Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

vendredi 23 mai 2014

OLJ - Pleurs et prières autour de la tombe du père Frans, le « saint » de Homs » Chrétiens de la Méditerranée

OLJ - Pleurs et prières autour de la tombe du père Frans, le « saint » de Homs » Chrétiens de la Méditerranée

OLJ 17/5/2014 – PLEURS ET PRIÈRES AUTOUR DE LA TOMBE DU PÈRE FRANS, LE « SAINT » DE HOMS

Dans le couvent des pères jésuites, un coin de paradis au cœur du Vieux Homs dévasté, des habitants se recueillent devant la tombe du père Frans, prêtre néerlandais à la bonté légendaire abattu il y a un mois dans la cité syrienne.

Sa sépulture bien entretenue dans un petit carré de jardin, là même où il aimait s'asseoir, est devenue un lieu de pèlerinage pour tous ceux qui ont connu ou entendu parler de Frans Van der Lugt. Le prêtre, âgé de 75 ans lorsqu'il a été tué par un inconnu le 7 avril, avait choisi de rester avec les civils pendant les deux ans de siège de la Vieille Ville par le régime, malgré les privations et les raids. Il avait même lancé un appel à l'aide internationale pour la population en détresse dans une vidéo sur YouTube. « Il était un saint tellement il était serviable, assure Kinan Mitri, chargé par le couvent de recueillir des témoignages en vue d'un ouvrage sur le jésuite, seul prêtre et seul Occidental à être resté dans le Vieux Homs assiégé. Il s'est sacrifié pour les autres. »

Les visiteurs, qui affluent par dizaines tous les jours, n'arrivent pas à contenir leurs larmes. Certains font le signe de croix, d'autres sont plongés dans une triste méditation. « Il prenait sur son vélo mon père malade à l'hôpital (de campagne des rebelles) malgré les bombardements », se rappelle, ému, un homme qui n'a pas souhaité s'identifier. « Il répétait « Je ne suis pas syrien, mais j'aime la Syrie comme mon propre pays. Je serai le dernier à quitter les lieux ». » À l'AFP qui l'a contacté en février via Skype, il avait confié vouloir « partager » la peine du peuple qui lui a « tant donné ».

« Symbole de l'humanité »

Près de la tombe ornée de fleurs se dresse un grand portrait de lui souriant, un enfant s'accrochant à sa jambe. Sur le livre de condoléances, on peut lire : « Paix soit à ton âme, toi, symbole de l'humanité. » Même les plus jeunes gardent un souvenir indélébile du prêtre qui, durant ses 50 ans en Syrie, avait lancé des projets agricoles en faveur des démunis et célébré des prières entre chrétiens et musulmans. « Pour la fête des Rameaux en 2012, il est allé sous les bombes, du couvent ici à Boustane al-Diwane, jusqu'à chez nous à Bab al-Sebaa pour célébrer la messe car tous les prêtres étaient partis », raconte Charbel, un jeune roux de 15 ans, en référence à deux ex-quartiers rebelles.

Dans le couvent en pierre datant du XIXe siècle, sa petite chambre toute simple est restée telle quelle, avec un matelas pour dormir, un portrait de la Vierge et l'Enfant, et une étagère remplie de livres. Une des images que les gens gardent en mémoire est celle du prêtre distribuant à vélo des bidons d'eau et du pain aux familles terrées chez elles. Il était également à l'écoute des personnes souffrant de forte dépression, ayant suivi une formation de psychothérapeute. « Je lui confiais mes secrets et il me consolait, c'était un père pour moi », affirme Joumana, une musulmane accueillie avec sa sœur et leurs enfants dans le couvent pendant des mois. « Il ne faisait aucune distinction entre chrétiens et musulmans, et on célébrait toutes les fêtes ensemble », dit cette femme de 35 ans au voile noir qui a perdu son mari dans un raid. « Une fois, il a cherché pour les enfants une petite piscine gonflable ici dans le patio. Il était fou de joie à les voir barboter dans l'eau, se rappelle-t-elle. Quand ils pleuraient à cause des raids, il inventait des jeux pour les distraire. »

Il « nous manque »

Au début du siège, il accueillait dans le couvent un grand nombre de déplacés avant que la majorité ne quitte en février. Son meurtre n'a pas été élucidé ; on parle d'un homme encagoulé venu frapper à sa porte avant de l'abattre et de fuir. Des voisins l'ont découvert baignant dans son sang, une balle dans la tête. Régime et rebelles se sont accusés mutuellement d'avoir commandité l'assassinat.
Après sa mort, une poignée de gens sont restés, dont Marie, qui faisait la cuisine avant de connaître la disette durant le siège. D'ex-locataires s'avancent vers elle et l'un d'eux lui lance affectueusement : « T'as bonne mine maintenant », avant de lui remettre du pain. « Grâce à Dieu, répond-elle. Mais c'est le père Frans qui nous manque. » Les yeux se rougissent dans un silence pesant.



Envoyé de mon Ipad 

Les réfugiés syriens chrétiens demandent au pape de les aider à rentrer chez eux - Le Nouvel Observateur

Les réfugiés syriens chrétiens demandent au pape de les aider à rentrer chez eux - Le Nouvel Observateur

Les réfugiés syriens chrétiens demandent au pape de les aider à rentrer chez eux

Une Jordanienne musulmane devant une affiche représentant le pape François en train de serrer la main au roi de Jordanie Abdallah II, le 22 mai 2014 à Amman  (c) Afp

Amman (AFP) - Les chrétiens syriens réfugiés en Jordanie comptent profiter de la venue du pape pour lancer un appel au secours et l'exhorter à ramener la paix dans leur pays ravagé par trois ans de guerre.

Samedi, le pape François rencontrera des réfugiés en Jordanie, première étape de son voyage en Terre Sainte, où sont accueillis quelque 600.000 personnes ayant dû fuir leurs foyers.

"Le pape devrait se rendre en Syrie qui a désespérément besoin de paix", estime Norma, originaire de Maaloula, une localité au nord de Damas, autrefois un important site de pèlerinage chrétien, emportée dans le conflit en raison de sa situation stratégique, sur une route reliant Damas au Liban.

"Il doit constater la situation des chrétiens en Syrie. Il doit voir ce que le terrorisme leur a fait à eux et à leur patrimoine", ajoute cette femme de 30 ans, des larmes coulant derrière ses lunettes noires.

Les chrétiens représentent environ 10% de la population syrienne, et nombre d'entre eux ont pris le parti du président Bachar al-Assad par crainte de l'islamisme prôné par certains groupes rebelles.

"Sous le régime de Bachar al-Assad et de son père Hafez al-Assad, il n'y avait pas de bain de sang, de destructions, et de déplacements" de population, ajoute la jeune femme qui a fui Maaloula en septembre.

"Maintenant les chrétiens syriens sont en danger", ajoute-t-elle.

En septembre, le patriarche syrien de l'église catholique melkite Grégoire III Laham avait estimé à quelque 450.000 le nombre de chrétiens syriens ayant dû fuir en raison du conflit qui dure depuis trois ans.

- 'Persécution religieuse' -

"Nous voulons que le pape attire l'attention sur la souffrance et l'agonie des Syriens", déclare Roula Hajjar, une chrétienne de 26 ans qui a quitté Alep, dans le nord de la Syrie, il y a sept mois.

Les chrétiens jordaniens -catholiques et orthodoxes- représentent environ 250.000 personnes sur un total de sept millions d'habitants. La visite du pape permettra de donner du royaume l'image d'une oasis de paix dans une région marquée par le "sang, les guerres et la répression", a estimé le Premier ministre jordanien Abdallah Nsour.

"La visite du pape représentera un soutien pour les chrétiens de toute la région", estime le père Rifat Bader, directeur général du Centre catholique d'études et des médias et porte-parole pour la visite papale en Jordanie.

"Les chrétiens de la région sont menacés depuis la guerre en Irak en 2003", assure-t-il, affirmant que "deux millions de chrétiens ont quitté le Moyen-Orient" au cours des 10 dernières années fuyant les "violences et la persécution religieuse".

- Le pape 'ne fait pas assez' -

Au cours de sa visite éclair en Jordanie, le pape François rencontrera le roi Abdallah II et célébrera une messe dans le principale stade de la capitale, avant de se rendre à Wadi al-Kharrar, ou Béthanie, dans la vallée du Jourdain, connu comme étant le site du baptême de Jésus-Christ.

"Les chrétiens syriens sont sans défense. Ils ont fui leur pays qu'ils aiment à cause du terrorisme rampant", déclare Samer, originaire du nord-est de la Syrie, qui accueillera le pape dans le stade avec d'autres jeunes.

"Nous espérons qu'il entendra notre message" pour la paix en Syrie, explique l'alépin Jaber, 32 ans, qui se prépare à partir en France rejoindre ses frères.

Mais certains sont plus critiques et jugent que le pape n'en fait pas assez pour les chrétiens.

"Le pape et les responsables religieux chrétiens (...) ne font pas assez pour défendre leurs droits et les protéger", juge Nadi Daoud, 59 ans, un copte égyptien qui était restaurateur en Syrie et attend devant une église d'Amman de recevoir un bon d'aide de la part d'une association caritative.

"Ils doivent exercer une forte pression pour mettre fin à ce qui se passe en Syrie. Nous voulons que les les chrétiens puissent vivre ne paix", ajoute-t-il.



Envoyé de mon Ipad 

jeudi 22 mai 2014

Israël courtise les chrétiens arabes face au monde musulman | The Times of Israël

Israël courtise les chrétiens arabes face au monde musulman | The Times of Israël

Israël courtise les chrétiens arabes face au monde musulman

Mgr Michel Sabbah (Crédit : capture d'écran Daily Motion)

Israël, qui s'apprête à recevoir le pape François, cultive sa minorité arabe chrétienne pour la convertir à sa cause face aux musulmans, majoritaires dans un Moyen-Orient en proie à des conflits confessionnels.

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Cette offensive de charme s'est récemment cristallisée sur les appels à la conscription volontaire lancés pour la première fois par l'armée auprès des jeunes Arabes chrétiens. Les chrétiens seulement, pas les musulmans.

Elle s'est aussi traduite par une loi controversée qui, initiative sans précédent en Israël, établit une subdivision entre citoyens arabes de confession musulmane et chrétienne face aux discriminations à l'emploi.

« Nous avons beaucoup en commun avec les chrétiens. Ils sont nos alliés naturels, un contrepoids aux musulmans qui veulent détruire le pays de l'intérieur », a expliqué le parrain de cette législation, Yariv Levin, député du parti Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Un discours qui s'inspire de la rhétorique néo-conservatrice du « choc des civilisations », à laquelle est sensible Benjamin Netanyahu, proche de la droite républicaine aux Etats-Unis et ami des évangélistes sionistes.

Ce n'est pas la première fois qu'Israël tente de s'allier aux minorités dans une région dominée par l'islam, comme en témoigne son soutien passé, au Liban, aux phalangistes maronites et à l'Armée du Liban Sud (ALS). La venue du patriarche maronite libanais Bechara Raï, pour accueillir le pape François, a d'ailleurs déclenché l'ire du Hezbollah chiite.

« Il y a de fait une dégradation significative de la condition des chrétiens au Moyen-Orient », remarque le professeur Gabriel Ben-Dor, directeur du Centre d'études de sécurité nationale à l'Université de Haïfa.

« C'est donc le bon moment pour Israël d'améliorer le sort de sa minorité chrétienne, car celle-ci est aujourd'hui davantage motivée à coopérer avec l'Etat juif. Et cela améliorerait grandement la réputation internationale d'Israël », dit-il à l'AFP.

Diviser pour régner

La réaction des Eglises ne s'est pas fait attendre, au moment où le Saint-Père –soucieux du sort des chrétiens d'Orient– accomplit son premier pèlerinage, œcuménique mais aussi politique, en Terre sainte.

Au nombre d'1,4 million de personnes, dont 130.000 chrétiens, la minorité arabe représente 20% de la population.

Le Patriarcat latin (catholique romain) de Jérusalem est également monté au créneau contre la décision de l'armée qui espère attirer bientôt un millier de recrues chrétiennes dans ses rangs, contre une centaine actuellement.

« Le principal problème, c'est que ces chrétiens sont palestiniens », a souligné le patriarche émérite Mgr Michel Sabbah, premier Palestinien à diriger l'Eglise catholique de Jérusalem (1988-2008).

« Si on s'accepte comme palestinien, on ne va pas dans une armée qui maintient l'occupation ou qui tue des Palestiniens », a jugé Mgr Sabbah.

« Il faut être un bon citoyen à l'intérieur d'Israël, mais être un bon citoyen n'implique pas d'obéir à un ordre de tuer ses frères, qui sont palestiniens », a-t-il tranché.

La droite nationaliste au pouvoir en Israël joue la carte du « sectarisme » au sein d'un même peuple, entre chrétiens et musulmans, dans le conflit israélo-palestinien, selon ses opposants.

« Il s'agit clairement d'une tentative de diviser la minorité arabo-palestinienne en Israël », déclare à l'AFP l'analyste politique Wadie Abou Nassar, qui prédit « un succès très limité » de cette politique.

Quant à la « stabilité dans un Moyen-Orient agité » que fait miroiter Israël aux chrétiens, tentés par l'exil, elle repose sur une fausse sécurité, argue cet ancien porte-parole de l'épiscopat catholique de Terre sainte.

« Israël fait une erreur stratégique en ne répondant pas à l'instabilité régionale par des gestes positifs », plaide M. Abou Nassar: « Faire la paix avec les Palestiniens et offrir la pleine égalité à tous ses citoyens sont les meilleures garanties pour l'avenir d'Israël dans la région ».



Envoyé de mon Ipad 

mardi 20 mai 2014

France: mobilisation du Quai d'Orsay pour Maryam Yahya

Appel à la liberté religieuse

Anita Bourdin

ROME, 19 mai 2014 (Zenit.org) - Au nom de la liberté de conscience, de la liberté religieuse et du refus de la peine de mort, le Quai d'Orsay se mobilise en faveur de la jeune femme médecin condamnnée à la pendaison au Soudan pour s'être déclarée chrétienne.

"La France condamne la décision de la justice soudanaise d'infliger la peine de mort à une jeune femme pour apostasie. Notre ambassade à Khartoum a suivi ce procès et assisté au verdict. Nous continuerons de suivre avec la plus grandeattention la suite de la procédure judiciaire", dit un communiqué du porte-parole du Ministère français des Affaires étrangères ce 19 mai.

Il insiste sur la liberté de conscience: "Cette décision, qui heurte les consciences, suscite une émotion légitime au sein de la communauté internationale."

"La France, continue le comuniqué, appelle les autorités soudanaises à garantir la liberté de religion ou de conviction, principe fondamental contenu dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par le Soudan."

Pour la peine de mort, le Quai d'Orsay rappelle: "Elle rappelle également son engagement déterminé et constant contre la peine de mort, en tous lieux et toutes circonstances."

"Je suis chrétienne", a déclaré Maryam Yahya Ibrahim, Soudanaise, médecin, 27 ans, enceinte de huit mois, devant un tribunal islamique de Khartoum, rapportent les agences et les télévisions internationales.

Elle a été condamnée hier, jeudi 15 mai, à la peine capitale pour apostasie, et auparavant à subir à 100 coups de fouet pour adultère. Son cas suscite un tollé en Italie.

Son père était musulman, mais il l'a abandonnée quand elle était encore enfant. Eduquée par une mère orthodoxe, Ethiopienne, elle a épousé un chrétien du Soudan du Sud. Pour cela, elle est accusée d'avoir renié la foi musulmane, ce qui est passible de mort, par pendaison.

A un représentant musulman entré derrière les barreaux pour essayer de la convaincre de « revenir à l'islam », elle déclare : "Je n'ai jamais été musulmane, je n'ai donc pas apostasié".

Et comme elle est considérée comme musulmane, son mariage avec un chrétien n'est pas reconnu par la loi, et elle est accusée d'adultère.

C'est un voisin qui a dénoncé son mariage avec un chrétien du Soudan du Sud, fondé en juillet 2011. Elle a été arrêtée en août 2013 pour « adultère » en vertu de l'article 146 du code pénal du Soudan.

Au cours du procès, en février dernier, elle s'est déclarée chrétienne : l'accusation d'apostasie aurait dû tomber selon l'article 126.

Son exécution est renvoyée pour lui laisser le temps de mettre au monde l'enfant qu'elle attend et de l'allaiter, soit deux ans, selon le droit islamique. Elle a déjà un autre enfant, âgé de 20 mois.

De nombreux Soudanais sont descendus dans la rue avec des calicots réclamant le respect de la liberté religieuse : "Non au procès aux religions", "Non à la contrainte en matière religieuse", "Respectez la liberté religieuse".

Des ambassades occidentales ont signé un communiqué conjoint réclamant le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme et sa libération immédiate. Des associations de défense des droits de l'homme nationales et internationales se sont mobilisées, ainsi que les étudiants des universités, qui ont été fermées. Des journalistes couvrant le procès ont été arrêtés.

Devant les pressions de l'opinion publique internationale, la sentence pourrait être commuée en détention à vie, ce qui ne respecterait pas davantage la liberté religieuse ni la liberté de conscience.


Terre Sainte : les trois dimensions du dialogue, par le card. Koch
Oecuménisme, dialogue avec le judaïsme et avec l'islam

Anne Kurian

ROME, 19 mai 2014 (Zenit.org) - Le dialogue du pape François lors de son voyage en Terre Sainte (24-26 mai) aura trois dimensions : « œcuménisme, rencontre avec le judaïsme, et dialogue interreligieux avec les musulmans », explique le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, au micro de Radio Vatican. Il fera partie de la suite du pape.

« Le temps sera relativement court », cependant « tout est très important et doit être souligné », ajoute le cardinal. Il évoque trois « dimensions » de dialogue.

Tout d'abord, « la dimension œcuménique, à travers la rencontre avec le patriarche Bartholomaios et la célébration œcuménique, avec les autres patriarches : le patriarche gréco-orthodoxe de Jérusalem et celui de l'Église apostolique arménienne ».

Le cardinal souligne les « espérances » attendues de cette dimension oecuménique, qui est aussi « le premier motif de la visite », cinquante ans après la première rencontre entre le patriarche Athénagoras et le pape Paul VI à Jérusalem.

« J'espère que les bonnes relations que nous avons pu expérimenter ces cinquante dernières années, pourront être encore approfondies afin d'accomplir de nouveaux pas à l'avenir », poursuit-il. Si « le dialogue de la vérité n'est pas particulièrement simple sur les questions théologiques », cependant « il ne fonctionne pas sans le dialogue de l'amour et cette rencontre représente un événement très important dans ce sens ».

Deuxième dimension : « l'accent mis sur le judaïsme, avec les visites officielles. Et puis, naturellement, la visite au Mur des Lamentations, au Yad Vashem, la visite sur la tombe de Herzl… ce sont toutes des rencontres importantes. »

Le cardinal explique que ces rencontres « se situent sur deux plans » : « D'abord, les rencontres avec les représentants de l'État, le président, le premier ministre et les Autorités de l'État, qui ont pour objectif de consolider et d'approfondir les rapports entre le Vatican et Israël ; de l'autre côté, une rencontre est prévue avec le grand-rabbin à Jérusalem. Cela contribuera certainement aussi à l'approfondissement des relations avec le Grand-Rabbinat de Jérusalem. »

Enfin, il évoque « la rencontre avec le grand-mufti de Jérusalem », qui représente « la dimension interreligieuse » du voyage, en particulier « avec l'Islam ».