Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

jeudi 6 mars 2014

En Syrie, le retour de mesures discriminatoires pour les chrétiens | La-Croix.com

5/3/2014-En Syrie, le retour de mesures discriminatoires pour les chrétiens | La-Croix.com

Le groupe djihadiste État islamique en Irak et au Levant (EIIL) impose un retour de la « dhimmitude », qui impose à la population chrétienne un statut inférieur en échange de sa sécurité.

Les femmes en général n'ont plus le droit de se promener seules, elles doivent être couvertes de la tête aux pieds et être accompagnées d'un homme de la famille.

Relent d'ottomanisme en Syrie. Le groupe djihadiste État islamique en Irak et au Levant (EIIL), dont le projet est d'établir un grand califat au Moyen-Orient régi par la charia, a publié un communiqué, daté du 22 février sur des forums djihadistes, dans lequel l'EIIL dévoile le contenu d'un « pacte » imposé par son émir Abou Bakr al-Bagdadi aux habitants chrétiens de la ville syrienne de Raqqa (Nord), un bastion du groupe.

Les chrétiens visés par les djihadistes

Ainsi, ce groupe originaire d'Irak, qui tente depuis plusieurs mois de supplanter les autres rebelles syriens en lutte contre le régime du président Bachar Al Assad, affirme que la vie, les biens, les propriétés, et les lieux de culte des chrétiens seront protégés tant que ces derniers respecteront les 12 règles du pacte.

Parmi celles-ci, figure notamment le versement d'un impôt annuel pour chaque personne de sexe masculin, équivalent, pour les personnes aisées, à 17 grammes d'or pur, pour les classes moyennes, à la moitié de cette somme, et pour les plus pauvres, le quart. Sachant, précise le pacte, que l'impôt peut être versé en deux fois.

Construction d'église interdite

En outre, les djihadistes interdisent strictement la construction d'églises et de monastères, ainsi que la restauration des édifices déjà existants dans la ville et ses environs. Ils exigent également que les chrétiens ne se montrent pas avec « une croix ou toute chose de leur Livre dans les marchés ou les endroits où il y a des musulmans », s'abstiennent de « célébrer leurs rituels (…) hors de l'église », ainsi que d' « utiliser des haut-parleurs pour faire entendre leurs prières ».

Parmi les autres contraintes qui leur sont imposées, les chrétiens se voient interdits de porter des armes, d'empêcher l'un de leurs coreligionnaires de se convertir à l'islam, et doivent s'habiller de manière « discrète », conformément aux règles édictées sur ce sujet par l'EIIL. En conclusion, le texte avertit que ceux qui ne respecteraient pas l'une de ces règles feront face au même « sort » que celui réservé « aux séditieux et aux ennemis » du groupe djihadiste.

Retour de la dhimmitude

L'EIIL n'a rien inventé. Il reprend le principe de de la dhimmitude issu de la loi islamique et appliqué dès les premiers temps de l'islam, qui était censé garantir la « protection » des monothéistes non-musulmans, assujettis à un statut juridique inférieur à celui accordé aux musulmans, en échange du respect de règles discriminatoires et du paiement d'un impôt.

Selon Frédéric Pichon, docteur en histoire et spécialiste de la Syrie et des chrétiens d'Orient, « ces règles très strictes, tirées du pacte d'Umar, un document faussement daté du VIIe siècle et probablement forgé au Moyen Âge, sont brandies et mises en avant par les islamistes comme l'exemple de la tolérance et de la protection de l'islam à l'égard des non-croyants. Ces principes ont été déjà appliqués en Syrie, au moment de la conquête musulmane du pays au cours du VIIe siècle, qui était alors une province de l'empire byzantin ».

Toutefois, Frédéric Pichon indique que de telles pratiques ont déjà lieu en Syrie, à la faveur du chaos qui sévit dans le pays depuis mars 2011. « Il semble que la communauté chrétienne de la ville de Yabroud – importante localité rebelle au nord de Damas, NDLR –, verse chaque mois l'équivalent de 25 000 € pour assurer sa sécurité », précise-t-il.

Les combattants de l'EIIl sont principalement des étrangers

L'EIIL est un des groupes djihadistes les plus durs composé essentiellement de combattants étrangers venus combattre en Syrie. Il mène un combat non seulement contre le régime, mais aussi contre d'autres groupes de l'opposition syrienne.

En septembre 2013, ses combattants avaient investi et saccagé deux églises de Raqqa, situées au nord-est de la ville. Après ces attaques, un nombre important des habitants chrétiens de la ville, qui représentaient 1 % des 300 000 résidents de Raqqa, a fui la ville.

En plus de ces règles discriminatoires envers les chrétiens, l'EIIL s'attaque à toutes les femmes en les obligeant à revêtir l'abaya (une robe longue), ainsi que le hidjab (qui couvre complètement les cheveux), le niqab, un voile qui couvre le visage et les gants noirs. En cas de désobéissance, elles seront punies. De plus, les femmes ne sont plus autorisées à marcher seules dans les rues, elles doivent être accompagnées d'un homme de leur famille.



Envoyé de mon Ipad 

Les réfugiés syriens sont un « danger existentiel » pour le Liban, selon son président

5/3/2014-Les réfugiés syriens sont un « danger existentiel » pour le Liban selon son président

Le président libanais Michel Sleimane, à Paris, en mars 2009.

Le président libanais Michel Sleimane a averti mercredi 5 mars que l'afflux de réfugiés syriens dans son pays constituait un « danger existentiel qui menace l'unité libanaise ». A l'ouverture d'une réunion du Groupe international de soutien (GIS) au Liban organisée à l'Elysée, M. Sleimane a souhaité qu'un plus grand nombre de pays accueillent des réfugiés syriens, citant en exemple l'Allemagne. Il a déploré que l'effort dans ce domaine « soit de loin inférieur au fardeau qui pèse sur les épaules du Liban ».

Lire : Syrie : la France ira au-devant des réfugiés dans les pays frontaliers

Son homologue français, François Hollande, a rappelé pour sa part qu'il « y a plus d'un million de Syriens qui ont trouvé refuge au Liban », soit près d'un quart de la population du pays, et que « 50 000 Syriens affluent chaque mois » dans ce pays.

S'il est tout à l'« honneur » du Liban de les recevoir, leur présence constitue aussi « une charge, un fardeau considérable », a-t-il également reconnu lors d'une déclaration commune devant la presse avec le sous-secrétaire général des Nations unies pour les affaires politiques.

3 MILLIARDS DE DOLLARS POUR L'ARMÉE LIBANAISE

Le chef de l'Etat a souligné que l'aide financière internationale apportée au Liban dans ce domaine devait être « complétée et amplifiée ». Les deux autres priorités de la communauté internationale à l'égard du Liban, a-t-il rappelé, sont le soutien à l'économie du pays qui doit être « préservée du conflit à ses portes », en Syrie, et à l'armée libanaise, qui doit pouvoir disposer « des équipements indispensables ».

M. Hollande a rappelé que la France y « contribue avec l'Arabie saoudite ». Celle-ci s'est en effet engagée à octroyer 3 milliards de dollars au profit de l'équipement de l'armée libanaise, dotée de matériels vieillissants et insuffisants, la France se chargeant de fournir cet équipement.

Lire : A Riyad, François Hollande et le roi Abdallah affichent leur entente

« Nous utiliserons cette réunion à toutes les fins possibles afin de faire avancer la paix, que ce soit au Moyen-Orient ou aux confins de l'Europe », a par ailleurs poursuivi François Hollande dans une claire allusion à la situation en Ukraine.

Cette réunion du GIS devait être la première occasion depuis la prise de contrôle de la Crimée ce week-end par les troupes russes d'un face-à-face entre le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et ses homologues américain, John Kerry ; français, Laurent Fabius ; britannique, William Hague ; et allemand, Frank-Walter Steinmeier.



Envoyé de mon Ipad 

mercredi 5 mars 2014

Les Chrétiens d’Orient, entre espérance et indignation - Aleteia

5/3/2014-Les Chrétiens d'Orient, entre espérance et indignation

Alors que la Syrie voit son nombre de chrétiens réfugiés au Liban, en Jordanie ainsi qu'en Turquie atteindre quasiment les 500 000, le pays ne semble malheureusement pas être le seul au sein duquel la situation des chrétiens devient catastrophique : depuis 2003, l'Irak a perdu près de 70% de sa population chrétienne et on ne dénombre plus que 28 chrétiens à Homs, alors qu'ils étaient 60 000 avant le début de la crise. Il faut également se rappeler les sept jeunes travailleurs coptes égyptiens assassinés la semaine dernière par les milices salafistes ou encore l'attaque sanglante perpétrée contre la cathédrale syriaque catholique. Les exemples ne manquent pas…

Et pourtant, Roueida Khoury, membre très actif de l'Association « Les Chrétiens de Syrie », reste optimiste, si l'on en croit l'interview donnée à la Voix de la Russie, où elle présente une vision pleine d'espoir et de confiance.

« Oui, les chrétiens de Syrie ont un avenir ! », affirme-t-elle. Car ce sont avant tout des citoyens ancrés profondément dans la culture de leur pays. Malgré un acharnement tragique, les chrétiens de la région ont su persévérer et rester dans leur berceau natal. Les chrétiens ont en fait souffert dès le début, bien avant la crise. Mais pour autant, « que ce soit à Homs, que ce soit à Alep, que ce soit dans le sud de la Syrie, dans les petits villages où il y a encore des chrétiens, que ce soit à Rakka, à Yabroud où ils payent un impôt de 800 mille LS tous les 15 jours depuis voilà deux ans et demi pour continuer à vivre leur foi », les chrétiens prônent encore leur foi. D'ailleurs, dans ces terribles épreuves, les exemples de solidarité entre chrétiens et musulmans se sont multipliés.

Malgré le fait que les sites ciblés soient tous des sites historiques où le christianisme a fait ses premiers pas avant de s'étendre à l'échelle du monde et qu'« il s'agit ainsi de symboles cruciaux nous ramenant à la réalité de notre identité, au sens de notre existence », les Chrétiens du Moyen Orient apparaissent déterminés, forts de leur foi, soutenus par leur immense héritage culturel et historique ancré dans les racines de leur terre. « Les Chrétiens ont souffert parce qu'ils ne renonçaient pas au Christ ».

Cependant, au-delà de ce regard d'espérance, Roueida Khoury dénonce le manque de transparence, de clarté et de prise d'initiatives des gouvernements. « Il a fallu qu'une résolution soit prise en Europe sur Maaloula pour faire agir superficiellement les politiques. La France est quant à elle restée quasi-silencieuse. Elle en a parlé très approximativement, du bout des lèvres », s'étonne-t-elle.

Mais les actions selon elle trop discrètes du Vatican restent la principale surprise de Roueida Khoury. Car malgré la demande du Pape pour une prière internationale pour la Paix en Syrie le 7 septembre dernier, elle affirme : « Normalement, les Eglises sont porteuses d'un message de paix. Or, en pratique, je ne vois pas ce message se propager. Ni en France, ni à l'échelle européenne, ni au Vatican même. Nulle part, et c'est ce qui me révolte ».


Envoyé de mon Ipad 

dimanche 2 mars 2014

Sleiman porte le coup de grâce à la rhétorique du Hezbollah - L'Orient-Le Jour

1/3/2014-Sleiman porte le coup de grâce à la rhétorique du Hezbollah

Le président de la République, Michel Sleiman, est allé hier plus loin que jamais dans son discours légaliste contraire à la rhétorique du Hezbollah, réinventant totalement le « triptyque d'or » pour le Liban et affirmant que la déclaration de Baabda est au-dessus des déclarations ministérielles, que la stratégie de défense doit se faire sous les ordres de l'État et que les institutions légales ne souffrent pas de partenaires.
M. Sleiman s'exprimait à l'ouverture d'un congrès organisé à l'Université Saint-Esprit de Kaslik sur le thème : « Ma terre, un avenir prometteur ».

« La terre, le peuple et les valeurs communes forment le triptyque en or pour la patrie, le seul à même de lier son passé à son futur », a lancé le président Sleiman, pour qui « la préservation de la terre est un devoir sacré afin que la patrie reste unie et définitive pour tous ses fils ». « Et il en est de même de la protection de la terre contre la défiguration, les atteintes au domaine public, le saccage du patrimoine, le désordre de la construction, la menace contre l'équilibre écologique », a-t-il ajouté, préconisant la proclamation d'un « état d'urgence nationale, officielle et civile, afin que le Liban demeure ».

(Eclairage : Les menaces du Hezbollah « déroutent les Israéliens »...)


« Quant à la communion des valeurs, elle est garantie par l'unicité de la loi et le refus, dans son application, de l'arbitraire en vertu de circonstances, de lieux ou de besoins politiques, confessionnels ou régionaux », a-t-il dit, avant de souligner que la protection de l'unicité de la loi, tout comme du développement équilibré des régions, « ne saurait être assurée que par les institutions légales, des institutions qui ne souffrent pas de partenaires ni dans la décision ni dans l'exécution, politique ou militaire ».

Et de poursuivre : « La vitalité de la société libanaise et l'initiative privée ont contribué à sauvegarder un taux minimal de croissance (économique), mais cela ne durera plus longtemps si l'on persiste à ne pas se rendre compte du ralentissement, voire du recul de l'action des institutions politiques et administratives. Voilà pourquoi il est absolument nécessaire de respecter les échéances constitutionnelles, qu'il s'agisse de l'élection présidentielle, de la formation de gouvernements efficaces et de la tenue des législatives aux dates prévues. »

(Lire aussi : La déclaration ministérielle rattrappée par la guerre en Syrie)

« Dans ce cadre, et à l'occasion de la discussion de la déclaration ministérielle, j'appelle toutes les parties à ne plus s'accrocher à des équations rigides et une langue de bois qui entravent la mise au point de ce texte », a-t-il lancé, expliquant que le respect des échéances sert aussi à « accompagner la mobilisation internationale en faveur du Liban » et rappelant la tenue prochaine à Paris de la conférence du Groupe de soutien au Liban.

Le chef de l'État a ajouté : « Pour ce qui est du refus d'inclure expressément la déclaration de Baabda dans le texte de la déclaration ministérielle (mentionnée de façon implicite), je vous rassure en vous disant que la déclaration de Baabda est devenue partie intégrante des constantes et qu'elle se situe à un niveau équivalent au pacte national. Il s'agit donc d'un texte qui est au-dessus des déclarations ministérielles, lesquelles sont liées aux gouvernements. L'avenir démontrera que tout le monde aura besoin un jour ou l'autre de cette déclaration et réclamera sa mise en œuvre. »

Il a, en outre, appelé à la reprise, dès l'obtention par le gouvernement de la confiance de la Chambre, des séances du dialogue national pour discuter de la stratégie défensive, rappelant à cet égard la proposition qu'il avait lui-même soumise précédemment aux participants et qui consiste à « regrouper les capacités nationales (y compris donc celles du Hezbollah) sous les ordres et la référence de l'État ».


Lire aussi

Dégâts des eaux, l'éditorial de Issa Goraieb

Inexorablement..., l'article d'Elie Fayad



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Rahi: "Le Liban sera la porte du printemps des pays arabes" - iloubnan.info

Rahi: "Le Liban sera la porte du printemps des pays arabes"

BEYROUTH | iloubnan.info / NNA - Le 01 mars 2014 à 21h36

Le patriarche maronite a affirmé que le Liban est plus qu'un pays : il est un message et il sera "la porte du printemps arabe". 

Le chef de l'Eglise maronite s'est exprimé lors de la rencontre du Groupe de la pensée et de l'action, tenue à Bkerké en la présence d'un bon nombre de responsables politiques, d'Hommes d'Affaires et de dignitaires religieux. 

Les discussions ont porté essentiellement sur l'importance du mémoire de Bkerké qui entre dans le cadre national unificateur et constitue une base essentielle pour le dialogue et l'ouverture entre les Libanais. 

Les personnes réunies ont insisté sur l'importance de paver la voie afin de transformer ledit mémoire en une véritable feuille de route nationale.
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