Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

jeudi 30 mai 2013

CHRÉTIENS AU MOYEN-ORIENT: Martyrs du 21e siècle. | La Croix du Benin-26/5/2013


CHRÉTIENS AU MOYEN-ORIENT: Martyrs du 21e siècle

Interview exclusive de Mgr Michel Aoun, évêque de Byblos-Jbeil.

 En visite pastorale aux catholiques libanais du Bénin et du Nigeria, Mgr Michel Aoun, évêque de Byblos-Jbeil au Liban, fait connaître l'Eglise au Moyen-Orient.

 La Croix du Bénin : En ce 21e siècle, que signifie vivre en tant que chrétien au Moyen-Orient?

Mgr Aoun : Les chrétiens au Moyen-Orient vivent le martyr au quotidien, car le fanatisme religieux augmente sans cesse. Toute la région est en état de bouillonnement avec ce qui s'est passé en Irak, en Iran et avec ce qui se passe actuellement en Syrie. Pour cette raison, nous voyons que même s'il n'y a pas une persécution systématique, il faut reconnaître que généralement, les fanatiques créent beaucoup de souffrance. Quelquefois, ils font des explosions ou bien ils kidnappent un prêtre. C'est le cas par exemple des deux évêques enlevés en Syrie : Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe d'Alep et de Mgr Boulos Yazigi, évêque grec orthodoxe de la même ville. On ne connaît pas encore leur sort. Le 21 mai dernier, les évêques et les représentants des Eglises en Jordanie ont appelés à une marche silencieuse pour les deux évêques. Tout cela met les chrétiens en difficulté et ils doivent témoigner quand même de leur foi. Ils cherchent à assurer leur sécurité et l'avenir de leurs enfants. Cela entraîne beaucoup de migration. Au Liban, même si la persécution n'est pas intentionnelle, les chrétiens paient un tribut à cause des conflits interreligieux du Moyen-Orient. Parfois même, les fanatiques s'attaquent aux chrétiens parce qu'ils sont des autochtones. Des voies modérées disent : les chrétiens sont nos frères et nous voulons qu'ils vivent avec nous. Malgré cela, il y a un problème réel.

 Comment le chrétien peut témoigner de sa foi dans un tel contexte?

Ce n'est pas facile. Il faut une grande foi pour témoigner. La grande majorité des chrétiens veulent vivre leur stabilité, ils veulent pratiquer leur foi ; mais ils demandent aussi la sécurité. Avec la pastorale des jeunes, nous insistons sur le fait que si le Seigneur nous a implantés dans cette région du monde, c'est qu'il y a une mission et nous devons l'assumer. Mais il n'est pas toujours facile pour les jeunes de comprendre. Ils se disent que si c'est possible pour eux de vivre librement leur foi ailleurs, pourquoi donc se résigner à continuer de vivre là où il y a la guerre et la violence. Alors, il faut encourager. Je sais qu'il y a pas mal de mouvements de jeunes qui aident les gens à croire en ce témoignage

 Quelle est donc la proportion des chrétiens dans la région?

Le plus grand pays où il y a les chrétiens au Moyen-Orient, c'est l'Egypte. L'Eglise copte compte au moins 10 millions de fidèles sur une population de 80 millions. Au Liban, même si 40% de la population sont des chrétiens actuellement, le pays a 4 millions d'habitants. En Syrie où la majorité est orthodoxe, les chrétiens ne dépassent pas 10% de la population. En Irak, il y a les Chaldéens et les Assyriens. On y comptait plus d'un million de chrétiens, actuellement ils sont  à peu près 300.000.

 Comment se porte l'Eglise du Liban ?

C'est une Eglise vivante avec beaucoup d'initiatives et de vocations. Les mouvements de jeunes aussi sont en croissance. Cependant, il y a également de nombreux jeunes qui vivent loin de l'Eglise et nous reconnaissons qu'il faut faire bien davantage. Nous les exhortons à ne pas vivre la foi au niveau de la religiosité seulement, au niveau sentimental, mais à aller en profondeur.

 Quel est l'impact de la religion sur la vie intime des jeunes ?

Il n'y a pas beaucoup de mariage mixte au Liban, mais il n'est pas interdit non plus.

Nous essayons de leur faire comprendre que s'ils croient au mariage comme sacrement et qu'ils veulent vivre leur foi, c'est  très important aussi de communiquer cette foi à leurs enfants. Mais il y a plusieurs jeunes filles musulmanes qui se convertissent au christianisme lorsqu'elles aiment un jeune catholique. Mais généralement, on ne donne pas le baptême avant le mariage parce qu'il faut s'assurer que ce n'est pas seulement pour plaire à la famille du futur conjoint, que ce soit une conviction. Nous acceptons donc la disparité de culte et après le mariage, ils suivent le cheminement pour recevoir le baptême. Plusieurs le font chez nous.

 Quel est le rôle de l'Eglise dans la consolidation de la paix au Liban ?

Au Liban, l'Eglise est très impliquée parce que le patriarche a toujours eu un rôle même politique. Il est bien regardé par toutes les confessions comme une référence nationale. La parole du patriarche est entendue non seulement au niveau religieux, mais aussi au niveau politique parce que l'indépendance du Liban date de 1943. Or avant, le patriarche était le chef religieux et politique. Jusqu'à maintenant, le patriarche a toujours son mot à dire. Il peut convoquer par exemple les politiciens chrétiens pour s'entendre autour d'un sujet.

Qui sont les Maronites?

Les Maronites constituent la plus importante communauté chrétienne du Liban où siège l'Église maronite, une des Églises catholiques orientales. Née avec Saint Maroun au Ve siècle, elle est la seule Eglise d'Orient à être fidèle à l'Eglise catholique universelle dès ses origines. Comme toutes les Eglises d'Orient en communion avec Rome, l'Eglise maronite a évolué avec son propre rite au cours des siècles, attachés à la langue syriaque, fille de l'araméen, langue du Christ.

Au Bénin, il existe une communauté maronite. L'église de la paroisse Maronite, Saint Charbel, est consacrée en 2009. Elle est composée d'une forte communauté libanaise.

Propos recueillis par

André QUENUM & Valerie ZINSOU

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À l’USJ, un nouveau diplôme Médias et religion « au service de l’homme » | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

29/5/2013-À l'USJ, un nouveau diplôme Médias et religion « au service de l'homme »
« Comprendre l'enjeu stratégique de la communication au sein des institutions religieuses, afin de (ré)inventer les bases de leur politique médiatique », et leur manière de s'adresser au public, est sans doute la valeur ajoutée du nouveau diplôme universitaire Médias et religion établi par la faculté des sciences religieuses de l'USJ, et dont la première promotion vient d'achever ses cours. La valeur de ce diplôme est de reconnaître d'abord que la communication est un pilier essentiel de la vitalité des institutions religieuses, et d'accepter donc implicitement la nécessaire évolution de ces institutions. « L'enchevêtrement de la religion et du domaine public est un constat élémentaire », a précisé le père Sélim Daccache, recteur de l'USJ, à l'ouverture d'une table ronde sur les rapports entre médias et religion, organisée en guise de clôture du premier semestre du nouveau DU. Une approche développée par sœur Katia Raya, coordinatrice du diplôme (proposé par la coordinatrice des cours à la faculté des sciences religieuses Betsa Estephano).
« Malgré les tendances à marginaliser, négliger ou renier les médias religieux, la religion reste un élément de la fermentation médiatique, surtout au Liban », a-t-elle affirmé, soulignant le rôle des médias religieux et de la religion à l'éveil social.
Un éveil desservi par les pratiques médiatiques actuelles, dont la journaliste Hyam Abou Chédid, également enseignante au DU des Médias et religions, a dressé une liste exhaustive. La journaliste a dénoncé avec virulence les cas qui prouvent « la capacité des médias à faire de l'anomalie la règle ». Mais il existe également des « effets positifs », sur lesquels les médias religieux doivent parier, comme « la diffusion de valeurs solides, qui neutralisent le processus à peine ressenti par le public, de destruction de l'homme ».
Devant ces dérapages multiples de l'exercice médiatique, les médias religieux paraissent comme un modèle potentiel d'éthique, de dialogue et de non-violence. Autrement dit, ils pourraient être un remède au confessionnalisme, durement ancré dans les rapports – de plus en plus enchevêtrés – entre politique de cloisonnement et médias du sensationnel.

« Les médias de meurtre »
Le député Marwan Hamadé a établi la corrélation entre la teneur de l'Exhortation apostolique du pape Jean-Paul II pour le Liban (chapitre 5 relatif aux rapports entre chrétiens et musulmans) et le contenu du pacte national et de la Constitution relatif à « l'équilibre entre les confessions ». C'est pourquoi « les guerres ont toujours commencé avec l'assassinat de journalistes », a-t-il fait remarquer, dénonçant le fait que « les médias libanais se soient transformés aujourd'hui en outils de meurtre ».
Le journaliste Mohammad Machnouk s'est attardé sur les détails de l'écart entre les textes garants du pacte national (la loi de 1994 sur les médias audiovisuels) et de la liberté de religion (la Constitution). Il a constaté en effet que « la dimension confessionnelle prévaut aujourd'hui sur toutes les composantes de l'identité du citoyen ». Une réalité que « seul un média religieux qui s'adresse à toutes les religions, c'est-à-dire porteur d'une dimension nationale », serait capable de contrebalancer.

L'affranchissement de Télé-Lumière
La mise en œuvre concrète de cette approche a été décrite en détail par Marie-Thérèse Kreidy, responsable des programmes au sein de Télé-Lumière, également inscrite au cursus du diplôme universitaire Médias et religions. C'est dans une perspective d'ouverture que l'intervenante s'est exprimée, une ouverture aujourd'hui caractéristique de Télé-Lumière, quand bien même elle reste occultée par certains zélés de la laïcité, qui refusent la complémentarité entre religion et progrès social. « Les différentes institutions médiatiques religieuses ont un grand rôle dans le renforcement de la réconciliation, a-t-elle estimé. Un rôle qui impose de prendre indéfectiblement le choix de protéger la dignité humaine, et de prendre partie pour la vérité, l'amour et la justice sociale ». Elle appelle à « aller au-delà de la religion pour atteindre l'homme, dans tous les domaines de la vie ». Il s'agit « certes de transmettre le discours religieux, mais sans cloisonnement » ; et surtout « ne pas se contenter de transmettre les cérémonies religieuses, mais participer à la prise de décision dans tous les domaines, même politiques ». Transcender ainsi les étroites limites du religieux, en diffusant le message plus large de la vérité et du respect de l'autre, intrinsèques à toutes les religions, préluderait à un affranchissement des médias par rapport aux autorités religieuses. « Les médias religieux ne devraient pas devenir des moyens exploités par les politiques et les hommes religieux à des fins privées », conclut-elle. Un combat qui rejoint le combat déontologique des médias non religieux.
http://www.lorientlejour.com/article/816628/a-lusj-un-nouveau-diplome-medias-et-religion-au-service-de-lhomme-.html


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De la « compassion à la compréhension » à l’égard des chrétiens d’Orient | La-Croix.com


LES CHRÉTIENS AU PROCHE-ORIENT
De la compassion à la compréhension
de Bernard Heyberger
Manuels Payot, 153 p., 

L'histoire des chrétiens d'Orient ne se réduit pas à celle d'une « lente dégénérescence imputable aux musulmans ». En cent cinquante pages, solidement documentées mais accessibles au grand public, l'historien Bernard Heyberger contredit la thèse selon laquelle, depuis 622, date du début de l'Hégire, le christianisme est condamné à disparaître au Moyen-Orient et l'islam à « l'emporter ». 

Le tableau que dresse ce spécialiste des chrétiens d'Orient et des relations entre islam et christianisme, en particulier en Syrie et au Liban, n'est pas idyllique, loin de là : les chrétiens ont disparu en Turquie et sont « en voie de l'être en Palestine, en Irak et en Syrie ». De surcroît la « confessionnalisation » croissante des fidèles des deux grandes religions monothéistes – c'est-à-dire leur plus grande homogénéisation, sous la houlette d'un clergé renforcé – fait que « jamais sans doute (ils) n'ont été aussi éloignés dans leurs croyances et leurs pratiques qu'aujourd'hui ». 

Mais tel n'a pas toujours été le cas, démontre Bernard Heyberger, qui rappelle que les « premières élaborations théologiques islamiques » ont traité de leur rapport au christianisme, et n'ont pas été sans conséquences à leur tour sur la doctrine chrétienne. Et qui cite également ces nombreux lieux de pèlerinage, en Palestine ou en Égypte, partagés par les croyants de diverses religions et confessions.

Sur le plan démographique, la thèse du déclin inéluctable ne tient pas davantage : un coup d'œil en arrière, aux XIXe  et XXe  siècles notamment, suffit à le démontrer. Quoi qu'il en soit de l'avenir des chrétiens d'Orient, et sans nier les épreuves qu'ils traversent actuellement dans de nombreux pays, ce petit livre a le mérite de nous pousser à reconsidérer la question non plus seulement sous l'angle de la « compassion » mais de la « compréhension », et à mettre l'accent sur les ressources dont ils disposent, ici ou là, pour se prendre en charge.

Quant aux sociétés majoritairement musulmanes, même confrontées à une « islamisation galopante », elles devront inévitablement se poser la question du pluralisme en leur sein, assure Bernard Heyberger, que ce soit en raison de la persistance de fidèles chrétiens sur leur sol natal, ou – dans le pire des cas – à partir des traces historiques de leur passage : églises, monastères, etc.



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La dénonciation de Mgr Tomasi devant l’ONU : 100 000 chrétiens tués par an


La dénonciation de Mgr Tomasi devant l'ONU : 100 000 chrétiens tués par an



Environ cent mille chrétiens sont tués violemment chaque année à cause de leur foi. C'est le chiffre avancé par Mgr Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège près les Nations Unies et les autres organisations internationales à Genève lors de la 23e session du dialogue interactif entre le Conseil des droits de l'Homme et le Haut-Commissaire.

A ce nombre de morts s'ajoute bien d'autres plaies. Les chrétiens, dénonce Mgr Tomasi, sont contraints de tout quitter, de supporter la destruction de leurs lieux de prière ; ils subissent les viols et les enlèvements de leurs chefs comme récemment en Syrie avec les deux évêques orthodoxes. Le Proche-Orient, l'Afrique et l'Asie sont les régions ou les continents où se sont déroulées le plus de violations contre la liberté religieuse. Elles sont le « fruit du sectarisme, de l'intolérance, du terrorisme et de lois d'exclusion » a expliqué le représentant du Saint-Siège.

L'Europe, territoire où la présence chrétienne « fait partie intégrante de la société », n'est pas épargnée. « Une tendance émerge qui tend à marginaliser le christianisme dans la vie publique, à en ignorer l'apport historique et social et même à restreindre les capacités des communautés de foi à mener leurs œuvres sociales. »

L'Eglise présente dans tous les domaines de la société

A ce propos, Mgr Tomasi a rappelé le poids de l'Eglise dans de nombreux domaines : l'éducation, de la crèche à l'université ; la santé, des dispensaires aux hôpitaux ; le social, au travers des maisons de retraite, des orphelinats ou des centres de réhabilitation sociale. A ces établissements permanents, s'ajoutent les services rendus dans les camps de réfugiés ou de déplacés.

Mgr Tomasi a tenu à saluer la Premier ministre du Bangladesh qui a introduit une loi anti-blasphème dans la législation de son pays et le gouvernement italien qui a défendu la liberté de religion. Il a cité également le pape François qui s'est exprimé à l'occasion du 1700e anniversaire de l'Edit de Milan qui ouvra la voie à la liberté religieuse : « que les autorités civiles respectent partout le droit à exprimer publiquement sa foi et acceptent sans préjudice la contribution que le christianisme continue d'offrir à la culture et à la société de notre temps ».

Le patriarche Rai poursuit sa visite en Pologne

الراعي من بولندا: المسيحيون اصيلون في الشرق ولا يقاسون بالعدد
واصل البطريرك الكاردينال مار بشارة بطرس الراعي زيارته الرسمية والكنسية الى بولندا لليوم الثاني، وقد استهله بالذبيحة الالهية في كنيسة مقر رئاسة الاساقفة، تلاها جولة على الدوائر الاسقفية. 

ثم شارك البطريرك الراعي في ندوة خاصة عن المسيحيين في الشرق الاوسط التي نظمها ودعا اليها الكاردينال نيتش، فالقى محاضرة عن وضع المسيحيين في الشرق تناول فيها تعريف الكنائس المشرقية ودورها في الدول العربية والأحداث الجارية حاليا في الشرق والتحديات التي تواجهها على صعيدي الشراكة والشهادة.

وعدد البطريرك الراعي لاسباب العنف والهجرة والاصولية وعدم الاستقرار الاقتصادي والاجتماعي في الشرق الاوسط، وتداعيات النزاع الاسرائيلي - العربي والاسرائيلي - الفلسطيني على المنطقة عامة وعلى المسيحيين خصوصا، معتبرا ان الدول العربية بحاجة الى ديمقراطية واصلاحات شرط الا تنحرف المطالبات بها عن مسارها الحقيقي فتؤدي الى تنامي الأصوليات والفوضى وهجرة المزيد من المسيحيين، الذين ان غابوا عن الشرق فقد الشرق خصوصيته وتميزه وتراجع فيه الاعتدال الاسلامي.

واضاف: "المسيحيون هم سكان اصيلون في هذا الشرق واصليون وليسوا اقلية فهم لا يقاسون بالعدد بل بحضورهم الفاعل والتاريخي الذي يعود الى أكثر من الفي سنة، وجودهم في هذا الشرق هو في صلب ايمانهم، لهم حقوق المواطنة وليسوا بحاجة الى حماية احد فالمواطنة تحميهم ومن يريد ان يدعمهم عليه ان يوقف تغذية العنف وارسال الأسلحة الى الشرق. 

بعدها التقى البطريرك الراعي عددا من الصحافيين والاعلاميين البولنديين واجاب على اسئلتهم. مشددا على اهمية الدور المسيحي كصمام امان للشرق، والنموذج اللبناني كدولة عربية فريدة بديمقراطيتها وتعايشها مع مختلف الأديان بمحبة وتفاهم لكن السياسات الغربية والتدخلات الخارجية هي التي تعكر هذا التعايش من وقت الى آخر.

وتابع غبطته: "يمكن دعم مسيحيي الشرق من خلال احترام التعددية والمساواة والحرية والديمقراطية وخصوصية الطوائف وبالاحتكام الى النصوص الدولية للمحافظة على حقوق المواطنين ومن خلال عدم تهميش المسيحيين او تغذية الأصولية." 

وكانت الندوة المخصصة حول المسيحيين في الشرق الاوسط قد بدأت صباحا بكلمة للكردينال نيتش رحب فيها بغبطته متوقفا عند اهمية زيارته الى بولندا وكلامه في هذا الوقت الدقيق عن الحضور المسيحي في الشرق الاوسط امام المسؤولين السياسيين البولنديين وامام السلك الدبلوماسي في وارسو. بعد ذلك توالى على الكلام كل من البروفسور جوزف ناموريز الذي تحدث عن جذور الكنيسة المسيحية في الشرق والسفير البولندي السابق في سوريا ميشال موزوكوستشسكي الذي تكلم عن الدور المسيحي الفاعل في سوريا، والدكتورة مرتا وفنيزك التي تطرقت الى اهمية الحوار الاسلامي المسيحي، والبروفسور كريسكوف كوشيلنياك الذي تحدث عن مسيحية لبنان كضمانة للوجود المسيحي في الشرق، والصحافي جورج بولاك الذي القى مداخلة عن الطوباوي يوحنا بولس الثاني وعلاقته بالكنيسة في الشرق.

وبعد الظهر زار الكردينال الراعي، يرافقه الكردينال نيتش، السفارة البابوية في وارسو حيث التقى السفير البابوي المطران شيليستينو ميليوري وعرض معه لعمل الدبلوماسية الفاتيكانية في ظل الاوضاع الحالية في الشرق الاوسط والدفع بعملية السلام. 

ثم زار نيافته بازيليك العناية الالهية التي تشيد في وسط العاصمة لتكون مزارا روحيا وطنيا وعالميا ومحجا للمؤمنين الذين يودون التبرك من ذخيرة الطوباوي البابا يوحنا بولس الثاني الموضوعة في داخل البازيليك. وامام الذخيرة رفع البطريرك الراعي الصلاة على نيّة السلام في لبنان الذي احبّه الطوباوي وحمله في قلبه طوال مدة حبريته. وفي ساحة البازيليك الكبرى كانت تجري الاستعدادات للاحتفال الكبير الذي كان سيحتفل به غبطته يوم السبت المقبل لولا تقليص ايام زيارته من سبعة الى ثلاثة بسبب الاوضاع الراهنة في لبنان.

ومساء اقام السفير اللبناني في بولندا ميشال كاترا حفل استقبال على شرف البطريرك بحضور الكاردينال نيتش وعدد من الشخصيات الديبلوماسية والدينية. 

القى السفير كاترا كلمة ترحيبية عبر فيها عن سعادته بزيارة صاحب الغبطة الضيف غير الاعتيادي لما يحمله من بعد نظر وعمق تفكير. ورد البطريرك بكلمة شكر ضمنها تفسيرا للنسيج اللبناني والنظام الديمقراطي فيه، موجها من البيت اللبناني في وارسو تحية الى رئيس الجمهورية اللبنانية العماد ميشال سليمان، وتحية اخرى الى رئيس الجمهورية البولندية. 

ثم كانت كلمة للكاردينال نيتش الذي تحدث عن العلاقة المميزة التي كانت تربط الطوباوي يوحنا بولس الثاني بلبنان، معتبرا ان العلاقة بين الكنيسة والدولة في لبنان هي نموذجية بالنسبة لبلدان الشرق الأوسط، والبابا بندكتوس السادس عشر الذي كان يرى ان الكنيسة هي ذات طابع عالمي وهذا ما عبر عنه خلال حفل تنصيب البطريرك الراعي كاردينالاً لذا يجب تغيير نظرتنا للشرق.


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