Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mercredi 20 décembre 2017

TERRE SAINTE - Toute prétention exclusiviste sur Jérusalem, marque d’une réalité obscure selon les chefs des Eglises et communautés chrétiennes de Terre Sainte
 

Jérusalem (Agence Fides) – Toute prétention de vouloir exercer une possession exclusive sur Jérusalem ouvrira la route à une « situation obscure » en ce que contredisant l’essence et les caractéristiques de la Ville Sainte. Elle « foule aux pieds le mécanisme même qui a préservé la paix au travers des époques ». C’est ce qu’ont réaffirmé 13 Patriarches et chefs d’Eglises et de communautés chrétiennes présentes en Terre Sainte, se référant explicitement aux décisions récemment prises par l’Administration américaine à propos de Jérusalem, relancent la position commune « en faveur du Statu Quo de la Ville Sainte jusqu’à l’avènement d’un juste accord de paix entre israéliens et palestiniens sur la base des négociations et des lois internationales ».
Les chrétiens de Terre Sainte – peut-on lire dans le texte parvenu à l’Agence Fides – savent que leur présence et leur témoignage « est strictement liée aux Lieux Saints et à leur accessibilité » qui fait de la ville un lieu potentiel de rencontre et d’unité entre « personnes de fois différentes ». C’est pourquoi « toute approche exclusiviste vis-à-vis de Jérusalem contredit l’essence et les caractéristiques de la Ville et foule aux pieds le mécanisme même qui a préservé la paix au travers des époques. Jérusalem – ajoutent les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes de Terre Sainte – est un don sacré, un tabernacle, une terre sanctifié pour le monde entier. Tenter de posséder la Ville Sainte de Jérusalem ou la confiner dans le cadre d’un exclusivisme, conduira à une situation très sombre ».
Le Dimanche 17 décembre, sur le site du Baptême du Christ, le Roi Abdallah II de Jordanie – qui sera reçu au Vatican demain 19 décembre par le Pape François – a rencontré les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes de Terre Sainte à l’occasion des vœux pour les imminentes fêtes de Noël. A cette occasion – indiquent les sources officielles du Patriarcat latin de Jérusalem – les représentants des Eglises et communautés chrétiennes de Terre Sainte ont exprimé leur gratitude au Souverain jordanien pour son soutien à l’effort visant à préserver les propriétés ecclésiales autour des Lieux Saints. Abdallah II a réaffirmé que les droits des chrétiens et des musulmans sur Jérusalem sont « éternels » et il a revendiqué pour la dynastie hachémite le rôle de « protection » des Lieux Saints chrétiens et musulmans de la Ville Sainte. A l’occasion de cette rencontre également, les représentants des Eglises et communautés chrétiennes de Terre Sainte ont réaffirmé leur contrariété à la décision des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem en tant que capitale de l’Etat d’Israël, demandant au Roi de Jordanie de défendre également au nom des Eglises le profil et le statut juridique de la Ville Sainte y compris dans les contacts avec les Chancelleries des autres pays et les organisations internationales telles que l’ONU et l’UNESCO. A la rencontre avec le Roi de Jordanie étaient notamment présents l’Administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, S.Exc. Mgr Pierbattista Pizzaballa, le Custode de Terre Sainte, le Père Francesco Patton OFM, le Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, Théophile III, et « l’évêque » luthérien Munib Younan. Dans son intervention, le Père Patton a réaffirmé la déploration partagée suite aux déclarations visant à modifier le « fragile équilibre » en Terre Sainte et qui « n’aident pas le processus de paix, approfondissant encore davantage la méfiance déjà bien présente entre israéliens et palestiniens ». S.Exc. Mgr Pizzaballa a répété que « les décisions unilatérales » sur Jérusalem « ne porteront pas la paix mais la rendront encore plus lointaine » dans la mesure où « Jérusalem constitue un patrimoine de toute l’humanité » et où « toute revendication exclusiviste – tant politique que religieuse – est contraire à la logique même de la Ville ». L’Administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem a également eu des paroles d’appréciation pour le rôle de « gardien des Lieux Saints de Jérusalem et des communautés qui vivent et s’expriment en ces lieux » revendiqué par le monarque hachémite. (GV) (Agence Fides 18/12/2017)

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