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Envoyé de mon Ipad
" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)
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Sursaut. A l'initiative de Christine Boutin, ancien ministre et de Rachida Dati, ancien ministre et député européen, vingt parlementaires et anciens Députés exhortent François Hollande, Manuel Valls et le Gouvernement à agir pour les Chrétiens d'Orient.
Peuple de France, il est temps de se lever ! Il est temps de se mobiliser face à l'horreur que subissent les Chrétiens d'Orient, notamment en Irak.
Nous sommes face à un risque majeur : la disparition des descendants directs des premiers Chrétiens, qui parlent la langue du Christ.
Nous appelons le gouvernement à briser le silence assourdissant dans lequel il se terre, malgré les suppliques de nombreux élus et de nombreux citoyens inquiets.
Nous appelons Manuel Valls à cesser d'avoir l'indignation sélective ! Partout où la haine et l'intolérance menaceront des populations civiles innocentes, notre pays, grande Patrie des droits de l'Homme, doit réagir !
S'il n'agit pas, son silence risque de rendre notre pays complice des exactions, des enlèvements et des destructions de lieux de culte Chrétiens. Nous ne pouvons le tolérer plus longtemps.
Si les jours que nous vivons sont à l'urgence, ils sont le résultat de plusieurs années d'une politique internationale visant à faire des Chrétiens d'Orient la variable d'ajustement de la situation géopolitique du Proche et du Moyen Orient.
Nous le condamnons, et nous appelons le gouvernement à faire de la France, le leader d'une nouvelle politique internationale de protection des Chrétiens d'Orient.
La France soutient depuis des siècles ces peuples et a toujours appuyé sa diplomatie sur leur connaissance fine et spécifique de leurs pays. Cela lui a permis d'être active au cœur des enjeux géopolitiques de cette région complexe, avec son équilibre sans cesse remis en cause. La France, avec sa culture et son expérience, est considérée par tous ces peuples, croyants de toute religion ou non croyants, comme un grand pays qui soutient les causes des minorités fragiles.
Nous avons aujourd'hui une responsabilité devant l'Histoire !
Depuis la chute de Mossoul le 10 juin dernier, l'élimination des Chrétiens d'Irak s'est accélérée, avec un choix funeste : la fuite, la conversion ou la mort.
Ces derniers jours, les maisons des Chrétiens furent marquées du signe du «ن » en vue d'identifier les derniers Chrétiens présents en Irak.
Les Chrétiens d'Orient sont pourtant chez eux, dans cette partie du monde appelée maintenant le 'Moyen Orient', où ils sont implantés depuis deux millénaires.
Il y a là un enjeu civilisationnel de première importance. Ces communautés incarnent le berceau du christianisme, et par conséquent de notre civilisation. L'Irak et l'Orient en général possèdent un patrimoine cultuel inégalé dans le monde.
Que dirons-nous à nos enfants ? Que la France ne s'est pas préoccupée du sort des Chrétiens d'Orient ? Qu'elle fut complice de la fin de la présence chrétienne en Orient ? Que la France a abandonné sa tradition de sauvegarde d'une minorité persécutée ?
Le Pape François disait récemment « il y a plus de martyrs aujourd'hui que dans les premiers temps de l'Eglise ». Ces paroles faisaient explicitement référence au sort des Chrétiens d'Orient.
Nous demandons à Manuel Valls, à François Hollande de s'exprimer publiquement sur le sujet, de saisir les instances internationales pour que la persécution cesse.
Nous leur demandons de favoriser l'aide humanitaire aux Chrétiens pillés, d'utiliser toutes les voies et tous les moyens diplomatiques et politiques nécessaires à leur protection.
La France, grande nation diplomatique, ayant toujours considéré la présence des Chrétiens en Orient comme un gage de stabilité, doit agir et vite.
À défaut, c'est une partie de notre âme que nous abandonnerons en Irak.
Christine Boutin, ancien Ministre
Rachida Dati, ancien Ministre, Député européen
Thierry Mariani, ancien Ministre, Député des Français établis hors de France
Hervé Mariton, ancien Ministre, Député de la Drôme
Pierre-Christophe Baguet, Ancien Député et Maire de Boulogne-Billancourt
Véronique Besse, Député de la Vendée
Valérie Boyer, Député des Bouches-du-Rhône
Xavier Breton, Député de l'Ain
Jean Dionis du Séjour, Ancien Député et Maire d'Agen
Philippe Gosselin, Député de la Manche
Françoise Grossetête, Député européen
Philippe Juvin, Député européen
Constance Le Grip, Député européen
Marc Le Fur, Député des Côtes d'Armor
Laurent Marcangeli, Député de la Corse du Sud
Yannick Moreau, Député de la Vendée
Jean-Frédéric Poisson, Député des Yvelines, Président du PCD
Yves Pozzo di Borgo, Sénateur de Paris
Franck Proust, Député européen
Bruno Retailleau, Sénateur de Vendée
FIGAROVOX/TRIBUNE - L'écrivain et académicien Jean d'Ormesson lance un appel en faveur des chrétiens d'Irak. Il remercie le cardinal Barbarin d'avoir sauvé l'honneur d'une Europe et d'un monde désespérément absents.
Jean d'Ormesson est chroniqueur, éditorialiste, écrivain et philosophe. Il est également membre de l'Académie française. Son dernier livre, «Comme un chant d'espérance», vient de sortir.
Il se passe dans ce monde, et souvent autour de nous, et parfois même chez nous, beaucoup de choses affreuses et tout à fait inacceptables. En Libye, en Syrie, au Mali, dans plusieurs pays d'Afrique, en Ukraine, hier dans les Balkans, dans le Caucase, au Tibet - aujourd'hui encore, peut-être? -, avant-hier au Cambodge ou au Rwanda, des abominations ont été commises. L'origine et le sommet du mal, nous les connaissons. Elles sont européennes: Hitler et son national-socialisme, Staline et son communisme, les uns et les autres si longtemps acclamés par des populations aveuglées et par de soi-disant élites devenues folles.
Dans un coin névralgique du Moyen-Orient, au nord de l'Irak, entre la Syrie, la Turquie et l'Iran, surgit soudain comme la foudre un péril formidable et nouveau: l'État islamique - le Daech, en arabe - d'Abou Bakr al-Baghdadi, dit le calife Ibrahim, il y a encore quelques semaines tout à fait inconnu.
Mossoul et ses champs de pétrole sont déjà tombés. Bagdad, au nom prestigieux, siège, il y a un peu plus de mille ans, d'une des civilisations les plus éblouissantes de l'histoire, est sur le point d'être emporté. Depuis la chute de Saddam Hussein, ou peut-être plutôt depuis sa prise de pouvoir, l'Irak n'en finit pas de poursuivre son chemin de croix. Sunnites et chiites se massacrent sauvagement. Auprès de ce qui est en train de se développer autour du calife Ibrahim et de son Daech, al-Qaida apparaît comme une organisation largement dépassée en matière de terrorisme et de cruauté.
Les conséquences de l'ascension fulgurante de l'État islamique sont imprévisibles. Le jeu politique risque d'en être largement modifié. Il n'est pas exclu que nous assistions à un rapprochement entre les États-Unis, la Russie, l'Iran - et peut-être même Assad - auquel personne n'aurait pu croire il y a encore trois mois.
N'importe quoi d'inattendu et de terrifiant peut naître de la situation actuelle dans cette région du monde. Le plus clair, en tout cas, est qu'en proie à une des persécutions les plus cruelles de tous les temps les chrétiens d'Irak sont menacés d'extinction.
Avec Abraham, légende ou réalité, la Mésopotamie et l'Irak sont à la naissance du judaïsme - et donc du christianisme. Les communautés chrétiennes d'Irak sont parmi les plus anciennes de l'histoire. Elles sont sur le point d'être exterminées.
Il n'est pas question de réclamer un statut particulier pour les chrétiens où qu'ils soient. Mais il est tout aussi impossible d'accepter que les chrétiens d'Irak soient traités aujourd'hui comme ils le sont par l'État islamique en voie de constitution autour de Mossoul et peut-être, demain, de Bagdad.
Une question est souvent posée: que peut-on faire pour les chrétiens persécutés? D'abord, ne pas les oublier. Prier pour eux si l'on est croyant. Agir en leur faveur par les voies politiques et diplomatiques. Les accueillir dans des pays où ils pourraient survivre. Leur témoigner de toutes les façons possibles une solidarité et un soutien. Faut-il que l'Europe soit faible et les Nations unies peu présentes pour avoir laissé se dérouler le fil des massacres annoncés! Le cardinal Barbarin, en se rendant aux environs de Mossoul en compagnie de deux prélats, n'a pas seulement apporté avec courage aux chrétiens d'Irak l'appui de l'Église de France. Il a sauvé l'honneur d'une Europe et d'un monde désespérément absents. Toutes les instances nationales et internationales ont le devoir de prendre les mesures nécessaires pour sauver ce qui peut encore être sauvé.
Il est impossible de ne pas souligner aussi le mal que fait à l'islam un mouvement comme celui de l'État islamique d'Abou Bakr al-Baghdadi. L'islam est une grande et belle religion. Il faut la reconnaître, la respecter, l'honorer. Mais il faut aussi que les musulmans dénoncent eux-mêmes avec force les abominations du soi-disant État islamique. Nous dénonçons ici toutes les formes d'intolérance qui peuvent se présenter chez nous à l'égard de l'islam. Nous attendons des musulmans de France et d'ailleurs qu'ils dénoncent aussi les horreurs du califat de Mossoul et qu'ils le combattent activement.
* Membre de l'Académie française
SONDAGE - Seuls 21 % des sondés interrogés par l'Ifop pour Le Figaro sont contre, jugeant que Paris intervient déjà dans de nombreux pays.
47 % des sondés pensent que le pays doit apporter une aide à cette population «comme elle le ferait pour d'autres minorités persécutées dans le monde». Un score qui monte à 63 % chez les sympathisants de gauche. 19 % des Français estiment que la France doit apporter «davantage d'aide à cette population que pour d'autres minorités persécutées ailleurs dans le monde, car la France a des liens très anciens avec les chrétiens d'Orient». Les sympathisants de l'UMP sont eux 29 % à penser que la France doit aider les chrétiens d'Irak en raison de cette histoire commune. «Il s'agit ici d'un indice de la diminution de l'influence du catholicisme en France, analyse Jérôme Fourquet. L'opinion publique estime majoritairement que la France doit aider les chrétiens d'Irak, car le pays doit répondre de ses obligations sur la scène internationale. L'opinion estime davantage que la France doit faire respecter les droits de l'homme et essayer d'empêcher les massacres, plutôt que de défendre les chrétiens d'Orient en raison de liens historiques.»
21 % des Français estiment que la France ne doit pas agir de quelconque manière, «car notre pays intervient déjà dans de nombreux pays». Un avis partagé par 41 % des sympathisants du Front national. «L'opinion ressent une grande lassitude vis-à-vis du Proche-Orient. Elle a le sentiment que, malgré les interventions étrangères, la guerre ne s'arrêtera jamais, analyse Jérôme Fourquet. Les derniers développements en Libye font aussi réfléchir l'opinion publique. La France est intervenue en 2011, le régime de Kadhafi est tombé, mais aujourd'hui le pays est livré au chaos. L'intervention au Mali est aussi considérée comme une conséquence de l'intervention en Libye, la région ayant été déstabilisée.» Faut-il dans ce cas accueillir les chrétiens d'Irak en France? 54 % des Français le pensent. Ici, les sympathisants de gauche rejoignent les catholiques pratiquants. 70 % des sympathisants de gauche, pourtant pas davantage concernés par le sort des chrétiens d'Irak que par celui de n'importe quelle autre population en danger, sont favorables à leur accueil. 76 % des catholiques pratiquants sont du même avis. Un sympathisant de l'UMP sur deux (49 %) y est en revanche opposé, et 7 sur 10 (69 %) au sein du Front national. «Se rejoue ici l'opposition habituelle sur la question de l'immigration», ajoute Jérôme Fourquet. Vendredi, la France a annoncé qu'elle saisirait le Conseil de sécurité de l'Onu pour obtenir une condamnation des crimes de l'Etat islamique en Irak.
Après la réaction de Jérusalem, c'est au tour du patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche de publier un communiqué sur la situation imposée aux chrétiens d'Irak, et le propos est d'une clarté décapante :
» Au moment où la région du Moyen-Orient connaît la dévastation, où des chrétiens et d'autres viennent d'être expulsés et tués, alors que se poursuivent le conflit en Syrie et l'assaut contre Gaza, des officiels s'exprimant au nom de quelques gouvernements occidentaux, font des déclarations et publient des « études », ci et là, dans lesquelles ils se lamentent et se disent solidaires avec les chrétiens de tel ou tel endroit, et décrivant leur situation d'une manière qui conforte la logique minoritariste.
Toutefois, ce qui est neuf dans ces déclarations, c'est la récente disponibilité du gouvernement français à accueillir les chrétiens irakiens et à leur accorder l'asile politique, ainsi qu'une étude publiée par le ministère des affaires étrangères des Etats-Unis décrivant la présence des chrétiens au Moyen-Orient comme « l'ombre de ce qu'elle fût auparavant ».
Le Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient tient à affirmer que la situation dramatique en Orient ne justifient pas le fait que certains usent des circonstances présentes comme un « cheval de Troie » afin de vider l'Orient de ses chrétiens et assimiler ce que les chrétiens d'Orient subissent à ce qui se passe en d'autres lieux avec les minorités religieuses ou ethniques.
Nous sommes convaincus que pour aider les Orientaux, chrétiens et musulmans, il faudrait tout d'abord extirper le terrorisme dans leurs mères patries, et cesser d'alimenter les mouvements extrémistes et sectaires qui, comme chacun sait, tirent leur financement des Etats et des gouvernements qui leur accordent leur soutien moral, logistique et militaire par le biais d'alliances internationales non déclarées.
Le meilleur moyen d'aider les chrétiens d'Orient et ses musulmans serait d'instaurer la paix dans la région par le dialogue et des solutions politiques, de rejeter de manière effective tout ce qui nourrit les causes de cet extrémisme et de son existence-même, dont la plus importante est certainement l'injustice qui frappe le peuple palestinien, ainsi que de faire connaître de façon équitable le rôle actif des chrétiens d'Orient à la vie de leurs patries, loin de toute considération statistique.
A tous nous disons que l'unique lieu pour les chrétiens et les musulmans de cette région c'est leur terre et leurs patries sur lesquelles ils ont vécu côte à côté depuis des siècles, là où ils ont forgé une civilisation marquée par un partenariat véritable, qui a transmis au monde occidental le patrimoine humain qu'elle a enrichi.
Nous, chrétiens de ces pays, nous n'acceptons pas la logique minoritariste qui nous est imposée de l'étranger, et nous réaffirmons que nous sommes et resterons loyaux au message de notre Evangile, que nos ancêtres ; nos pères ont porté et nous ont transmis ce message depuis deux-mille ans au prix de grandes afflictions. La graine qui nous a été donnée ici en Orient, nous l'y conserverons, nous la développerons et nous lui demeurerons fidèles. »
Source : Orthodoxie.com