Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 21 juillet 2014

Irak: prise d'un monastère syro-catholique par des djihadistes

Il faudrait "isoler les miliciens"- Anita Bourdin

ROME, 21 juillet 2014 (Zenit.org) - En Irak, les miliciens djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont pris le monastère de Mar Behnam, près de de la ville de Qaraqosh, qui abritait une petite communauté de moines syro catholiques, rapporte l'agence vaticane Fides. Un prêtre syro-catholique interpelle la communauté internationale et l'islam sunnite.

L'archevêque syro-catholique de Mossoul, Mgr Yohanna Petros Moshe, annonce que les miliciens « ont forcé les trois moines et un certain nombre de familles résidant à l'intérieur du monastère à le quitter et à leur laisser les clefs ».

Le monastère dédié au prince assyrien martyr Behnam et à sa sœur, Sarah, remonte au IVe siècle et c'est l'un des lieux de culte les plus anciens et les plus vénérés du christianisme syrien, précide Fides

Fides craint "la répétition d'actes de vandalisme et de profanations déjà constatés en d'autres lieux de culte chrétiens tombés aux mains des djihadistes". 

Dans la ville de Qaraqosh, la prise du monastère a accru l'état d'alerte de la population, en majorité chrétienne.

Pour le P. Nizar Semaan, prêtre syro-catholique, collaborateur de l'archevêque syro-catholique de Mossoul, déplore la "passivité inquiétante" de la communauté internationale "face à ce qui se passe dans cette zone": "Il faut sortir des déclarations vagues et mettre en œuvre des mesures concrètes sur les plans humanitaire et politique. Par exemple, il est temps d'insérer ces groupes dans la liste des organisations terroristes condamnées par les organismes internationaux et surtout il faut rendre publics les noms des pays et des forces qui les financent. Les services de renseignement et les gouvernements de différents pays savent certainement d'où arrivent les armes et l'argent qui permettent de maintenir ces groupes. Il suffirait d'interrompre les flux pendant un mois et ces groupes n'auraient plus aucune force."

Il souhaiterait l'implication des responsables et des fidèles de l'islam sunnite pour "isoler les groupes djihadistes" : il est convaincu qu'une "condamnation de ces groupes de la part de responsables musulmans diffusée par l'intermédiaire des mosquées aurait certainement un effet notable".

Expulsion des chrétiens de Mossoul : « Qu’en disent les musulmans ? » s’interroge Raï - L'Orient-Le Jour

Expulsion des chrétiens de Mossoul : « Qu'en disent les musulmans ? » s'interroge Raï - L'Orient-Le Jour

Olj 2-/7/2014Expulsion des chrétiens de Mossoul : « Qu'en disent les musulmans ? » s'interroge Raï

L'ultimatum lancé la semaine dernière par l'État islamique aux chrétiens de Mossoul a choqué le monde arabe, et en particulier les patriarches catholiques et orthodoxes d'Orient. Les réactions à cette brutalité de conduite a interpellé notamment le patriarche maronite Béchara Raï, qui s'est interrogé hier, dans son homélie de la Saint-Charbel : « Qu'en disent les musulmans modérés ? On n'entend pas de voix qui dénoncent. »
On sait que les chrétiens, restés à Mossoul après sa conquête par les hordes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), sont une centaine de familles environ et ont eu le choix entre trois options : la première, se convertir à l'islam et devenir des sujets du califat ; la deuxième, payer un impôt, la « jizya » ; et la troisième, partir sans rien emporter que leurs habits ou subir l'épée. Les musulmans chiites et d'autres minorités comme les Yézidis, les Sabéens et les Turkmènes ont reçus le même ultimatum.
Les mesures prises à Mossoul « contredisent 1 400 ans de l'histoire et de la vie du monde musulman », a affirmé le patriarche des chaldéens, Louis Sako, dans un message daté du 17 juillet « destiné aux musulmans d'Irak et du monde », et à tous les hommes de bonne volonté et responsables ayant prise sur les événements.

« Pas de contrainte en religion »
« Ces conditions imposées font du tort aux musulmans et à la réputation de la religion musulmane, précise dans son message le patriarche des chaldéens. L'islam proclame en effet qu'il n'y a pas de contrainte en matière de religion », et accepte la différence dans les croyances, selon le hadith : « Vous avez votre croyance, et j'ai la mienne. »
« Les conditions imposées contredisent 1 400 ans de l'histoire et de la vie du monde musulman et de coexistence entre différentes religions et différents peuples, qu'ils soient d'Orient ou d'Occident, de respect mutuel des croyances et de fraternisation entre musulmans et chrétiens. Que dire aussi de jours heureux et malheureux partagés par les chrétiens en Orient, depuis l'apparition de l'islam, et de sang commun versé par les uns et les autres pour défendre leurs droits et leurs terres. Ils ont bâti ensemble des villes et un patrimoine. Il est dommage (haram) que les chrétiens soient ainsi rejetés, expulsés et traités rudement. Pensons aux graves conséquences de cet état de fait sur la coexistence entre majorités et minorités. Et même entre musulmans, aussi bien sur le proche que sur le lointain avenir. Autrement, l'Irak se dirige vers une catastrophe humanitaire, culturelle et historique. »
« C'est pourquoi nous lançons cet appel pressant, fraternel et empreint de gravité, et nous adjurons nos frères irakiens qui les appuient de revoir leur stratégie, de respecter les innocents et les civils isolés, quels que soient leurs nationalités, leurs religions et leurs particularismes communautaires. Le Coran recommande que les innocents soient respectés et n'appelle pas à la confiscation de la propriété d'autrui, il ménage la veuve et l'orphelin et les nécessiteux et même d'être agréable aux voisins. Parallèlement, nous exhortons les chrétiens dans la région à faire preuve de discernement, de bien mesurer leurs actes et de comprendre ce qui est planifié pour la région, de se montrer solidaires les uns des autres dans l'amour, d'examiner et de retenir ce qui est de nature à instaurer la confiance entre eux comme avec leurs voisins, de faire corps avec leurs Églises, de faire preuve de patience et d'endurance et de prier afin que l'épreuve ne se prolonge pas. »
Des réactions indignées ont également émané du patriarche des syriaques-orthodoxes Ignace Ephrem II, qui a dénoncé en outre l'incendie des églises et leur destruction complète et a invité à l'arrêt du financement de ces groupes extrémistes « qui sèment la terreur et cherchent à diviser le peuple irakien, pourtant riche d'une longue histoire de coexistence et de travail commun ».

Ignace Youssef III au Vatican
Pour sa part, le patriarche des syriaques-catholiques Ignace Youssef III a rencontré le cardinal Dominique Mamberti, ministre des Affaires étrangères du Vatican, avec lequel il a parlé des malheurs qui s'abattent sur les chrétiens d'Irak, ainsi que de la destruction partielle de l'église des syriaques-catholiques à Alep, atteinte par une énorme bombe larguée par un avion de guerre syrien.
Ignace Youssef III a proposé au cardinal Mamberti de consacrer à la situation une réunion des nonces apostoliques dans les pays concernés, et a suggéré aussi d'associer aux efforts diplomatiques envisagés une intervention du patriarche de Moscou, et de songer à mobiliser les régimes et instances islamiques modérées.
Signe des temps, le patriarche a fait escale à Rome avant de s'envoler pour les États-Unis où il doit rendre visite au diocèse syriaque-catholique Notre-Dame des Secours qui s'étend sur les États-Unis et le Canada.
Signalons environ, sur le plan civil, que Samir Geagea et Tracy Chamoun ont tous deux dénoncés les exactions attribuées à l'État islamique : « Du jamais-vu depuis l'aube de l'islam », a dit M. Geagea, sur Facebook.



Envoyé de mon Ipad 

Irak: le pape défend les Chrétiens 'persécutés'

Irak: le pape défend les Chrétiens 'persécutés'

Irak: le pape défend les Chrétiens "persécutés"

Le pape François a dénoncé aujourd'hui les persécutions des Chrétiens d'Irak qui sont "dépouillés de tout" alors que des centaines de familles chrétiennes fuient Mossoul après un ultimatum des jihadistes de l'État islamique (EI).

"Nos frères sont persécutés, chassés, ils sont forcés d'abandonner leurs foyers sans pouvoir emporter quoi que ce soit avec eux", a déclaré François dans son Angelus hebdomadaire depuis le balcon du Vatican sur la place Saint Pierre. "J'assure ces familles que je suis proche d'elles et en prière constante". "Je sais combien vous souffrez, je sais que vous êtes dépouillés de tout", a-t-il dit, ajoutant qu'ils avaient vécu "côte à côte avec leurs concitoyens depuis le début de la Chrétienté".

Le groupe ultra-radical qui contrôle Mossoul depuis juin a lancé vendredi un ultimatum donnant à la minorité chrétienne quelques heures pour quitter les lieux. La semaine dernière, il avait déjà appelé les Chrétiens de la deuxième ville du pays, "à se convertir à l'islam, à payer une taxe spéciale ou à quitter la ville", sans quoi ils seraient exécutés.

» L'appel du Cardinal Barbarin pour les chrétiens d'Irak


Envoyé de mon Ipad 

«Aujourd'hui nos frères sont persécutés!» – kipa/apic

«Aujourd'hui nos frères sont persécutés!» – kipa/apic

«Aujourd'hui nos frères sont persécutés!»

Rome: Le pape François dit sa préoccupation pour les chrétiens chassés de Mossoul

Papst Franziskus beim Angelus-Gebet (Bild: player.rv.va)

Rome, 20 juillet 2014 (Apic) Le pape François a fait part de «sa vive préoccupation pour les chrétiens de Mossoul persécutés et chassés de leurs maisons» par les djihadistes de l'Etat islamique, lors de la prière de l'Angélus, le 20 juillet 2014 au Vatican. «Je suis avec vous», a-t-il lancé place Saint-Pierre, rappelant que les chrétiens d'Orient contribuent depuis toujours au bien de la société.

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Envoyé de mon Ipad 

dimanche 20 juillet 2014

Chretiens d'Irak :"Il ne me reste plus que mon âme et s'ils veulent la prendre, pas de problème!" OLJ/AFP20/07/2014

Fadi, instituteur de 36 ans, sa femme et son fils attendent une mort quasi-certaine: avec les derniers chrétiens de Mossoul, ils vivent dans l'angoisse d'être exécutés après l'expiration de l'ultimatum des jihadistes qui contrôlent cette ville du nord irakien.

Les combattants de l'Etat islamique (EI, ou Daech en arabe) avaient laissé jusqu'à samedi aux chrétiens pour se convertir à l'islam, payer une forte somme ou quitter la ville, sous peine de mort.
Quelque 25.000 chrétiens se trouvaient encore à Mossoul après sa prise par ce groupe ultra-radical le 10 juin, mais la plupart d'entre eux ont fui ces dernières 24 heures suite à l'ultimatum.

"Je reste. J'ai l'impression d'être déjà mort", affirme Fadi, joint par l'AFP au téléphone peu avant l'expiration de l'ultimatum samedi midi (09H00 GMT). "Il ne me reste plus que mon âme et s'ils veulent la prendre, pas de problème!".

(Lire aussi : HRW : Les jihadistes irakiens veulent "éradiquer" les minorités dans la région de Mossoul)

Vendredi, les haut-parleurs des mosquées se sont mis à hurler, appelant les chrétiens à quitter la deuxième ville d'Irak, cosmopolite depuis des siècles. Après leur offensive fulgurante lancée le 9 juin, les jihadistes se sont emparés de zones du nord et de l'ouest irakien où ils ont déclaré un califat. Ils entendent recréer sur ce territoire un Etat identique à celui des premiers temps de l'islam, imposant notamment aux Juifs et aux chrétiens qui ne se convertiraient pas de payer la "jizya", taxe dont doivent s'acquitter les non-musulmans.
Fadi, lui, n'a pas les moyens d'aller se réfugier ailleurs, et ceux qui partent, dit-il, ne sont pas assurés de trouver une vie meilleure.
'C'est l'argent de l'EI'
Quand ils ont fui, ses co-religionnaires "ont été arrêtés par des combattants de l'Etat islamique qui leur ont tout pris: téléphones portables, argent, bijoux", assure Fadi. "Quand mon cousin et des amis ont essayé de discuter avec eux, ils leur ont pris leurs voitures aussi". "Ils ont pris à une vieille femme 15.000 dollars. Elle n'a demandé à garder que 100 dollars et ils lui ont répondu: +c'est l'argent de l'Etat islamique et on ne peut pas te le donner+", rapporte Fadi.

Mais même ceux qui peuvent se permettre de payer la "jizya" préfèrent fuir face à des jihadistes connus pour leur brutalité, qui n'hésitent pas à tuer et à crucifier ceux qui leur résistent.

(Pour mémoire : A quelques km de Mossoul, les chrétiens irakiens pris au piège se terrent)

"Peut-être que certains chrétiens se cachent encore à Mossoul, mais je pense qu'aucun n'a décidé de payer la +jizya+ ou de se convertir. Aucun chrétien ne fait confiance à ces brigands", affirme à l'AFP Yonadam Kanna, éminent dirigeant chrétien. "Ils sont allés jusqu'à voler les alliances des femmes qui s'enfuyaient de la ville, comment peuvent-ils se dire musulmans?".

Ahlam et son mari ont porté leurs deux garçons sur leurs épaules durant les 20 kilomètres qu'ils ont parcourus une fois sortis de Mossoul. "On est d'abord arrivés à Tilkkef, complètement exténués: on n'avait rien mangé ni bu pendant toute une journée", poursuit cette chrétienne de 34 ans.

Dans cette ville au nord de Mossoul --dans la région autonome du Kurdistan-- des volontaires attendaient avec leurs voitures pour transporter les centaines de chrétiens, toutes générations confondues, fuyant à pied sous un soleil de plomb, ajoute-t-elle.

Et pour ces déplacés, l'idée d'un retour semble compromise: dans un communiqué, l'EI a indiqué que toute maison abandonnée devenait de fait sa propriété.
"A Mossoul, j'ai laissé ma maison, celle que ma famille avait construite il y a des décennies. Elle a été perdue en un instant. Tout s'est envolé: nos souvenirs, notre maison", dit Ahlam, les larmes aux yeux.

Lire aussi

http://www.lorientlejour.com/article/876968/la-mort-ou-la-fuite-le-dur-choix-des-chretiens-de-mossoul.html