Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mercredi 29 mai 2013

Les Chrétiens de Damas, entre la ferveur et la peur | La-Croix.com

29/5/2013-Faut-il accueillir des réfugiés syriens en Europe ?


Lundi 20 mai, les chétiens de la capitale syrienne sont venus nombreux, autour de Sa Béatitude Jean X, le patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, des représentants des autres églises chrétiennes et du nonce apostolique, pour une messe célébrée à l'intention des deux évèques syriens enlevés le 23 avril 2013. 

Ce jour là, Mgr Youhanna Ibrahim, archévèque du diocèse syriaque orthodoxe d'Alep, et Mgr Paul Yazigi, métropolite du diocèse grec orthodoxe de la même ville, ont été kidnappés à Kafar Dael, près d'Alep. Aucune revendication n'a été formulée mais des sources au sein de l'Eglise grecque orthodoxe, de même que le régime syrien, ont affirmé que les ravisseurs étaient des « jihadistes tchétchènes ». 

les deux évêques sont en bonne santé

Le 25 mai à Istanbul, un responsable du principal groupe de l'opposition syrienne affirmait que les deux évêques étaient en bonne santé, sans toutefois pouvoir donner d'indication sur leurs ravisseurs. « La seule information qui est sûre pour nous, c'est qu'il y a deux ou trois jours, un médecin a rendu visite aux deux évêques. Ils vont bien » déclarait Abdul Ahad Steipho, membre d'un comité créé par la Coalition nationale de l'opposition syrienne pour enquêter sur ces enlèvements. 

Selon Abdul Ahad Steipho, les tentatives de son comité pour obtenir un contact direct, téléphonique, ont échoué et le comité reçoit « beaucoup d'informations contradictoires sur l'identité des ravisseurs et sur leurs demandes de rançons ». Interrogé sur les différentes pistes possibles, l'opposant a répondu: « Ces enlèvements sont parfois commis par des bandes criminelles, parfois par le régime, et parfois, il faut être francs, les brigades de l'Armée syrienne libre sont responsables de tels enlèvements pour leur permettre d'effectuer des échanges ».

5 % de la population syrienne

Les Chrétiens représentent environ 5 % de la population syrienne. La majorité d'entre eux appartiennent à l'Eglise grecque-orthodoxe, une des 14 églises autocéphales rassemblées au sein de la communauté orthodoxe orientale. Son patriarche, Jean X, a été élu le 17 décembre 2012, pour succéder à Ignace IV Hazim, décédé le 5 décembre 2012, à l'age de 92 ans. Les trois autres confessions chrétiennes importantes sont les grecs-catholiques, les arméniens-apostoliques et les syriens-orthodoxes.

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 En chiffres 

 Population totale : 21, 6 millions. Répartie de la façon suivante :  Sunnites : 15, 8 millions, 72, 8 %  Alaouites : 2, 2 millions, 10, 2 %  Kurdes : 1, 8 millions, 8, 3 %  Chrétiens : 1 million, 4, 6 %  Grecs orthodoxes : 526 000

mardi 28 mai 2013

Mgr Nasser Gemayel, le défi français d’un évêque maronite | La-Croix.com

Avec les plus sincères salutations de Joseph Khoreich 

28/5/2013-Mgr Nasser Gemayel, le défi français d'un évêque maronite | La-Croix.com

En juillet dernier, le Saint-Siège a annoncé la création d'une nouvelle « éparchie » pour les catholiques maronites résidant en France.


Grand universitaire libanais et pasteur de terrain, Mgr Gemayel conduit depuis dix mois les 80 000 âmes de ce diocèse où tout reste à bâtir.

C'est un coin de Liban au cœur de Paris, quelques mètres carrés adossés au foyer maronite de la rue d'Ulm. Mgr Nasser Gemayel reçoit dans un salon au décor minimaliste. Deux fauteuils sur un tapis d'Orient, un télécopieur sous emballage, et au mur l'incontournable portrait de Charbel, l'un des saints les plus populaires au pays du Cèdre : voilà à quoi se résume le siège parisien de celui que Rome a nommé le 21 juillet dernier premier évêque des maronites de France. Cette nouvelle éparchie était très attendue par les 80 000 maronites de l'Hexagone, installés parfois de longue date, en vertu de l'amitié qui lie les deux nations.

Depuis moins d'un an d'existence, l'éparchie Notre-Dame-du-Liban se bâtit peu à peu : « Nous sommes en quête d'un lieu, pourquoi pas un ancien couvent, à Paris ou dans la petite couronne, pour installer notre évêché », annonce avec franchise Mgr Gemayel, personnage affable et direct dont la porte est toujours ouverte. Sans faire grand cas de sa situation, l'évêque de 62 ans a appris à composer avec les moyens du bord : « En matière de simplicité, notre nouveau pape nous a montré l'exemple », convient-il, non sans rêver d'un évêché fonctionnel où accueillir ses hôtes, avec foyer et centre de recherches…

Pour l'heure, il n'a de toute façon que peu d'occasions d'être à Paris. Depuis son installation, fin septembre, Mgr Gemayel raconte avoir sillonné la France pour « réveiller la nostalgie des racines d'Antioche » parmi les communautés maronites. Pour la plupart occidentalisés, les Libanais rencontrés demeurent étroitement liés à leur culture, observe-t-il.

Forger « une communion »

Jusqu'ici, en France, il n'y avait que quatre paroisses : Paris, Suresnes, Lyon et Marseille ; quatre foyers historiques de la présence libanaise. Dès novembre, une nouvelle paroisse verra le jour à Bordeaux, tandis que d'autres créations sont à l'étude à Marcq-en-Barœul, Strasbourg et Clermont-Ferrand, où l'évêque s'est rendu récemment en compagnie du P. Raymond Bassil, le jeune prêtre qui le seconde dans cette opération de reconnaissance.

D'autant que Mgr Gemayel souhaite que tous se mobilisent pour dessiner les contours de la nouvelle éparchie : « Ce n'est pas d'abord une affaire administrative », insiste l'évêque, dont la devise annonce le souci de proximité : « Authenticité et mission. » Une ambition qu'il a mise en œuvre en inaugurant, le 9 février dernier, un synode diocésain qui doit se conclure en 2014.

L'objectif est de forger « une communion », analyse, en buvant un café oriental, l'évêque pionnier, accoudé à la petite valise qui ne le quitte presque jamais. Depuis dix mois, sa vie a des airs de perpétuel pèlerinage : dans moins de deux heures, il doit appareiller pour Londres, en sa qualité de visiteur apostolique pour l'Europe qui lui donne une responsabilité pastorale dans une quinzaine de pays.

« Servir la communauté »

Voyager est de toute façon presque une seconde nature. Très jeune, l'enfant d'Aïn-El-Kharoubé, petit village du Mont-Liban, issu d'une des plus grandes familles libanaises, a su que sa vocation serait de devenir prêtre. Séminariste à l'université Saint-Joseph de Beyrouth de 1970 à 1974, il intègre l'année suivante la Catho de Lyon alors qu'éclate la guerre civile libanaise. Soucieux de « servir la communauté », le jeune étudiant choisit alors de se tourner vers la philosophie de l'éducation, qu'il étudie à Paris I.

Ordonné en 1981, il revient à Paris en 1984 pour soutenir sa thèse de doctorat (« Les maronites et l'éducation au Liban »). Auteur de 32 ouvrages, ce chercheur infatigable doublé d'un pasteur de terrain a accueilli sa nomination en France comme une évidence.

Pour avoir exploré les archives du Collège de France, il sait que les maronites y ont enseigné dès le XVIIe  siècle : « Quand je passe devant le bâtiment, ça me remue toujours », confie ce Parisien d'adoption, émerveillé d'avoir établi ses quartiers provisoires à deux pas du Panthéon. En 1893, la première messe maronite de France a d'ailleurs été célébrée non loin de là, dans la chapelle du Palais du Luxembourg, révèle cet érudit, avide de transmettre son savoir, comme lorsqu'il enseignait dans de grandes universités. Pédagogue dans l'âme, il dit y avoir vécu certaines des plus belles années de sa vie, au contact d'étudiants chrétiens et musulmans.

« Héritiers du même monde romain et méditerranéen »

Quand le professeur Gemayel est lancé, des pans entiers d'histoire oubliée refont surface : on apprend ainsi que la première imprimerie arabe de France fut installée à Marseille au XIXe  siècle, par une famille libanaise. « Et saviez-vous qu'il existe une rue des Maronites, dans le 20e   arrondissement de Paris ? » L'évêque y voit un signe du lien entre les deux pays autant qu'une justification de la nouvelle éparchie

 « Nous sommes les héritiers du même monde romain et méditerranéen », fait valoir ce passeur qui regrette parfois les incompréhensions entre l'Occident et les pays arabes. Et c'est peut-être pour resserrer ces liens, en commençant par l'Église, qu'il envisage d'instituer avec ses homologues catholiques orientaux de France une manifestation culturelle et spirituelle vouée à mieux faire connaître les richesses de l'Orient chrétien. D'ici là, Mgr Gemayel espère avoir défait ses cartons.

Le cardinal Sandri et Gregorios III : même inquiétude pour les chrétiens d’Orient

27/5/2013-Le cardinal Sandri et Gregorios III : même inquiétude pour les chrétiens d'Orient

La situation au Proche-Orient et l'avenir des chrétiens de la région ont été au cœur des rencontres entre le cardinal Sandri et les représentants des Eglises locales. Le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, qui effectue en ce moment un voyage au Liban avant de se rendre en Jordanie, a été reçu samedi le patriarche grec-melkite catholique d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem, Gregorios III, ainsi que les évêques du Liban et les supérieurs généraux des ordres religieux à Beyrouth. Lors de ces entretiens, la situation des chrétiens au Liban, en Syrie et en Palestine a été abordée alors que le conflit syrien a des répercussions dans tous les pays de la région. Le cardinal Sandri n'a pas oublié les deux évêques orthodoxes d'Alep enlevés il y a plus d'un mois et a lancé un appel en faveur de la leur libération.

Le patriarche a profité de cette tribune pour renouveler son appel pour que les responsables du Saint-Siège incluent dans leurs déplacements la Syrie. Il a souhaité que les réunions prochaines entre le Conseil des patriarches catholiques d'Orient (CPCO) et la Congrégation pour les Eglises Orientales permettent de relancer le processus de paix et le dialogue islamo-chrétien. Il espère enfin le développement de l'esprit œcuménique entre toutes les Eglises de la région, selon les directives de l'exhortation apostolique de l'assemblée spéciale du Synode des évêques pour le Moyen-Orient promulguée par le pape Benoît XVI, lors de son voyage au Liban, en septembre 2012.

Deux évêques maronites ordonnés

Dimanche, le cardinal Sandri a célébré la messe à Bkerké au Liban et a ordonné deux évêques maronites : Mgr Tarabay pour l'éparchie de Saint Charbel à Buenos Aires, et Mgr Chamieh pour l'éparchie de Saint Maron à Sydney. Le Cardinal Sandri a insisté sur « l'unité de l'Eglise, notamment des fidèles autour de leur pasteur, et tous ensemble autour de notre Seigneur, sur la nécessité de rechercher la sainteté, pour se révéler de vrais serviteurs de la paix et de l'unité ».

Le cardinal Sandri s'est ensuite rendu au sanctuaire de la Vierge de Zahleh, situé dans la Bekaa à 50 km de Beyrouth, pour une célébration à laquelle participaient l'archevêque melchite de la ville et les autres évêques des Eglises orientales, ainsi que de nombreux fidèles. (avec APIC)

Photo : le cardinal Sandri lors de sa visite au Liban


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Bayeux. Exposition sur les chrétiens d’Orient à la cathédrale - Bayeux - Religions - ouest-france.fr

Bayeux. Exposition sur les chrétiens d'Orient à la cathédrale

Religionslundi 27 mai 2013

L'association l'Œuvre d'Orient propose une exposition à la cathédrale de Bayeux sur les chrétiens d'Orient : maronites, chaldéens, coptes… autant de communautés implantées en Afrique et en Asie, depuis 2000 ans. « Des chrétiens d'origine et non d'importation », indique Laurent Berthout, curé à Bayeux.

Inauguration le 3 juin par l'évêque

Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux-Lisieux, inaugurera l'exposition le lundi 3 juin, à 19 h, avant une conférence de Mgr Pascal Gollnish. « Le directeur de l'Œuvre d'Orient reviendra sur la situation en Syrie »,insiste Marc de Montessus, de l'association. Une veillée de prières œcuméniques sera organisée le vendredi 14 juin. « Célébrée par Mgr Boulanger, elle réunira les six communautés de chrétiens d'Orient du diocèse, ainsi qu'anglicans et protestants », explique Laurent Berthout.

Jusqu'au samedi 15 juin, de 8 h 30 à 19 h, cathédrale Notre-Dame à Bayeux, exposition sur les chrétiens d'Orient. Entrée libre.




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Un voyage sous le signe de la paix, de la réconciliation et de la solidarité

Le patriarche Gregorios accueille le card. Sandri

ROME, 26 mai 2013 (Zenit.org) - Le voyage du cardinal Sandri au Liban et en Jordanie (cf. Zenit du 24 mai 2013, http://www.zenit.org/fr/articles/le-card-sandri-au-liban-et-en-jordanie) s'est situé sous le signe de la recherche de la paix, de la réconciliation et de la solidarité dans la région, comme le spouligne ce communiqué du Patriarcat Grec Melkite Catholique d'Antioche et de tout l'Orient d'Alexandrie et de Jérusalem.

Communiqué

Recevant le Cardinal Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises Orientales, Gregorios III : « Cette visite est le signe de la permanence de nos relations et de notre complémentarité avec le Saint-Siège »

Entouré des évêques du Liban et des supérieurs généraux des ordres religieux de l'Eglise grecque-melkite catholique, Sa Béatitude Gregorios III, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem a reçu, ce samedi 25 mai 2013, Son Eminence le Cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises Orientales, accompagné du Nonce apostolique Son Excellence Mgr Gabriele Caccia en la résidence patriarcale de Raboué au nord de Beyrouth.

Les différents entretiens entre S.B. Gregorios III et S.E. le Cardinal Sandri ont porté principalement autour de la situation régionale en générale et des défis à relever pour aboutir une solution pacifique des différents comme sur la condition et l'avenir des Chrétiens d'Orient. Tout particulièrement en Syrie, au Liban et en Palestine.

Pour Gregorios III « la visite de son Eminence le Cardinal Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales à notre Eglise est le signe de la permanence de nos relations et de notre complémentarité avec le Saint-Siège. » Le patriarche a insisté sur « le rôle particulier du Saint-Siège dans le processus de paix et tout particulièrement en Palestine et en Syrie où le Saint-Siège œuvre à tout ce qui peut mener à  la réconciliation et à la solidarité. »

Le patriarche a réitéré son appel pour que les responsables du Saint-Siège incluent dans leurs déplacements la Syrie dans l'espoir d'y voir un jour régner la paix dans ce pays qui souffre. Comme il a espéré des réunions prochaines entre le Conseil des patriarches catholiques d'Orient (CPCO) et la Congrégation pour les Eglises Orientales pour exposer l'exacte situation des Chrétiens de la région, relancer le processus de paix et le dialogue islamo-chrétien comme l'esprit œcuménique entre toutes les Eglises de la région et l'application des directives de l'exhortation apostolique de l'assemblée spéciale du Synode des Evêques pour le Moyen-Orient.

Un déjeuner a réuni autour de Sa Béatitude Gregorios III et de Son Eminence le Cardinal Sandri l'ensemble des évêques et prélats présents.