfondi sur la question. La position la plus nettement négative arrive de Dar Al Fatwa, l'instance autorisée de l'islam sunnite libanais, qui a réaffirmé son opposition, déclarant que le mariage civile « contredit de manière radicale » les lois sur le mariage inspirées à la charia. De son côté, le Père Abdo Abu Kassem, responsable du Centre d'information catholique, a réaffirmé que, sur ce point, chrétiens et musulmans libanais sont unis et que l'Eglise catholique ne peut appuyer une législation qui ne reconnaîtrait pas le mariage comme sacrement.
Au Liban, où coexistent 18 confessions religieuses différentes, chaque communauté règle les unions conjugales selon ses propres traditions spécifiques.
Jusqu'ici, les couples libanais désireux de célébrer leur mariage selon un rite civil recourent à l'escamotage de se marier civilement à Chypre pour faire ensuite enregistrer leur union au Liban. (GV) (Agence Fides 23/02/2019)

vendredi 8 février 2019

المطارنة الموارنة: تحديات تنتظر الحكومة ولتكن وثيقة الأخوة الانسانية مادة للتعليم

المطارنة الموارنة: تحديات تنتظر الحكومة ولتكن وثيقة الأخوة الانسانية مادة للتعليم

عقد المطارنة الموارنة اجتماعهم الشهري في الكرسي البطريركي في بكركي، برئاسة الكاردينال مار بشارة بطرس الراعي ومشاركة الآباء العامين للرهبانيات المارونية. وتدارسوا شؤونا كنسية ووطنية.
بيان
وفي ختام الاجتماع أصدر المطارنة بيانا تلاه النائب البطريركي المطران رفيق الورشا، وجاء فيه:

1- يبدي الآباء ارتياحهم إلى تشكيل الحكومة بعد تسعة أشهر من التجاذبات بشأن حجم التمثيل والحصص والحقائب، فيما تعطل عمل المجلس النيابي الجديد، وعلقت التعيينات، وتفاقمت الأزمة الاقتصادية والاجتماعية والمالية والمعيشية، واستشرى الفساد. حيال هذا الواقع، تجد الحكومة الجديدة نفسها أمام الواجب الوطني في التعويض عن خسائر التسعة أشهر السابقة. وهذا ما نأمله منها ولا سيما من الوزراء التكنوقراطيين، وقد سمت نفسها “حكومة إلى العمل”.
2- تحديات كبيرة تنتظر الحكومة، بدءا بتحقيق الإصلاحات في القطاعات والهيكليات التي أقرت في مؤتمر باريس سيدر، وبحسن توظيف الأحد عشر مليارا ونصف المليار دولار وفقا للآلية الضامنة. فيستعيد لبنان ثقة الدول والمنظمات المعنية. ومن تحدياتها تلبية مطالب اللبنانيين التي باتت معروفة، ومواجهة مشكلة النازحين السوريين ومقاربتها بواقعية وموضوعية، تأمينا للظروف الكفيلة بعودتهم إلى ديارهم واسترجاع حقوقهم المدنية، ومواصلة تاريخهم وثقافتهم.
3- يتمنى الآباء على الصحافة ووسائل الإعلام تغطية النشاط الحكومي بعيدا عن الاستثارات السياسية، وبروحية إنقاذية للبلاد وأهلها، تشجع على تحويل العمل الإجرائي ورشة وطنية يشارك فيها المواطنون من أصحاب المطالب والمؤهلات، كما وجمعيات المجتمع المدني والنقابات على اختلافها، بوعي ومسؤولية.
4- ثمن الآباء زيارة السلام التي قام بها قداسة البابا فرنسيس إلى دولة الإمارات العربية المتحدة، ولقاءه السلطات الإماراتية، وسماحة شيخ الأزهر الدكتور أحمد الطيب، بمناسبة انعقاد المؤتمر الدولي للأخوة الإنسانية. فاختارا هذه المناسبة لتوقيع “وثيقة الأخوة الإنسانية من أجل السلام العالمي والعيش المشترك”. فيثني الآباء على مضمونها بمنطلقاتها الروحية والإنسانية والاجتماعية وبثوابتها، ويرجون أن تكون مادة للتعليم في المدارس والمعاهد والجامعات، وتوجيها تربويا في العائلة. وسرهم أن يحتفل قداسته بالقداس الإلهي في أول عاصمة إسلامية من بلدان الخليج. وهم يرون في ذلك خطوة إضافية على طريق التلاقي والحوار والتفاهم، كما على طريق السلام الذي طال انتظار شعوب الشرق الأوسط ودوله له.
5- واكب الآباء باهتمام كبير حدث اللقاء التشاوري النيابي الماروني، الذي عقد في بكركي بدعوة من صاحب الغبطة وبرئاسته. وإذ يؤيدون كلمة صاحب الغبطة الافتتاحية، والنقاشات الهادئة والموضوعية التي جرت، والبيان الختامي الواضح والجامع، يرجون أن تتقدم لجنة المتابعة المنبثقة من اللقاء بأعمالها، بحيث تترسخ وحدة الرؤية حول المواضيع الخلافية، إستنادا إلى الدستور واتفاق الطائف والميثاق الوطني، فلا تكون اهتزازات في المؤسسات الدستورية عند كل استحقاق. فلبنان بحاجة إلى استقرار، لكي يستطيع التقدم إلى الامام.
6- تحتفل الكنيسة المارونية في أواخر هذا الأسبوع، بعيد أبيها القديس مارون، الناسك السرياني الأنطاكي، الذي قضى حياته عائشا في العراء على قمة جبل، صارفا حياته في محبة الله وخلاص النفوس، منكبا على الصلاة والصوم والتقشف. فيدعو الآباء أبناءهم الى إحياء هذا العيد بالتقوى والتوبة وأعمال الخير، سائلين الله بشفاعته أن يحفظ إيمان شعبه، وأن يمن على لبنان والمنطقة المعذبة بالأمن والاستقرار والسلام”.
وطنية

jeudi 7 février 2019

Les réactions, au Liban, sur le document sur la fraternité humaine

Les réactions, au Liban, sur le document sur la fraternité humaine signé par le pape et et le grand imam d’al-Azhar- OLJ 6-2-2019

RELIGION
OLJ
06/02/2019
Plusieurs personnalités libanaises ont commenté la signature, lundi à Abou Dhabi, par le pape François et le grand imam d’al-Azhar, cheikh Ahmad al-Tayeb, d’un « document sur la fraternité humaine », appelant en particulier à la liberté de croyance et d’expression et à la protection des lieux de culte, et prônant audacieusement une pleine citoyenneté pour les « minorités » discriminées.
l L’uléma Ali el-Amine : Le « document sur la fraternité humaine » signé à Abou Dhabi « fait désormais office de constitution internationale qui définit les contours de la coexistence fraternelle dans la paix et le respect entre individus et peuples, groupes et nations. Ce document historique est un appel aux nations et aux leaders mondiaux pour  rejeter les conflits. 
l Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea : « J’adopte tout à fait les paroles de l’uléma Ali el-Amine sur le document sur la fraternité humaine (…) comme étant une constitution internationale (…) Voilà pourquoi je choisirais aujourd’hui une phrase essentielle dans ce document : cette déclaration conjointe de bonnes intentions est un appel à ceux qui portent dans leur cœur la foi en Dieu et en l’humanité afin qu’ils s’unissent et œuvrent pour que ce document devienne un guide pour les générations futures, vers une culture du respect mutuel. »
l Le patriarche maronite Béchara Raï, d’Abou Dhabi : « La rencontre entre le pape François et l’imam d’al-Azhar, cheikh Ahmad al-Tayeb, résume cet engagement islamo-chrétien à relever le défi de la fraternité en vue de mettre un point final à toute exploitation de la religion au profit des guerres, des conflits et de la haine. (…) Cette réunion de fraternité humaine tenue aux Émirats arabes unis est très importante et répond à un besoin urgent dans le monde d’aujourd’hui. (…) Les conséquences seront cruciales pour la conscience humaine, et il s’agira de la plus grande guerre pacifique face aux politiques mondiales visant à diviser les peuples. »
l Le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane : « Nous saluons la signature de ce document historique (…) qui constitue une feuille de route pour la reconnaissance, la paix, le pardon et la charité entre tous les humains. (Un document) susceptible d’être un fondement pour la paix afin que le budget normalement alloué aux armes soit désormais consacré à la lutte contre la pauvreté et à l’éducation des enfants de pays pauvres. »
l Le cheikh Akl druze Naïm Hassan : « Ce sommet tenu aux Émirats arabes unis revêt une importance historique, dans la forme comme dans le fond. Il réaffirme que le dialogue et le rapprochement entre les religions et les peuples sont la seule voie pour réaliser le progrès et la stabilité, et pour faire face à l’extrémisme et à la violence sous toutes leurs formes. »

lundi 4 février 2019

Conférence sur la fraternité humaine en compagnie du Pape

ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - Participation de Patriarches orientaux et d’imam à la Conférence sur la fraternité humaine en compagnie du Pape

Abu Dhabi (Agence Fides) – Trois seront les points sur lesquels se concentreront les interventions et dialogues de la Conférence sur la fraternité humaine prévue à Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, qui lundi 4 accueillera notamment la visite du Pape François. La conférence, confirme à l’Agence Fides le Père Hani Bakhoum, prêtre copte catholique responsable de la communication de l’Eglise catholique en Egypte, se focalisera sur trois points clefs : elle dédiera une session à la définition des principes de la fraternité humaine, une autre aux défis et facteurs qui la contredisent et aux opportunités aujourd’hui à disposition pour lutter contre les différentes formes d’intolérance et une autre aux responsabilités individuelles et partagées sur le chemin permettant de faire fleurir de manière concrète des attitudes et des comportements fraternels au sein de l’ensemble de la famille humaine.
La conférence, qui se tiendra les 3 et 4 février, se conclura par la rédaction et la diffusion d’un document final. Les moyens de communication égyptiens mentionnent la probable participation à la Conférence du Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, alors que le Père Hani Bakhoum confirme à Fides que les travaux verront la participation d’une vaste représentation qualifiée des Eglises catholiques orientales, dont le Patriarche copte catholique, S.B. Ibrahim Isaac Sidrak.
Un rôle important au sein de ladite conférence sera joué par le cheikh Ahmed al Tayyeb, grand imam de l’Université d’al-Azhar, qui sera aux côtés du Pape François en de nombreux moments de la visite de ce dernier aux Emirats arabes unis.
La conférence se déroule sous l’égide du Conseil musulmans des anciens, une organisation internationale indépendante instituée en juillet 2014 afin de promouvoir la paix au sein des communautés islamiques. Le Conseil réunit des chercheurs, des experts et des dignitaires musulmans qui cherchent à lutter contre les facteurs de conflit que sont le sectarisme et l’intolérance au sein des communautés musulmanes. (GV) (Agence Fides 02/02/2019)

Le Pape dans la péninsule arabique porteur d’un message de paix, de tolérance et de fraternité

EMIRATS ARABES UNIS - Le Pape dans la péninsule arabique porteur d’un message de paix, de tolérance et de fraternité
 Frater
Abu Dhabi (Agence Fides) – C’est avec un message de paix, de tolérance et de fraternité que le Pape François est arrivé à Abu Dhabi, la capitale des Emirats arabes unis (EAU). Le Pape François est le premier Souverain Pontife à accomplir une visite apostolique – du 3 au 5 février – dans la péninsule arabique. Ainsi que cela est annoncé sur le compte Twitter officiel, le Pape visite le pays « en frère, pour écrire ensemble une page de dialogue et pour parcourir ensemble des chemins de paix ».
La visite du Pape François aux EAU se déroule à l’enseigne du thème « Fais de moi un instrument de paix » et invite à la collaboration entre les peuples et les religions, suivant des parcours de dialogue, d’harmonie et de coopération pacifique.
Le cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, Prince d’Abu Dhabi et Vice-commandant suprême des Forces armées des EAU, et Ahmad Al Tayyeb, grand imam de l’Université égyptienne d’al-Azhar, ainsi que des fonctionnaires et un groupe nombreux d’enfants ont accueilli le Pape François avec des bouquets de roses.
Mohamed Bin Zayed a déclaré : « Cette visite est particulièrement importante pour promouvoir les valeurs de fraternité, de paix et de coexistence pacifique. La visite est significative également parce qu’elle renforce les liens d’amitié et de coopération entre les EAU et le Vatican ». Il a en outre affirmé : « Les EAU ont été et continueront à être un phare de tolérance, de modération et de coexistence. Ils seront un acteur clef dans le dialogue entre civilisations et cultures et continueront à s’opposer à l’intolérance et à l’extrémisme quelle qu’en soit l’origine, incarnant les plus hautes valeurs humaines ».
Il a ensuite observé : « Le Pape François et le grand imam sont universellement appréciés et respectés pour leur grand rôle en ce qui concerne la promotion de l’humanité, du dialogue et de la compréhension, le refus des conflits et des guerres et de la promotion de la coexistence entre personnes de religions, de cultures et d’ethnies différentes ».
L’année 2019 – a-t-il enfin rappelé – a été proclamée année de la tolérance pour rendre les EAU un lieu qui promeut « des initiatives de la société civile en faveur de la fraternité humaine », rappelant que, dans le pays, sont présentes les trois fois monothéistes et que « la population vit dans l’harmonie et en paix depuis des siècles ». « La région arabe accueille des millions de personnes qui croient en la coexistence et dans le dialogue et qui renoncent à la violence et à l’extrémisme » a-t-il conclu.
Le Pape François est accompagné notamment par son Secrétaire d’Etat, S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, par le Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, S.Em. le Cardinal Leonardo Sandri, et par le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni.
La visite du Pape prévoit une rencontre avec le Conseil musulman des anciens dans la grande mosquée cheikh Zayed le 4 février au matin et un discours aux délégués de la Conférence mondiale sur la fraternité humaine qui se tient au Palais des Emirats d’Abu Dhabi. Le 5 février, le Pape visitera la Cathédrale Saint Joseph d’Abu Dhabi avant de se rendre au stade cheikh Zayed pour y célébrer la Messe devant une assemblée de quelques 135.000 fidèles. (AG) (Agence Fides 04/02/2019)
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ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - Rejet de la haine et de l’extrémisme dans le cadre de la Conférence mondiale sur la fraternité humaine
 
Abu Dhabi (Agence Fides) – « En tant qu’événement multiculturel qui encourage à la compassion, au respect et à la compréhension entre différentes communautés, cultures et religions, le rassemblement entend lutter contre l’extrémisme, les préjudices, la haine, l’agressivité, l’avidité et l’oppression qui violent l’idée même de fraternité humaine » : c’est ce qu’a déclaré entre autre dans son discours le cheikh Nahyan bin Moubarak Al Nahyan, Ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis (EAU), tenu lors de l’ouverture de la Conférence mondiale sur la fraternité humaine, se tenant les 3 et 4 février à Abu Dhabi sous le patronage du cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan. L’événement verra notamment la participation du Pape François et du grand imam de l’Université d’al-Azhar outre de très nombreuses personnalités religieuses du monde entier.
Le Ministre a remarqué : « La Conférence offre la rare possibilité de libérer le pouvoir de la sagesse et de la raison et d’apprendre des idées avancées par les personnalités présentes », exprimant l’engagement de sa nation en faveur de la tolérance et de la promotion de la coexistence pacifique entre les différentes communautés dans le monde entier.
La Conférence se concentre sur trois thèmes que sont « les principes de la fraternité humaine », « la responsabilité commune pour atteindre la fraternité humaine » et « la fraternité humaine : défis et opportunités ».
Marco Impagliazzo, Président de la Communauté de San Egidio, intervenant devant l’Assemblée, a remarqué : « La mission des religions est de faire connaitre l’amour qui irradie lumière et vie, qui fait récupérer le désir de paix, d’hospitalité et de bien. Il existe des énergies humaines et spirituelles pour un monde meilleur, pour vaincre la guerre, pour réaliser un monde plus fraternel, pour faire grandir l’amitié. Les religions le rappellent à une humanité sans mémoire et épouvantée. Avec tous les hommes et femmes de bonne volonté, nous témoignons du fait que la paix est toujours possible. Il faut la chercher sans peur. Dieu n’abandonne pas le monde au mal et à la logique de la violence mais Il vient au secours de nos prières et multiplie nos efforts de paix ».
Ahmed Aboul Gheit, Secrétaire général de la Ligue arabe, a déclaré quant à lui : « La Conférence mondiale sur la fraternité humaine célèbre l’essence de l’humanité et de la diversité. Aujourd’hui, il n’existe pas de valeur plus importante que la tolérance dans la mesure où le sectarisme et le racisme relèvent la tête dans le monde entier. La cohésion atteinte au sein de notre société a été possible parce que les personnes ont accepté leurs différences réciproques », affirmant : « Je demande à ce que le concept de tolérance soit inclus dans les programmes scolaires afin d’aider les nouvelles générations ». (AG) (Agence Fides 04/02/2019)

samedi 26 janvier 2019

ASIE/LIBAN - Prière des Eglises du Proche-Orient pour l’unité et l’avenir des chrétiens


 
Beyrouth (Agence Fides) – « A qui intéresse que cette région soit vidée des chrétiens qui ont contribué à la créer ? » c’est ce que s’est demandé le Patriarche syro orthodoxe d’Antioche, Ignace Ephrem II, dans le cadre d’une intervention tenue le 22 janvier au début de la réunion du Comité exécutif du Conseil des Eglises du Proche-Orient, réuni au Liban en concomitance avec la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. A la réunion, tenue au siège patriarcal syro orthodoxe d’Atchaneh, participent notamment Souraya Bechealany, du Secrétariat général du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphael I Sako, et Habib Badr, pasteur de l’église évangélique nationale de Beyrouth. A cette occasion, a expliqué dans son intervention introductive Soraya Bechealany, la réflexion théologique et pastorale commune sera centrée sur la justice en tant que fondement de la paix. Le Patriarche syro orthodoxe d’Antioche a, quant à lui, réaffirmé dans son intervention que l’avenir des chrétiens du Proche-Orient consiste à « vivre avec les musulmans » sur la base du respect réciproque et du partage des mêmes droits.
Dans le cadre des sessions de travail du Conseil, chefs et représentants des Eglises du Proche-Orient présents à Atchaneh ont également partagé une célébration œcuménique en l’église Saint Sévère en signe de communion avec la semaine annuelle de prière pour l’unité des chrétiens. (GV) (Agence Fides 23/01/2019

lundi 21 janvier 2019

Patriarche Grégoire III : "En Syrie et en Irak, nous vivons l’œcuménisme du sang" Publié le 19 janvier 2019 par Patrice Sabater

Patriarche Grégoire III : "En Syrie et en Irak, nous vivons l’œcuménisme du sang"
Publié le 19 janvier 2019 par Patrice Sabater

Patriarche Grégoire III : En Syrie et en Irak, nous vivons l’œcuménisme du sang;
En ce début de la Semaine de prière pour l'Unité des Eglises, il est bon de revenir sur la situation des rapports œcuméniques au Moyen-Orient; et ce dans le contexte particulier que nous connaissons depuis plusieurs années. L'ancien Patriarche de l’Eglise grecque-melkite catholique nous parle de l'Irak et de la Syrie.

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Beyrouth, 22 juin 2015 (Apic) “En Syrie et en Irak, nous vivons l’œcuménisme du sang et de la communion”, a déclaré le Patriarche Grégoire III lors du Saint-Synode de l’Eglise grecque-melkite catholique. La réunion s’est tenue du 15 au 20 juin 2015 au siège d’été du Patriarcat grec-catholique à Aïn Trez, au sud-est de Beyrouth.

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La situation et l’avenir de la famille ont été au centre des préoccupations de cette assemblée épiscopale, en préparation au Synode sur le thème de la vocation et de la mission de la famille dans l’Eglise et dans le monde contemporain, qui se tiendra en octobre prochain au Vatican.

Les participants ont été rendus attentifs aux défis auxquels fait face la famille chrétienne aujourd’hui “dans un monde sécularisé à l’extrême qui ne laisse aucune place à Dieu et aux valeurs chrétiennes”. Les Pères ont décidé de créer et de développer dans toutes les éparchies les centres de catéchèse et de formation chrétienne pour une meilleure préparation au mariage ainsi que des centres d’écoute et d’accueil pour les familles en crise.



L’émigration des chrétiens du Moyen-Orient, “une véritable hémorragie”

En ouverture du Synode, le chef de l’Eglise gréco-catholique a lancé un cri d’alarme: les crises que traverse le Moyen-Orient poussent les chrétiens d’Orient à quitter leur pays. “L’émigration est en progression exponentielle”, et cette émigration “n’est pas sans graves conséquences sur ce qui fait l’essence même de leur mission dans ce Moyen-Orient à majorité musulmane qui est leur terre. Une mission que beaucoup, après le Père Corbon, un jésuite, ont appelé l’Eglise des Arabes, l’Eglise de l’Islam. Expressions qui résument leur mission, leur histoire et leur avenir”, a-t-il déclaré.

Il a souligné que l’émigration s’est accélérée ces derniers mois à cause des conflits qui tourmentent la région, mais surtout, sans mentionner explicitement le prétendu ‘Etat islamique’ (EI), “du fait d’une plus récente et préoccupante organisation terroriste, de dimensions autrefois inimaginables”. Ce groupe commet “toutes sortes d’abus et de pratiques indignes de l’homme, en frappant de manière particulière certains d’entre vous qui ont été chassés de façon brutale de leurs propres terres, où les chrétiens sont présents depuis les temps apostoliques”.

60 % des Libanais ont décidé d’émigrer

Le patriarche melkite observe que cette émigration touche aussi l’équilibre même du Liban et le maintien de la présence des chrétiens au pays des cèdres. “Selon des statistiques qui nous ont été communiquées, 60 % des Libanais ont décidé d’émigrer et 35 % d’entre eux sont dans l’attente d’un visa. Et la majorité d’entre eux sont des chrétiens. Si tel est le cas pour le Liban, quelle est alors la situation et les perspectives pour les pays de moindre stabilité, déchirés par les guerres et où règne le chaos ? A nous de travailler dans nos éparchies et paroisses comme dans notre diaspora pour tenter de freiner ce mouvement qui n’est rien moins qu’une hémorragie”.

Le patriarche Grégoire III a notamment relevé le sort tragique des paroisses et diocèses affectés par la guerre en Syrie, en particulier les diocèses de Homs et d’Alep.

A Alep, presque toutes les églises touchées par les bombardements

A Alep, deuxième capitale chrétienne de Syrie, presque toutes les églises ont été touchées par les bombardements, a précisé Grégoire III. Dans la vieille ville, le bâtiment du diocèse et sa cathédrale ont été sérieusement endommagés. Les paroisses de Damas, où ont reflué la majorité des chrétiens affectés par l’exode intérieur, déploient de grands efforts d’assistance, qu’il estime entre 40 et 50’000 dollars d’aide mensuelle.

Ce synode aura encore été marqué par la halte juste avant l’ouverture des travaux de la statue pèlerine de Notre-Dame de Fatima. JB

Les melkites, des catholiques de rite byzantin de langue arabe

Les grecs-melkites catholiques se trouvent, à l’origine, dans les trois grands Patriarcats orientaux d’Antioche, d’Alexandrie et de Jérusalem. Actuellement ils vivent en majorité en diaspora, loin du Moyen-Orient. Le mot “melkite” vient du syriaque “malko” et signifie royal ou impérial. Ce surnom a été donné pour la première fois en 460, en Egypte, par les monophysites, aux orthodoxes qui avaient pris parti pour le patriarche légitime, Timothée II, appuyé par l’empereur romain (byzantin) Léon 1er. A l’époque, c’était un synonyme de loyalisme politico-religieux. De l’Egypte, ce surnom est rapidement passé en Syrie. Actuellement, l’usage commun réserve ce nom aux catholiques de rite byzantin de langue arabe dans les trois patriarcats mentionnés ci-dessus et dans l’émigration.

Le Patriarche Grégoire III Laham, élu le 29 novembre 2000, insiste spécialement sur la place des chrétiens dans la société arabe et la nécessité d’endiguer l’émigration. Il met en avant le dialogue avec l’islam, l’œcuménisme et un travail assidu en matière de liturgie. Actuellement, cinq patriarches portent le titre d’Antioche: ce sont, outre le Patriarche de l’Eglise grecque-melkite catholique, le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche (Jean X Yazigi), celui de l’Eglise syriaque-orthodoxe (Ignace Ephrem II Karim), celui de l’Eglise maronite (le cardinal Bechara Raï) et celui de l’Eglise syriaque-catholique (Ignace Joseph III Younan). (apic/be)

SOURCE : https://www.cath.ch/newsf/patriarche-gregoire-iii-en-syrie-et-en-irak-nous-vivons-loecumenisme-du-sang/