Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

vendredi 9 mai 2014

Terre sainte: l'Eglise catholique exhorte Israël à stopper les actes de vandalisme

Terre sainte: l'Eglise catholique exhorte Israël à stopper les actes de vandalisme

7/5/2014- Terre sainte: l'Eglise catholique exhorte Israël à stopper les actes de vandalisme


Jérusalem - Les évêques catholiques de Terre sainte ont demandé mercredi aux autorités israéliennes d'agir après un nouvel acte de vandalisme, attribué à des juifs extrémistes, contre un bâtiment appartenant au Vatican à Jérusalem-Est, moins de trois semaines avant la visite du pape.

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, a de son côté indiqué que son gouvernement avait l'intention de recourir à la détention administrative contre les personnes commettant ce type d'attaques.

Selon le Patriarcat latin (catholique romain) de Jérusalem, l'inscription en hébreu Mort aux Arabes, aux chrétiens et à tous ceux qui haïssent Israël a été taguée lundi devant le bureau de l'Assemblée des Evêques à Notre-Dame de Jérusalem. La phrase étant surmontée d'une étoile de David, a-t-il précisé.

Le Centre Notre-Dame est propriété du Saint-Siège et cette provocation arrive deux semaines avant la visite du pape François en Terre Sainte et à Jérusalem, a déploré le Patriarcat.

Les Evêques sont très préoccupés par le manque de sécurité et par l'absence de réactivité sur la scène politique, et redoutent l'escalade de la violence, a-t-il ajouté.

Face à l'absence ou à la faiblesse des poursuites, les vandales en viennent désormais aux menaces personnelles, a dénoncé le Patriarcat, en faisant allusion aux récentes menaces de mort adressées à l'évêque de Nazareth (nord d'Israël).

Les chefs de toutes les Eglises en Terre Sainte se préparent à une série d'actions visant à (...) mettre les autorités et responsables de l'ordre devant leurs responsabilités, a-t-il promis.

La police a par ailleurs confirmé de nouveaux incidents visant des musulmans dans le nord d'Israël mercredi.

Le porte-parole de la police Micky Rosenfeld a indiqué à l'AFP qu'un homme avait été arrêté alors qu'il perçait les pneus de véhicules appartenant à des Arabes à Yokneam.

Les enquêteurs cherchaient aussi à établir s'il avait également vandalisé le bureau d'un dentiste druze plus tôt dans la journée. Mort aux Arabes et Prix à payer ont été tagués sur les fenêtres de la clinique, selon les médias.

Sous l'appellation du Prix à payer, des colons extrémistes ainsi que des activistes d'extrême droite ont multiplié ces derniers mois les agressions contre des Palestiniens, des Arabes israéliens ou encore l'armée israélienne, en réaction à des décisions gouvernementales qu'ils jugent hostiles à leurs intérêts ou à des actes attribués à des Palestiniens.

Une femme de la colonie d'Yitzhar (nord de la Cisjordanie) a par ailleurs été arrêtée, accusée d'avoir proféré des menaces contre les soldats israéliens, selon la police.

Lundi, un tribunal de Jérusalem avait prolongé de trois jours la détention d'un autre habitant d'Yitzhar, un bastion de colons extrémistes, soupçonné d'avoir participé le 18 avril à un acte de vandalisme contre une mosquée à Oum al-Fahem (nord d'Israël).

Le gouvernement a l'intention de recourir à la détention administrative contre ceux qui commettent les attaques dénommées +le prix à payer+, a affirmé à la radio militaire M. Aharonovitch.

La détention administrative permet d'emprisonner des suspects sans jugement, sur ordre d'une cour militaire, pour des périodes de six mois indéfiniment renouvelables. Ce type de détention est pour le moment uniquement utilisé contre les Palestiniens, pour des raisons de sécurité.

Le ministre de la Sécurité intérieure et sa collègue de la Justice, Tzipi Livni, ont tenu mercredi une réunion d'urgence avec le procureur général et les chef des agences de sécurité pour discuter d'éventuelles mesures répressives.

Le gouvernement envisage d'accroître les restrictions de mouvement aux suspects et prévoir leur arrestation en cas de non obéissance, selon un communiqué de Mme Livni.

Cette dernière avait appelé dimanche à traiter les exactions des colons et extrémistes juifs contre des Palestiniens ou Arabes israéliens comme des actes terroristes, après que le département d'Etat américain a pour la première fois fait état dans son rapport annuel sur le terrorisme d'une vague croissante d'attaques du Prix à payer.

Bien que la police ait procédé à de nombreuses arrestations, elles n'ont donné lieu pour le moment à aucune poursuite.


(©AFP / 07 mai 2014 22h41)

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Le CARDINAL TAURAN EN JORDANIE


Cité du Vatican, 9 mai 2014 (VIS). Le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, accompagné du Secrétaire le P.Miguel Angel Ayuso Guixot, sera le 12 mai à Amman (Jordanie) pour participer à un séminaire universitaire sur religion et violence, destiné à favoriser le dialogue inter-religieux. Le Cardinal prendra la parole dans le cadre de la section religieuse de ces assises. La délégation du Saint-Siège prendra part les 13 et 14 au troisième colloque que le conseil pontifical organise avec le Royal Institute for Interfaith Studies de Amman: Faire face aux enjeux par le biais de l'éducation. Les travaux, qui s'ouvriront par les interventions du Prince El Hassan Bin Talal et du Cardinal Tauran, s'achèveront par une déclaration commune.

Faut-il prendre au sérieux les menaces antichrétiennes en Israël ? | La-Croix.com 9/5/2014

Faut-il prendre au sérieux les menaces antichrétiennes en Israël ? | La-Croix.com

Faut-il prendre au sérieux les menaces antichrétiennes en Israël ?

Deux semaines avant la visite du pape en Terre sainte, une nouvelle menace « Mort aux Arabes, aux chrétiens et à tous ceux qui haïssent Israël » a été taguée lundi devant le bureau de l'Assemblée des évêques à Notre-Dame de Jérusalem.


Ces derniers, relayant l'inquiétude et le sentiment d'insécurité des chrétiens, ont appelé les autorités à agir. La ministre de la justice, Tzipi Livni, a qualifié ces actes de « terrorisme ».  

Pour Frédéric Encel, maître de conférences en géopolitique à Sciences-Po Paris (1), le problème pourrait venir du projet d'intégration des citoyens arabes de confession chrétienne à l'armée israélienne.

« Sur l'ensemble des incidents de ce type qui prévalent sur ce territoire, les actes de vandalisme visant les communautés chrétiennes représentent une très faible minorité.

Cela dit, les évêques ont raison d'exiger une enquête judiciaire sérieuse. D'autant que les Israéliens réagissent parfois avec un certain cynisme, en répondant aux chrétiens que leur situation en Israël est somme toute bien meilleure que celle de leurs voisins en Égypte ou en Syrie.

Pas de lien évident avec la visite du pape

Je ne pense pas toutefois que cet incident soit lié à la visite du pape François en Terre sainte. Certes, ces menaces peuvent être le fait des juifs nationalistes extrémistes – sous l'appellation du "prix à payer" –, qui considèrent que les chrétiens sont tout aussi déloyaux que les musulmans, auquel cas il s'agirait effectivement d'une provocation à l'approche du voyage du pape François.

Mais cela n'est qu'une hypothèse car, d'une part, la visite du pape précédent, Benoît XVI, en 2009, n'avait pas suscité ce type de menaces, et, d'autre part, le pape François bénéficie d'une réputation plutôt conciliante. Il n'a prononcé aucun mot qui pourrait être jugé outrageant par les juifs ou par les musulmans.

Le problème de la conscription

L'augmentation des actes antichrétiens ces dernières semaines peut être liée, très localement, au projet de loi destiné à faciliter l'intégration des citoyens arabes de confession chrétienne à l'armée israélienne. Cet appel à la conscription, relayé par certains prêtres comme le P. Gabriel Nadaf (de l'Église grecque-orthodoxe, NDLR), suscite des tensions.

Peut-être est-ce là une réaction épidermique à ce projet. Dans ce cas, ces menaces pourraient tout aussi bien avoir été taguées par des musulmans – il arrive souvent dans cette région que les uns se fassent passer pour les autres.

Sont-elles sérieuses ? Jusqu'à présent en tout cas, il n'y a jamais eu d'attaque massive ni de complot à l'encontre de la communauté chrétienne. Le dernier complot de fanatiques juifs visait à détruire les mosquées du mont du Temple au début des années 1980 et avait été déjoué par l'armée israélienne. »



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Entretien avec Ziad Majed – Où en est la situation en Syrie ? - Les clés du Moyen-Orient

Entretien avec Ziad Majed – Où en est la situation en Syrie ? - Les clés du Moyen-Orient

ENTRETIEN AVEC ZIAD MAJED – OÙ EN EST LA SITUATION EN SYRIE ? ARTICLE PUBLIÉ LE 02/05/2014

Ziad Majed est politologue libanais, professeur des études du Moyen-Orient à l'Université américaine de Paris et coordinateur du Réseau arabe pour la démocratie.
Il est l'auteur de plusieurs études sur les réformes et transitions politiques au Liban et dans le monde arabe. Il vient de publier "Syrie, la révolution orpheline" chez Actes Sud, en avril 2014.

Il revient pour Les clés du Moyen-Orient sur la situation en Syrie.

Aujourd'hui, on assiste à l'apparition de groupes rebelles toujours plus radicaux, pouvez nous rappeler l'ensemble des forces qui compose l'opposition au régime de Bachar Al-Assad.

Sans rappeler les détails de l'historique de la révolution syrienne qui a connu plusieurs phases : manifestations pacifiques (mars – août 2011), manifestations parallèlement à une résistance armée (septembre 2011 – juin 2012) et lutte armée depuis juillet 2012, il faut dire aujourd'hui que le régime Assad contrôle moins de 50% du territoire syrien, et que dans les régions libérées, néanmoins bombardées régulièrement par l'aviation du régime, plusieurs groupes de l'opposition armée s'installent. Auprès d'eux, des comités civils et des structures qui gèrent plusieurs aspects de la vie quotidienne (services, soins médicaux, enseignement, etc…) sont également présents.

Pour revenir aux groupes armés qui combattent le régime, il existe aujourd'hui quatre catégories :

- L'armée syrienne libre (ASL) : très affaiblies et mal équipées, les brigades de cette armée maintiennent une présence militaire dans les gouvernorats d'Idlib (nord), de Deir Ezzor (est), de Hama (centre), de Deraa et Qoneitra (sud).
- Les brigades indépendantes : à l'origine faisant partie de l'ASL, ces brigades sont maintenant autonomes et parfois isolées (chacune se bat dans la localité à laquelle appartient ses combattants). Elles sont surtout présentes dans la Ghouta de Damas, dans le sud, à Homs (centre) et ses alentours, à Idlib (où ils forment deux alliances « le front des révolutionnaires de la Syrie » et « Hazm ») et à Alep.
- Le front islamique : composé de sept formations islamistes syriennes, ce front est le plus puissant et le mieux armé. Il est sur les fronts autour de Damas, à Idlib et Alep (nord), à Deir Ezzor, et dans d'autres localités.
- Le front Annosra : engagés sur la plupart des fronts contre les forces du régime, les combattants d'Annosra sont moins nombreux que les membres des autres groupes. Ils sont par contre plus disciplinés et mieux entrainés, d'où leur impact militaire et médiatique important. Ils sont également les plus radicaux d'un point de vue idéologique.

A ces groupes opposés au régime, s'ajoute un autre qui occupe le gouvernorat de Raqqa (au nord-est) et qui maintient une présence à l'est d'Alep, et dans la région de Deir Ezzor. Il s'agit de « l'Etat Islamique en Iraq et au Levant » (l'EIIL). Ce groupe ne fait pas partie de l'opposition ou de la révolution syrienne. D'ailleurs, il est en conflit armé avec la plupart des groupes mentionnés plus haut. Constitué à majorité de jihadistes étrangers, ce groupe profite de la situation actuelle pour prolonger son « expérience iraquienne ». Il n'est pas concerné par la lutte contre le régime d'Assad, mais plutôt par l'instauration de son autorité dans les zones qu'il contrôle, et ses premières victimes sont les militants laïques et islamistes anti-régime (des centaines parmi eux ont été assassinés ou emprisonnés, et des centaines d'autres sont morts dans les combats qui opposent l'EIIL aux différents groupes armés de l'opposition depuis décembre 2013). Il est également responsable de l'enlèvement de journalistes syriens et étrangers, et de personnalités amies de la révolution comme le père Paolo. Dans ce sens, l'EIIL est un allié objectif du régime Assad. Il sert sa propagande et affaiblit ses ennemis, ce qui explique le fait que l'aviation du régime par exemple épargne ses positions de tout bombardement, au même moment où elle bombarde les quartiers civils autour de ces mêmes positions.

Où en est sur le terrain le rapport de force entre le régime et les forces d'opposition ?

Des combats violents se déroulent sur plusieurs fronts. Le régime mène des offensives dans les gouvernorats de Homs et de Damas, et tout au long de la frontière libanaise. Il a réussi grâce à son aviation militaire, aux drones iraniens, et au grand soutien fourni par les milices du Hezbollah libanais et des formations chiites iraquiennes dépêchées par Téhéran pour l'aider, à reprendre plusieurs localités que l'opposition contrôlait.

De son côté, l'opposition a ouvert un nouveau front dans le gouvernorat de Lattaquié, fief du régime, l'obligeant à mobiliser des troupes pour défendre ses positions dans la région peu inquiétée militairement auparavant. Elle mène aussi depuis des semaines des opérations militaires visant à encercler les forces du régime dans la partie qu'il contrôle dans la ville d'Alep, et à prendre l'aéroport militaire de Deir Ezzor, position stratégique aidant le régime à défendre ses bases militaires dans la région.
L'opposition mène également des offensives dans le sud du pays, région qui inquiète le plus le régime, puisqu'une déroute militaire de ses troupes là-bas signifierait la fin de son siège de la Ghouta et des banlieues sud de Damas, ouvrant la voie à l'opposition vers la capitale.

Nous pouvons ainsi dire qu'aucun des deux camps n'est en mesure de remporter une victoire militaire. Le régime est très affaibli et compte de plus en plus sur les milices étrangères libanaises et iraquiennes pour mener ses offensives. Il n'arrive à se maintenir dans les régions où l'opposition attaque que grâce à son aviation. L'opposition est toujours active, mais elle manque de coordination et d'armement efficace, surtout de missiles anti-air qui auraient pu changer beaucoup de choses sur le terrain (et auraient pu aussi protéger des populations civiles bombardées quotidiennement par l'aviation).

Les Syriens favorables au régime à l'intérieur du pays sont-ils encore nombreux ? Qui sont-ils et comment expliquer ce soutien ? Que risquent-ils si le régime tombe ?

Il y a deux catégories favorables au régime. Une constituée de la majorité des familles des officiers et responsables de ce régime, notamment dans la communauté alaouite, de même que des familles des hommes d'affaires qui ont profité au cours des dernières décennies (et qui sont de toutes les communautés). Ceux-là se considèrent sur le même bateau avec les caciques du régime (le clan Assad) et se sentent directement menacés par sa chute.
L'autre catégorie est plus large, et est constituée de tous ceux qui ont peur du changement : ils préfèrent la « stabilité » à la « liberté », et craignent l'après Assad, se basant dans leurs discours sur le scénario iraquien. Parmi ceux-là, nous trouvons surtout des Syriens issus des minorités religieuses, ou des classes urbaines aisées.
Quant aux risques si le régime tombe, il est difficile de les prévoir. Il est sûr que la transition sera très difficile et les défis nombreux. Par contre, nous savons aujourd'hui et après plus de trois ans de catastrophes, que s'il ne tombe pas, les massacres continueront, les destructions et le déplacement également, et les risques pour l'avenir s'élèveront donc d'avantage…

Quelle est la situation humanitaire en Syrie ? Y a t-il eu des améliorations depuis la Conférence de paix à Genève dans l'acheminement de l'aide humanitaire notamment au sein des zones assiégées ?

La situation humanitaire en Syrie est considérée comme l'une des plus tragiques depuis de longues décennies. Plus de 150 mille morts, 200 mille personnes détenues dans les geôles du régime dans des conditions terribles (11 milles personnes ont déjà trouvé la mort sous la torture dans ces geôles), des centaines de milliers de blessés, 9 millions de déplacés (soit 40% de la population) dont 2,5 millions vers les pays voisins, et des destructions terribles dans la majorité des régions.
Le régime a utilisé les armes balistiques (missiles Scud), l'arme chimique, les barils explosifs, la torture et la politique de la faim pour opprimer ses opposants et pour punir ou soumettre les régions qu'ils contrôlent de nouveau à son autorité. Des milliers de civils sont mort de faim ou de maladie dans les zones rebelles assiégées, autour de Damas, à Homs, et dans les camps de réfugiés palestiniens, surtout à Yarmouk. Depuis Genève 2, peu de choses ont changé, et les organisations internationales, y compris les agences concernées des Nations unies, ont publié ces deux derniers mois plusieurs rapports sur le refus du régime d'Assad de coopérer ou de laisser passer les provisions et les médicaments aux zones assiégées.

Quelles sont les répercussions du conflit syrien sur les pays voisins ?

Les deux pays qui souffrent le plus des conséquences de la situation en Syrie sont le Liban et l'Iraq. Tous deux connaissent des clivages politiques et confessionnels et des tensions qui s'accentuent depuis que le conflit syrien fait rage, et tous deux sont affectés directement par le fait que des milliers de leurs jeunes combattent en Syrie dans les rangs des forces du régime. A cela s'ajoute l'impact des jihadistes sur la scène iraquienne puisque ces derniers voyagent entre les deux pays, et la direction de leur principale formation (l'Etat Islamique en Iraq et au Levant) est basée du côté iraquien de la frontière. Quant au Liban, c'est la présence de plus d'un million de réfugiés syriens (dans un pays qui compte près de 4 millions d'habitants) qui est alarmante. La majorité de ses derniers vivent dans des conditions difficiles, et le temps ne fera qu'aggraver leurs conditions à cause du manque d'aide humanitaire qu'ils reçoivent.

Vous êtes l'un des signataires d'une tribune parue dans Le Monde le 1er mars 2014 qui appelle à rompre la solitude du peuple syrien. Comment expliquez-vous l'indifférence et le silence d'une grande partie de la sphère intellectuelle sur la crise syrienne ?

Je pense qu'il y a plusieurs raisons : le déclin des valeurs universelles et l'isolationnisme qui gagne de plus en plus vu les crises économiques et la montée en puissance des approches culturalistes ; les théories de complot qui occultent les visages des Syriens et les remplacent par des considérations géostratégiques ou des analyses naïves sur la laïcité du régime Assad et l'islamisme de ses opposants ; et il y a surtout une volonté de prétendre que « le conflit en Syrie est aujourd'hui entre deux barbaries : celle des Assad et celle des jihadistes, et qu'il faut donc éviter d'intervenir ».
Tout cela contribue à l'indifférence que nous découvrons, et aux hésitations politiques qui ne font que prolonger le calvaire des Syriens et qui finiront par renforcer deux barbaries qui peuvent très bien coexister : celle des Assad et celle des jihadistes.
Nous sommes aujourd'hui face à des crimes contre l'humanité commis par un régime en toute impunité. Nous sommes face à une production de la mort à une échelle industrielle, et le silence n'est qu'une lâcheté, une honte.



Envoyé de mon Ipad 

Fwd: telelumiere vient de mettre une vidéo en ligne

Point de vue de Mgr Moussa Haje , ėvêque maronite des Terres Saintes, au sujet de la visite du Patriarche prévue 

9/5/2014

telelumiere vient de mettre une vidéo en ligne telelumiere a mis en ligne la vidéo ما موقف المطران موسى الحاج من زيارة البطريرك الراعي الى القدس؟ ( تيلي لوميار). كشف رئيس أساقفة حيفا والأرا...

                                             
telelumiere a mis en ligne la vidéo ما موقف المطران موسى الحاج من زيارة البطريرك الراعي الى القدس؟ ( تيلي لوميار).
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