Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

vendredi 16 mai 2014

Le Point - Le Patriarche latin de Jérusalem réagit aux violences contre les Chrétiens » Chrétiens de la Méditerranée

Le Point - Le Patriarche latin de Jérusalem réagit aux violences contre les Chrétiens » Chrétiens de la Méditerranée

LE POINT – LE PATRIARCHE LATIN DE JÉRUSALEM RÉAGIT AUX VIOLENCES CONTRE LES CHRÉTIENS

De jeunes juifs extrémistes préparent-ils une attaque de grande envergure contre un site catholique durant la visite du pape en Israël et dans les Territoires palestiniens ? À moins de quinze jours de la venue du souverain pontife, cette éventualité suscite l'inquiétude des responsables catholiques de Terre sainte, du Shin Beth et de la police israélienne.

Ce dimanche, monseigneur Fouad Twal, le patriarche latin de Jérusalem, n'a pas caché sa préoccupation. Après avoir déploré la multiplication ces dernières semaines des actes de vandalisme perpétrés contre des sites chrétiens et musulmans, « des actes incontrôlés qui empoisonnent l'atmosphère de coexistence et de coopération », le plus haut dignitaire de l'Église catholique en Terre sainte a reproché aux dirigeants israéliens leur manque de fermeté : « Certes, ces actes font l'objet de condamnations verbales de la part des responsables en Israël, mais il y a peu d'arrestations », a-t-il dit, avant d'ajouter : « Le gouvernement doit s'inquiéter, car cela nuit à l'image de l'État d'Israël à l'étranger. C'est aussi une tache sur la démocratie dont Israël se réclame. »

« Néonazis hébreux »

Ces extrémistes juifs regroupés sous l'appellation de « Tag Mekhir », « le prix à payer » en français, s'en prennent régulièrement aux Palestiniens de Cisjordanie. Incendie de mosquées, de vergers, de champs, destruction de plantations d'oliviers, violences physiques contre les villageois. Il y a un peu plus d'un an et demi, ils sont passés à l'action à Jérusalem-Est et en territoire israélien. Un incident très médiatisé a eu lieu en septembre 2012, avec l'incendie du portail en bois du monastère de Latroun, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Jérusalem, ainsi que des tags sur les murs adjacents. De fait, entre 2011 et la fin du mois de mars de cette année, vingt-deux attaques ont été recensées contre des monastères, couvents, églises et autres biens appartenant au clergé.

Toutefois, depuis un mois, les choses se sont accélérées. Le 27 avril, le jour de la canonisation de Jean XXIII et de Jean-Paul II, trois actes de vandalisme et de profanation de sites chrétiens ont eu lieu en Galilée, autour du lac de Tibériade. Le même jour, le vicariat patriarcal de Nazareth recevait une lettre d'intimidation demandant à tous les chrétiens de quitter la « Terre d'Israël ». Elle était signée d'un rabbin de la région. Il y a quelques jours, cette fois devant le bureau de l'Assemblée des évêques à Notre-Dame de Jérusalem, une inscription en hébreu menaçait : « Mort aux Arabes, aux chrétiens et à tous ceux qui haïssent Israël. » Le grand écrivain israélien Amos Oz a condamné les auteurs de ces actes racistes en les qualifiant de « néonazis hébreux ». Le terme n'a pas plu au Conseil des colonies de Cisjordanie, qui a déposé une plainte contre son auteur « pour incitation au racisme ». Ambiance.

« Jésus est une ordure »

Une intervention de la police israélienne n'a pas calmé les esprits du côté catholique. Les franciscains ont accroché sur un de leurs bâtiments dans la vieille ville de Jérusalem une affiche géante souhaitant la bienvenue au pape François. « Il faut l'enlever ! » a déclaré un officier de police aux responsables de cette initiative. Motif : « Cela risque d'énerver encore plus les jeunes extrémistes. » Réponse des franciscains : « Si les autorités israéliennes veulent la décrocher, qu'elles le fassent, nous ne nous y opposerons pas. » Pour l'instant, l'affiche est toujours là.

Le principal objet de frictions est ailleurs : sur le mont Sion. Plus précisément à l'emplacement du cénacle. Un bâtiment de deux étages où, selon la tradition, se trouverait la pièce évoquée dans les Évangiles et où aurait eu lieu le dernier repas de Jésus avec les apôtres. Dans le même édifice se trouve ce qui serait le tombeau du roi David, un lieu saint juif. L'Église catholique entend récupérer au moins la salle de la dernière cène, mais nationalistes et religieux israéliens s'y opposent. Des négociations entre le Vatican et le gouvernement Netanyahou seraient sur le point d'aboutir. Le pape François va s'y recueillir. Avant lui, Jean-Paul II, lors de son pèlerinage jubilaire de l'an 2000, avait pu, exceptionnellement, y célébrer une messe. La semaine dernière, un graffiti anti-chrétien a été découvert sur un mur situé à proximité d'une église de la vieille ville signé du « Prix à payer » : « Le roi David, c'est pour les Juifs, et Jésus est une ordure. »

Reconnaissant une hausse des attaques contre des sites chrétiens, musulmans et arabes israéliens, un porte-parole de la police n'a toutefois pas voulu confirmer que le phénomène était lié à la venue du pape. En revanche, les patrons de la police ont demandé à tous leurs commandants de district de renforcer la sécurité autour des sites sensibles. Une présence sécuritaire sur laquelle a ironisé le patriarche latin : « Nous n'avons aucune raison d'avoir peur, car Israël met à notre disposition une dose nécessaire de sécurité, voire une overdose. » Il a donc appelé tous les chrétiens de Terre sainte à venir prier « sans crainte » aux côtés du pape François.

Danièle Kriegel



Envoyé de mon Ipad 

Radio Vaticana : La vieille ville de Homs évacuée de ses rebelles : le témoignage d'un jésuite sur place » Chrétiens de la Méditerranée

Radio Vaticana : La vieille ville de Homs évacuée de ses rebelles : le témoignage d'un jésuite sur place » Chrétiens de la Méditerranée

RADIO VATICANA : LA VIEILLE VILLE DE HOMS ÉVACUÉE DE SES REBELLES : LE TÉMOIGNAGE D'UN JÉSUITE SUR PLACE

(RV) Entretien- En Syrie les derniers rebelles retranchés dans la vieille ville de Homs ont enfin pu être évacués. Ils ont été emmenés en bus plus au nord de la ville, dans la localité de Dar al-Kabira, avec l'autorisation de prendre une arme légère. En tout, plus de 2000 personnes se sont retirées, parmi lesquelles des civils blessés.

Selon les rebelles, l'accord s'est également traduit par la libération de 40 alaouites -communauté à laquelle appartient le président Bachar al-Assad-, une Iranienne et 30 soldats syriens. Après ce retrait de la vieille ville, il ne restera plus de rebelles dans la cité de Homs que dans le quartier de Waer (au nord-ouest) où vivent plusieurs centaines de milliers de personnes, mais des négociations sont également en cours pour leur départ.

Ce retrait de la rébellion de cette ville symbole est un moment important dans la guerre civile qui ronge le pays. C'est à Homs en effet qu'a été lancée l'insurrection armée après la répression par le régime du mouvement de contestation populaire pacifique lancé le 15 mars 2011 Il montre que localement des solutions peuvent être négociées.

Ce déblocage est même une lueur d'espoir pour l'avenir du pays selon le père jésuite Ziad Hilal. Il est actuellement dans la vieille ville de Homs et a assisté à l'évacuation des dernier rebelles. 23 chrétiens sont encore présent sur place dans la résidence des jésuites. (Avec AFP)

En tant que religieux, il nous a demandé d'accompagner les rebelles de la sortie de la vieille ville jusqu'au nord de Homs qu'on appelle Dar al-Kabira. Chaque bus était rempli de 40 rebelles accompagnés par un prêtre et aussi par la communauté des Nations-Unies. Le personnel de l'ONU n'était pas dans le bus. Seuls les prêtres y étaient. Le contrat, c'était d'évacuer tous les rebelles de la vieille ville avec une arme légère.

On a parlé de rebelles mais on a aussi parlé de civils blessés. Est-ce que vous confirmez cette information ?
C'est ce que j'ai moi-même vu car j'étais tout le temps là-bas. Il y avait 6 femmes et des enfants comme civils. Il y avait également quelques blessés mais je ne sais pas si ce sont des civils ou des rebelles. Ils étaient à peu près 9 personnes.

Tous les rebelles ont été évacués maintenant ?
Tout à fait. Il n'y en a plus dans les vieilles villes. La vieille ville est vide. Il reste quelques civils. Il y a 23 chrétiens qui ont décidé de rester, surtout qu'ils sont dans notre résidence, la résidence du père jésuite ou le père Frans a été assassiné.

Dans quel état d'esprit et de santé sont les 23 chrétiens qui sont restés dans votre résidence ? Ils sont très contents car ce matin, les évêques de France et les religieuses sont venus accompagnés de quelques civils. Hier, pour la première fois, ils ont vu du pain depuis plusieurs années, c'est-à-dire plus de deux ans et demie. C'est la première fois qu'ils ont vu de la nourriture. Ca fait plus d'un an qu'ils n'ont pas gouté de viande. Ils mangent seulement les herbes qui sont plantées à dans les maisons. Ils étaient dans la joie de trouver quelqu'un de l'extérieur qui vienne chez eux.

Père Ziad, est-ce que vous avez l'espoir que quelques chrétiens reviennent dans la vieille ville de Homs ? Depuis hier, le téléphone n'a pas cessé de sonner. La plupart des chrétiens voulaient vraiment revenir mais le problème maintenant, c'est qu'il y a des maisons, des portes et des voitures piégées. Donc, la situation est très délicate. D'abord, il faut que les ingénieurs spéciaux entrent pour nettoyer les ordures de la guerre. Ensuite, les civils pourront rentrer. Mais malheureusement, ce qu'on a vu ce matin, c'est le désordre général. Il y a plein de gens qui sont venus à droite et à gauche. Il y a des voyous qui rentrent pour voler les maisons. Il y a du pillage. Les Églises sont détruites. Pas complètement, on peut les restaurer mais ça va couter beaucoup d'argent et beaucoup de temps.

Père Ziad, est-ce que vous avez l'espoir qu'après cet accord entre le régime et les rebelles à Homs, que d'autres situations sur le terrain se débloquent localement et que du coup, un espoir d'une solution négociée puisse petit à petit s'installer dans le pays ?
C'est ce que le Père Frans Van der Lugt a espéré. Il disait toujours « ce n'est pas la force ni les armes qui vont parler. Ce sont les accords ». Ca veut dire la réconciliation. Il n'y a pas d'autres chemins pour nous. Nous l'avons vu, ça fait deux ans et demi à peu près qu'il y a le combat à Homs, dans la vieille ville. Cela ne peut se terminer que par un accord. C'est la seule solution, non seulement pour Homs mais aussi pour toute la Syrie.

Au-delà de cet accord, est-ce que vous avez le sentiment que les deux camps sont prêts à faire de concessions et sont fatigués de cette guerre ?
L'image qu'on a vu hier à propos des frontières entre les rebelles et l'armée officielle, c'était une belle image. Ils se parlent entre eux. Il y a même quelqu'un de l'armée qui donne à manger aux rebelles. Nous ne sommes qu'un seul peuple. Il faut trouver un moyen pour construire la paix. Il y a des ponts à remettre dans ce pays. C'est ça qui est très important à nos yeux et les deux camps sont fatigués. Ils ont perdu tant d'hommes, de femmes et d'enfants à cause de la guerre.

Selon vous, est-ce que cette évacuation de la vieille ville de Homs est un tournant dans la guerre et une porte qui s'ouvre vers un avenir meilleur ?
Oui, bien sûr parce que c'est grâce à l'intervention de l'ONU, à l'intervention des religieux et à l'intervention de la Communauté Internationale pour cesser de délivrer les armes aux mains des syriens. Et j'ai moi-même vu des enfants, des rebelles enfants qui portent des armes. Ça veut dire que si on revient trois ans en arrière, ils avaient quoi ? 13-14-15 ans. Ils ne savent rien. Ils ne savent pas pourquoi ils sont là ni qui ils combattent. Ils ont des idées intégristes. C'est très difficile.

Quel va être désormais l'avenir pour ces rebelles qui ont été évacués ?
Le problème, c'est qu'ils sont allés au nord. Le nord, c'est aussi le combat où ils vont dire qu'il faut avoir un accord avec le gouvernement ou ils vont continuer la guerre jusqu'au bout. Ça veut dire plus d'armes, plus de cadavres et plus de destruction. En même temps, je voudrais vraiment faire un appel à la Communauté Internationale, surtout aux Églises dans le monde afin de reconstruire les Églises et les maisons des gens dans la vieille ville. Ça fait trois ans que l'on voyage à droite et à gauche. On a fait plusieurs rencontres et il y avait toujours cette idée d'aider les syriens, les chrétiens à reconstruire les Églises et les maisons. Et le moment est venu ».

On se souvient que de Homs était parti le début de la guerre, la contestation au pouvoir. C'est de Homs que va pouvoir se reconstruire la Syrie ?
C'est le premier pas. Donc, il ne faut pas avoir peur. Il faut commencer le chemin et marcher.



Envoyé de mon Ipad 

jeudi 15 mai 2014

Le grand mufti du Liban propose un pacte islamo-ch

Le grand mufti du Liban propose un pacte islamo-chrétien pour protéger le pays

http://fr.radiovaticana.va/news/2014/05/14/le_grand_mufti_du_liban_propose_un_pacte_islamo-chrétien_pour_protéger/fr1-799260

Raï : L’idée de vacance du pouvoir présidentiel est impensable ! - L'Orient-Le Jour

Raï : L'idée de vacance du pouvoir présidentiel est impensable ! - L'Orient-Le Jour

Raï : L'idée de vacance du pouvoir présidentiel est impensable !

Le patriarche maronite a une fois de plus placé les blocs parlementaires et les députés, pris individuellement, devant leur « devoir national », celui d'élire un nouveau président de la République, dans les délais constitutionnels.
Il l'a fait au cours de la cérémonie de clôture d'un congrès organisé au Hilton de Horch Tabet, à l'initiative de l'ancien député Farid Haykal el-Khazen, sur « Le Mémoire de Bkerké, projet de patrie », en présence du chef de l'État et d'une pléiade de personnalités politiques.
Le patriarche maronite a jugé « impensable » l'idée même de « vacance » de la fonction présidentielle, et a confié au nouveau président la tâche de « poursuivre l'œuvre du président Sleiman qui a su gagner pour le Liban le respect de la communauté arabe et internationale ».
Le patriarcat maronite, a précisé le patriarche Raï, « agit en concertation totale avec l'autorité politique », pour consolider « les trois piliers de la convivialité : la liberté, la participation à égalité à la décision politique et la préservation du pluralisme ».
Rappelant que le chef de l'État est la seule personnalité de l'appareil politique qui « prête serment » (article 50 de la Constitution), le patriarche Raï a rendu hommage au président Sleiman, dont le mandat expire dans douze jours.
La vacance au niveau de la présidence de la République « prive la composante chrétienne d'un pouvoir dont elle jouit en vertu du pacte national, et cela est inadmissible, fût-ce pour un seul jour », a insisté le patriarche.
« Nous faisons assumer à ceux qui seraient responsables d'une telle vacance la pleine responsabilité de ses catastrophiques conséquences historiques. La dignité du Liban et des Libanais est en jeu : les portes du palais présidentiel ne doivent pas être fermées au jour du 25 mai. (...) Le Parlement n'a pas le droit de frustrer ainsi les espoirs d'un peuple, sous prétexte d'une lutte pour le pouvoir et des axes régionaux qui paralysent l'État. »
Pour sa part, Farid Haykal el-Khazen a jugé qu'une vacance au niveau présidentiel « classe le Liban dans la catégorie des États qui ne méritent pas de se gouverner eux-mêmes ».
« Est-il donc imaginable, s'est écrié l'ancien parlementaire, que nous échouions à être fidèles à notre passé démocratique et à notre civilisation, et que nous poussions tous les États du monde à s'ingérer dans nos affaires internes, pour la seule raison que nous n'avons su gérer nos propres affaires ? »
Une vacance, a-t-il jugé, « met en danger la démocratie, le pacte national et la formule libanaise ».
Le Liban a besoin d'un nouveau chef de l'État, « ne serait-ce que pour relever les défis que lancent les réfugiés syriens, la crise économique et sociale, l'exode des jeunes et la crise sécuritaire », a-t-il encore analysé.



Envoyé de mon Ipad 

cloture du congrés " Memorandum de Bkerke " , Annahar

سليمان حضر اختتام مؤتمر "مذكرة بكركي - مشروع وطن" الراعي: نرفض الفراغ في الرئاسة لأنه يُقصي المكوّن المسيحي - النهار

سليمان حضر اختتام مؤتمر "مذكرة بكركي - مشروع وطن" الراعي: نرفض الفراغ في الرئاسة لأنه يُقصي المكوّن المسيحي

النهار 15 نوار 2014

وضع البطريرك الماروني الكاردينال مار بشارة بطرس الراعي " نواب الأمة أمام واجبهم الوطني الخطير الذي يطالب ضميرهم المسؤول، أفرادا وكتلا، بأن ينتخبوا رئيسا للجمهورية في موعده الحاسم".
احتفاء بالذكرى السنوية الثالثة لانتخاب البطريرك الراعي، وفي حضور رئيس الجمهورية ميشال سليمان، اختتمت اعمال مؤتمر " مذكرة بكركي - مشروع وطن " الذي انعقد مدى يومين في فندق "هيلتون – الحبتور". واقيم عشاء في المناسبة تقدمه الرئيس سليمان والبطريرك الراعي وحشد من الوزراء والنواب والمطارنة والشخصيات.
وألقى الوزير السابق فريد هيكل الخازن كلمة قال:" فخامة الرئيس على مسافة زمنية لا تتعدى الأيام العشرة، تقفون وأنتم على استعداد لمغادرة القصر الجمهوري بعد سنوات ست شهدت ما شهدته من صفحات في تاريخ الوطن، منها مراحل صعبة طويناها غير آسفين عليها، ومنها مشرقة طويناها متحسرين على انقضائها. ويبقى الأسف الأكبر خشيتنا كما خشية العديد من اللبنانيين أن نرى كرسي الرئاسة اللبنانية شاغراً حتى إشعار آخر، مما يضعنا في خانة الدول التي لا تستحق أن تحكم ذاتها بذاتها (...) لبنان في حاجة إلى رئيس جديد، لا من أجل الميثاقية فحسب، بل أيضا من اجل مواجهة تحديات كبرى ليس أقلها تحدي النازحين السوريين، والمحنة الإقتصادية والإجتماعية، وهجرة الشباب والأزمة الأمنية، فما نفع أن تبقى حكومة وأن يبقى نواب وأن يبقى رئيس إذا خسرنا لبنان؟"

الراعي
وقال البطريرك الراعي مخاطباً رئيس الجمهورية:" إن التزامنا الوطني المشترك والمتجدد يقتضي منا أن نضع نواب الأمة أمام واجبهم الوطني الخطير الذي يطالب ضميرهم المسؤول، أفرادا وكتلا، بحكم الميثاق الوطني والدستور، بأن ينتخبوا رئيسا للجمهورية في موعده الحاسم، رئيسا ينطلق من حيث بلغ فخامة الرئيس سليمان بالبلاد إلى مكانة محترمة في الأسرتين العربية والدولية، وقد لاقت منهما الدعم والتأييد. إننا نرفض بالمطلق الفراغ في سدة الرئاسة، لأنه يقصي المكون المسيحي عن السلطة الميثاقية ولو ليوم واحد، ويعطل الدستور. إننا نحمل المتسببين به نتائجه التاريخية الوخيمة. إنني، في هذا الالتزام، أستحضر هؤلاء الأسلاف الستة والسبعين من البطريرك الأول القديس يوحنا مارون إلى غبطة أبينا البطريرك مار نصرالله بطرس صفير. أستحضر أمانتهم وتضحياتهم، ثوابتهم ودفاعهم، صمودهم ومعاناتهم، نجاحاتهم وخيباتهم، تأييدهم ومخالفتهم، حبهم واضطهادهم، إيمانهم ورجاءهم ومحبتهم، وعدم تزعزعهم.
لقد قادوا المسيرة الطويلة التي بلغت هدفها مع البطريرك الكبير خادم الله الياس بطرس الحويك الذي ترأس الوفد اللبناني إلى مؤتمر السلام في فرساي سنة 1919 ونال من المجتمع الدولي إقرار دولة لبنان الكبير المستقل الذي تم إعلانه في أول أيلول 1920، واكتملت مكونات الدولة مع البطريرك انطون بطرس عريضة بالاستقلال الكامل وجلاء الجيوش الأجنبية، وتوجت في سنة 1943 بالميثاق الوطني في عهد المغفور لهما الشيخ بشاره الخوري رئيس الجمهورية، ورياض الصلح رئيس الحكومة. فكان، كما ردد أحد المفكرين اللبنانيين المسلمين، تقي الدين الصلح: "للمسلمين الفضل في استقلال لبنان عن العالم العربي، وللموارنة فضل الحفاظ على الحرية والديموقراطية". أين نحن اليوم من جمال البدايات؟
ومنذ ذلك الحين والبطريركية المارونية تدعم الجمهورية اللبنانية في مسيرتها كيانا وشعبا ومؤسسات، وعلمتْ أبناءها الموارنة الولاء الكامل للبنان من دون أي بلد سواه". واضاف الراعي: "تعاون بطاركتنا مع رجال قادة حققوا الآمال ووصلوا بلبنان إلى تكوينه وعزته وازدهاره، وإلى خصوصيته ونموذجيته ورسالته، في الأسرتين العربية والدولية. واليوم أمام واقعنا المتقهقر على كل صعيد، نتساءل مع أحد المفكرين وكتاب التاريخ: "هل انتهى عهد الكبار؟".
هل نأمل في رجالات دولة كبار يدركون أن لبنان "الوطن النهائي لجميع أبنائه، الواحد أرضا وشعبا ومؤسسات"، كما نقرأ في أول سطر من مقدمة الدستور، يعني الضمانة لبقاء كيانه ورسالته، ولمصلحة شعبه ومصلحة العالم العربي، وحتى لمصلحة جوانب كثيرة من العالم الإسلامي، كما كتب المغفور له الإمام محمد مهدي شمس الدين في كتيبه "الوصايا"؟ هل من رجالات دولة كبار يؤمنون بأن لبنان "وطن حداثة الإنسان ورقيه"، كما قال سماحته؟ (...)
إن المؤتمر الأول الذي نظمته، بشكل راق ورفيع، "الهيئة المدنية لدعم مذكرة بكركي الوطنية" ونحن نحتفل الآن باختتامه، قد أغنى، مشكورا جدا، هذه المذكرة بمداخلات المحاضرين الكبار. فتوسعوا بمضامينها".



Envoyé de mon Ipad