Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

samedi 1 juin 2013

La médiation, le « cheikh solh » du XXIe siècle | Politique Liban | L'Orient-Le Jour


La médiation, le « cheikh solh » du XXIe siècle | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

Mode alternatif de règlement des conflits, la médiation fait lentement, mais sûrement, son chemin dans le monde du barreau. À l'issue d'un processus de maturation de plusieurs années, entamé sous le mandat de la bâtonnière Amal Haddad, le Centre professionnel de médiation (CPJ) de l'USJ, dirigé par Johanna Hawari-Bourgély, a signé le 27 mai un protocole d'accord avec l'ordre des avocats pour la formation des avocats à ce type de règlement à l'amiable des conflits ; un règlement tout à fait distinct des deux procédures contentieuses de l'action en justice et de l'arbitrage.
L'accord signé au siège de l'ordre par le bâtonnier Nouhad Jabre et le recteur de l'USJ, le Pr Salim Daccache s.j. , entre en vigueur le 1er juin. Il prévoit, en premier lieu, la création d'une cellule de médiation au sein du barreau de Beyrouth. Au terme de leur formation, les

avocats-médiateurs qui s'y engageront pourront, en fonction des besoins, œuvrer en leur qualité de médiateurs dans les dossiers où l'alternative au contentieux est possible et demandée. 

Qu'est-ce que la médiation? C'est d'abord un esprit. Il suffit d'évoquer le souvenir des « cheikh solh » qui existaient et du rôle qu'ils jouaient dans nos villes et villages pour en saisir la portée. Bien entendu, ce rôle s'est aujourd'hui codifié. Mode de règlement à l'amiable relativement léger et rapide, la médiation s'impose particulièrement dans les conflits où les deux parties ont raison. Le rôle du médiateur sera d'essayer de comprendre les besoins pour dégager une solution qui les satisfasse tous deux. Pour prendre un exemple courant : la médiation dans les litiges sur des questions d'héritage peut aboutir rapidement à une solution, là où un processus judiciaire prend des années et provoque une dégradation des relations familiales.
Les médiations peuvent prendre en outre des dimensions commerciales, s'imposer dans des litiges entre employeurs et employés, associés commerciaux, partenaires d'entreprise, etc. Des spécialistes estiment qu'une bonne filière de médiation pourrait contribuer à régler au moins la moitié des actions introduites en justice. Avec la complexité et la lenteur de la procédure et le nombre croissant des procès, cela peut donc constituer une solution à l'engorgement des tribunaux et à la frustration des plaignants.

Missions complémentaires
« Est-il possible de porter à la fois la casquette de médiateur et d'avocat ? » Ces deux fonctions sont-elles compatibles ? À cette question que tous les avocats se posent, Johanna Hawari-Bourgély, avocate de profession elle-même, répond qu'au-delà de leurs similitudes et de leurs différences, les deux missions sont complémentaires.
« Les deux missions sont similaires, précise-t-elle, car l'avocat et le médiateur sont soumis à des règles éthiques et déontologiques strictes, comme le respect du secret professionnel. Similaires aussi, car l'avocat et le médiateur écoutent le client et recherchent ses besoins et intérêts. »
« La différence entre les deux missions, poursuit la présidente du CPM, réside dans le fait que l'avocat a pour mission de défendre son client contre un adversaire, alors que le médiateur est impartial ; il ne peut prendre parti ni pour une personne ni pour l'autre. En outre, l'avocat propose des solutions à son client alors que le médiateur a un devoir de neutralité quant au choix de la solution. »
« Mais finalement, soutient-elle, le médiateur et l'avocat sont nécessairement complémentaires. En France, les avocats pensent que la médiation va les priver de leurs dossiers. Ce n'est pas du tout le cas. En effet, c'est l'avocat qui va conseiller à son client de recourir ou non à la médiation. C'est l'avocat qui va l'assister en sa qualité de conseil durant les séances de médiation. Et c'est encore l'avocat qui va rédiger l'accord conclu en médiation. Le médiateur ne pouvant ni rédiger ni signer cet accord. »
« Créé en 2006 et rattaché à l'USJ, le CPM est le premier centre de médiation au Liban, conclut Johanna Hawari-
Bourgély. Notre but est de chercher à promouvoir la médiation aussi bien conventionnelle que judiciaire au Liban. Le centre a formé à ce jour plus de 200 médiateurs provenant de tous les horizons culturels et professionnels, et parmi eux, soixante avocats. »
Notons par ailleurs que le barreau de Beyrouth et le CPM se sont engagés à promouvoir la promulgation d'un projet de loi déposé en 2009 par le CPM en faveur du développement de la médiation dans le cadre judiciaire au Liban. Ce processus a déjà été mis en place dans de nombreux pays européens et arabes, et a prouvé son efficacité.

 F. N.

vendredi 31 mai 2013

Vandalisme à l’abbaye de la Dormition | Patriarcat latin de Jérusalem


31/5/2013-Vandalisme à l'abbaye de la Dormition

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JERUSALEM – Des graffitis et des insultes anti-chrétiens ont été tracés en hébreu au cours de la nuit dernière, sur un mur du monastère de la Dormition ainsi que sur deux voitures dont les huit pneus ont été crevés. L'abbaye, située sur le mont Sion à Jérusalem est tenue par une communauté de moines bénédictins allemands qui a découvert les inscriptions ce matin. L'une des portes du cimetière grec-orthodoxe voisin a aussi été graffitée. 

Les graffitis comparent les chrétiens à des singes et appellent à la vengeance contre Jésus. Cet incident survient à la suite d'une série de profanations de monastères chrétiens qui en septembre et octobre dernier avaient été la cible de telles atteintes.

Le 4 septembre  2012, une porte du monastère de Latroun, près de Jérusalem avait été incendiée et les murs tagués d'insultes antichrétiennes. La semaine suivante, un graffiti en hébreu insultant Jésus avait été écrit sur la porte d'entrée d'un couvent franciscain du Mont Sion à Jérusalem, à proximité du Cénacle, haut lieu du christianisme dans la Ville Sainte. Une église roumaine orthodoxe Saint-Georges avait aussi été la cible de pierres, de bouteilles et de détritus.

Pour Mgr Shomali, vicaire patriarcal pour Jérusalem : « il faut absolument mettre fin à ces actes de vandalisme en favorisant une meilleure éducation des jeunes, notamment à l'école. » Convaincu qu'il s'agit d'« un processus à long terme », l'évêque n'hésite pas à dire qu'il faudra « beaucoup de patience. »

Pour l'heure, le Patriarcat « condamne ces actes qui ont eu lieu à Jérusalem, Ville Sainte pour les trois religions (judaïsme, christianisme et islam). Poser un tel acte est une tentative abjecte de miner la coexistence entre les différents croyants. »

Christophe Lafontaine

jeudi 30 mai 2013

Raï reçu à Varsovie par l’archevêque de la ville et le président polonais | Politique Liban | L'Orient-Le Jour


30/5/2013-Raï reçu à Varsovie par l'archevêque de la ville et le président polonais
Le patriarche maronite Béchara Raï est arrivé mardi dans l'après-midi à Varsovie, où il effectue une visite de deux jours à l'invitation de l'épiscopat polonais. Il a été accueilli par l'archevêque de Varsovie, le cardinal Kazimierz Nycz, l'ambassadeur du Liban en Pologne, Michel Katra, et la consule Sofia Abou Azar. Mgr Nycz a donné une réception en l'honneur du cardinal Raï au siège de l'évêché. Dans son allocution, l'archevêque polonais a rappelé qu'il avait fait la connaissance de Mgr Raï lors du synode sur la nouvelle évangélisation à Rome et qu'une visite en Pologne pour y donner une conférence sur les chrétiens d'Orient avait été décidée depuis lors.
Pour sa part, le patriarche maronite a rendu hommage « aux relations spéciales et très anciennes entre le Liban et la Pologne, fondées sur l'amitié ». « Quand le cardinal Nycz m'a convié en Pologne, je n'ai pas hésité une seconde, et j'espère que nous pourrons poursuivre notre collaboration pour le bien de l'Église », a-t-il poursuivi

Au cours de la première journée de sa visite, Mgr Raï a également été reçu par le président polonais Bronislaw Komorowski au siège de la présidence. L'entretien entre les deux hommes a porté sur les relations bilatérales et les similitudes entre les parcours des deux pays, notamment durant les guerres et la lutte pour la liberté et l'indépendance. Ils ont également discuté de la situation actuelle au Proche-Orient et de la nécessité de trouver des solutions pacifiques aux crises en cours.
Enfin, le patriarche maronite a célébré la messe avec d'autres prêtres en la cathédrale de Varsovie, pour la paix au Liban et au Proche-Orient.

Envoyé de mon iPad jtk

CHRÉTIENS AU MOYEN-ORIENT: Martyrs du 21e siècle. | La Croix du Benin-26/5/2013


CHRÉTIENS AU MOYEN-ORIENT: Martyrs du 21e siècle

Interview exclusive de Mgr Michel Aoun, évêque de Byblos-Jbeil.

 En visite pastorale aux catholiques libanais du Bénin et du Nigeria, Mgr Michel Aoun, évêque de Byblos-Jbeil au Liban, fait connaître l'Eglise au Moyen-Orient.

 La Croix du Bénin : En ce 21e siècle, que signifie vivre en tant que chrétien au Moyen-Orient?

Mgr Aoun : Les chrétiens au Moyen-Orient vivent le martyr au quotidien, car le fanatisme religieux augmente sans cesse. Toute la région est en état de bouillonnement avec ce qui s'est passé en Irak, en Iran et avec ce qui se passe actuellement en Syrie. Pour cette raison, nous voyons que même s'il n'y a pas une persécution systématique, il faut reconnaître que généralement, les fanatiques créent beaucoup de souffrance. Quelquefois, ils font des explosions ou bien ils kidnappent un prêtre. C'est le cas par exemple des deux évêques enlevés en Syrie : Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe d'Alep et de Mgr Boulos Yazigi, évêque grec orthodoxe de la même ville. On ne connaît pas encore leur sort. Le 21 mai dernier, les évêques et les représentants des Eglises en Jordanie ont appelés à une marche silencieuse pour les deux évêques. Tout cela met les chrétiens en difficulté et ils doivent témoigner quand même de leur foi. Ils cherchent à assurer leur sécurité et l'avenir de leurs enfants. Cela entraîne beaucoup de migration. Au Liban, même si la persécution n'est pas intentionnelle, les chrétiens paient un tribut à cause des conflits interreligieux du Moyen-Orient. Parfois même, les fanatiques s'attaquent aux chrétiens parce qu'ils sont des autochtones. Des voies modérées disent : les chrétiens sont nos frères et nous voulons qu'ils vivent avec nous. Malgré cela, il y a un problème réel.

 Comment le chrétien peut témoigner de sa foi dans un tel contexte?

Ce n'est pas facile. Il faut une grande foi pour témoigner. La grande majorité des chrétiens veulent vivre leur stabilité, ils veulent pratiquer leur foi ; mais ils demandent aussi la sécurité. Avec la pastorale des jeunes, nous insistons sur le fait que si le Seigneur nous a implantés dans cette région du monde, c'est qu'il y a une mission et nous devons l'assumer. Mais il n'est pas toujours facile pour les jeunes de comprendre. Ils se disent que si c'est possible pour eux de vivre librement leur foi ailleurs, pourquoi donc se résigner à continuer de vivre là où il y a la guerre et la violence. Alors, il faut encourager. Je sais qu'il y a pas mal de mouvements de jeunes qui aident les gens à croire en ce témoignage

 Quelle est donc la proportion des chrétiens dans la région?

Le plus grand pays où il y a les chrétiens au Moyen-Orient, c'est l'Egypte. L'Eglise copte compte au moins 10 millions de fidèles sur une population de 80 millions. Au Liban, même si 40% de la population sont des chrétiens actuellement, le pays a 4 millions d'habitants. En Syrie où la majorité est orthodoxe, les chrétiens ne dépassent pas 10% de la population. En Irak, il y a les Chaldéens et les Assyriens. On y comptait plus d'un million de chrétiens, actuellement ils sont  à peu près 300.000.

 Comment se porte l'Eglise du Liban ?

C'est une Eglise vivante avec beaucoup d'initiatives et de vocations. Les mouvements de jeunes aussi sont en croissance. Cependant, il y a également de nombreux jeunes qui vivent loin de l'Eglise et nous reconnaissons qu'il faut faire bien davantage. Nous les exhortons à ne pas vivre la foi au niveau de la religiosité seulement, au niveau sentimental, mais à aller en profondeur.

 Quel est l'impact de la religion sur la vie intime des jeunes ?

Il n'y a pas beaucoup de mariage mixte au Liban, mais il n'est pas interdit non plus.

Nous essayons de leur faire comprendre que s'ils croient au mariage comme sacrement et qu'ils veulent vivre leur foi, c'est  très important aussi de communiquer cette foi à leurs enfants. Mais il y a plusieurs jeunes filles musulmanes qui se convertissent au christianisme lorsqu'elles aiment un jeune catholique. Mais généralement, on ne donne pas le baptême avant le mariage parce qu'il faut s'assurer que ce n'est pas seulement pour plaire à la famille du futur conjoint, que ce soit une conviction. Nous acceptons donc la disparité de culte et après le mariage, ils suivent le cheminement pour recevoir le baptême. Plusieurs le font chez nous.

 Quel est le rôle de l'Eglise dans la consolidation de la paix au Liban ?

Au Liban, l'Eglise est très impliquée parce que le patriarche a toujours eu un rôle même politique. Il est bien regardé par toutes les confessions comme une référence nationale. La parole du patriarche est entendue non seulement au niveau religieux, mais aussi au niveau politique parce que l'indépendance du Liban date de 1943. Or avant, le patriarche était le chef religieux et politique. Jusqu'à maintenant, le patriarche a toujours son mot à dire. Il peut convoquer par exemple les politiciens chrétiens pour s'entendre autour d'un sujet.

Qui sont les Maronites?

Les Maronites constituent la plus importante communauté chrétienne du Liban où siège l'Église maronite, une des Églises catholiques orientales. Née avec Saint Maroun au Ve siècle, elle est la seule Eglise d'Orient à être fidèle à l'Eglise catholique universelle dès ses origines. Comme toutes les Eglises d'Orient en communion avec Rome, l'Eglise maronite a évolué avec son propre rite au cours des siècles, attachés à la langue syriaque, fille de l'araméen, langue du Christ.

Au Bénin, il existe une communauté maronite. L'église de la paroisse Maronite, Saint Charbel, est consacrée en 2009. Elle est composée d'une forte communauté libanaise.

Propos recueillis par

André QUENUM & Valerie ZINSOU

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À l’USJ, un nouveau diplôme Médias et religion « au service de l’homme » | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

29/5/2013-À l'USJ, un nouveau diplôme Médias et religion « au service de l'homme »
« Comprendre l'enjeu stratégique de la communication au sein des institutions religieuses, afin de (ré)inventer les bases de leur politique médiatique », et leur manière de s'adresser au public, est sans doute la valeur ajoutée du nouveau diplôme universitaire Médias et religion établi par la faculté des sciences religieuses de l'USJ, et dont la première promotion vient d'achever ses cours. La valeur de ce diplôme est de reconnaître d'abord que la communication est un pilier essentiel de la vitalité des institutions religieuses, et d'accepter donc implicitement la nécessaire évolution de ces institutions. « L'enchevêtrement de la religion et du domaine public est un constat élémentaire », a précisé le père Sélim Daccache, recteur de l'USJ, à l'ouverture d'une table ronde sur les rapports entre médias et religion, organisée en guise de clôture du premier semestre du nouveau DU. Une approche développée par sœur Katia Raya, coordinatrice du diplôme (proposé par la coordinatrice des cours à la faculté des sciences religieuses Betsa Estephano).
« Malgré les tendances à marginaliser, négliger ou renier les médias religieux, la religion reste un élément de la fermentation médiatique, surtout au Liban », a-t-elle affirmé, soulignant le rôle des médias religieux et de la religion à l'éveil social.
Un éveil desservi par les pratiques médiatiques actuelles, dont la journaliste Hyam Abou Chédid, également enseignante au DU des Médias et religions, a dressé une liste exhaustive. La journaliste a dénoncé avec virulence les cas qui prouvent « la capacité des médias à faire de l'anomalie la règle ». Mais il existe également des « effets positifs », sur lesquels les médias religieux doivent parier, comme « la diffusion de valeurs solides, qui neutralisent le processus à peine ressenti par le public, de destruction de l'homme ».
Devant ces dérapages multiples de l'exercice médiatique, les médias religieux paraissent comme un modèle potentiel d'éthique, de dialogue et de non-violence. Autrement dit, ils pourraient être un remède au confessionnalisme, durement ancré dans les rapports – de plus en plus enchevêtrés – entre politique de cloisonnement et médias du sensationnel.

« Les médias de meurtre »
Le député Marwan Hamadé a établi la corrélation entre la teneur de l'Exhortation apostolique du pape Jean-Paul II pour le Liban (chapitre 5 relatif aux rapports entre chrétiens et musulmans) et le contenu du pacte national et de la Constitution relatif à « l'équilibre entre les confessions ». C'est pourquoi « les guerres ont toujours commencé avec l'assassinat de journalistes », a-t-il fait remarquer, dénonçant le fait que « les médias libanais se soient transformés aujourd'hui en outils de meurtre ».
Le journaliste Mohammad Machnouk s'est attardé sur les détails de l'écart entre les textes garants du pacte national (la loi de 1994 sur les médias audiovisuels) et de la liberté de religion (la Constitution). Il a constaté en effet que « la dimension confessionnelle prévaut aujourd'hui sur toutes les composantes de l'identité du citoyen ». Une réalité que « seul un média religieux qui s'adresse à toutes les religions, c'est-à-dire porteur d'une dimension nationale », serait capable de contrebalancer.

L'affranchissement de Télé-Lumière
La mise en œuvre concrète de cette approche a été décrite en détail par Marie-Thérèse Kreidy, responsable des programmes au sein de Télé-Lumière, également inscrite au cursus du diplôme universitaire Médias et religions. C'est dans une perspective d'ouverture que l'intervenante s'est exprimée, une ouverture aujourd'hui caractéristique de Télé-Lumière, quand bien même elle reste occultée par certains zélés de la laïcité, qui refusent la complémentarité entre religion et progrès social. « Les différentes institutions médiatiques religieuses ont un grand rôle dans le renforcement de la réconciliation, a-t-elle estimé. Un rôle qui impose de prendre indéfectiblement le choix de protéger la dignité humaine, et de prendre partie pour la vérité, l'amour et la justice sociale ». Elle appelle à « aller au-delà de la religion pour atteindre l'homme, dans tous les domaines de la vie ». Il s'agit « certes de transmettre le discours religieux, mais sans cloisonnement » ; et surtout « ne pas se contenter de transmettre les cérémonies religieuses, mais participer à la prise de décision dans tous les domaines, même politiques ». Transcender ainsi les étroites limites du religieux, en diffusant le message plus large de la vérité et du respect de l'autre, intrinsèques à toutes les religions, préluderait à un affranchissement des médias par rapport aux autorités religieuses. « Les médias religieux ne devraient pas devenir des moyens exploités par les politiques et les hommes religieux à des fins privées », conclut-elle. Un combat qui rejoint le combat déontologique des médias non religieux.
http://www.lorientlejour.com/article/816628/a-lusj-un-nouveau-diplome-medias-et-religion-au-service-de-lhomme-.html


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