Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 18 février 2013

Benoît XVI, une gouvernance chahutée | La-Croix.com

Le gouvernement interne de l'Église, dont les difficultés ont été révélées au grand jour par l'affaire Vatileaks, a provoqué une forme d'insatisfaction générale.

Durant son pontificat, Benoît XVI aura réuni cinq Synodes mais les résultats concrets de ces vastes assemblées demeurent timides.

Le gouvernement de l'Église est fondé sur une autorité, celle du pape, successeur de Pierre. Chef du collège épiscopal, il exerce seul son pouvoir. Cependant, il existe à ses côtés d'autres autorités, non délibératives, prévues pour l'assister. L'autorité suprême est exercée dans l'Église par le pape quand il agit personnellement et le Collège des évêques en union avec le pape son chef.

Pour l'exercice de son autorité personnelle, le pape est aidé par des institutions non délibératives dans l'ordre : le Synode des évêques, le collège des cardinaux, la Curie romaine et les « légats pontificaux » (nonces apostoliques). Le canon 330 dispose : « De même que, par disposition du Seigneur, saint Pierre et les autres apôtres constituent un seul Collège, d'une manière semblable le pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, sont unis entre eux. » 

L'autorité du collège des 5 000 évêques du monde ne peut donc s'exercer sans le pape. Tout dépend alors de l'articulation entre ces deux autorités, sachant que le droit de l'Église, ne prévoyant aucun autre organe délibératif à l'échelon universel, distingue deux types de collégialité.

Importance de la synodalité

La collégialité « effective » requiert que tous les évêques soient d'une façon ou d'une autre réunis et manifestent leur accord avec le pape. Cela ne peut se produire que lors d'un concile dit « œcuménique », c'est-à-dire rassemblant tous les évêques du monde. Ou encore par un acte collégial posé par tous ces évêques, même dispersés. Cela ne s'est jamais produit. Pour leur part, le Synode des évêques ou une conférence épiscopale expriment la collégialité dite « affective », c'est-à-dire qu'elle ne peut engager toute l'Église.

Dès lors que la mise en œuvre de la collégialité « effective » de l'autorité est pratiquement impossible, le pape gouverne, de fait, seul. Avec, à ses côtés, des structures dites « synodales ». Tout d'abord le Synode des évêques, consultatif. Cette institution a été créée par Paul VI dans la foulée du concile Vatican II, le 15 septembre 1969. Il souhaitait répondre à l'aspiration exprimée durant le Concile visant à une meilleure prise en compte de l'avis des évêques, tout en évitant une représentation permanente. Jean-Paul II l'a évoqué comme « une expression et un instrument particulièrement fécond de la collégialité des évêques ». Son objectif est d'« assister le pape ». Il ne s'agit donc pas d'un contre-pouvoir représentatif de l'épiscopat mondial. Il manifeste la collégialité « affective ».

Dès le début de son pontificat, Benoît XVI a souligné l'importance de cette synodalité. Il a réuni cinq Synodes, dont trois assemblées « ordinaires » (sur l'Eucharistie en octobre 2005, la Parole de Dieu en octobre 2008, la Nouvelle évangélisation en octobre 2012) et deux assemblées « spéciales » (sur l'Afrique en octobre 2009 et le Moyen-Orient en octobre 2010). Toutes se sont soldées par des exhortations apostoliques post-synodales marquées par la plume du pape théologien, mais pourtant peu suivies d'effets.

Et puis le collège des cardinaux, improprement surnommé le « Sénat de l'Église », qu'on appelait improprement avant le concile Vatican II le « Sénat du Pontife romain » car il ne vote aucune loi et existe peu en tant que corps constitué. Les cardinaux avouent souvent avoir peu de relations « organiques » entre eux. Durant son pontificat, Benoît XVI ne l'a réuni en consistoire qu'à cinq reprises, pour la création de nouveaux cardinaux, avec la veille la célébration consacrée à certaines thématiques, telles que la nouvelle évangélisation ou la crise des abus sexuels. Aux dires des participants, ils ont essentiellement permis l'écoute du pape et de quelques figures cardinalices elles-mêmes désignées par le pape.

Du point de vue institutionnel, ce pontificat n'a pas apporté de nouveautés

Selon certains canonistes, Benoît XVI, pour résoudre le schisme lefebvriste, aurait pu consulter a priori le collège épiscopal, selon les termes du canon 337, § 2 et 3. Cela lui aurait évité la même démarche a posteriori, lorsqu'il écrivit en mars 2009 à tous les évêques du monde pour justifier sa décision de lever l'excommunication, remerciant explicitement ceux qui l'avaient soutenu et indisposant implicitement ceux qui n'y étaient pas favorables.

Du point de vue strictement institutionnel, le pontificat de Benoît XVI n'a pas véritablement apporté de nouveautés, à l'inverse de celui de Paul VI, qui a mis en œuvre, sur le plan institutionnel, les décisions de Vatican II.

À l'échelon de la Curie romaine, la fin du pontificat de Benoît XVI a été marquée par une insatisfaction générale concernant le manque de communication et de collaboration entre les dicastères. Certains préfets et présidents tiraient chacun leur épingle du jeu, peu soucieux des frontières de compétences, tirant parti de l'absence de « conseil des ministres », tandis que d'autres s'évertuaient, sur une base simplement personnelle, à nouer des liens, parfois dans le même bâtiment, ne serait-ce que pour s'informer de l'activité des autres dicastères.

Il faut toutefois retenir la création d'un nouveau dicastère, consacré à la promotion de la nouvelle évangélisation, confié à Mgr Rino Fisichella. N'ayant pas été créé cardinal lors des deux consistoires successifs, il ne participera pas à l'élection du successeur de Benoît XVI.



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dimanche 17 février 2013

Chrétiens du Moyen Orient- bulletin 17/2/2013

Chrétiens du Moyen Orient 
Bulletin du 17/2/2013

1-Consciente de l'importance de la formation morale et intellectuelle de la jeunesse, la custodie de Terre sainte (l'Ordre des franciscains) s'est entendue avec le Patriarcat latin de Jérusalem pour étendre le terrain de l'université de Bethléem , construire de nouveaux locaux et créer de nouvelles filières.
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2- بطريرك أنطاكية للروم الاورثوذكس  في  بيروت - نتقاسم مع إخواننا المسلمين الهموم ونبني مستقبل اولادنا المشترك
Le Patriarche grec orthodoxe yazigi célèbre une messe à Beyrouth:
ترأس بطريرك انطاكية وسائر المشرق للروم الارثوذكس يوحنا العاشر يازجي اليوم الاحد 17 فبراير/شباط قداسا اِلهيا في كاتدرائية مار نقولا بمنطقة الاشرفية في العاصمة اللبنانية ، وذلك بمناسبة زيارته الى ابرشية بيروت، وبمشاركة متروبوليت بيروت وتوابعها للروم الارثوذكس المطران الياس عودة، ولفيف من الكهنة، وفي حضور البطريرك الماروني الكاردينال مار بشاره بطرس الراعي، وحشد من البطاركة والكهنة والرهبان.
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3-Le patriarche grec-orthodoxe, Mgr Jean X Yazigi, a appelé  à la coexistence entre musulmans et chrétiens au Liban.-olj.com | 17/02/2013 
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Une église incendiée par des islamistes en Égypte

Une église incendiée par des islamistes en Égypte

Posted on 16 février 2013 by Daniel Hamiche

Quand des chrétiens sortent de la Messe ou d'un service le dimanche, il ne leur viendrait pas à l'idée d'aller en cortège attaquer une mosquée voisine et d'y mettre le feu. Dans les pays musulmans, par contre, il n'est pas rare qu'après la "grande prière" du vendredi, des musulmans chauffés à blanc par des prônes haineux contre les chrétiens décident de passer de la théorie à la pratique. C'est ce qui s'est, une nouvelle fois, passé hier dans le village de Sarsena (province du Fayoum à une centaine de km au sud-ouest du Caire). Menée par des salafistes, une foule de musulman s'est précipités vers l'église Saint-Georges qui compte deux cents familles coptes, au motif que « le voisinage de cette église avec des musulmans était illégale et qu'elle devait être déplacée ». Déplacer une église n'étant pas chose aisée, le plus commode est de la démolir et de l'incendier. Ce à quoi se sont échinés ces musulmans, lançant des pierres et des briques contre le bâtiment, grimpant sur le toit pour démolir le dôme y bouter le feu, provoquant son effondrement dans l'église. Plusieurs chrétiens, dont le curé, le Père Domadios, ont été blessés par les assaillants agissant dans la parfaite passivité des forces de polices présentes sur place.
Source:http://www.christianophobie.fr/breves/une-eglise-incendiee-par-des-islamistes-en-egypte
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Muslim Mob Torches Church in Egypt

(AINA) -- On Friday evening Muslims in the village of Sarsena, Tamiya district in Fayoum province (103 KM southwest of central Cairo) set fire to the church of St. George and hurled stones at it, causing damage to its dome; they broke the cross on top of the dome, demolished parts of its interior and defaced and destroyed its icons. This was prompted by Salafists Muslims who instigated the villagers to attack the church because the church is "an unlawful neighbor to the Muslims who live adjacent to it and must therefore be moved." They demanded the relocation of the church away from Muslim homes and are not allowing its priest Pastor Domadios to enter the church. All these events were witnessed by the security authorities but they did nothing to stop the attack.

The church was built in the mid-1980s and serves nearly 200 Coptic families. Three months ago the Muslims made a hole in the church to monitor the activities inside. Yesterday the Muslims said the church has to move and refused an offer from the church to buy the home of the Muslim neighbor. The Muslims also demanded the church not use a small plot of land it owns as a kindergarten.

The Muslim neighbor increased the size of the monitoring hole in the church to over one square meter.

The head of the district police came to the village and tried to reconcile the church's pastor and the Muslim parties. But the Muslims did not agree to any of the proposals and left the meeting. Shortly afterwards and in the presence of the police, hundreds of Muslims began congregating and hurled bricks at the church; the police made no effort to stop them.

The mob climbed to the church dome and started demolishing it and setting it on fire. The dome collapsed into the burning church and caused great damage. Muslims used bricks from the dome and the holy cross and hurled it at the altar inside the church, causing part of it to be demolished; all the icons of saints were destroyed.

Muslims tried to assault Father Domadios and threw stones at him, but he was saved by a Muslim family who brought him away from the village in their car.

"All this took place in the presence of the police chief," reported Coptic activist Nader Shoukry. Muslims continued throwing stones at the church, breaking the roof water tank, which fell inside the church and helped quench the fire. Later security authorities persuaded the Muslim perpetrators to stop their assault and leave the place after a considerable part of the church was destroyed. Some Copts and the priest were slightly injured by stones thrown at them.

According to Nader Shoukry, the Coptic inhabitants are staying indoors for fear of being assaulted by the Muslims. None of the perpetrators has been arrested and situation is still volatile.

By Mary Abdelmassih
http://www.aina.org/news/20130215203037.htm


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samedi 16 février 2013

FAIT-RELIGIEUX | Liban : plainte contre une caricature du patriarche maronite dans un journal saoudien | Béchar Raï | Bachar al-Assad | al-Watan | Liban | Arabie saoudite | Syrie | patriarche | maronite | caricature | plainte | |

Une plainte a été déposée au Liban contre le journal saoudien al-Watan après la parution d'une caricature qui se moquait du patriarche chrétien maronite Bechara Raï et critiquait sa visite en Syrie. La plainte vise l'éditeur du journal, le rédacteur en chef et le caricaturiste.
La caricature du patriarche maronite libanais Béchara Raï, parue dans le quotidien saoudien al-Watan. (Photo : D.R.)
Le quotidien avait publié le 12 février un dessin représentant le patriarche, dont la mitre avait été transformée pour l'occasion en roquette tandis que la légende mettait l'accent sur les lettres que les prénoms du président syrien et du prélat avaient en commun : Bachar et Béchara. La visite du patriarche en Syrie, qui avait assisté à l'intronisation du patriarche grec-orthodoxe Youhana Yazigi à Damas, avait suscité la polémique, notamment chez les chrétiens libanais. Elle avait été interprété comme un signe d'assentiment au régime répressif de Bachar al-Assad, responsable de près de 70.000 morts depuis le début de la contestation de la dictature, le 15 mars 2011.


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La part de responsabilite des chretiens d'Orient ,colloque


"http://www.chretiensdorient.com/article-prcche-orient-la-part-de-responsabilite-des-chretiens-d-orient-dans-leurs-propres-malheurs-115391054.html">http://www.chretiensdorient.com/article-prcche-orient-la-part-de-responsabilite-des-chretiens-d-orient-dans-leurs-propres-malheurs-115391054.html
Prcche-Orient: La Part De Responsabilité Des Chrétiens D’Orient Dans Leurs Propres Malheurs

Un ambitieux Colloque
sur « le discours des communautés chrétiennes en période de crise »
vient de se tenir
à l’Université Saint Joseph de Beyrouth.

Pere-Selim-Daccache.jpeg Un ambitieux Colloque international sur le thème du « Discours des communautés chrétiennes au Proche-Orient en période de crise » vient d’être organisé par le Centre de recherche et de publications de l’Orient chrétien (Cerpoc), un centre d’études du fait religieux rattaché à la faculté des sciences religieuses de l’USJ.

Le Colloque s’est penché sur les trois dimensions religieuse, politique et culturelle du discours des communautés chrétiennes. Dans sa présentation, le Recteur de l’USJ, le Père Salim Daccache s.j., en a souligné le caractère «d’écoute réciproque»; les conférences et les témoignages du Colloque formeront une base de données pour approfondir une recherche qui s’étalera sur trois ans et servira à une analyse cohérente d’un discours éparpillé et volontariste ; un discours qui laisse souvent le peuple chrétien sur son ignorance, sa faim, son désarroi et sa vulnérabilité aux circonstances.


Parmi les participants, le Député Farid el-Khazen, Mgr Basile Georges Cassmoussa, Archevêque de Beyrouth pour les syriaques-catholiques, Kamel Abou Jaber, représentant le Prince Hassan ben Talal de Jordanie, Mohammad Sammak, Secrétaire général du Comité national islamo-chrétien du dialogue, Joseph Maïla, Abdallah Abou Habib, Directeur exécutif du Centre Issam Farès au Liban, Olivier Roy, Professeur à l’Université européenne, Mgr Antoine Audo, Archevêque d’Alep pour les chaldéens, Laure Guirguis, chercheuse postdoctorale au Département de sciences politiques de l’Université de Montréal, plusieurs chercheurs et professeurs de l’Université libanaise et de l’USJ, ainsi que le Père Salah Abou Jaoudé, Directeur du Cerpoc, et le Père Nagy Edelby, Coordinateur du Centre.
«Analyser le discours des autorités religieuses chrétiennes du Liban et d’autres pays du Proche-Orient dans ses traits les plus généraux risque d’être considéré comme une entreprise iconoclaste» ou même «illusoire», a averti dans sa présentation, axée sur la dimension religieuse du discours, le Père Daccache. Le Recteur de l’USJ a classé, grosso modo, les discours dans les quatre catégories suivantes: vie ecclésiale et croyante chrétienne ; rapport des chrétiens à la vie politique, nationale et aux politiciens; rapport des chrétiens aux autres communautés religieuses, surtout musulmanes; présence chrétienne et émigration. Prince-Hassan-Ben-Talal.jpg

Discontinuité et inefficacité
Si les constantes sont nombreuses, ce qui marque ce discours, selon le Père Daccache, sj. c’est sa «discontinuité» et son «inefficacité». «Il sera judicieux de souligner que la discontinuité marque le discours», affirme-t-il. Une discontinuité due, d’abord, au type de discours tenu. Celui-ci est tantôt officiel (exhortations postsynodales, communiqués, déclarations), tantôt individuel (entretiens, déclarations spontanées à la presse, etc.). Une discontinuité due, aussi, aux désaccords sur les causes des phénomènes observés. C’est particulièrement vrai dans les diverses analyses sur les causes de l’émigration, rapportées par certains à la théorie du complot, par d’autres à un ensemble de causes qui vont de l’économique au sécuritaire, sans référence à un quelconque plan occulte visant à vider l’Orient de ses chrétiens.
Mgr Audo Cette «discontinuité» se voit, aussi, dans les analyses des «divisions» chrétiennes, interprétées tantôt comme un signe de santé démocratique, tantôt comme épiphénomènes d’une lutte pour le pouvoir politique ou d’une entropie suicidaire.
Par ailleurs, tout en soulignant que, dans son discours, l’Église engage tout le poids de son autorité morale, ce qui n’est pas peu, le Père Daccache relève «l’inefficacité» d’un discours plein de «bonnes intentions», mais «abstrait». Cette inefficacité, pense le Père Daccache, a souvent pour conséquences une passivité piétiste ou, pire, la démission et la décision de quitter le pays.
Dans son analyse du discours sur «la vie religieuse et croyante chrétienne», le Père Daccache souligne le caractère positif des appels à la conversion du cœur figurant dans le discours religieux, tout en mettant en relief les obstacles auxquels ils se heurtent, en particulier, selon l’un des conférenciers, «la prostitution politique » de ceux qui « aiment les pays étrangers plus qu’ils n’aiment le Liban». «Seule la vraie conversion du cœur et la réconciliation avec Dieu et la nation peuvent conduire à une relation saine a Mgr Casmoussa, archevêque syro-catholique de Mossoul vec soi-même et avec les autres», relève le recteur de l’USJ.

Les chrétiens responsables de leurs propres malheurs
Autant dire que les chrétiens sont en partie responsables de leurs propres malheurs: qu’ils assument une partie de responsabilité dans ce qui leur arrive ou de ce qu’ils subissent. C’est ce qu’a relevé en particulier Kamel Abou Jaber, ancien Ministre jordanien des Affaires étrangères, représentant la Fondation du Prince Hassan ben Talal.
«Les chrétiens du Machrek font face à de nombreux et difficiles obstacles, dont certains sont certainement de leur propre confection», a relevé le conférencier, citant en particulier le manque de solidarité qui marque les rapports des communautés chrétiennes entre elles et l’impact de ces conduites de repli et d’appropriation jalouse des privilèges et des moyens financiers sur l’émigration.
Abou Jaber a quand même l’honnêteté de reconnaître le poids du facteur politique dans le drame que vivent les communautés chrétiennes du Machrek, notamment l’impact négatif de la cause palestinienne sur l’ensemble du Monde arabeet, aujourd’hui, celui du «printemps arabe», en particulier en Syrie, sur le Liban et la Jordanie.
Du reste, même dans cette dimension politique de la crise et quelles que soient les circonstances, la responsabilité duMonde arabe, dont les chrétiens sont partie intégrante, dans ses propres malheurs ne saurait être totalement dégagée.

Joseph-Maila--www.cjd-paris.fr-.png Synthèse
Esquissant la synthèse finale du Colloque, son modérateur, le Père Richard Abisaleh, a relevé le grand nombre « de questions et d’inquiétudes » qui s’expriment aujourd’hui, aussi bien dans le Monde arabe qu’au Vatican ou dans certaines capitales occidentales, sur la présence – et le mode de présence – des Églises et des chrétiens dans l’Orient arabe.
Citant le Père Thom Sicking s.j., Doyen p.i. de la Faculté des Sciences religieuses de l’USJ, le Père Abisaleh a posé l’une des questions centrales du Colloque: «Les chrétiens dans l’Orient arabe, au début de ce troisième millénaire, sont-ils réellement acculés à choisir entre la lutte pour l’existence contre les vicissitudes de l’histoire et l’appel spirituel et ecclésial à se rendre présents à leurs compatriotes arabes, au risque de l’extinction ?»
De ce dilemme, plusieurs autres questions surgissent. Les chrétiens peuvent-ils surmonter les risques inhérents à ces deux choix et réussir le pari de les concilier ? Quelle place doit occuper la politique dans leur discours, et celui-ci peut-il leur être commun ? Le partenariat islamo-chrétien a-t-il un avenir ?
Au demeurant, le Père Abisaleh a souligné l’ambiguïté, voire le point faible de la problématique du colloque, qui a choisi de se limiter au discours des communautés chrétiennes. «Faut-il analyser unilatéralement le discernement, pour vérifier combien la présence de ces communautours des communautés chrétiennes au Proche-Orient, sans prendre en compte le discours de leur enviroés chrétiennes est acceptée dans sa différence et reconnue dans son apport original et positif ?» a-t-il noté. Logo-USJ-copie-1.jpg
Et de proposer, en rapport avec ce qu’on appelle «le printemps arabe», la question suivante: «Est-il vrai que nous risquons d’assister à l’émergence de la personne humaine, au-delà des communautés, comme le référentiel fondamental de la vie sociopolitique, malgré toutes les vicissitudes néfastes et les dissensions politiques et militaires actuelles ?»
Le Colloque du Cerpoc n’a pas cherché à répondre à toutes les questions, mais s’est présenté comme un état des lieux, «montrant les lignes de force du discours des communautés chrétiennes, signalant les conditions de possibilité d’un apport positif de ces communautés ou, au contraire, les circonstances de leur blocage».

Photos: P. Daccache, Mgr Audo, Mgr Casmoussa et P. Joseph Maila
Source: Fady Noun - Olj.com - 5 février 2013


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