Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mercredi 7 août 2013

Le pape François veut rapprocher islam et christianisme

2-8-2013-Le pape François veut rapprocher islam et christianisme

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

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Pour la fin du ramadan, le pape François invite au "respect mutuel" dans son message pour le dialogue interreligieux, qu'un pape n'avait pas signé de son nom depuis 1991. | LUCA ZENNARO/AP

Pour l'Aid al-Fitr, fin du ramadan, le pape François a appelé vendredi 2 août chrétiens et musulmans à abattre les barrières de la méfiance et du mépris en invitant au "respect mutuel" entre les deux religions monothéistes.

Le pape a signé en son nom personnel le message annuel du Conseil pour le dialogue interreligieux du Vatican "comme expression d'estime et d'amitié envers tous les musulmans, spécialement envers leurs chefs religieux", a-t-il écrit. Seul Jean-Paul II avait fait de même en 1991.

Lire la tribune : "Le pape François n'est pas un révolutionnaire"

Dans ce texte, adressé "aux musulmans partout dans le monde", qu'il appelle "chers amis", François invite à "réfléchir" à "la promotion du respect mutuel à travers l'éducation" et exhorte les deux religions à "éviter la critique injustifiée ou diffamatoire" de l'autre.

Il les encourage notamment les jeunes à "penser et à parler de manière respectueuse des autres religions et de ceux qui les pratiquent, en évitant de ridiculiser ou de dénigrer leurs convictions et leurs rites".

RENOUER LES LIENS ENTRE ISLAM ET CHRISTIANISME

Dans une déclaration liminaire, le pape François appelle à ne pas traiter les chrétiens en citoyens de seconde zone et à ne pas les expulser de leurs terres d'origine, notamment au Moyen-Orient.

"C'est pour cela que l'on réservera un respect particulier aux chefs religieux et aux lieux de culte, [car] "quelles sont douloureuses ces attaques perpétrées contre l'un ou l'autre de ceux-ci !"

Il dénonce également les lieux où de nombreux chrétiens, notamment dans le berceau du christianisme, au Proche-Orient, n'ont pas le droit d'exercer leur religion et sont parfois tués ou contraints à l'exil par des groupes islamistes.

Les relations entre islam et christianisme s'étaient tendues à la suite de la controverse de Ratisbonne, en 2006, dans laquelle Benoît XVI avait semblé assimiler islam et violence.

La mosquée d'Al-Azhar du Caire, une des hautes autorités du sunnisme, avait rompu toute relation début 2011, après que le pape eut condamné un attentat à Alexandrie dans lequel de nombreux chrétiens étaient morts.

Lire l'analyse : "La com' décomplexée du pape François"

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Joseph Yacoub (1) : « Comment envisager l’avenir des chrétiens d’Orient en France ? » | La-Croix.com

Joseph Yacoub (1) : « Comment envisager l'avenir des chrétiens d'Orient en France ?  » | La-Croix.com-2-8-2013

Les chrétiens orientaux font partie du paysage social et religieux français. Les premiers arrivèrent en France vers 1801. La première église date de 1821, celle de Saint-Nicolas-de-Myre des grecs-catholiques à Marseille. Celle de Saint-Julien-le-Pauvre, à Paris, appartenant à la même communauté, date de 1888. Les premiers Libanais arrivèrent à Marseille en 1830, et à Paris en 1892. L'église maronite Notre-Dame-du-Liban, à Paris, remonte à 1915 et le Foyer franco-libanais à 1937.

Provenant de plusieurs contrées, les chrétiens d'Orient sont d'origines nationales et sociales distinctes, de langues, voire d'alphabets, ainsi que de traditions liturgiques et de rites, de cultures, d'hymnographies, de droits, de théologies et de spiritualités, de représentation de la société et du monde différents. 

Plusieurs langues sont en usage, parmi lesquelles on distingue l'arabe, le syriaque (oriental et occidental), le copte, l'arménien, le grec. Les chrétiens orientaux disposent de leurs propres juridictions ecclésiales, partagées entre des Églises autocéphales, c'est-à-dire indépendantes, et des Églises autonomes, en communion avec Rome. À cela il convient d'ajouter des communautés protestantes (notamment parmi les arméniens, les coptes et les assyro-chaldéens). 

Six Patriarcats orientaux

Ainsi, il existe six Patriarcats orientaux indépendants et tous ont des fidèles en France : les syriaques-orthodoxes, l'Église d'Orient assyrienne (dite nestorienne), les grecs-orthodoxes (mais non hellènes), les maronites, les arméniens, les coptes. Tous ces Patriarcats sont dédoublés de Patriarcats catholiques sous l'influence des missionnaires latins occidentaux depuis 1450 (à l'exception des maronites qui n'auraient pas connu de division et qui sont tous catholiques) : syriaques catholiques, chaldéens, grecs-catholiques ou melkites, arméniens catholiques, coptes). À cela il importe d'ajouter le Patriarcat latin de Jérusalem et les autres circonscriptions latines (Liban, Syrie, Irak…). Toutes ces Églises ont également leurs fidèles en France.

D'un point de vue juridique, il est important de rappeler que les sièges de ces Églises, autocéphales et autonomes, ne sont pas en France. Chaque Église est régie par son droit propre et à la tête de chacune se trouve un patriarche qui prend ses décisions collégialement avec les évêques réunis en synode. Ce sont des Églises collégiales et synodales, pour la plupart apostoliques (c'est-à-dire qui datent des Apôtres).

Les chrétiens orientaux qui vivent en France demeurent liés à leurs pays d'origine, ce qui témoigne d'un besoin d'enracinement et des liens intimes entre religion, langue et culture. L'attachement à leurs Églises se manifeste par la mise en place de structures communautaires. Les églises, qui se multiplient, sont devenues des lieux de rassemblement et des ciments identitaires d'union. 

Francophiles et francophones

Plusieurs églises ont été fondées, érigées souvent en paroisses, lesquelles sont à la fois des lieux de culte, des espaces de rencontre, de regroupement et de vie intellectuelle. À cela s'ajoutent des associations de charité et de bienfaisance. Certaines communautés ont des écoles et disposent de médias (radio, presse, des publications, des sites Internet…), de couvents et de monastères, des librairies, des centres de documentation et des Instituts d'études.

Combien sont-ils en France ? En l'absence de statistiques ethniques et religieuses, on peut estimer leur nombre, sans trop d'erreur, à 600 000. Ils sont francophones et francophiles. Ils aiment la France et cela est facilité par l'absence de contentieux historique et politique. La France fut une terre d'accueil pour les chrétiens d'Orient. De culture française, ils ont produit une littérature riche dans cette langue qu'ils aiment.

Cependant, quelques questions se posent : Quel sera à terme le degré de tolérance des Églises de France à cette foisonnante diversité d'Églises et de communautés chrétiennes orientales qui peuvent parfois bousculer les traditions, l'organisation ecclésiale et les habitudes dominantes ? Comment coexistera en diaspora le droit canonique latin, le code des canons des Églises orientales et les droits propres à ces Églises, se chevauchant et s'empiétant parfois sur le même territoire « canonique » ?

Une intégraton à identités multiples

Concernant le domaine espace public/espace privé et la place du religieux dans la vie sociale, les chrétiens d'Orient, qui sont attachés et respectueux de la laïcité et de la neutralité de l'État, pourront-ils intérioriser cette nette séparation au point de rendre moins visible leurs signes d'appartenance et, ce faisant, de s'individualiser et de se décommunautariser ?

Dans un pays laïque à la française et très sécularisé, qui favorise par tradition l'assimilation plutôt que l'intégration, et à culture rayonnante et attrayante, comment pourront-ils maintenir avec le temps des traits identitaires culturels et cultuels qui leur soient propres, tout en s'intégrant dans le tissu sociétal français ? Quelle sera leur capacité de résistance et quels traits culturels prévaudront ?

Dans un monde caractérisé par des diasporas fort nombreuses et actives (multiplication des réseaux sociaux et culturels), où les liens avec les pays d'origine se trouvent désormais à proximité nonobstant les distances, il est difficile d'imaginer une intégration qui ne soit pas à identités multiples, porteuses de potentialités nouvelles en termes d'ouverture, voire d'intégration.



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المطرانان المخطوفان بخير..وشخص يظهر ويروي تفاصيل عملية الخطف .Les deux eveques syriens enleves avant 100 jours sont -ils en securite

المطرانان المخطوفان بخير..وشخص يظهر ويروي تفاصيل عملية الخطف

في أوّل معلومة جدّية عن خطف المطرانين، أكّد السيناتور الأميركي هنري دينت حاكم ولاية بنسلفانيا وممثلها في الكونغرس عن الحزب الديموقراطي لـ«الجمهورية» أنّ المعلومات المتوافرة لديه من وزارة الخارجية الأميركية تفيد أنّ المطرانين ابراهيم اليازجي ويوحنا ابراهيم في أمان. في هذا الوقت ظهر الشخص الرابع الذي كان مع المطرانين لحظة خطفهما ويدعى فؤاد إيليا ليروي تفاصيل العملية. غير أنّ عدم استجوابه من السلطات السورية أكثر من نصف ساعة فقط في عملية خطيرة بهذا الحجم، وامتناعه عن زيارة المطرانيتين حتّى الساعة، زادا التساؤلات!

مئة يوم مرّت على خطف المطرانين يوحنا ابراهيم وبولس يازجي في حلب وسط صمت وقلق وتحرّك إقليمي ودولي بطيء. وانتشرت خلال المئة يوم عدة روايات وإشاعات، بعضها موثّق والبعض الآخر ملفّق، ممّا استدعى بياناً عاجلاً وحادّ اللهجة صدر عن البطريركية السريانية الأرثوذكسية في دمشق يستنكر الحادثة مجدّداً، معتبرةً أنّ قضية المطرانين أصبحت قضية كلّ مسيحي في الشرق الأوسط والعالم، ومؤكّدةً أنّ التاريخ سيحاسب المتورّطين في هذه القضية وأنّ البطريركية السريانية ما زالت تنتظر ردّاً مقنعاً من الشخصيات المتهمة مؤخّراً بعملية الاختطاف!

هذا البيان الحادّ اللهجة جاء بعدما تناقلت وسائل إعلام سوريّة تكهّنات عن أسباب عملية الخطف، غامزةً من قناة أحد المطارنة الطامحين اعتلاء منصب البطريرك زكا الأوّل عيواص متهمة جهات دينية في ضلوعها بحادثة الخطف، كذلك أشاعت الجهات نفسها خبر السعي إلى نقل المقرّ البطريركي من دمشق إلى لبنان.

الأمران اللذان أثارا حفيظة القيّمين على البطريركية ومجمع المطارنة السريان، فسارعوا إلى نفي الأمرين مؤكّدين أنّ دمشق ستبقى المقرّ الرسمي الوحيد للكرسي الرسولي الانطاكي والكنيسية السريانية.

كذلك استنكرت البطريركية اتّهام أحد مطارنتها بضلوعه بعملية الخطف مؤكّدةً أنّها تعتزّ بجميع مطارنتها الأجلّاء الذين يشكّلون أعضاء مجمعها المقدّس، ورفضت بشكل قاطع الاتهامات الملفّقة لغايات خبيثة.

"الجمهورية" التي كانت سبّاقة إلى كشف حقيقة وتفاصيل حادثة خطف المطرانين تكشف اليوم حدثين بارزين من هذه القضية:

الأوّل: إتّصال أجرته "الجمهورية" بعضو الكونغرس الاميركي السيناتور هنري دينت في ولاية بنسلفانيا عن الحزب الديموقراطي، بعد الاستقصاء عن معلومة أدلى بها نائب بريطاني إلى موقع "الحقيقة"، وهو موقع إعلاميّ سوريّ معارض، قال فيه إنّه اتّصل بصديقه عضو الكونغرس الاميركي الذي أكّد له أنّ المطرانين اليازجي وابراهيم في صحة جيّدة، وهما محتجزان في منطقة قريبة من الحدود السورية بعهدة مسلّحي المعارضة السورية التابعة للمجلس الوطني السوري و"الإخوان المسلمين".

«المطرانان في أمان»

وللتأكّد من صحة المعلومة اتصلت "الجمهورية" بالسيناتور الاميركي، فقال إنّ المعلومة الوحيدة التي يؤكّدها والتي استقاها من وزارة الخارجية الاميركية تفيد أنّ المطرانين بأمان.

غير أنّه نفى علمه بأيّة تفاصيل عن وضعهما الحالي أو مكان وجودهما، مضيفاً أنّ باقي المعلومات التي نُسبت إليه غير صحيحة إطلاقاً. علماً أنّ موقع "الحقيقة" تكلّم عن تورّط أحد المطارنة بحادثة الخطف، كذلك في ما يتعلق بنقل الكرسي البطريركي من دمشق، ما استدعى ردّاً سريعاً من الأمانة العامة للبطريركية السريانية.

هوية الشخص الرابع

الثاني: تكشف "الجمهورية" هوية الشخص الرابع الذي كان برفقة المطرانين ابراهيم واليازجي والسائق الذي قُتل، وقد اختفى بعد الحادثة ليعود للظهور من جديد ويروي تفاصيلها.

يدعى فؤاد إيليا، ميسور الحال، وفي الستينات من عمره، من منطقة حلب وتحديداً من منطقة السريان الجديدة، مقرّب من المطران ابراهيم وكان يرافقه مراراً، وهو شيخ بروتستانتي، ينتمي إلى المعارضة التقليدية أي من "حزب الشعب الديموقراطي"، وأولاده يعملون في الإمارات العربية.

عندما ظهر إيليا مجدّداً حاول التقرّب من أقارب المغدور طالباً موعداً ليقوم بواجب التعزية، لكنّ وقته كان ضيّقاً بسبب موعد سفره المتزامن مع سفر زوجة المرحوم وأولاده إلى لبنان، لذلك لم يحضر، وعاد ليكرّر روايته التي نشرناها سابقاً، مضيفاً عليها تفاصيل دقيقة، مؤكّداً أنّ الخاطفين غرباء وأجانب ولا يتكلمون العربية جيّداً، وروى تفاصيل عملية الخطف:

رواية فؤاد إيليا

"في طريقنا إلى مكان أجهله، ويعلمه المطرانان المخطوفان، علمت أنّه قد يكون للمفاوضات بشأن إطلاق بعض الكهنة المفقودين. جلست قرب سائق المطران ابراهيم المرحوم "فتوح"، وجلس المطرانان في الخلف. نظرت في المرآة ولاحظت وجود سيارة داكنة اللون رباعية الدفع ظهرت فجأة وبدأت تلاحقنا حتى تجاوزتنا، ولاحظتُ اثناء تخطّيها لنا وجود مجموعة مسلّحة فيها، وسلاحُهم ظاهر، وفيما توقّفت السيارة وخرج منها أربعة أشخاص مسلّحون استلم كلّ منهم شبّاكاً من الجهات الأربع لسيارتنا التي أحكمنا إقفالها.

أنزلَ السائق المغدور الزجاج الملاصق له وحاول الاستفسار، قائلاً: رجال دين! فنظر الخاطفون نحوي ونحو المطرانين، فما كان من الشخص الأوّل الملاصق للسائق إلّا أن أمسك بـ"فتوح" من الشبّاك ورماه خارجاً، وجلس مكانه بجانبي، فيما بقي المسلّحان الاثنان يحرسان البابين الخلفيين للمطرانين، فتوجّهت الى المسلح بجانبي وقلت له إنّنا بصحبة رجال دين، وهم مطارنة، فنظر إليّ نظرة غريبة فهمت منها أنّه لم يفهم شيئاً، فقال بلهجة عربية "مكسّرة": "قم... قم"، وضربني بكعب بندقيته على خاصرتي محاولاً رميي إلى الخارج قائلا" Bom Bom بالإشارة الى السلاح الذي هدّدني وضربني به. فما كان من المسلّح الآخر الواقف قبالته من الجهة المقابلة أي بقربي إلّا التقاطي من الشبّاك والرمي بي أرضاً ليجلس مكاني".

أمّا بالنسبة إلى "فتوح"، فيخبر إيليا أنه لم يُقتل أثناء الخطف. ولا يعلم اين وكيف ومن قتل فتوح. كلّ ما يرويه أنه شاهد فتوح من خلال مرآة السيارة بعدما رمى به المسلّح أرضاً، يقف ويلوذ بالفرار مبتعداً.

ويتابع إيليا: "بقيت ممدّداً على الأرض ربع ساعة مذهولاً، لعلّني أسمع طلقات نارية معيّنة، إلّا أنني لم أسمع شيئاً. كلّ ما رأيته، سيارتنا يقتادها مسلّحان يجلسان في المقعدين الاماميين والمطرانان في الجهة الخلفية ويتجهان بهما عكس الطريق التي كنّا نسير فيها أي عكس حلب. وعادا من الطريق التي أتيا منها يرافقهما مسلّحون آخرون كانوا يقودون السيارة الداكنة الأخرى".

يتابع إيليا: "إنّ المنطقة التي حصلت فيها حادثة الاختطاف هي طريق فرعية وتمرّ فيها الكثير من السيارات، ولكن عند ظهور المسلّحين أقفِلت الطريق بسبب توقّف السيارتين".

وهل علم أنّ فتوح قتل نتيجة رصاصة أطلِقت في رأسه من الخلف؟ نفى إيليا علمه بالموضوع، مشيراً إلى أنه عرف لاحقاً من أقارب السائق، إلّا أنه متأكّد من أنّ الجهة الخاطفة ليست مَن أطلق النار عليه لأنّه رآه بأمّ عينه يغادرهم، فيما بقي هو في داخل السيارة يجادل الخاطفين.

وروى إيليا أيضاً أنّ القوات النظامية السورية استدعته وحقّقت معه مدة نصف ساعة فقط أدلى فيها بأقواله وبالرواية التي ذكرها، علماً أنه متّهم بأنّه معارض، إلّا أنّ السلطات المعنية أخلت سبيله فور انتهائه من الإدلاء بشهادته.

هنا يطرح السؤال: لماذا لم يتوجّه فؤاد ايليا، الرجل اللغز في قضية المطرانين، حتى الساعة الى مطرانية السريان في حلب ليخبر ما جرى معه أو على الأقل للتعبير عن وقفة تضامنية مع المطرانين المخطوفين. كذلك لم يتوجّه الى أيّ من المطرانيتين في دمشق وفي حلب، لإطلاعهما على الرواية بحذافيرها؟ الأمر الذي يدعو الى الغرابة والتساؤل. وحين سئل عن الامر، أجاب بأنّه كان خائفاً ومرتبكاً.

إيليا يغادر سوريا، فهل يعود؟

يشاع في منطقة "السريان الجديدة" أنّ إيليا باع منزله وكلّ ما يملك، لأنّه ينوي الهجرة إلى أميركا أو الإمارات. وبعد التقصّي، علمت "الجمهورية" من مصادر مقرّبة، أنّه "سيغادر لأمر مُلحّ بهدف تجديد إقامته في الإمارات وسوف يعود". إلّا أنّ الإشاعات ما زالت تقول إنّه سيذهب الى اميركا أو دبي ولن يعود.

بدورها استغربت مطرانية السريان في دمشق كيف لم يتّصل بها إيليا حتى اللحظة. وأبدت استياءها من الإشاعات والأقاويل والاتهامات الملفّقة في حادثة الخطف، كما أنّ المطران متى الخوري وهو السكرتير الاوّل لبطريرك السريان الأرثوذكس زكا الاوّل عيواص وهو مطران باب توما في دمشق، وهو كان اوّل من كشف لـ"الجمهورية" عن وجود الشخص الرابع الذي أخبر عن الحادثة وكشف أنه حتى الساعة لم يعلم من هو إيليا ولم يقابله، ويستغرب كيف اختفى ولماذا لم يتواصل حتى الساعة مع البطريركية لإخبارها عن حقيقة ما جرى.

كذلك أبدى المطران خوري استياءه من الاتصالات العديدة التي تتلقّاها المطرانية والتي تحاول الاصطياد في أحلك أزمتها وأشدّها، وبخاصة هؤلاء الذين يدّعون انّهم يعلمون مكان المطرانين ويحاولون الابتزاز، راوياً على سبيل المثال حادثة عن سجين خرج من أحد السجون وجاء يخبرهم أنّه سمع صوت المطرانين وهما مسجونان في غرفة قربه محاولاً ابتزاز الكنيسة، وأعاد خوري التأكيد أنّهم لن يصدّقوا ولن يتجاوبوا مع أيّ ابتزاز في القضية من أية جهة أتى، مشيراً إلى أنّ الصمت في قضية خطف المطرانين هو صمت قاتل ومريب، داعياً الجهات المعنية التي تعهّدت أن تفي بوعدها في سبيل إيجاد نهاية مشرّفة لجريمة الخطف المستنكرة إلى التحرّك.

لغز اختفاء الأب «باولو»

بموازاة ذلك، أشارت أوساط دينية مُطّلعة ومقرّبة من الكنيستين السريانية والأرثوذكسية في حلب ودمشق إلى أنّ المعركة الكبرى لم تعُد بين الجيش الحر والجيش النظامي، بل بين الجيش الحر والمجموعات الإسلامية المتطرّفة كجبهة النصرة وإرهابيّي الدولة الاسلامية في العراق والشام. مشيرةً إلى أنّ خطف الأب باولو اليسوعي مؤخّراً على يد تلك المجموعات هو أكبر دليل على سيطرتهم ونفوذهم.

وعن الأب "باولو" وقصّة اختفائه، وعن السبب الحقيقي لذهابه بكامل إرادته لمفاوضة خاطفيه، رواية أخرى تنشرها "الجمهورية" قريباً.


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Syrie-Irak : Un chrétien irakien se penche sur la Syrie - Le blog de Père Patrice Sabater

Syrie-Irak : Un Chrétien Irakien Se Penche Sur La Syrie

Les chrétiens de Syrie subiront-ils le même sort que les chrétiens d'Irak ? Analyse de la situation par Yonadam Kanna, chrétien et homme politique irakien.

« Si la Syrie s'effondre, cela mettrait en danger tous les chrétiens du Moyen-Orient ! » Pour Yonadam Kanna, député en Irak et secrétaire général du Mouvement démocrate assyrien, une mainmise des djihadistes sur le conflit plongerait le Moyen-Orient dans le chaos

Interview

 Comment voyez-vous l'avenir pour les chrétiens du Moyen-Orient ?

Tout dépend des systèmes politiques et des régimes politiques de la région. Si les pays sont aux mains d'islamistes fanatiques, d'extrémistes ou de racistes alors cela aura des conséquences désastreuses pour nous. Si les régimes sont plutôt libéraux, s'ils garantissent à chacun ses droits civiques et respecte les Droits de l'homme et s'ils considèrent l'identité d'une population et non sa religion, alors tout se passera bien pour nous. Il s'agit de la terre de nos grands-parents, une terre que nous aimons et où nous voulons continuer de vivre. Nous voulons vivre en paix avec nos partenaires et voisins, sur un pied d'égalité.

Mais si le pays est dirigé par des extrémistes ou des fanatiques, qui gouvernent en se basant uniquement sur la religion, la situation des chrétiens sera très difficile. C'est ce qui risque d'arriver en Syrie. Si cela arrive, nous devons nous attendre à un exode en masse des chrétiens du pays. C'est déjà ce qui est en train de se passer avec les coptes en Egypte, c'est également ce que nous avons vécu, nous en Irak, après la chute de Saddam Hussein. 

La politique qui se met en place en Syrie, sous prétexte de se débarrasser du pouvoir en place, est très dangereuse. Si le régime s'effondre, les djihadistes prendront le pouvoir. Si les djihadistes prennent le pouvoir, ils représentent une menace, non seulement pour les chrétiens de la région mais également pour les musulmans, et je ne parle pas seulement de la Syrie mais du reste du Moyen-Orient et même de l'Europe. Ils font tout pour que le chaos s'installe, d'abord en Syrie, puis dans toute la région. Après la Syrie viendra le tour du Liban, puis de l'Irak et ainsi de suite.

Tout dépend donc du régime qui se mettra en place en Syrie, soit un régime démocratique, soit une autre forme de régime.

Quel conseil donneriez-vous à Georges Sabra (un chrétien Président du Conseil National Syrien, le principal groupe d'opposition en Syrie) ou à tout autre leader chrétien en Syrie?

Nous respectons la volonté du peuple syrien. C'est à eux de voir et de décider ce qu'il convient de faire. Mais je suis surpris de voir que ce ne sont pas eux qui prennent les décisions, les décisions sont prises par d'autres, de l'autre côté de la frontière. Ceux qui tentent de renverser le pouvoir ne sont pas des Syriens. Je dirais qu'il y a plus de 29 groupes de djihadistes qui se battent en Syrie. Je ne crois pas qu'ils écouteraient M. Sabra ou tout autre leader qui voudrait faire la promotion de la démocratie et de la liberté.

Comment savez-vous qu'il y a autant de combattants de différentes nationalités, de moudjahidin qui se battent en Syrie?

Ce sont des informations rendues publiques. Ces chiffres ne sont plus un secret aujourd'hui. C'est peut-être dû à la présence de l'ONU et des agences de presse dans le pays. C'est ainsi que nous savons qu'il y a des combattants venus du Danemark, du Canada, de Tchétchénie, du Yémen, de partout. Il y a 57 pays musulmans  dans le monde mais ces combattants ne viennent pas seulement des pays musulmans. Ils viennent aussi du Canada, de l'Europe et de l'Amérique. Parmi ceux qui ont été arrêtés en Syrie, il y en a qui avaient des passeports belges, il y a donc aussi des Européens.

Que voulez-vous dire à la communauté internationale, aux Nations Unies ?

Je les appelle à être plus justes dans leur politique envers notre région, je leur demande de ne pas faire de nous les victimes de leurs politiques et de leurs intérêts. Je comprends les besoin de l'Europe en énergie, leurs considérations de marchés etc. mais aujourd'hui, en Syrie plus de 90 000 personnes sont mortes à cause de ces politiques, de mauvaises politiques. La libre volonté des peuples doit être respectée. S'ingérer de cette manière, d'une manière qui n'est pas la bonne, c'est dangereux.

Tout ce qui se passe de négatif ici, aura une répercussion négative en Europe. Ils doivent faire attention et ne pas permettre que les minorités, particulièrement les minorités religieuses, soient victimes de leurs politiques.

Propos recueillis par Nuri Kino, un journaliste indépendant basé en Suède (26 juin 2013)



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mardi 6 août 2013

Italie: le père Dall'Oglio, jésuite, a bien été enlevé


La Farnesina se prononce pour la première fois

Anita Bourdin

ROME, 6 août 2013 (Zenit.org) - Pour la première fois, la "Farnesina", le ministère italien des Affaires étrangères, se prononce publiquement sur le sort du père jésuite italien disparu depuis le 28 juillet, près de Raqqa, en Syrie, le père Paolo Dall'Oglio.

Il a été enlevé par le groupe "Etat islamiste Irak et Syrie", dans la mouvance d'Al Qaida, a déclaré à la télévision italienne "Rai 1" (programme Unomattina) ce mardi matin, 6 août, la ministre Emma Bonino, a constaté Zenit en direct.

Jusqu'ici, le ministère s'était abstenu de se prononcer, jugeant que le jésuite italien pouvait aussi avoir disparu volontairement pour négocier des libérations. Il avait averti de se préoccuper de sons sort s'il se passaient 72 heures sans nouvelles  (cf. Zenit du juillet 2013, http://www.zenit.org/fr/articles/syrie-disparition-du-jesuite-italien-paolo-dall-oglio).

"Vous comprendrez tous les difficultés, a ajouté la ministre, évoquant les nombreux groupes parlés opérant dans la région. Mais elle s'est dit cependant "confiante".

Le père Dall'Oglio, qui a vécu 30 ans en Syrie, en a été expulsé en 2012 par le régime de Damas après avoir aidé les victimes de la répression gouvernementale dans un monastère du massif de l'Anti-Liban. Son enlèvement est donc considéré comme un paradoxe, puisqu'il n' a pas caché sa sympathie pour les rebelles. Il a notamment fondé la communauté al-Khalil, une communauté spirituelle interreligieuse pour la promotion du dialogue entre musulmans et chrétiens.

Le 3 août dernier, le cardinal préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, Leonardo Sandri, les supérieurs et les collaborateurs de ce dicastère lancent un appel en faveur de la paix en Syrie et du père Paolo Dall'Oglio, mais aussi de deux métropolites d'Alep enlevés il y a quelques mois et de deux autres prêtres.

"Avec les Eglises de la région, il rappelait le silence absolu qui pèse sur le sort de deux évêques et deux prêtres enlevés il y a quelques mois, comme sur celui de beaucoup d'autres, syriens et étrangers, dans la même situation douloureuse."

"Nous supplions le Seigneur, par la Toute-Sainte Mère de Dieu, pour que la guerre cesse et que la paix revienne pour la bien-aimée Syrie et pour tous les peuples du Moyen-Orient."

Le dernier appel du Vatican à la paix en Syrie a été lancé de la tribune de l'ONU par l'observateur permanent du Saint-Siège à New York, Mgr Francis A. Chullikatt, qui a pris la parole lors du débat sur le Moyen-Orient, le 23 juillet 2013 (cf. Zenit du 24 juillet 2013, http://www.zenit.org/fr/articles/onu-plaidoyer-du-saint-siege-pour-la-syrie).

Il a longuement plaidé pour une solution au conflit syrien en disant notamment : « La paix rendra tout le monde gagnant ». Il a également appelé l'attention de la communauté internationale sur « les effets dévastateurs du conflit sur la population chrétienne ».

Le pape François en a appelé à la libération des deux métropolites orthodoxes enlevés le 22 avril, près d'Alep, et, devant la situation « tragique » de la population et des chrétiens, il en a appelé aussi à des réponses à l'urgence humanitaire, à la paix et à la réconciliation (cf. Zenit du 23 avril, http://www.zenit.org/fr/articles/syrie-appel-a-la-liberation-des-metropolites-orthodoxes).

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a pour sa part lancé un appel à la libération du jésuite qui se serait rendu à Raqa pour rencontrer des dirigeants de l'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL) afin de tenter de négocier la libération de militants kidnappés par ce groupe. Il aurait été enlevé par des jihadistes à Raqa, chef-lieu de province tenu par les rebelles. Lundi dernier, un des activistes a déclaré que le père Dall'Oglio était chez eux en tant qu'"hôte" (cf.http://syriahr.com/en/).