Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mardi 1 juillet 2014

Paix en Syrie et en Irak : veillée de prière présidée par le card. Tauran

Intercéder pour faire bouger les choses et secouer lindifférence

Anita Bourdin

ROME, 1 juillet 2014 (Zenit.org) - Le cardinal français Jean-Louis Tauran présidera à Rome une veillée de prière pour la paix en Syrie et en Irak, mercredi 2 juillet, à 19h, en l'église des Douze apôtres (Santi XII Apostoli) annonce le vicariat du diocèse du pape François. Il s'agit de faire bouger les choses et secouer l'indifférence.

Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux présidera cette veillée organisée par le Centre de coopération missionnaire entre le Eglises et le Bureau de la pastorale des migrations d vicariat de Rome, avec l'Association « Fenêtre pour le Moyen Orient » ("Finestra per il Medio Oriente").

L'évêque italien chargé de la Coopération missionnaire, Mgr Matteo Zuppi ainsi que des représentants des communautés du Moyen Orient présentes à Rome, participeront à la veillée.

Pour Mgr Zuppi, "la situation en Irak et en Syrie devient chaque jour plus dramatique » : « Des milliers de personnes – et parmi elle de très nombreux chrétiens – continuent d'abandonner leurs maisons et sont en grave danger. »

C'est ce que disait le pape François dans son appel, lors de l'angélus de dimanche dernier : « Je suis proche des milliers de familles, spécialement celles qui sont chrétiennes, qui ont dû quitter leurs maisons et qui sont en danger grave. »

« Les nouvelles qui parviennent d'Irak sont hélas très douloureuses. Je m'unis aux évêques du pays pour lancer un appel aux gouvernants afin que par le dialogue, on puisse préserver l'unité nationale et éviter la guerre », a déclaré le pape François.

« La violence engendre la violence, le dialogue est le seul chemin de la paix », a averti le pape.

"Prions la Vierge Marie pour qu'elle protège le peuple de l'Irak", a conclu le pape en priant un Je vous salue Marie avec les dizaines de milliers de visiteurs présents place Saint-Pierre

Mgr Zuppi cite l'appel des évêques irakiens demandant une solution rapide pouvant arrêter la violence.

Mgr Zuppi invite à secouer l'indifférence : « Nous ne pouvons pas rester indifférents. Avec le cardinal Tauran et la communauté syrienne et irakienne de Rome, nous voulons nous retrouver pour faire nôtre la prière pour la paix qui monte de ces terres.

Il cite « La joie de l'Evangile » : « L'intercession est comme « du levain » au sein de la Trinité. C'est pénétrer dans le Père et y découvrir de nouvelles dimensions qui illuminent les situations concrètes et les changent » (Evangelii Gaudium, 283).

Il invite à accueillir les appels au dialogue et pour sauver des villes comme Alep, à prier le Dieu de la Paix pour qu'il « inspire des voies de dialogue et d'humanité pour soulager dès à présent des souffrances énormes et inacceptables ».

Les communautés melkite et maronite de Rome participeront à l'animation liturgique de la veillée qui se prolongera par l'adoration eucharistique.

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Se mobiliser pour les chrétiens en Irak - Église catholique en France

Se mobiliser pour les chrétiens en Irak - Église catholique en France

Se mobiliser pour les chrétiens en Irak

L'Oeuvre d'Orient_logoAlors que la ville de Qaraqosh a été reprise dimanche 29 juin 2014 par les soldats Kurdes et Irakiens, des milliers de réfugiés ont regagné leurs foyers. Catherine Baumont, responsable communication de l'association « L'Œuvre d'Orient » dresse un rapide état des lieux pour les chrétiens dans cette région du nord de l'Irak. Par E. Nghiap.

Quelle est la situation actuelle des chrétiens en Irak ?

La situation est toujours extrêmement tendue dans l'ensemble du pays et à ses frontières. Dernièrement au Nord, dans la plaine de Ninive, les soldats kurdes et irakiens ont quand même réussi à reprendre la ville de Qaraqosh et semblent vouloir garder cette position et la défendre. Les quelques 15 000 réfugiés à Erbil ont donc pu commencer à rentrer chez eux. Mgr Warda, évêque d'Erbil, et ses collaborateurs, accompagnés de Mgr Casmoussa ont déployés des efforts considérables pour venir en aide aux personnes qui avaient fuit Qaraqosh. Samedi, ils ont mis en place des transports (bus, camions, voitures…) qui ont fait des navettes entre les 2 villes pour ramener les réfugiés chez eux. Mais la situation sur place n'est pas simple. L'approvisionnement en eau et en nourriture est difficile. Sur les 2 grandes pompes qui alimentent la ville en eau, une seule fonctionne et le ravitaillement alimentaire est très incertain. Les maigres réserves s'épuisent vite et les prix des denrées flambent. A cela, s'ajoute de fortes chaleurs (42 degrés) difficilement supportables dans de telles conditions et une tension permanente à cause de la proximité avec la ville de Mossoul.

Le patriarche syriaque Younan et Mgr Casmoussa ont été accueillis samedi 28 juin à Erbil par le ministre de l'Intérieur du Kurdistan et par le ministre des transports. Ils se sont ensuite rendus à Qaraqosh où, avec Mgr Petros Mouche et Mgr Abba, ils ont célébrés une messe, dans un esprit de fraternité et d'œcuménisme. Dans ce genre de situation de crise il est important de dépasser les différences religieuses et de se rassembler dans une unité chrétienne.

Que faire pour venir en aide aux chrétiens d'Irak ?

Différentes associations sont déjà sur place depuis le début de ce conflit et même depuis beaucoup plus longtemps. De son côté, l'Œuvre d'Orient côté est en lien depuis une centaine d'années avec les chrétiens de la région de Qaraqosh. L'Aide à l'Église en Détresse (AED) est aussi présente sur le terrain. L'association « Fraternité en Irak », dont le but est d'aider les minorités religieuses apporte un soutien à l'hôpital de Qaraqosh. Face aux récents événements les associations essayent de soutenir comme elles le peuvent les populations. A l'heure actuelle des médicaments sont en partance pour la région mais comme tout ravitaillement est compliqué, l'opération est ardue.

Face à l'urgence de la situation des réfugiés, deux types d'actions sont possibles. Nous encourageons les chrétiens de France et du monde à prier pour leurs frères dans la détresse et à déposer des intentions pour les confier à Dieu. Et pour ceux qui le souhaitent, nous sommes toujours en recherche de dons. Que ce soit par l'une ou l'autre association, les dons seront toujours les bienvenus afin de nous aider dans nos missions de soutien aux populations. La mission principale à l'heure actuelle est d'acheminer des médicaments, ainsi que de la nourriture, et garantir un accès à de l'eau potable pour que la situation actuelle ne dégénère pas en crise sanitaire grave.

Nouvel appel du Pape François pour la paix

« Les nouvelles qui arrivent d'Irak sont malheureusement très douloureuses », a dit le Pape François dimanche 29 juin 2014, après l'angélus. « Je m'unis aux évêques du pays pour faire appel aux gouvernants afin que par le dialogue, on puisse préserver l'unité nationale et éviter la guerre civile. J'assure ma proximité aux milliers de familles, en particulier chrétiennes, qui ont dû abandonner leur maison et qui sont en grand danger. La violence entraîne la violence. Le dialogue est l'unique voie pour la paix. Prions la Vierge Marie afin qu'elle protège le peuple d'Irak ».

Source : VIS du 29 juin 2014.



Envoyé de mon Ipad 

OLJ - Un appel à la solidarité lancé à partir de Beyrouth : Il faut sauver Qaraqosh ! » Chrétiens de la Méditerranée

OLJ - Un appel à la solidarité lancé à partir de Beyrouth : Il faut sauver Qaraqosh ! » Chrétiens de la Méditerranée

OLJ – 27/6/2014- UN APPEL À LA SOLIDARITÉ LANCÉ À PARTIR DE BEYROUTH : IL FAUT SAUVER QARAQOSH !

« Non, les chrétiens d'Orient ne sont pas un peuple errant. » C'est par ce cri que l'évêque syriaque-catholique de Ninive en Irak Mgr Boutros Mouchi a lancé un appel aux consciences locales, régionales et internationales pour sauver la localité de Qaraqosh d'une invasion imminente des combattants de l'EIIL (Daech). L'évêque se trouve encore dans cette localité chrétienne située à 32 kilomètres de Mossoul, tout en étant proche des territoires contrôlés par les Kurdes.
Comptant initialement 38 000 habitants dont 35 000 chrétiens, Qaraqosh a vu le nombre de ses habitants augmenter avec l'afflux des chrétiens de Mossoul, arrivés dans la foulée de la prise de contrôle par l'EIIL de la ville de Mossoul et de ses environs. Les chrétiens de la ville, qui avaient déjà fui les persécutions il y a quelques années dans la région de Bagdad, s'étaient réfugiés à Mossoul jugée alors sûre. Et les voilà contraints à un nouvel exode à cause des derniers développements en Irak. Ils s'étaient donc installés à Qaraqosh croyant avoir trouvé là un havre de sécurité, surtout après les promesses faites par les nouvelles autorités de Mossoul de ne pas attaquer cette localité pacifique. Dans une volonté de rassurer les habitants de la localité, le patriarche chaldéen Sako s'y était même rendu il y a quelques jours, confirmant les promesses reçues.

Mais aujourd'hui, pour une raison que les habitants ignorent, les combattants de l'EIIL menacent d'envahir Qaraqosh et l'évêque Mouchi lance un vibrant appel au secours à tous ceux qui veulent entendre. Melhem Khalaf, responsable de l'association Offre-Joie, qui est rentré mercredi d'Irak (où il avait visité Qaraqosh), fait partie de ceux qui ont entendu cet appel et qui cherchent à le transmettre à toutes les instances politiques et religieuses et à tous ceux qui sont soucieux de préserver la richesse sociale, l'histoire, la mémoire et l'avenir de cette région. Avec les représentants des différentes Églises d'Orient, Khalaf veut faire bouger les consciences pour que le monde entier vienne au secours de Qaraqosh, non seulement pour protéger les chrétiens qui y vivent depuis des siècles et ceux qui y ont trouvé refuge, mais surtout pour ne pas contribuer à la destruction de cette région dans ce qu'elle a de plus précieux, c'est-à-dire sa diversité religieuse, culturelle et ethnique.

Si, en raison des violences qui déchirent actuellement l'Irak, les habitants de Qaraqosh ne peuvent pas faire entendre leur voix, leurs frères dans la région essaient de le faire à leur place et de jeter à la face du monde moderne et démocratique la responsabilité de ce qui se déroule là-bas, sous couvert de luttes pour le pouvoir. Des prélats se sont d'ailleurs mobilisés et cherchent désormais à alerter le Vatican ainsi que les ambassades occidentales à Beyrouth, pour tenter de préserver Qaraqosh et ses habitants. Tout le monde est convaincu que l'enjeu dépasse le sort de quelques milliers de chrétiens, il porte sur l'avenir de la région, celui des minorités et des majorités qui, livrées à elles-mêmes, finiront par s'entre-déchirer. Comme le dit Melhem Khalaf, Qaraqosh, c'est un peu chacun de nous. La laisser mourir, c'est signer notre arrêt de mort à tous.



Envoyé de mon Ipad 

OLJ – CHRÉTIENS ARABES, ÉCLAIREURS DE LA CITOYENNE

OLJ – CHRÉTIENS ARABES, ÉCLAIREURS DE LA CITOYENNETÉ

Mardi 01 juillet 2014
À mesure que les frontières tracées par l'accord Sykes-Picot disparaissent, disparaissent aussi certaines frontières ecclésiales délimitées par des querelles antiques dont l'avenir n'a plus que faire. Et devant le danger de leur propre disparition par exode, ou même de leur élimination physique par d'obscures pulsions ataviques, les Églises orientales semblent enfin se réveiller de leur torpeur cléricale et réaliser que leur appel prophétique des années 90 « En Orient, nous serons ensemble, ou nous ne serons pas », n'est plus une formule prémonitoire, élégante et funèbre, mais un programme de survie comprenant l'eau, l'électricité et les produits de première nécessité, comme on le voit en Syrie et en Irak.
Nous assistons à la disparition d'un monde et à l'avènement d'un autre. Effondrement du modèle occidental comme référence mimétique pour toutes les démocraties, disparition d'un « vieux monde » bâtisseur d'empires coloniaux et agent de décadence morale ; avènement d'un monde marqué par le réveil de peuples méprisés dont le levier de changement n'est plus le nationalisme sec et sans âme de l'Occident, mais la culture et/ou la religion vécue(s) comme paradis perdu, avec les atrocités et la barbarie marquant toutes les utopies et les anachronismes prévisibles.
Nous sommes en plein choc des civilisations, malgré ce que la vision de Samuel Huntington a d'étriqué et de purement politique.
C'est dans ce contexte alarmant que se tient à partir d'aujourd'hui (1er juillet 2004) à Balamand le synode annuel de l'Église grecque-orthodoxe d'Antioche, sous la présidence de son primat, Jean X, au premier jour duquel sont invités les quatre autres patriarcats orientaux se réclamant aussi d'Antioche : le patriarche grec-catholique, les patriarcats syro-orthodoxe et syro-catholique, et le patriarcat maronite.
Nous n'entrerons pas dans la dimension théologique de cette rencontre œcuménique, sinon pour relever que depuis le pontificat de Jean-Paul II déjà, une communion existe entre l'Église syriaque-orthodoxe et l'Église catholique, de sorte que les fidèles de l'une de ces deux églises peuvent recevoir l'Eucharistie chez l'autre, si leur propre église est absente de leur lieu de résidence ; et que par ailleurs l'Église syriaque-orthodoxe est en communion avec l'Église grecque-orthodoxe. De sorte que, pour les simples d'esprit, la conclusion pratique est la suivante : quand deux Églises sont en communion avec une même troisième, elles sont en communion entre elles…
Par contre, il est évident que sur le plan spirituel et culturel, ces églises antiochiennes ont quelque chose à dire au monde arabe, que nul ne saurait dire mieux qu'elles. Au cours du récent congrès sur le thème « L'unité antiochienne : portées et exigences », le patriarche Grégoire III l'a défini de la sorte : « Le patriarcat d'Antioche a relevé le défi de la conservation du dépôt de la foi et de l'ouverture aux autres. L'ouverture au monde arabe et musulman. L'ouverture à Constantinople et à l'Occident. Comme il s'est singularisé en sauvegardant l'unité chrétienne refusant de déchirer la tunique du Christ, la robe sans couture, en ne prenant pas partie quand Rome et Constantinople se sont déchirées… ».
Tout est dit là : la force d'Antioche est celle de la médiation, de la modération, de la conciliation, de l'unité. Le patriarche Raï n'a pas dit autre chose, à l'occasion de la fête des saints Pierre et Paul, quand il a affirmé que la « réconciliation » est le maître mot de l'Église. Il faut désormais passer de la parole aux actes.
Selon une source ecclésiale bien informée, « il est très difficile de dire quelque chose au sujet de ce qui se passe en Irak. D'une part, il ne faut pas aider les fondamentalistes musulmans à se prendre au sérieux en leur accordant plus d'importance qu'ils n'en ont et, d'autre part, on ne peut pas minimiser l'importance d'une force qui s'est imposée sur le terrain, dispose de grands moyens financiers et bénéficie d'un environnement humain favorable ».
« La réponse des Églises orientales à ce défi doit se faire sur deux plans, ajoute la source. Elles doivent proclamer haut et fort leur attachement à la citoyenneté au sein d'un État civil comme seule possibilité de sortie de crise et, parallèlement, être prêtes à renoncer et à dénoncer tous les discours communautaristes basés sur l'exaltation du droit des minorités, d'où qu'elle vienne.
Nouri al-Maliki est aussi responsable que l'EIIL de ce qui se passe en Irak, et les Kurdes qui se ruent sur Kirkouk jouent leur jeu.
Les chrétiens du monde arabe doivent aujourd'hui assumer leur rôle d'éclaireurs de la citoyenneté aussi bien aux yeux des chiites qu'aux yeux des sunnites, qu'ils doivent conduire par la main. »
« Malheureusement, poursuit la source citée, les Libanais sont eux-mêmes engagés dans cette logique communautariste. Les deux grands candidats à la présidence sont alignés l'un sur le monde sunnite, l'autre sur le monde chiite. La proposition d'élection du président de la République en deux temps du général Michel Aoun s'inscrit dans cette même logique, tout comme y conduisent les décisions prises à Abra et Tripoli sur proposition des Wakfs islamiques, de sorte qu'une autorité civile se soumet en matière de droits publics à une autorité religieuse ».
« C'est le moment de choisir, a ajouté la source citée. Peut-on renverser la tendance ? Sur le fond, la réponse est clairement positive, mais connaissant nos hommes politiques… Certes, les Églises n'ont pas de pouvoir politique. Par contre, ils peuvent faire beaucoup pour le Liban et la région, en ayant une vision commune de la présence chrétienne. Concrètement parlant, elles peuvent ressusciter le Conseil des Églises du Moyen-Orient, aujourd'hui moribond, et lui insuffler une nouvelle vie, comme levier de changement. Elles peuvent prendre l'initiative d'adopter une vision commune du printemps arabe, sachant qu'à ce jour, aucune position commune analogue à celle qu'al-Azhar a prise, n'existe encore. On oublie que dans ses deux déclarations sur le printemps arabe et l'avenir de l'Égypte de la plus haute instance sunnite arabe, celle-ci a opté pour l'état civil et non religieux, et la reconnaissance de tous les droits fondamentaux de l'homme, y compris la liberté de croyance. »
En passant, la source ecclésiastique citée a annoncé, à regret, le décès de Mahmoud Azab, l'inspirateur des deux grandes déclarations d'al-Azhar, le conseiller du grand imam de la mosquée pour le dialogue. « Il est décédé le jour de la fête des saints Pierre et Paul, et alors même que l'on annonçait la réinstauration du califat, a-t-il noté. C'est une grande perte aussi bien pour les chrétiens que pour les musulmans. »

Fady Noun
Orient le Jour



Envoyé de mon Ipad

Syrie: crucifixion de personnes, indignation des évêques d'Europe


Condamnation et appel à la pacification

Conseil des conférences épiscopales d'Europe

ROME, 30 juin 2014 (Zenit.org) - La Présidence du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE) exprime son indignation après les crucifixions de personnes perpétrées à Deir Hafer, en Syrie, près d'Alep: à la ferme condamnation de tels crimes, les évêques ajoutent un appel à la pacification d'un pays "exangue".

Cette crucifixion a précédé, indique la même source, la proclamation du "Califat" islamique dans des territoires syriens et irakiens contrôlés par les djihadistes de "l'État islamique en Irak et au Levant" (EIIL).

Selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme (Syrian Observatory for Human Rights, SOHR), il s'agirait de huit hommes, des combattants d'un groupe musulmans rival considéré comme "trop modéré". 

Un autre homme aurait été crucifié pour faux témoignage à Al Bab, mais aurait survécu, toujours selon le SOHR.

Déclaration du CCEE

La Présidence du Conseil des Conférences Épiscopales d'Europe (CCEE) informée de la crucifixion de personnes dans le centre de Deir Hafer (Syrie) qui a précédé la proclamation du califat islamique dans les territoires syriens et irakiens sous le contrôle de l'EIIL exprime sa vive indignation et la condamnation de ces actes. Ces actes qui utilisent la religion pour justifier des actes de justice sommaire sont contre toute tentative de pacifier le pays déjà exsangue par des années de guerre fratricide.

Cardinal Péter Erdő, archevêque d'Esztergom-Budapest, président du CCEE

Cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes, vice-président du CCEE