" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)
Arrivée en France des onze premiers réfugiés chrétiens irakiens munis d'un visa d'asile
Elish Yako, délégué en charge des chrétiens d'Irak de la Coordination chrétiens d'Orient en danger (Chredo) et secrétaire général de l'Association d'entraide aux minorités d'Orient (AEMO), accueille ce matin à l'aéroport de Roissy les onze premiers réfugiés chrétiens originaires de Mossoul, bénéficiaires d'un visa d'asile de la France. Dimanche 10 août, une messe sera célébrée en leur présence à l'église irakienne Notre-Dame de Chaldée (13, rue Pajol 75018 Paris) en l'honneur de tous les martyrs chrétiens en Irak. Le calvaire de cette famille chrétienne, qui bénéficiait déjà de la protection du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et dont le cousin l'archevêque de Mossoul Mgr Faraj Raho avait été enlevé et assassiné à Mossoul le 13 mars 2008, va enfin s'achever avec l'entrée sur le territoire national obtenue grâce à l'action de l'AEMO et de son secrétaire général Elish Yako. C'est la première fois depuis 2012 que la France délivre un visa d'asile pour une famille chrétienne irakienne. Rappelons que de 2008 à 2012, le gouvernement français s'était appuyé sur l'AEMO pour mettre en œuvre le programme Irak 500, qui a permis à 1 200 chrétiens d'Irak de bénéficier d'un visa d'asile en France. De surcroît, après l'attentat du 31 octobre 2011 contre la cathédrale Notre-Dame de Bon Secours à Bagdad, le gouvernement français s'était aussi appuyé sur l'AEMO pour faire venir les blessés et les familles, soit environ 200 personnes afin de les soigner en France. La Coordination chrétiens d'Orient en danger (Chredo), son président Patrick Karam et son responsable Elish Yako tiennent à saluer le geste de l'actuel gouvernement français tout en rappelant que le visa d'asile doit être accordé de manière ponctuelle en cas « d'extrême nécessité » ; l'impérieuse priorité de la France et des Nations unies devant être d'assurer la protection des différentes communautés en Irak, notamment chrétiennes, afin de leur permettre de demeurer sur place et d'y vivre dignement et en toute sécurité.
Des djihadistes prennent la plus grande ville chrétienne d'Irak
Des habitants de la ville de Sinjar, à l'ouest de Mossoul, fuient le conflit. | REUTERS
Des djihadistes de l'Etat islamique (EI) se sont emparés, jeudi 7 août, de Karakoch, la plus grande ville chrétienne d'Irak, près de Mossoul. Ils ont également pris le contrôle sur des zones alentour abandonnées dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces kurdes.
« Les villes de Karakoch, Tel Kaif, Bartella et Karamlech ont été vidées de leurs habitants et sont maintenant sous le contrôle des insurgés », a affirmé Mgr Joseph Thomas, archevêque chaldéen de Kirkouk et Souleimaniyeh.
>> Voir notre carte des villes irakiennes prises par l'Etat islamique :
« LES ÉGLISES SONT OCCUPÉES »
Des dizaines de milliers d'habitants de la région ont dû prendre la fuite pour échapper aux violences. « C'est une catastrophe, une situation tragique», a déclaré Mgr Joseph Thomas.
Le patriarche chaldéen Louis Sako évoque pour sa part le chiffre de 100 000 chrétiens contraints à fuir les violences et affirme que, dans les villes aux mains des djihadistes, « les églises sont occupées, leurs croix ont été enlevées ». Plus de 1 500 manuscrits ont aussi été brûlés, selon lui.
Karakoch est une ville entièrement chrétienne située entre Mossoul, la principale ville tenue par l'EI en Irak, et Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan. Elle compte habituellement 50 000 habitants, mais avait récemment accueilli nombre de chrétiens chassés de Mossoul.
Dans cette dernière ville, les djihadistes avaient en effet lancé à la mi-juillet un ultimatum aux chrétiens : soit ils se convertissaient à l'islam, soit ils payaient un impôt spécial, la djizya, ou ils avaient quelques heures pour fuir la ville. S'ils ne répondaient pas à cet ultimatum, ils seraient tués « par le glaive ». Au total, 35 000 chrétiens étaient présents à Mossoul avant le début de l'offensive des djihadistes. Selon le patriarche de l'Eglise catholique chaldéenne, tous ou presque ont quitté la ville.
VISAS D'ASILE
Mgr Louis Sako a exhorté la communauté internationale à agir, redoutant un « génocide » :
« Aujourd'hui, nous lançons un appel avec beaucoup de douleur et de tristesse, au conseil de sécurité de l'ONU, à l'Union européenne et aux organisations humanitaires, pour qu'ils aident ces gens en danger de mort. »
Face à l'urgence de la situation, la France avait annoncé être prête à accorder l'asile en France aux chrétiens d'Orient. Jeudi, onze membres d'une même famille, parents de l'archevêque de Mossoul enlevé et assassiné en 2008, ont bénéficié pour la première fois depuis le début de la crise irakienne d'un visa d'asile. Arrivés à l'aéroport de Roissy, ils ont expliqué qu'« une chasse aux chrétiens a été lancée » à Mossoul.
Avant l'invasion américaine de 2003, plus d'un million de chrétiens vivaient en Irak, dont plus de 600 000 à Bagdad. Mais, en raison des violences meurtrières qui ont secoué le pays depuis dix ans, ils ne sont aujourd'hui pas plus de 400 000 sur l'ensemble du territoire.
Menés par l'Etat islamique, qui était déjà bien implanté en Syrie, des insurgés sunnites ont lancé en juin une offensive fulgurante dans le nord et l'ouest de l'Irak, s'emparant de vastes pans de territoire essentiellement sunnite. A la faveur de la déroute de l'armée, les forces kurdes, de loin les mieux entraînées et organisées du pays, ont pris position hors de leurs frontières officielles, élargissant officieusement le Kurdistan de 40 %. Mais depuis fin juillet, les peshmergas reculent inexorablement dans la province de Ninive, dont Mossoul est la capitale.
Parmi les plus récentes conquêtes de l'EI figure la région de Sinjar, bastion de la minorité yazidie, une communauté kurdophone pré-islamique considérée par les djihadistes comme « adoratrice du diable ». Des dizaines de milliers de personnes ont fui dans la panique et se retrouvent piégés, sans eau ni nourriture, dans les montagnes désertiques environnantes. D'autres tentent de fuir vers la Turquie.
Mgr Sako : "Tout le monde a peur, c'est la panique" - Aleteia
"Aujourd 'hui il y a un vide, un vide... Le gouvernement n'a pas de force pour contrôler tout le pays, constate Mgr Sako. Et maintenant il y a les élections, le parlement est en réunion. Ils n'ont pas d'avions pour attaquer. Il n'y a pas une armée, une véritable armée. C'est différent de la Syrie. En Syrie, l'armée attaque ces terroristes, mais ici, qui les attaque ? Les Kurdes se sont retirés parce qu' ils n'ont que leurs mitraillettes. Les peshmergas, je n'ai pas idée de ce qu'ils font. Ce que je sais, c'est que presque toute la plaine de Ninive est aux mains de l'Etat islamique. Tout le monde a peur, c'est la panique. Des milliers de gens ont quitté leurs maisons. Ils marchent à pied pour rejoindre une ville kurde un peu plus sûre. Mais même pour ça, il faut marcher trois ou quatre heures… Il y a des femmes enceintes, des vieillards, des malades. Je crois qu'il faut mobiliser l'opinion publique tous les états, parce que c'est une catastrophe humaine."
Envoyé de mon Ipad
Rappel :Communique de la reunion mensuelle des prelats maronites, Aout 2014 :
لماذا استغربنا ظهور "داعش"؟ لماذا رأينا في ظهورهم الدامي وسلوكياتهم المتحجرة شيئا نكرا؟ تنشر وسائل التواصل الاجتماعي صورا وأفلاما تسجيلية تسجل بعض أهوالهم وبشائعهم، وهي حلقة في سلسلة من التاريخ الدامي الحديث والقديم بالعراق خصوصا وفي منطقتنا العربية عموما، ولئن تعمدت "داعش" نشر فظائعها، فإن فظائع "قوات" المالكي يحرص على طمسها، وهي تتشابه بدرجات مع شنائع صدام ومن سبقه ولا تختلف كثيراً عما تعج به سجون الأنظمة العربية جميعاً.
عناصر "داعش" يتصرفون وفقاً لترجمتهم للدين الإسلامي، ومن الواضح أن انتشار هذه الترجمة وسيطرتها على عقولهم وغسيلها لمخهم لم تأت من فراغ، فالقوى الدينية السياسية قاطبة دون استثناء تنكر تصرفاتهم وتوقيتها لكنهم لا ينكرون أنهم يتصرفون وفق فتاوى ورؤى دينية موجودة، قد يرون تشددها وينكرون توقيتها، لكنهم لا ينفون وجودها بالكامل، والسؤال هو: كيف انتشر مثل هذا التطرف الدامي وقوانا الدينية السياسية المرخصة والتي تعيش بيننا تدعي ليل نهار أنها قوى وسطية وتسامح وتعايش!؟
الحقيقة التي لا نستطيع نكرانها، أن "داعش" تعلمت في مدارسنا وصلّت في مساجدنا، واستمعت لإعلامنا، وتسمّرت أمام فضائياتنا، وأنصتت لمنابرنا، ونهلت من كتبنا، وأصغت لمراجعنا، وأطاعوا أمراءهم بيننا، واتبعوا فتاوى من لدننا، هذه الحقيقة التي لا نستطيع إنكارها. "داعش" لم تأت من كوكب آخر، ولا هي خريجة مدارس الغرب الكافر أو الشرق الغابر، وإن كان بعضهم يحمل جنسية دول "الكفر"، ولكن تعبئتهم الفكرية والدموية أتت من مشايخنا ومناهجنا ومناهلنا الدينية السياسية.
جغرافيا مناهجنا ترسم لهم خرائط الوهم الديني عن أمة كانت، متجاوزة بذلك مفهوم الدولة المدنية العصرية، ولا تعترف بحدود جغرافية ولا واقعية سياسية، فلماذا نستغرب إزالتهم للحدود وعدم اعترافهم بها؟ وتاريخ مناهجنا التعليمية يسرد لهم أوهاماً من سراب الخديعة والتزوير لحقائق التاريخ، يدرسون التاريخ كسرد لقصص وخزعبلات لا يجوز التحقق منها ناهيك عن التشكيك في صحة حدوثها من عدمه، ومبدأ الشك هو أحد أسس دراسة التاريخ كعلم، روايات تنسخ وتكرر مع تعديلات متفاوتة وبطرق سردية متفاوتة حسب الراوي ومقدار العاطفة والدموع والصراخ الدراماتيكي الذي يصاحب طريقة السرد "لزوم" التأثير على صغار الجماهير التي يغرس في عقولهم قوالب جامدة لا تقبل التشكيك ولا النقد والتحليل والتساؤل، ويرسم لهم تاريخا طوباويا يحنون "للعودة" إليه، فلا يهمهم المستقبل ولا يستقرئون خرائطه وتوقعاته بشكل علمي، فلقد اختصر له أصحاب "الفتاوى على الهوا" أن تفجير نفسه بالكفار وبكل من يخالفهم سوف تختزل له المستقبل وتطير به في أحضان الحور العين وجنان النعيم. فلماذا نتعجب من معاملتهم للمسيحيين وتهجيرهم أو فرض الجزية عليهم؟ أوليس هذا القانون في الدولة الدينية؟ وهل هناك بين وسطيينا من ينكر ما قاموا بفعله ضد مسيحيي الموصل من حيث المبدأ؟ أم أنهم ينكرون ذلك من حيث التوقيت وتحاشيا للصدام في غير وقته ومكانه وحسب؟
"داعش" هي إعلان إفلاسنا كأمة وكدول وكفكر وساسة ومثقفين ورجال دين وإعلام ومناهج ومدارس وتعليم، هي إعلان شهادة وفاة كل المحاولات البائسة لإقامة الدول المدنية العصرية التي يختلط فيها الدين مع السياسة، هي الدليل القاطع على أننا سنراوح في مكاننا ولن نلحق بالأمم المتقدمة ما دمنا نعلّم أطفالنا في المدارس الغيبيات والطبيعيات في آن واحد، لنخلق جيلاً منفصم الشخصية – معزولاً عن الواقع ومبهوراً بتقدم الأمم.
باختصار، نحن جميعا "داعش"، نحن الذين خلقناها وصنعناها وربيناها وعلمناها وجندناها وشحنّاها وعبأناها ثم وقفنا حيارى أمام أهوالها التي صنعناها بأيدينا.