Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 30 juin 2014

En Irak, les chrétiens ont repris le chemin de Qaraqosh | La-Croix.com

En Irak, les chrétiens ont repris le chemin de Qaraqosh | La-Croix.com

En Irak, les chrétiens ont repris le chemin de Qaraqosh

Victime d'une offensive des djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant, la ville chrétienne de Qaraqosh s'est vidée en quelques heures.

Les troupes irakiennes et kurdes ayant repoussé les attaquants, les habitants ont commencé à regagner leurs maisons.

Depuis samedi 28 juin, une noria de voitures surchargées et de bus bondés ramène les réfugiés dans Qaraqosh. Victime d'une offensive de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), la principale ville chrétienne d'Irak, située au Nord dans la plaine de Ninive, s'est vidée en quelques heures de ses habitants entre jeudi et vendredi. « Des dizaines de milliers de familles se sont réfugiées dans des conditions insoutenables, dans des écoles et des salles paroissiales à Erbil », au Kurdistan irakien, rapporte Faraj-Benoît Camurat, président de l'association Fraternité en Irak, présent sur place.

Devant la réaction combinée des forces irakiennes et kurdes, qui ont réussi à repousser les troupes de l'EIIL en direction de Mossoul, et grâce à l'envoi de « renforts kurdes » pour la protéger, Qaraqosh, ville fantôme, « revient à la vie ».

« Elle n'est plus à portée d'obus. Les gens veulent reprendre confiance », constate Faraj-Benoît Camurat. Une messe a été célébrée dimanche matin, en présence du patriarche syriaque catholique, Ignace Joseph III Younan (venu du Liban) et des prêtres restés sur place autour de l'évêque, Mgr Petrus Moshe. Même le marché a timidement rouvert.

Le synode de l'Église chaldéenne

Reste le criant problème de l'approvisionnement en électricité, en eau – rationnée par l'EIIL – et en médicaments. « Tout l'enjeu, si l'on veut que les habitants restent chez eux et ne prennent pas le chemin de l'exil, est de répondre à ces besoins, en installant des turbines au diesel, en fournissant des produits anesthésiques à l'hôpital, etc. », souligne le président de la petite association de solidarité, qui a profité de ces quelques jours sur place pour évaluer « très concrètement » les besoins, avant de relancer un appel aux dons.

Coïncidence du calendrier, c'est pendant ces heures de crise que s'est déroulé, à Erbil et non à Bagdad comme prévu initialement, le synode de l'Église chaldéenne, sous la présidence de son patriarche, Louis-Raphaël Sako Ier , et en présence de la quasi-totalité des évêques d'Irak mais aussi des diocèses australien, américain, syrien, etc. Les participants ont procédé à l'élection des évêques aux sièges vacants, avant de bousculer leur ordre du jour pour se pencher sur les « situations d'urgence qui caractérisent la condition des communautés chrétiennes et de tout le pays ».

« On m'a dit que Kirkouk accueillait déjà 250 000 réfugiés »

Samedi, ils ont appris l'enlèvement de deux de leurs sœurs chaldéennes de Mossoul et de trois orphelins dont elles s'occupent. « Le patriarche a à nouveau appelé toutes les parties au dialogue pour éviter la division du pays et les atrocités », rapporte Mgr Yousif Mirkis, évêque de Kirkouk. Un appel relayé par le pape, dimanche, lors de l'Angélus. 

« Les réfugiés de Qaraqosh rentrent chez eux, mais d'autres arrivent, appartenant à toutes ces petites minorités du pays incapables de se protéger », observe Mgr Yousif Mirkis depuis sa ville, elle aussi sous domination kurde. « Des exactions affreuses ont eu lieu dans des villages turkmènes chiites, beaucoup de villages sont vidés de leur population. On m'a dit que Kirkouk accueillait déjà 250 000 réfugiés et refusait désormais ceux qui arrivent. » Avec les maigres moyens de son diocèse, il souhaiterait pouvoir distribuer « du sucre, du thé, de l'huile ou du savon » dans les écoles où s'entassent les familles…

Irak : l'archevêque de Mossoul en appelle à la communauté internationale



Envoyé de mon Ipad 

Chrétiens d'Irak : plus urgent que le foot !

Chrétiens d'Irak : plus urgent que le foot !
Indifférence des intellectuels et du gouvernement français devant le massacre des chrétiens
Cardinal Philippe Barbarin
ROME, 27 juin 2014 (Zenit.org) - L’indifférence des intellectuels et du gouvernement français envers le massacre des chrétiens d’Irak devrait nous bouleverser, s'indigne le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, dans cette lettre parvenue à Zenit.
Les mots semblent impuissants devant la tragédie des chrétiens d’Orient. En Irak, les informations parfois contradictoires qui nous parviennent témoignent du chaos et de l’angoisse de nos frères. Mardi soir, j’ai reçu l’appel du patriarche des Chaldéens, Louis-Raphaël Ier Sako que j’avais eu la joie d’accueillir à Lyon en mars. Il est actuellement en synode avec une vingtaine d’évêques de la région. Il me dit que la situation est effrayante, mais que des menaces beaucoup plus graves sont encore à venir. L’éradication des minorités religieuses n’est hélas pas un dommage collatéral de la folle stratégie des assassins : c’est leur but affiché.
En France, il faut bien le dire, la situation des chrétiens d’Irak n’est pas un grand générateur d’émotions. Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d’Orient ? Plusieurs raisons l’expliquent sans doute. La presse est le reflet des consciences de notre pays : les chrétiens de là-bas sont considérés comme un problème étranger. Il y a sans doute aussi une espèce de fatalisme : la région est en proie à des secousses meurtrières depuis si longtemps que tous, nous nous habituons à l’inacceptable.
Le fait qu’ici, en Occident, les religions soient officiellement respectées mais aussi fréquemment suspectées, n’arrange rien. La situation des chrétiens persécutés dans le monde ne provoque souvent chez nos politiques qu’une compassion polie, tardive et peu suivie d’effets. Asia Bibi entame sa quatrième année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n’empêche grand monde de dormir ; ces dernières semaines, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort ; la pression américaine a permis une libération… de quelques heures, puisqu’elle a de nouveau été arrêtée. Là encore, il a manqué de grandes voix françaises pour s’y opposer simplement, fortement, fermement.
Le réflexe communautaire d’un groupe humain l’invite à défendre ses membres. Que les chrétiens aient reçu la vocation d’aimer tout homme sans distinction de race, de culture ou de religion est un enseignement directement issu de l’Évangile. Mais, de grâce ! que cela ne nous fasse pas fermer les yeux sur les malheurs de nos frères les plus proches.
En 1794, l’un des plus grands massacres de prêtres de notre histoire s’est déroulé à Rochefort. 829 prêtres réfractaires y ont été déportés par le Comité de Salut public ; sur les 829, seuls 274 survécurent : ils firent le serment de ne jamais parler de l’horreur qu’ils avaient vécue, pour permettre à la France de se relever. Aujourd’hui, la ville de Karakosh, dans la plaine de Ninive, est devenue sous l’afflux des réfugiés la plus grande ville chrétienne d’Irak. Entendez-vous le cri qui monte ? C’est celui d’un camp de réfugiés. Karakosh n’est pas Rochefort, car le massacre est en cours. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux.
Le Patriarche me disait hier qu’une partition du pays serait préférable à une guerre civile qui tue d’abord les innocents. Si seulement la communauté internationale pouvait aider à trouver une solution… Mais n’attendons pas tout des États et de leur diplomatie. Agissons ici et maintenant, comme le Pape nous y a appelés. Lorsque Jean-Paul II m’a accueilli dans le collège des cardinaux, il a insisté sur le sens de la pourpre cardinalice : c’est le rappel du sang des martyrs. C’est pourquoi j’appelle aujourd’hui les chrétiens d’ici à faire monter vers le ciel une prière fervente pour nos frères d’Orient. Je les invite à cultiver la conscience de cette fraternité qui nous lie par-delà les kilomètres et les siècles. Je veux leur redire les paroles du Patriarche : « Ce qui nous manque le plus, c’est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés ! »
Je propose d’encourager les associations œuvrant dans la plaine de Ninive. Je supplie les chrétiens d’ici et tous les hommes et femmes de bonne volonté qui travaillent dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’alimentation, de l’aide d’urgence de venir en aide aux survivants. J’ai le désir de lancer un jumelage entre notre diocèse et l’un de ceux qui en a le plus besoin. Je suggère qu’un pourcentage des quêtes de nos paroisses qui le souhaitent soit versé durant l’année qui vient pour le soulagement de la détresse de nos frères d’Irak. J’invite tous les chrétiens à rester éveillés et attentifs, à être les veilleurs de leurs frères.
Que les héritiers de saint Pothin deviennent les frères de ceux de saint Thomas, apôtre de l’Orient. Comme l’a dit le pape François, nous sommes face à un œcuménisme de sang : ce ne sont pas des catholiques, des protestants, des orthodoxes que l’on martyrise : ce sont des chrétiens. Il est d’ailleurs à craindre que les persécutions ne s’arrêteront pas aux chrétiens. Il faut dès aujourd’hui que la ville de Karakosh devienne un sanctuaire pour tous les belligérants, et un havre de paix pour les populations civiles qui, par milliers et de toutes les confessions, y affluent. Car ce sont des hommes que l’on tue, dans le silence, entre deux olas d’un stade de foot brésilien.
Le Patriarche me l’a dit : « Nous gardons espoir, mais comme vous le savez, l’espoir est fragile. » Et si leur espoir était aussi entre nos mains ? Le pape François le rappelle : « Les chrétiens persécutés pour leur foi sont si nombreux ! Jésus est avec eux. Nous aussi. » Nous aussi !
CARDINAL PHILIPPE BARBARIN 
Archevêque de Lyon
Primat des Gaules

dimanche 29 juin 2014

Irak : l’archevêque de Mossoul en appelle à la communauté internationale

Irak: l’archevêque de Mossoul en appelle à la communauté internationale

28/6/14 - 11 H 38-Alors que la quasi-totalité des 40 000 habitants de Qaraqosh, ont fui devant l’offensive des djihadistes de l’État islamique d’Irak et du Levant (EEIL), le bourg syrien-catholique de la plaine de Ninive, à une trentaine de kilomètres de Mossoul, est devenu une ville fantôme, rapporte vendredi 28 juin Mgr Youhanna Boutros Moshe, archevêque syrien de Mossoul à l’agence vaticane Fides.
Tandis que les djihadistes font pleuvoir sur ville missiles et grenades, de nouvelles armes et de nouveaux contingents sont arrivés ces deux derniers jours dans la ville pour renforcer les milices kurdes des peshmergas qui opposent une résistance à l’avancée des insurgés sunnites.
Pour Mgr Moshe, un des rares à être resté dans la ville avec plusieurs prêtres et plusieurs jeunes de son Église, l’impression est que l’on est en train de préparer le terrain pour un combat frontal. 90 % des 40 000 habitants de la ville, la plupart fidèles de l’Église syrienne-catholique, ont fui Qaraqosh.
« JE M’ADRESSE AUX CONSCIENCES DES RESPONSABLES POLITIQUES »
Afin de préserver la ville de la destruction, l’archevêque a tenté jeudi, sans succès, une médiation entre les belligérants. Les insurgés sunnites demandent aux milices kurdes de se retirer mais ces dernières n’entendent pas permettre aux insurgés de s’approcher des frontières du Kurdistan irakien.
Dans cette situation dramatique, l’archevêque lance, depuis Qaraqosh, un appel pressant à la communauté internationale.
« Face au drame que vit notre peuple, je m’adresse aux consciences des responsables politiques du monde entier, aux organismes internationaux et à tous les hommes de bonne volonté, martèle-t-il. Il faut intervenir tout de suite pour empêcher la situation de précipiter, en œuvrant non seulement sur le plan des secours humanitaires, mais aussi aux niveaux politique et diplomatique. »
« LE MONDE NE PEUT PAS FERMER LES YEUX »
« Chaque heure, chaque jour perdu, risque de rendre tout irrécupérable, continue-t-il. On ne peut pas laisser passer des jours et des semaines dans la passivité. L’immobilisme devient complicité avec le crime et l’invasion. Le monde ne peut pas fermer les yeux devant le drame d’un peuple entier qui a fui de ses maisons en quelques heures, n’emportant avec soi que les vêtements qu’il avait sur lui ».
Pour le P. Nizar Semaan, un collaborateur de Mgr Moshe, cet appel « s’adresse aussi aux gouvernements occidentaux et européens qui parlent souvent des droits de l’homme de manière intermittente et intéressée, pour finir terrés dans un mutisme de commodité quand leurs opérations et leurs analyses des problèmes du Moyen-Orient se révèlent myopes et sans succès ».
Avec Fides
28/6/14 - 11 H 38

samedi 28 juin 2014

Les Chrétiens d'Irak menacés de disparaître - appel de Sant'Egidio : Tout un monde

Les Chrétiens d'Irak menacés de disparaître - appel de Sant'Egidio : Tout un monde

Les Chrétiens d'Irak menacés de disparaître - appel de Sant'Egidio

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Face à la dégradation de la situation en Irak, la minorité chrétienne, déjà réduite comme une peau de chagrin depuis dix ans, joue sa survie, prise en étau entre l'offensive de l'EIIL et la réaction des communautés chiites et kurdes. Dans un appel diffusé hier à Rome, le fondateur de la Communauté de Sant'Egidio, Andrea Riccardi, évoque le risque de voir disparaître "la présence millénaire des chrétiens dans ce pays du Moyen-Orient". La ville de Karakosh est particulièrement ciblée, et des dizaines de milliers d'habitants se sont réfugiés au Kurdistan où affluent également des réfugiés venus de Syrie. Voici le texte diffusé hier soir par la Communauté de Sant'Egidio. La photo ci-dessus est reprise du site de Radio Notre Dame et de sa campagne en faveur des Chrétiens d'Irak (voir ICI). Pour d'autres informations, voir également le site de la Mission Chaldéenne. Mercredi, dans Le Figaro, le Cardinal Barbarin, Archevêque de Lyon, lançait un appel à l'aide aux communautés chrétiennes d'Irak dans une tribune au titre provocateur : "Chrétiens d'Irak : plus urgent que le foot". Il y écrit. "Le Patriarche (des Chaldéens) me disait hier qu'une partition du pays serait préférable à une guerre civile qui tue d'abord les innocents. Si seulement la communauté internationale pouvait aider à trouver une solution… Mais n'attendons pas tout des États et de leur diplomatie. Agissons ici et maintenant, comme le pape nous y a appelés".

Comunità Sant'Egidio (santegidionews) sur Twitter - Windows Internet Explorer.jpgROME – « Faire tout ce qui est possible et vite pour mettre fin à la spirale de violence qui semble poursuivre l'objectif de faire éclater l'Irak en différentes parties et d'effacer la présence millénaire des chrétiens dans ce pays du Moyen-Orient. » C'est le cri d'alarme dramatique lancé par le fondateur de la Communauté de Sant'Egidio, Andrea Riccardi, après que les événements se sont précipités en Irak où, depuis la prise de Mossoul, au début du mois de juin, les milices de l'Isis (ledit Etat islamique de l'Irak et du Levant), appuyées par d'autres groupes, ont commencé cette nuit le bombardement de la ville de Karakosh.



Envoyé de mon Ipad 

Le patriarche Gregorios III au premier Congrès antiochien orthodoxe


Conservation du dépôt de la foi et ouverture aux autres

Rédaction

ROME, 27 juin 2014 (Zenit.org) - « Le patriarcat d'Antioche a relevé le défi de la conservation du dépôt de la foi et de l'ouverture aux autres. L'ouverture au monde arabe et musulman. L'ouverture à Constantinople et à l'Occident », déclare le patriarche Gregorios III.

Gregorios III, patriarche grec melkite catholique d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem a pris part à la journée d'ouverture du premier « Congrès antiochien », en cours du 26 au 28 juin 2014 au monastère Notre Dame de Balamand, au Liban.

Organisé par le patriarcat d'Antioche des Grecs-orthodoxes sous la présidence du patriarche Jean X, primat de l'Église grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, ce congrès a pour thème « L'Unité antiochienne : Portées et Exigences », précise un communiqué du patriarcat grec melkite catholique d'Antioche et de tout l'Orient d'Alexandrie et de Jérusalem.

« C'est avec fierté et humilité, crainte révérencielle et responsabilité, que je porte cet antique titre apostolique de patriarche d'Antioche et de tout l'Orient… » : C'est en ces termes que Gregorios III a entamé son intervention, évoquant tout ce qui fait que la culture du siège d'Antioche est « une culture multiforme et diverse. D'abord grecque, puis syriaque et arabe elle est en même temps plus que grecque, plus que syriaque, plus qu'arabe, plus que latine et romaine… Le patriarcat d'Antioche est l'unique siège qui ait écrit, successivement, ses prières dans ces trois langues. »

« Les Antiochiens ont aimé la civilisation et la culture grecque qu'ils ont assimilés jusqu'à la baptiser et à la christianiser avant de l'arabiser et de l'offrir au monde arabe et musulman faisant d'elle les fondations d'une société pluraliste jetant les bases d'un savoir-vivre ensemble… Du monde arabe la culture grecque a conquis l'Europe », a-t-il poursuivi.

« Ta naissance ô Christ, notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. En elle les serviteurs des astres, enseignés par l'étoile, apprennent à T'adorer, Toi, Soleil de Justice, et à Te connaître, Orient d'en haut. Seigneur, gloire à Toi ! ». Reprenant ce tropaire de la Nativité de Notre Seigneur, Gregorios III a rappelé que si Jésus-Christ est né en Palestine, le christianisme, lui, est né à Antioche et de l'Orient vient la lumière, ce que le saint pape Jean-Paul II a souligné dans sa lettre apostolique Orientale Lumen.

« Le patriarcat d'Antioche a relevé le défi de la conservation du dépôt de la foi et de l'ouverture aux autres. L'ouverture au monde arabe et musulman. L'ouverture à Constantinople et à l'Occident. Comme il s'est singularisé en sauvegardant l'unité chrétienne refusant de déchirer la tunique du Christ, la robe sans couture, en ne prenant pas partie quand Rome et Constantinople se sont déchirées… », a-t-il ajouté.

Gregorios III a souhaité que « ce premier congrès antiochien orthodoxe se transforme dans les années à venir en un congrès antiochien auquel prendront part les membres et le clergé des cinq Eglises relevant du siège d'Antioche réalisant ainsi les paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ : qu'ils soient un afin que le monde croie ! ».