Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

dimanche 20 juillet 2014

Irak : l'Etat islamique revendique les attentats, les chrétiens fuient en masse

Irak : l'Etat islamique revendique les attentats, les chrétiens fuient en masse

Irak : l'Etat islamique revendique les attentats, les chrétiens fuient en masse

Image captée sur un site djihadiste montrant des combattants de l'EIIL, le 11 juin, en Irak.
Image captée sur un site djihadiste montrant des combattants de l'EIIL, le 11 juin, en Irak. | HO/AFP

L'Etat islamique (EI) continue à imposer la terreur à une partie de l'Irak. Dimanche 20 juillet, les islamistes ont revendiqué quatre des sept attentats ayant fait samedi 24 morts dans des quartiers chiites de Bagdad.

Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières depuis le début de l'offensive des insurgés sunnites menés par l'EI qui a précipité le pays dans le chaos et fait des milliers de morts depuis le 9 juin. Cette avancée a forcé quelque 600 000 personnes à quitter leurs foyers.

Parmi elles, des dizaines de milliers de chrétiens à qui l'Etat islamique a imposé un utimatum vendredi. Les djihadistes ont ordonné aux chrétiens soit de se convertir à l'islam, soit de payer l'impôt spécial de la « djizya », faute de quoi ils seraient tués s'ils restaient dans le « califat ». Selon le clergé, plusieurs milliers de chrétiens ont fui Mossoul depuis cet ultimatum. 

Lire aussi notre article : En Irak, l'ultimatum des djihadistes aux chrétiens de Mossoul

LA SOLIDARITÉ DES MUSULMANS

Le pape François lors de son Angelus où il a exprimé son soutien aux chrétiens d'Irak, le 20 juillet 2014.
Le pape François lors de son Angelus où il a exprimé son soutien aux chrétiens d'Irak, le 20 juillet 2014. | AP/Alessandra Tarantino

Lors de son Angelus hebdomadaire depuis le balcon du Vatican sur la place Saint Pierre, le pape François a dénoncé dimanche les persécutions des chrétiens d'Irak qui sont « dépouillés de tout » :

« Nos frères sont persécutés, chassés, ils sont forcés d'abandonner leurs foyers sans pouvoir emporter quoi que ce soit avec eux. J'assure ces familles que je suis proche d'elles et en prière constante ». « Je sais combien vous souffrez, je sais que vous êtes dépouillés de tout. »

Des habitants sunnites de Mossoul, bravant leur peur de s'exprimer, ont signifié dimanche leur solidarité avec les chrétiens et affiché leurs distances vis-à-vis de l'EI. Des responsables des villes saintes chiites de Kerbala et Najaf, accueillant déjà de très nombreux réfugiés chiites, ont déclaré que les portes de leurs cités étaient ouvertes aux chrétiens.

Avant l'invasion américaine de 2003, plus d'un million de chrétiens vivaient en Irak, dont plus de 600 000 à Bagdad, 60 000 à Mossoul, mais également dans la ville pétrolière de Kirkouk (dans le nord) et dans la cité méridionale de Bassora. La population chrétienne de Mossoul était estimée à 5 000 avant la prise de la cité par les djihadistes le mois dernier.



Envoyé de mon Ipad 

samedi 19 juillet 2014

Message du pape François aux catholiques de Gaza


Un missionnaire argentin curé depuis deux ans

Anita Bourdin

ROME, 18 juillet 2014 (Zenit.org) - Le pape François a adressé un message à la communauté catholique de Gaza, et au curé de l'unique paroisse, le père Jorge Hernandez, missionnaire argentin de l'Institut du Verbe incarné, rapporte Radio Vatican en français.

En ces "heures graves", le pape exprime sa "proximité spirituelle", et son "affection" à la petite communauté.

Le message a été transmis au père Mario Cornioli, prêtre à Beit Jala, en Cisjordanie, près de Bethléem. En effet, au cours d'une visite au Vatican, le P. Cornioli a fait part au pape de la "terrible angoisse" des catholiques de Gaza.

Proximité du pape

«Cher frère, j'ai reçu des nouvelles par le père Mario Cornioli : Je suis proche de vous, ainsi que des religieuses etde toute la communauté catholique», écrit notamment le pape.

« Ma prière vous accompagne. Que Jésus vous bénisse, que la Sainte Vierge Marie vous protège. Je vous embrasse. Fraternellement, François », ajoute le pape.

Le P. Hernandez est curé de la paroisse de la Sainte-Famille de Gaza depuis 2012. Il est assité d'un vicaire du même institut religieux. Il est le pasteur de quelque 200 catholiques. En tout, les chrétiens de la Bande de Gaza sont environ 3 000, en majorité des chrétiens orthodoxes.  

Deux écoles - primaire et secondaire -, propriété du patriarcat latin de Jérusalem, accueillent les enfants. La paroisse est aussi aidée par des Missionnaires de la charité - soeurs de Mère Teresa de Clacutta -, des Sœurs du Verbe incarné, et des Sœurs du Rosaire. Les religieuses s'occupent des malades, des personnes handicapées ou des personnes âgées, sans distinction de religion.

Ce message parvient aux catholiques de Gaza, alors que l'armée israélienne a lancé depuis jeudi soir, une offensive terrestre à Gaza pour démanteler les tunnels et l'arsenal du Hamas.

La messe pendant la trêve

Hier, jeudi 17 juillet, le P. Hernandez a publié sur sa page facebook une lettre écrite après la trêve humanitaire de quelques heures (10h-15h): "Les gens ont eu le temps de se réapprovisionner en denrées de base. Ils ont même ouvert la banque. Ce mois-ci, les fonctionnaires n'avaient pas reçu leur salaire. Il faut s'imaginer la situation de ces personnes."

"De plus, pendant la trêve, quelques-uns des paroissiens ont demandé que la Sainte Messe soit célébrée. Grâce à Dieu", raconte-t-il, avant d'ajouter: "Nous profitons de l'occasion pour visiter quelques-uns de nos paroissiens. Moments terribles. La peur, la confusion, le stress, les larmes… mais toujours, toujours, toujours à la fin de ses histoires, une louange à Dieu, confiante et profonde, jaillit, ce qui simplifie notre tâche et qui permet de rentre toujours plus et efficace le travail de Dieu. Comme est édifiante la capacité des gazaouis à tout remettre et à s'abandonner totalement à la Providence de Dieu. Si nous pouvions l'apprendre aussi !"

Il fait observer que dans une guerre, tout le monde est perdant: "En écoutant les deux partis impliqués dans cette guerre ridicule, il semble que les deux gagnent et qu'aucun ne perd. Cela pendant la réalité est que TOUS perdent une guerre et que tout le monde devra payer les conséquences de tant d'aveuglement et de méchanceté. Que Dieu illumine les esprits des gouvernants et change leurs cœurs. Dans l'attente de la bénédiction d'une paix durable et stable ; nous nous recommandons à vos prières."

Le pape François téléphone aux présidents israélien et palestinien


Une prière incessante pour le cessez-le-feu et la paix

Anita Bourdin

ROME, 18 juillet 2014 (Zenit.org) - Le pape François a téléphoné au président israélien Shimon Peres et au président palestinien Mahmoud Abbas ce vendredi 18 juillet, les assurant de sa prière et de celle de l'Eglise pour la paix en Terre Sainte.

"Le Saint-Père s'est entretenu téléphoniquement ce matin avec les Présidents Peres et Abbas pour leur partager sa vive préoccupation quant à la phase du conflit touchant la Bande de Gaza. Dans un climat d'hostilité croissante, de souffrances pour les peuples palestinien et israélien, la situation s'aggrave faisant de nombreuses victimes et provoquant un état d'urgence humanitaire critique", annonce le Saint-Siège.

Un communiqué indique que "comme durant son récent pèlerinage en Terre Sainte, puis lors de l'invocation pour la paix du 8 juin, le Pape François a assuré ses correspondants de son incessante prière et de celle de toute l'Eglise pour que vienne la paix dans la région".

"Il partage avec eux, hommes de paix, la conviction qu'il faut continuer à prier et à oeuvrer afin que toutes les parties en cause et tous ceux qui revêtent des responsabilités politiques régionales comme internationales fassent cesser les combats, s'engagent en faveur d'une trêve, avec pour objectif la paix et la réconciliation des coeurs", ajoute le communiqué.

Le 8 juin 2014, lors de la rencontre historique de prière pour la paix en Terre Sainte, qui a eu lieu au Vatican, le pape disait: « Nous avons entendu un appel, et nous devons répondre: l'appel à rompre la spirale de la haine et de la violence, à la rompre par un seul mot : 'frère'. »

Le Saint-Siège rappelle non seulement les appels pendant le voyage du mois de mai en Terre Sainte, la prière du dimanche 8 juin au Vatican, mais aussi l'appel du pape François "à la prière pour la paix lancé à l'angélus du 13 juillet". Le pape a alors affirmé que la prière poru la paix n'a pas été vaine.

Le pape a aussi appelé tous les catholiques à prier avec lui pour la paix en Terre Sainte, lors de l'audience générale du mercredi 28 mai, au cours de laquelle il a offert un bilan de son voyage. Aux francophones, il a dit: « Je vous invite à prier pour la paix en Terre Sainte et dans tout le Moyen Orient. »

vendredi 18 juillet 2014

Les derniers chrétiens de Mossoul forcés à l’exil par l’État islamique | La-Croix.com

Les derniers chrétiens de Mossoul forcés à l'exil par l'État islamique | La-Croix.com

La maison d'un chrétien de Mossoul marquée de la lettre « N » en arabe (nûn), comme « Nazaréen » (chrétien).

Vendredi 18 juillet, les dernières familles chrétiennes encore présentes à Mossoul quittaient la ville en direction de Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, mais aussi plus à l'est, vers Erbil ou Dohuk au Kurdistan irakien.

« Les djihadistes ont ordonné aux chrétiens de Mossoul de se convertir à l'islam, de payer la "jizyia" (l'impôt islamique qui fait du débiteur un "dhimmi", un protégé, NDLR) ou de quitter leurs maisons sans rien prendre. Toute propriété est désormais celle de l'État islamique », confirme le patriarche chaldéen Louis Raphaël Sako Ier.

« Sinon vous serez tués »

Cette nuit, des voitures de l'État islamique sont passées dans les quartiers où résidaient encore quelques familles chrétiennes. « Avec des haut-parleurs, ils ont dit : soit vous vous convertissez, soit vous payez l'impôt, soit vous partez avant 12 heures. Sinon vous serez tués », indique sur Twitter l'association Fraternité en Irak, citant des sources locales. L'État islamique a également distribué ce même message sur papier, frappé de son logo, un cercle blanc sur fond noir.

Les quelques centaines de chrétiens qui restaient à Mossoul sont déjà arrivés pour certains à Qaraqosh, ville majoritairement chrétienne – syrienne-catholique – située à une trentaine de kilomètres à l'est. Selon les informations de Fraternité en Irak, « des familles ont été pillées par les djihadistes au moment où elles ont passé le check-point de sortie. Or, papiers, et même voitures ont été volés dans certains cas. Certains n'ont pu partir qu'avec leurs habits sur le dos ».

N comme nazaréen

Ces deux derniers jours, l'inquiétude a commencé à grandir lorsque les insurgés sunnites ont commencé à marquer avec des signes distinctifs les maisons des chrétiens (avec un N comme « nazaréen », autrement dit « chrétien » en arabe) et des chiites. Ils ont aussi suspendu toute fourniture d'aliments et de gaz là encore pour les quelques chrétiens restant dans la ville, les chiites et les Kurdes.

« Ces inscriptions nous inquiètent car nous ne savons pas bien ce que cela signifie, témoignait hier sur le site Internet de La Vie , un prêtre de Mossoul qui a quitté la ville il y a deux semaines. Certains disent que les hommes de l'État islamique expriment par là le fait que ces maisons leur appartiennent désormais, d'autres pensent que ces inscriptions sont plutôt destinées à protéger les maisons des pillages ».

De fait, si les chiites ont été victimes d'atrocités dès l'entrée des insurgés sunnites dans la ville, et leurs mosquées systématiquement réduites en poussière, les chrétiens ont d'abord semblé relativement épargnés. Seuls des signes religieux – croix et statues – avaient été retirés des églises ou détruits.

Afflux de réfugiés

Pour la deuxième fois depuis le 10 juin, date de la prise de Mossoul par l'ex-État islamique de l'Irak et du Levant, la ville de Qaraqosh doit faire face à un nouvel afflux de réfugiés. Et ce alors que la suspension de la fourniture d'eau et l'approvisionnement erratique en électricité fragilise déjà la situation humanitaire et sanitaire. « C'est la consternation à Qaraqosh et la fin pour les chrétiens de Mossoul. Tout le monde est très choqué sur place », rapporte Fraternité en Irak.

Située sur les rives du Tigre, chef-lieu de la province de Ninive, Mossoul est la deuxième ville d'Irak par sa population. La ville actuelle a été bâtie sur les ruines de la Ninive biblique, capitale de l'empire assyrien. Siège de plusieurs évêchés, la ville accueillait, jusqu'à l'intervention américaine, une importante communauté chrétienne, plusieurs communautés religieuses, ainsi que des églises dont la fondation remonte, pour certaines, aux premiers siècles du christianisme.



Envoyé de mon Ipad 

Syrie : "appel d'Andrea Riccardi pour "Alep ville ouverte

Un appel à signer en ligne

Prof. Andrea Riccardi

ROME, 17 juillet 2014 (Zenit.org) - "Chaque jour, de toutes les parties du monde, arrivent de nouvelles adhésions à l'appel lancé par Andrea Riccardi pour « Alep Ville Ouverte ». Parmi les plus récentes, celles d'importants représentants musulmans du Pakistan, d'Indonésie, d'Allemagne. Pour s'unir aux voix de ceux qui demandent la paix pour la ville syrienne, il est possible d'envoyer sa signature en ligne", indique la Communauté de Sant'Egidio.

Le fondateur de la communauté a réclamé, dès le 18 juin, la création d'un couloir humanitaire pour sauver les chrétiens d'Alep.

"Il faut sauver les vies humaines et la ville, un tissu séculaire de cohabitation entre Arabes, Arméniens, Kurdes, Turcs, Circassiens, qui faisait d'Alep le symbole du vivre ensemble. On doit surtout arrêter au plus vite un massacre qui dure depuis deux ans. On ne peut plus attendre. Il faut une intervention internationale pour libérer Alep du siège qui la tue chaque jour davantage", a déclaré Andrea Riccardi.

Il en a appelé à un "sursaut de responsabilité de la part de tous les gouvernements impliqués est nécessaire : de la Turquie, rangée aux côtés des rebelles, à la Russie, qui a autorité auprès de Bachar Al-Assad. Sauver Alep vaut plus qu'une affirmation partisane sur la question !"

"C'est tout de suite qu'il faut mettre en place des couloirs humanitaires et acheminer du ravitaillement pour les civils piégés dans la ville. Puis l'on doit négocier à outrance la fin des combats, en transformant la ville en zone neutre : négocier jusqu'à ce que l'on trouve un accord !", insite l'ancien minsitre italien.

"Autrement, avec Alep, c'est notre dignité qui sera ensevelie. Une force d'interposition de l'ONU serait opportune. Cela exige certes du temps pour être réalisé, ainsi que la collaboration de la part de Damas. En attendant, les habitants d'Alep meurent. Il faut imposer la paix au nom de ceux qui souffrent. Une sorte d'Alep ville ouverte", a-t-il conclu.