Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

jeudi 23 mai 2013

Conférence œcuménique consacrée à la situation des chrétiens au Moyen-Orient | Patriarcat latin de Jérusalem


22/5/2013-Conférence œcuménique consacrée à la situation des chrétiens au Moyen-Orient

coe_logo_2_webBEYROUTH - Le pouvoir, l'injustice sociale, la menace de l'extrémisme et les relations christiano-musulmanes sont parmi les principaux thèmes de la conférence qui se tient actuellement à Beyrouth (21 – 25 mai) sur la présence et le témoignage des chrétiens au Moyen-Orient. Le Patriarche y est intervenu.
La conférence – organisée par le Conseil œcuménique des Eglises (COE) – réunit près de 150 participants venus du Moyen-Orient et d'au-delà, représentant des Eglises ainsi que des organisations œcuméniques régionales et internationales.
Le Comité central du COE  fait écho à la préoccupation exprimée en 2011 indiquant que le COE « a toujours vu le Moyen-Orient comme une région d'intérêt particulière, étant le berceau du judaïsme, du christianisme et de l'islam… Sans cette présence chrétienne, la convivialité entre les peuples de différentes religions, cultures, civilisations, ce qui est un signe de l'amour de Dieu pour toute l'humanité, sera en danger. »
« Il ne fait aucun doute que le problème palestinien est au centre de tous les conflits au Moyen-Orient »
Parmi les intervenants, on compte le Patriarche latin qui est intervenu ce matin (voir discours en anglais) rappelant que « Nous, les chrétiens du Moyen-Orient en général, et les chrétiens de la Terre Sainte en particulier, ne sommes pas des pèlerins sur cette terre, mais nous faisons partie intégrante de son identité et de son terroir. » Alors que la période historique dite du « Printemps arabe » inscrit le Moyen-Orient dans « un tournant périlleux » et sanglant, Mgr Fouad Twal a exprimé sa solidarité à « chaque famille de réfugiés et à chaque cher martyr, à chaque propriétaire d'une maison démolie dans toute la région, en particulier au cours de ces jours dans notre bien-aimée Syrie. Nous, les enfants de la Terre Sainte, comprenons que trop bien le sens des mots 'déplacement', 'expulsion', 'assassinat', 'injustice', 'déracinement' et 'exil'. »
A ce sujet, le Patriarche qui assure qu' « il ne fait aucun doute que le problème palestinien est au centre de tous les conflits au Moyen-Orient depuis les cent dernières années », et juge « de plus en plus pénible » que « les  médias et la communauté internationale ont cessé de se rappeler de notre situation et tourné tout leur intérêt à la situation syrienne » dit-il. Pour lui, la communauté internationale ne doit pas « contourner cette vérité. » Et d'ajouter : « Nous appelons à une action sérieuse pour une paix véritable en Terre Sainte, avec l'élimination de l'injustice historique qui a frappé le peuple palestinien sur la base de la justice, la vérité, l'amour et la liberté, conformément aux résolutions de la légitimité internationale qui est piétinée jour après jour, ainsi que les droits de l'homme légitimes, à commencer par le droit à l'autodétermination. »
Christophe Lafontaine

Qui sont les ravisseurs des deux évêques d’Alep? | Une foi par semaine

http://religion-gaulmyn.blogs.la-croix.com/qui-sont-les-ravisseurs-des-deux-eveques-dalep/2013/05/22/
22/5/2013-Qui sont les ravisseurs des deux évêques d'Alep?   Triste anniversaire. Voilà juste un mois, le 22 avril, deux hommes, Mgr Paul Yazigi et Mgr Yohanna Ibrahim, responsables d'Eglise en Syrie ont été enlevés. Le premier est évêque grec orthodoxe d'Alep, le second évêque syrien-orthodoxe de la même ville.

 Enlevés par qui ? Pourquoi ? Certes, on peut soupçonner un crime crapuleux, motivé par l'appât du gain, tant le territoire, aujourd'hui désorganisé, est en proie aux violences en tout genre. Mais il ne faut pas se tromper : la portée de cet enlèvement va, malheureusement, bien au-delà de la « seule » vie des otages. Il ne doit rien au hasard : à travers eux, les ravisseurs s'attaquent à un symbole lourd de sens.

Diversité culturelle

Tout d'abord, ils visent une histoire et une culture. Mgr Paul Yazigi appartient à une vieille famille de Lattaquié, une ville côtière au nord de la Syrie. Une famille qui est depuis toujours dans ces terres là, et entretient une tradition lettrée et intellectuelle. Une famille qui s'est aussi investi dans les luttes nationales du début XXe. Paul Yazigui a fait une partie de ses études en Grèce, il est helléniste, ouvert, à la frontière entre l'Europe et l'Asie. Son père spirituel est l'un des moines les plus connus  du mont Athos. La famille Yazigi est le témoin vivant de la diversité culturelle et confessionnelle de ces terres, une diversité que beaucoup aimerait voir disparaître aujourd'hui.

 Contre un repli identitaire

 A travers ces hommes, les ravisseurs ont aussi voulu atteindre une certaine idée du rôle des religions au Moyen-Orient, une idée qui dérange trop de monde. Mgr Paul Yazigi est l'un des espoirs de la plus grosse Eglise chrétienne en Syrie, l'Eglise grec-orthodoxe. Il fait partie de cette génération qui veut en finir avec la conception communautariste de leur Eglise, à qui il reproche de s'être réfugié dans une posture minoritaire et identitaire, dépendant d'appuis extérieurs : que ce soit autrefois avec la Russie tsariste, l'empire ottoman, les puissances coloniales anglaise ou française, ou, depuis les années 60, le pouvoir minoritaire Alaouite. Un repli dont la hiérarchie religieuse, sous la chape de plomb de Hafez Al-Assad, s'est fait complice.

Mgr Paul est de cette génération que l'on voit émerger aussi chez les coptes d'Egypte, ou les chrétiens d'Irak, à la faveur des révoltes arabes, et qui souhaite nouer un dialogue avec les autres composantes du pays, non pas sur une base confessionnelle, mais citoyenne. Une génération qui refuse de voir son sort dépendre de la protection d'un camp contre l'autre, et qui pourrait se retrouver aussi dans l'exhortation apostolique de Benoît XVI pour le Moyen Orient…

Cette vision dérange trop de monde. Le camp  alaouite, dont le pouvoir de terreur repose sur une gestion des minorités; celui des fondamentalistes sunnites, dont le projet n'est autre qu'une épuration religieuse radicale de tous ceux qui ne sont pas comme eux.

Le jeu de la Russie

Mais elle heurte aussi les grandes puissances qui, comme la Russie, continuent de vouloir s'appuyer sur la hiérarchie orthodoxe, leur faisant de nouveau jouer ce rôle combien dangereux de « minorité sous protection ». Le récent voyage au Liban du vice-ministre des affaires étrangères russe, Mikhaïl Bogdanov, en a apporté la preuve éclatante. Que l'on soupçonne, derrière l'enlèvement des deux évêques, l'action de groupe tchétchène venu importer leur combat contre la Russie en Syrie n'a rien de rassurant.

 « s'accrocher à notre citoyenneté »

 Le patriarche Jean d'Antioche, primat de l'Eglise grec-orthodoxe d'Antioche, et qui n'est autre que le frère de Mgr Paul, ne s'y est pas trompé, dans l'homélie courageuse adressée, le 20 mai dernier, de l'église Sainte Croix de Damas, à l'opinion internationale: « Que nous soyons tués, que nous soyons enlevés, que nos demeures soient détruites, tout cela ne va pas atteindre, ni réduire notre détermination à s'accrocher à notre citoyenneté et à la coexistence, à s'accrocher à notre terre, et à réclamer la justice dans nos contrés (…) loin de tout alignement politique ».

 Citoyens à part entière, ces chrétiens d'Orient rejettent une vision misérabiliste de leur situation et de leur avenir. Ils refusent d'être otages d'intérêts qui les dépassent. Des otages, et pas seulement au sens figuré…      

 Isabelle de Gaulmyn

Voir le site orthodoxie.com, « chroniques antiochiennes » pour toute information sur cette région.


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Raï concélèbre la messe avec le pape et lui demande de prier pour le Liban | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

23/5/2013-Raï concélèbre la messe avec le pape et lui demande de prier pour le Liban
Arrivé la veille à Rome, à l'issue d'une tournée pastorale en Amérique latine entamée le 13 avril dernier, et qui s'est achevée par la Colombie, le patriarche maronite Béchara Raï a concélébré la messe hier matin avec le pape François, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican. 

Le patriarche était accompagné de Mgr François Eid, vicaire patriarcal à Rome, de son adjoint, le P. Tony Gibran, et du responsable du service de presse à Bkerké, Walid Ghayad.
Dans son homélie, le pape a parlé des vertus de sainte Rita, patronne des cas impossibles, dont c'était la fête liturgique hier, réclamant son intercession pour « tout ce qui paraît impossible à changer dans nos vies ».
Après la messe, une réunion en tête à tête a eu lieu entre le pape et le patriarche Raï. Ce dernier a rapidement brossé un tableau de la situation au Liban et dans la région, et abordé avec lui aussi bien le sujet de la présence chrétienne dans cette partie du monde que sa dernière visite en Amérique latine.
Le chef de l'Eglise maronite a demandé au pape d'accorder sa bénédiction au Liban.
Plus tard dans la journée, le patriarche a participé aux travaux du congrès du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, qui portera, durant trois jours, sur l'affaire « des migrations forcées ».
Il en a profité pour attirer l'attention des présents sur « la situation au Moyen-Orient et sur les réfugiés palestiniens, irakiens et syriens au Liban ».
En soirée, le patriarche a rencontré le cardinal Lenoardo Sandri, président du Conseil pontifical pour les Églises orientales, pour une séance de travail au Collège maronite de Rome.
Le chef de l'Église maronite est attendu au Liban demain. 

mercredi 22 mai 2013

A-t-on oublié les Chrétiens d’Orient? | Conflictualités et médiations


A-t-on oublié les Chrétiens d'Orient?

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En Egypte, depuis le début de la révolution entre 60 000 et 100 000 coptes (plus grande communauté chrétienne d'Egypte) auraient fui. Lors de la chute de Saddam Hussein, les chrétiens d'Irak étaient environ 1,2 million, aujourd'hui ils seraient moins de 500.000, et beaucoup continuent de partir. En Syrie, la situation est similaire, en démontre le récent enlèvement de deux évêques syriens. Cet exode en direction, principalement des Etats-Unis et du Canada, rappelle des heures biens sombres de notre histoire.

La diplomatie vaticane a mis l'accent sur la situation d'urgence dans laquelle se trouvent les Chrétiens d'Orient. Lors de son voyage au Liban le pape Benoit XVI, a remis aux évêques du Moyen-Orient ainsi qu'aux autorités religieuses musulmanes l'exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Medio Oriente qui est non seulement le fruit des réflexions du Synode des évêques pour le Moyen-Orient (octobre 2010) mais aussi et surtout « un document qui répond à l'actualité et à la situation de détresse des minorités chrétiennes au Moyen-Orient »[1]. Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux, interrogé, le 6 avril 2012 par la chaîne qatari Al-Jazeera[2], sur les raisons qui poussent actuellement les chrétiens à fuir le Moyen-Orient a souligné l'importance de leur présence pour la région. « Les chrétiens partagent le destin des peuples de la région. Et là où la paix n'existe pas, ils souffrent. Leur grande tentation est d'émigrer, parce que le processus de paix n'avance pas. Mais si les chrétiens quittent le Moyen Orient, ce sera une tragédie, parce qu'ils quitteront la terre qui les a vu naître. Les chrétiens ont toujours vécu au Moyen Orient. S'ils s'en vont, les Lieux Saints deviendront un musée et ce sera une catastrophe ». Il est urgent de stopper ce qu'il qualifie d' « hémorragie » encouragée par le sentiment, parmi les minorités chrétiennes, d'être considérés comme des « citoyens de seconde classe ». Le danger principal vient de « l'analphabétisme religieux » : « Nous sommes parvenus à éviter le choc des civilisations, évitons le choc des ignorances ». Sans connaissance de soi et de l'autre, aucun dialogue n'est possible. Cependant les mouvements de soulèvements populaires du « Printemps arabes » pourraient éclaircir un avenir bien sombre : « ces aspirations, nées chez des jeunes en recherche de dignité, de liberté et de travail, sont bonnes et partagées tant par les chrétiens que par les musulmans ».

C'est malheureusement sans compter sur l'évolution du « Printemps arabe ». Ce mouvement populaire n'est pas religieux, il est avant tout basé sur des revendications sociales, ce n'est que plus tardivement que les mouvements fondamentalistes religieux musulmans s'y sont insérés, faisant tourner la confusion et l'anarchie à leur avantage. Les Chrétiens en tant que minorités sont pris entre deux feux. Souvent identifiés comme soutien du régime, et donc montrés du doigt tel est le cas en Syrie, parce que leur statut de minorité était protégé, ils sont aussi menacés par l'essor des groupes islamistes dont les premières victimes sont les musulmans eux-mêmes. Victimes collatérales ou véritable « nettoyage ethnique » ? Ce qui est certain est que les chrétiens, en tant que minorité, sont un facteur de stabilité, leur présence est un signe visible d'un relatif « espace de liberté ». Une présence signe de liberté et d'espoir, comparable, dans la nature, à la présence de certaines plantes ou de certains oiseaux qui nous indique l'état de la faune et de la flore.

Par cette urgence, qui ne semble pas véritablement mobiliser des actions concrètes de la part de la communauté internationale, on est en droit de se poser des questions sur la stratégie française. Où sont les orientalistes français ? Quelle place leur accorde-t-on ? Pour tenter de comprendre la prise de position indécise de la France, je renvoie à un article du bloc de Georges Malbrunot[3]. Comment ne pas s'indigner avec passion, à l'image de Gilles Kepel[4], orientaliste de renom dont le réseau d'élève essaime aujourd'hui un peu partout, qui  « n'oublie pas la dissolution de la chaire "monde arabe" à Sciences Po en décembre 2010, au moment même où Mohamed Bouazizi s'immolait en Tunisie »[5]. Situation des plus absurdes ! La France avait une « chance » de s'impliquer dans le conflit syrien de par son histoire[6] et ses liens culturels, mais aussi et surtout par son statut de protecteur des chrétiens d'Orient. Le patriarche maronite libanais, le cardinal Béchara Raï, célébrait le 1er avril 2013, l'amitié franco libanaise en présence de l'ambassadeur de France au Liban. A cette occasion, dans l'un de ses discours il rappelait l'origine de cette tradition française qui prend racine dans une charte du roi saint Louis envoyée le 24 mai 1250 au patriarche maronite. Cette charte avait été réaffirmée en 1649 par Louis XIV tandis que, en 1919, le président du Conseil Georges Clemenceau assurait au patriarche Elias Hoyek « que le gouvernement de la République demeurait invariablement attaché aux traditions de mutuel dévouement établies depuis des siècles entre la France et le Liban »[7]. Force est de constater que cette tradition a été rompue, et que l'indécision française a essuyé un échec : « Lors d'une récente visite à des communautés chrétiennes de Syrie, l'ambassadeur de France à Damas, Eric Chevalier a été accueilli par une forêt de drapeaux russes, une façon de lui signifier que la France avait perdu au profit de la Russie son statut de protectrice des Chrétiens d'Orient. [8]»

En sera-t-il de même compte tenu de la situation humanitaire catastrophique ?

Laurent Tessier


[1] Conférence de l'Institut pontifical d'études arabes et d'islamologie (PISAI), 17 mai 2013, intitulée  « The Arab Spring outside in » tenue par S.E.R. Michael L. Fitzgerald., président émérite du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux (2002-2006) et nonce apostolique en Egypte et délégué auprès de la Ligue arabe à partir de 2006.

[4] C.f.  Passion arabe. Journal, 2011-2013, de Gilles Kepel, Gallimard, ("Témoins") : récit de voyage au cœur du « Printemps arabe », témoignage passionnant et éclairant, absolument recommandé

[6] La Syrie fut placée par la Société des Nations sous mandat français de 1920 à 1946.

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Vatican: le pape François lance Missio, son application sur iPhone et Android

C'est la semaine passée que le pape François a lancé l'application du Vatican sur iOS (iPhone, iPad et iPod touch) et Android. Baptisé "Missio", l'appli est gratuite et reprend les dépêches de l'agence Fides, l'organe de presse officiel du Saint-Siège.

Les deux applis ont été inaugurées par le pape lui-même au cours de l'audience aux participants de l'assemblée des Oeuvres pontificales missionnaires (POM) le 17 mai dernier. François a alors cliqué sur une touche d'une tablette portant l'inscription latine "Evangelisantur" ("Qu'ils soient évangélisés" en français).

L'appli gratuite est disponible en 8 langues (français, arabe, anglais, espagnol, italien, allemand, portugais et chinois). Les utilisateurs sauront alors tout des dernières nouvelles de l'Eglise Catholique mondiale, partout et tout le temps. Articles et vidéos quotidiennes sont ainsi accessibles.

Missio est présentée par le Vatican dans ces termes par le Vatican: "Conçue pour les catholiques comme les non catholiques, l'application est un compagnon parfait pour la vie spirituelle de chacun."

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