Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

samedi 30 août 2014

Le jésuite Samir Khalil Samir dénonce l’absence d’esprit critique dans le monde musulman | La-Croix.com

Le jésuite Samir Khalil Samir dénonce l'absence d'esprit critique dans le monde musulman | La-Croix.com

P. Samir Khalil Samir sj, à Paris le 26 juin 2012:

Dans un long texte publié jeudi 28 août par l'agence de presse Asia news, le jésuite égyptien Samir Khalil Samir, islamologue à l'université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban), regrette le silence des masses musulmanes face aux « violences sanguinaires et spectaculaires de l'État islamique (EI) ». Le fait que ces cruautés ne soient guère condamnées dans le monde musulman, ou alors de manière bien tiède, est lié, selon lui, au système éducatif dans le monde musulman qui « exalte la mémorisation mais paralyse la raison et l'intelligence ».

« Devant tant d'actes sanguinaires, d'exécutions de masse, de décapitations, le reste du monde semble réagir par une sorte d'accoutumance et de fatalisme », poursuit le jésuite de Beyrouth qui souligne « la différence de comportement quand il s'agit des Juifs et d'Israël et quand il s'agit des musulmans et de l'EI ». « Les semaines passées, j'ai reçu une dizaine de pétitions envoyées par des Juifs américains critiquant Israël (à propos des bombardements sur Gaza) », remarque-t-il en se réjouissant de cette « habitude culturelle de l'autocritique » et en regrettant qu'il n'y ait pas cette habitude dans le monde musulman.

« Il est très rare qu'un peuple musulman critique son propre gouvernement », poursuit-il en prenant l'exemple de l'Égypte où le gouvernement, quel qu'il soit et quoi qu'il fasse, est accepté par tous, mis à part quelques journalistes ou intellectuels. « Il manque une éducation à la critique constructive, et cela commence en famille », dans la mesure où selon lui, le débat entre parents et enfants est « impensable ».

Manque d'éducation à la critique, au dialogue, au débat

De même, à l'école, il n'y a pas d'éducation à la critique, au dialogue, au débat, puisque tout le système éducatif islamiste est basé sur la mémorisation du seul Coran. « Le Coran ne se discute pas, il doit être appris par cœur puis répété sans cesse pour ne pas être oublié. » Et de rappeler la formule des islamistes : « Le Coran n'est pas du prophète, il est de Dieu directement ». Pour le jésuite, cela revient à dire que Mohammed ne serait qu'un simple magnétophone.

En Égypte, remarque le jésuite, l'éducation des enfants dans les écoles coraniques se fait à coups de bâton. Si bien que par la suite, ces mêmes jeunes devenus étudiants à l'université apprennent des pages entières qu'ils récitent par cœur à l'examen sans aucune analyse ni distance. Il n'est donc pas étonnant, selon lui, qu'après avoir fait tomber les divers dictateurs, « le printemps arabe » n'ait débouché sur rien  : les populations ne savaient pas comment procéder et le pouvoir a été pris par les groupes les plus organisés, les salafistes et les Frères musulmans, qui ont éliminé le parti unique (du dictateur), pour le remplacer par un autre parti unique (islamiste).

Absence de contestation et de projet social dans le monde arabe

Du fait de cette absence de contestation et de projet social dans le monde arabe, « les problèmes de la modernité qui ébranlent pourtant en profondeur le monde musulman ne provoquent ni colloques, ni congrès, ni échanges d'opinion. Certes, en tête à tête, quelqu'un vous donne son opinion, mais on n'arrive jamais à une pensée organisée et exprimée collectivement. » Autre exemple donné par le P. Samir : « Au Maroc tous les ans, dans la période du Ramadan, quelques jeunes contestataires se font arrêter par la police après avoir fait exprès de manger et de boire pendant les heures de jeûne. Ils sont mis en prison quelques jours et tous les ans ça recommence. Mais personne n'en discute, comme s'il allait de soi que ce que fait le gouvernement est juste et bien. »

Bref, tout ceci explique, selon le jésuite de Beyrouth, que la population arabe reste silencieuse face aux assassinats sordides de l'EI, alors même que les gens sont certainement opposés à ces violences...



Envoyé de mon Ipad 

La sommation des patriarches d’Orient à l’Occident : Éradiquez Daech ! - L'Orient-Le Jour

La sommation des patriarches d'Orient à l'Occident : Éradiquez Daech ! - L'Orient-Le Jour

La sommation des patriarches d'Orient à l'Occident : Éradiquez Daech !

Les patriarches et chefs des Églises orientales se sont réunis hier à Bkerké pour discuter de la situation des chrétiens dans la région et de l'échéance présidentielle. Ils ont appelé la communauté internationale à assumer leur responsabilité dans « l'éradication » des mouvements terroristes, stigmatisant spécifiquement les « crimes contre l'humanité » commis par Daech en Irak « contre les chrétiens, les yazidis et les autres minorités ».
Étaient présents les patriarches maronite Mgr Béchara Raï, arménien-catholique Mgr Nersès Bedros XIX, syriaque-catholique Mgr Ignace Youssef III Younan, chaldéen Mgr Louis Raphaël Ier Sako, syriaque-orthodoxe Mgr Ephrem II Karim, arménien-orthodoxe Aram Ier Kéchichian, grec-catholique Grégoire III Laham, et le chef de l'Église évangélique, le pasteur Sélim Sahiouni, ainsi qu'un représentant de l'Église grecque-orthodoxe.
Ils ont ensuite été rejoints par le nonce apostolique, Mgr Gabriele Caccia, les ambassadeurs des États-Unis, de Russie et de Grande-Bretagne, David Hale, Alexander Zasypkin et Tom Fletcher, le représentant personnel du secrétaire général de l'Onu au Liban Derek Plumbly, ainsi que les premiers conseillers à l'ambassade de France Jérôme Cauchard et de Chine Xan Jing.
Les évêques ont abordé trois points : l'agression en cours contre les chrétiens, la nécessité de mettre le holà aux courants takfiristes et le soutien à la présence chrétienne pour protéger la coexistence entre les communautés, les cultures et les civilisations.

(Pour mémoire : Le Saint-Siège approuve les frappes US, au nom de « la légitime défense »...)

L'agression contre les chrétiens Voici de larges extraits du communiqué :
« Il est désormais clair et bien documenté que l'agression contre les chrétiens dans notre monde aujourd'hui prend une tournure grave qui menace la présence chrétienne dans plusieurs pays, notamment le monde arabe, et plus particulièrement l'Égypte, la Syrie et l'Irak. Les chrétiens de ces pays sont victimes d'agressions et de crimes odieux qui les poussent à émigrer arbitrairement de leurs pays, dont ils sont des citoyens de souche depuis deux mille ans. Les sociétés islamiques et arabes sont ainsi privées d'une richesse humaine, culturelle, scientifique, économique et nationale importante. Cela est fort douloureux, mais ce qui l'est encore plus reste le silence face à ce qui se produit et l'absence d'une position unifiée au plan régionale de la part des autorités de référence influentes dans le monde, notamment islamiques, spirituelles, politiques, ainsi que la position internationale tiède vis-à-vis de ces événements.
La grande catastrophe s'est abattue aujourd'hui sur les chrétiens d'Irak, ceux de Mossoul et les 13 villages de la plaine de Ninive, ainsi que sur les yazidis et d'autres minorités. Tous ont été déracinés de leurs maisons par ce qui est appelé "l'État islamique – Daech" et ont quitté terrorisés, laissant tout derrière eux. Le sanctuaire de leurs églises, leurs mosquées et leurs lieux de culte a été violé, leurs maisons dynamitées, leurs routes pavées de mines. Leur nombre avant l'exode était de 120 000, et 60 000 d'entre eux sont aujourd'hui déplacés dans le mohafazat d'Erbil et 50 000 dans le mohafazat de Dohouk. Nous exprimons nos remerciements profonds à ceux qui les ont accueillis dans la région du Kurdistan (...) et qui leur ont offert une aide humanitaire, morale, spirituelle et matérielle (...).
Nous appelons avec insistance la communauté internationale à déployer ses efforts, l'hiver frappant aux portes, afin de leur trouver un logement, les aider à retrouver le chemin de l'école et de l'université, libérer leurs maisons et leurs biens pour qu'ils puissent y retourner en toute dignité, et protéger leurs droits et leur sécurité de citoyens.
La tragédie humaine qui a frappé les chrétiens d'Irak, les yazidis et les autres parmi ceux qui ont été chassés de leurs maisons devrait pousser la communauté internationale et l'Union européenne, en coordination avec le gouvernement central irakien et celui de la région du Kurdistan à : faciliter le retour des déplacés dans leurs villages et leurs maisons à Mossoul et Ninive, et dispenser la sécurité à ces villages avec des garanties internationales et locales des deux gouvernements de Bagdad et du Kurdistan pour qu'ils ne soient pas évincés de leur terre, et pour que leur identité historique et leur culture glorieuse ne disparaisse pas. »

(Pour mémoire : Vers un usage légitime de la force pour défendre les chrétiens d'Irak)

La mise au pas des fondamentalistes terroristes takfiristes
« Les États, surtout arabes et islamiques, ne peuvent pas rester silencieux et sans bouger face à "l'État islamique -Daech", et les organisations terroristes et takfiristes similaires qui portent une atteinte considérable à l'image de l'islam dans le monde. Ils sont appelés à émettre des fatwas religieuses rassembleuses qui interdiraient le fait d'apostasier l'autre, quelles que soit sa religion, sa communauté ou sa croyance, et condamneraient l'agression contre les chrétiens, leurs biens, et leurs églises dans leurs législations nationales. Ils sont également appelés à dynamiser la communauté internationale et les instances pour éradiquer ces mouvements terroristes par tous les moyens autorisés par le droit international.
C'est là le double devoir de l'Onu, du Conseil de sécurité et du CPI. La communauté internationale est elle aussi responsable du développement de "l'État islamique – Daech" et autres mouvements takfiristes terroristes. À ces deux devoirs s'ajoute la nécessité de faire pression par la force, de la part de la communauté arabe et internationale, sur les bailleurs de fonds de ces groupes, les trafiquants d'armes et ceux qui les entraînent, États et groupes, pour couper les sources de la violence terroriste takfiriste. »

(Repère : Qui sont les chrétiens d'Irak ?)

La solution aux drames du Proche-Orient
« Chrétiens et musulmans ont vécu ensemble durant 1 400 ans. Les chrétiens ont toujours été les vecteurs de la renaissance, des bâtisseurs (...) et ont diffusé une culture de la diversité, de l'ouverture et du respect de l'autre, de la coopération avec lui, ainsi que les valeurs de la citoyenneté, et ont consolidé les libertés publiques et les droits de l'homme. Ils ont vécu dans leurs patries avec sagesse et perspicacité, et ont respecté les autorités politiques et se sont soumis aux Constitutions et aux lois. Ils ont été des citoyens modèles et se sont gagné le respect des rois, des princes et des dirigeants (...).
En dépit de tout cela, les chrétiens restent attachés à leur terre, leur patriotisme, leur liberté en tant que citoyens de souche dans leurs pays. Ils sont attachés aux valeurs de l'Évangile et aux enseignements du Christ par le biais desquels ils règlent leurs relations avec les autres, notamment leurs frères musulmans, qui vivent avec eux au sein des mêmes nations. Les chrétiens sont attachés au partenariat dans la formation d'une identité nationale sur base de l'égalité et de la coopération avec l'ensemble des composantes de la société, sur base de la diversité dans l'unité, sans aucune distinction raciale ou religieuse. Ils sont attachés au fait de témoigner à travers leurs efforts marqués pour la paix et la stabilité, la consécration des libertés publiques, notamment d'opinion et d'expression, de religion et de croyance. Ils aspirent en permanence au respect de l'autre, et considèrent que la diversité est une source de richesse et un moyen de complémentarité et d'enrichissement mutuel. »

(Pour mémoire : Les frontières du nouveau Moyen-Orient seront-elles tracées avec le sang des chrétiens ?)

Séparer la religion de l'État
« Les solutions doivent résoudre les causes des malheurs des pays du P-O, et parvenir à une paix juste, globale et permanente. Il faut ressouder les liens entre les composantes de ces pays, et œuvrer en faveur d'une réconciliation au sein de la même religion et cesser d'utiliser les extrémistes, les terroristes et les mercenaires, et de les soutenir, les financer et les armer, eux qui commettent des crimes contre l'humanité et Dieu, et au nom de la religion (...).
Pour permettre aux pays du P-O de bénéficier d'une paix juste, globale et permanente, ces derniers doivent, avec le soutien de la communauté internationale, séparer la religion de l'État et aller vers l'édification de l'État civil. Ce n'est qu'à ce moment-là que la religion ne régnera plus sur la politique, et que l'autorité politique ne sera plus exploitée au service de la religion et ses intérêts, et le corpus religieux ne pourra plus dominer les exigences de la modernité. L'esprit de corps religieux s'est réalisé par un État propre à lui, mais il ne peut pas assurer sa sécurité, sa stabilité et sa paix, quels que soient ses fonds, ses armes, son influence et ses astuces. L'esprit de corps qui mange ses ennemis finit pas se manger lui-même. Il est donc nécessaire de diffuser la philosophie de l'État moderne fondé sur l'égalité, la justice, le respect de la dignité du citoyen, la liberté d'expression, de culte et de croyance, et la préservation des lieux sacrés et du patrimoine. »

(Pour mémoire : À Lourdes, les chrétiens d'Irak implorent la protection de la Vierge)

La Syrie et l'élection présidentielle au Liban
Dans un court paragraphe sur la Syrie, les patriarches ont également dénoncé « l'hémorragie » qui se produit dans ce pays depuis trois ans, et qui doit se conclure par « le dialogue et une solution politique ». Ils ont appelé la communauté internationale à « évaluer justement le terrorisme, le takfirisme et la propagation des mouvements fondamentalistes ». Ils ont enfin évoqué le cas des deux évêques enlevés et retenus en otage dans ce pays.
Le dernier paragraphe du communiqué, consacré à la présidentielle au Liban, appelle « les blocs politiques et les députés à séparer l'élection du président des conflits régionaux et internationaux », et à « se concerter et s'entendre pour élire un président dans les plus brefs délais » afin de relancer la dynamique institutionnelle et nationale. « L'élection présidentielle est un devoir, avant de prendre une décision concernant l'échéance législative », conclut le communiqué.

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Fwd: - Chrétiens d'Orient



Chrétiens d'Orient
Mises à jour quotidiennes 28 août 2014
ACTUALITÉS
Les patriarches d'Orient condamnent les menaces contre l'existence des chrétiens dans la région
Les patriarches d'orient ont condamné mercredi les atteintes contre les chrétiens au Proche-Orient qui menacent leur existence dans cette partie du ...
       




 
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Médias-Presse-Info
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Le Point
En Iran, les chrétiens ont le droit de boire mais pas d'enseigner
Tandis que l'autre minorité chrétienne, les Assyro-Chaldéens, ... Mais les chrétiens d'Iran ne vivent pas pour autant dans un monde idyllique. .... plus d'un million jusqu'en 1979 mais cette autre "Chrétienté d'Orient" n'en finit pas de ...

     
 



L’État islamique viole la charia estime l’Union mondiale des oulémas musulmans | La-Croix.com

L'État islamique viole la charia estime l'Union mondiale des oulémas musulmans | La-Croix.com

L'État islamique viole la charia estime l'Union mondiale des oulémas musulmans

L'Union mondiale des oulémas musulmans, dirigée par l'influent prédicateur qatarien Youssef Al-Qaradaoui, a jugé mercredi 27 août que les actions de l'État islamique, un groupe djihadiste très violent implanté en Syrie et en Irak, violaient la charia.

« L'assassinat d'innocents, musulmans ou non musulmans, par certains groupes comme l'État islamique (EI) et sous le couvert de considérations confessionnelles répugnantes est un acte criminel et viole la charia », indique ce groupe dans un communiqué.

« L'Union mondiale interdit catégoriquement ce genre d'actions commises par des groupes déviants », ajoute le texte publié à Doha, où réside Youssef Al-Qaradaoui, un prédicateur controversé d'origine égyptienne considéré comme l'éminence grise des Frères musulmans.

L'ONU, par la voix de son haut-commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a dénoncé lundi 25 août le «  nettoyage ethnique et religieux » commis par l'État islamique connu pour ses atrocités et ses vues radicales, et exhorté la communauté internationale à ne pas laisser ces crimes impunis.

« De telles persécutions pourraient constituer des crimes contre l'humanité », avait déclaré Navy Pillay, dans un communiqué, condamnant ces « violations généralisées et systématiques des droits de l'homme ». Outre le nettoyage ethnique, Navi Pillay dénonçait des crimes ciblés, des conversions forcées, des enlèvements, des sévices sexuels, l'esclavage, la destruction de sites religieux ou culturels importants, et le siège de communautés entières en raison de leur appartenance ethnique ou religieuse.

Cheikh Qaradaoui avait estimé en juillet que l'établissement par l'État islamique d'un « califat » à cheval sur l'Irak et la Syrie n'était pas conforme à la charia.



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Raï : Je ne soutiens aucun candidat à la présidence, je n’exclus et je ne nommerai personne... - L'Orient-Le Jour

Raï : Je ne soutiens aucun candidat à la présidence, je n'exclus et je ne nommerai personne... - L'Orient-Le Jour

Raï : Je ne soutiens aucun candidat à la présidence, je n'exclus et je ne nommerai personne...

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a affirmé hier, devant les représentants des cinq pays membres du Conseil de sécurité réunis à Bkerké et devant le représentant personnel du secrétaire général de l'Onu, Derek Plumbly, qu'il ne « soutient aucun candidat à la présidence de la République » et qu'il ne nommera personne et n'exclura personne de la course. « Cela se base sur mon respect de la démocratie, de la Chambre et des députés », a-t-il dit.
« Tout ce qui est dit sur des noms que Bkerké aurait proposé est faux », a-t-il dit, appelant les députés « à se rendre à la Chambre et à élire un président, celui qu'ils considèrent comme le plus fort ».
Mgr Raï a souligné « la nécessité d'aider les hommes politiques libanais à élire un président ».
« Certains disent que les chrétiens ou les maronites doivent s'entendre sur un candidat. Cela est inacceptable. Le président de la République n'appartient pas qu'aux maronites ou aux chrétiens, mais à tous les Libanais. Aucune communauté n'a le droit de s'entendre, seule, sur un candidat. Cela concerne tous les Libanais. Comme il n'y a pas, au Liban, de candidature à la présidence de la République, personne n'a le droit d'accepter ou d'exclure un candidat pour le bien du consensus. Il faut qu'il y ait un vote à la Chambre, deux, trois fois, et si aucun n'est élu, les blocs doivent s'entendre alors sur un seul candidat ou deux », a-t-il ajouté.

Plumbly
« Les patriarches ont partagé avec nous leurs préoccupations sur les récents développements, notamment en ce qui concerne les communautés chrétiennes en Irak et dans la région. Mes collègues et moi-même avons été émus par ce que nous avons entendu, et nous avons tous mis en évidence de nos différentes façons l'importance de la présence chrétienne au Moyen-Orient », a indiqué de son côté Derek Plumbly à l'issue de la réunion.
« Le secrétaire général de l'Onu a condamné à plusieurs reprises la persécution des chrétiens et d'autres minorités par l'EI en Irak. Les membres du Conseil de sécurité se sont exprimés très clairement sur le sujet le 5 et le 7 août, et ont adopté la semaine dernière à l'unanimité la résolution 2170 qui vise l'EI et d'autres groupes responsables de ces atrocités », a-t-il poursuivi.
« Les membres du Conseil de sécurité ont également appelé la communauté internationale à faire tout son possible pour alléger les souffrances des populations touchées, et l'Onu est en train d'entreprendre une opération de secours massive en Irak, en plus de l'aide qu'elle apporte ailleurs dans la région », a-t-il noté.
« Les patriarches avaient d'autres suggestions. Ce n'est pas seulement une question humanitaire, et je sais que mes collègues et moi allons rapporter très attentivement ce qu'ils ont dit », a ajouté M. Plumbly.
Le diplomate onusien a souligné « combien importantes pour nous tous sont la coexistence et l'unité dont le Liban jouit actuellement, et combien cela est important pour le reste de la région, surtout en ce moment ».
« Nous avons brièvement discuté de la question de l'élection présidentielle. Nous avions convenu avec le patriarche Raï que le vide prolongé à la présidence serait un grave sujet de préoccupation. C'était il y a deux mois. L'urgence de cette question devrait être vraiment évidente pour tout le monde », a-t-il conclu.
Il convient enfin de signaler que le patriarche quitte aujourd'hui jeudi Beyrouth à destination du Vatican pour tenir le Saint-Siège au courant de sa tournée avec les patriarches orientaux à Erbil, au Kurdistan.



Envoyé de mon Ipad