Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

samedi 26 juillet 2014

Liban : une réunion sur les chrétiens d'Irak en août au patriarcat maronite - L'Orient-Le Jour

Liban : une réunion sur les chrétiens d'Irak en août au patriarcat maronite - L'Orient-Le Jour

Liban : une réunion sur les chrétiens d'Irak en août au patriarcat maronite

Liban

Une réunion élargie sur le sort des chrétiens de Mossoul (Irak) aura lieu en août au siège patriarcal maronite d'été, à Dimane (Liban-Nord), rapporte le quotidien as-Safir paru samedi.

Le patriarche maronite Béchara Raï présidera cette rencontre qui se tiendra le 7 août, indique le vicaire patriarcal Paul Sayyah à l'agence al-Markaziya, précisant que "le Liban et l'Église sont préoccupés par la situation à Mossoul".

La ville irakienne de Mossoul a vu un mouvement d'exode forcé inédit des familles chrétiennes, suite aux récentes avancées des jihadistes de l'État islamique (ex-Daech) dans le pays et à leur politique de persécution des minorités, notamment chrétiennes.


Envoyé de mon Ipad 

vendredi 25 juillet 2014

Manifestation de soutien aux chrétiens d’Irak : « S’il vous plaît, n’abandonnez pas vos frères » - Rassemblements - Agir | Famille Chrétienne Famillechretienne.fr

Manifestation de soutien aux chrétiens d'Irak : « S'il vous plaît, n'abandonnez pas vos frères » - Rassemblements - Agir | Famille Chrétienne Famillechretienne.fr

25/7/2014-Manifestation de soutien aux chrétiens d'Irak : « S'il vous plaît, n'abandonnez pas vos frères »

Fadel Jacques Toma est Irakien. Il est à l'initiative de la manifestation de samedi, organisée à Lyon, place Saint-Jean à 15 heures.

Comment se passera la manifestation en soutien aux chrétiens d'Irak, à Lyon ?

Le cardinal Barbarin, ainsi que deux ou trois personnalités politiques, nous ont assurés de leur présence. Nous attendons beaucoup de monde, pour soutenir nos frères. La présence du cardinal est particulièrement importante pour nous et nous touche beaucoup, d'autant que longtemps, rien ne s'est passé dans les médias. L'Église de France ne s'exprimait pas sur ce sujet, comme si rien ne se passait en Irak. J'appelle tous les Français : soutenez ce peuple, permettez-lui de rester en Irak. S'il vous plaît, n'abandonnez pas vos frères en humanité, là-bas.

Que demandez-vous à la France ?

Qu'elle aide à l'installation d'un gouvernement qui partage le pouvoir entre les communautés, qui protège les citoyens. Les États comme la France, s'ils le veulent, peuvent avoir une influence. À mon avis, c'est un devoir. Quand les Américains sont arrivés, en 2008, ils ne protégeaient personne, à part eux-mêmes. Ils nous ont laissés aux mains des extrémistes. Alors, il n'y a plus eu ni police, ni gouvernement, ni État, ni armée. La violence s'est déchaînée. Depuis, nous sommes dans la tristesse et la douleur. Aider les chrétiens en Irak est dans l'intérêt de la France : si personne ne les arrête, ils viendront menacer l'Occident lui-même. Leur but est de contrôler le monde et d'y imposer leur vision de la charia.

J'appelle tous les Français : soutenez ce peuple, permettez-lui de rester en Irak.

Souhaiteriez-vous que la France propose l'asile aux chrétiens d'Irak ?

Beaucoup d'Irakiens n'ont pas les moyens de partir en Occident. Ils restent en Irak, dans des villages proches, en espérant pouvoir revenir un jour. Ils se réfugient au Kurdistan, en Jordanie, en Turquie, au Liban. Nous souhaitons que la France accueille généreusement ceux qui arrivent, mais nous ne voulons pas que l'Irak se vide de ses chrétiens. Notre histoire, notre culture sont là-bas. Nous ne voulons pas les perdre pour toujours.

Vous craignez une disparition des chrétiens d'Orient ?

Oui, c'est possible ! Ces gens-là veulent détruire tout ce qui n'est pas leur histoire. Ils détruisent les statues en Afghanistan, menacent de détruire les pyramides en Égypte. Ils sont contre l'Histoire, contre l'humanité.

Diriez-vous que les musulmans ont montré là leur vrai visage ?

Non, pas du tout ! Les djihadistes montrent un visage de l'Islam qui ne ressemble en rien à celui que nous avons connu. Avant leur arrivée, nous vivions ensemble et depuis des centaines d'années ; certes, il y avait des tensions, mais c'était vivable. Eux traduisent l'islam à leur façon. Beaucoup de musulmans ne l'acceptent pas : mille familles musulmanes se sont enfuies elles aussi de Mossoul. Le statut que proposaient les islamistes aux chrétiens est intenable. D'abord les chrétiens sont pauvres, et n'ont pas les moyens de payer l'impôt qu'ils demandaient. En plus, quelle garantie ont-ils qu'ils ne seront pas tués par la suite ? Enfin, le statut proposé (dhimmi) est un statut d'esclave. C'est invivable.



Envoyé de mon Ipad 

"La chasse aux chrétiens est une stratégie de la part de l'Etat islamique" - International - Actualité - LeVif.be

"La chasse aux chrétiens est une stratégie de la part de l'Etat islamique" - International - Actualité - LeVif.be

"La chasse aux chrétiens est une stratégie de la part de l'Etat islamique"

Une Iraquienne chrétienne embrasse sa croix durant la messe à l'église Saint-Joseph dans la région autonome du Kurdistan, au nord de l'Irak. Photo du 20 juillet. © AFP PHOTO / SAFIN HAMED

Quelle est la stratégie concernant la communauté chrétienne de l'Etat islamique en Irak ?
L'Etat islamique s'est développé dangereusement depuis deux ans à force de conquête de territoires. La chasse aux chrétiens est une stratégie réelle, délibérée de leur part.

Les chrétiens contraints de quitter Mossoul se sont réfugiés dans le Kurdistan, sont-ils mieux protégés là-bas ?
En tout cas mieux que dans le reste de l'Irak, c'est sûr. Il faut savoir que la région kurde bénéficie d'une certaine autonomie, depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991. Elle a développé son administration et son armée, qu'on peut considérer comme bien plus puissante que celle de l'Etat iraquien. De plus, les Kurdes, mêmes fervents musulmans, sont plus tolérants qu'ailleurs.

Comment expliquer le manque de réaction concrète de la part de la communauté internationale ?
La communauté internationale ne se mobilise pas concernant le sort des chrétiens d'Orient pour deux raisons : cette mosaïque de confessions est très compliquée à comprendre même pour nos dirigeants. On ne peut analyser ces communautés selon nos grilles de lecture occidentales. Puis l'Europe ne trouve pas d'intérêt majeur et rentable à aller protéger les chrétiens d'Orient. Ensuite, les Etats-Unis et les pays catholiques d'Amérique latine ne se sentent pas concernés. Je trouve que c'est une grosse erreur.

Les chrétiens d'Orient tentent de fuir leurs pays, devenus hostiles. Où peuvent-ils s'exiler ?
Les chrétiens d'Orient sont une mosaïque de multiples confessions comme les Grecs orthodoxes, les assyriens, les coptes, les maronites … Ils rejoignent les églises présentes un peu partout dans le monde. Avec leur statut de réfugiés (une fois obtenue), cette communauté, traditionnellement diasporique, se rend dans un pays d'accueil où elle a déjà un proche qui y habite.

Quelles peuvent être les conséquences du départ des chrétiens d'Orient ?
A moyen terme, au regard des évènements, il n'y aura plus de chrétiens dans les pays du Moyen-Orient et d'Asie Mineure. Ces pays-là, en tant qu'Etat-nation, vont devenir monoculturel. C'est une grande perte !



Envoyé de mon Ipad 

Que faire pour les chrétiens d’Orient ? | La-Croix.com 24/7/2017

Que faire pour les chrétiens d'Orient ? | La-Croix.com

Dans l'église Saint-Joseph d'Erbil (Irak) où des familles se sont réfugiées après avoir dû fuir Mossoul.

Faut-il soutenir spécifiquement les chrétiens d'Orient, et plus particulièrement de Syrie et d'Irak ? La question est délicate. « Il ne faut pas donner le sentiment d'une guerre contre les chrétiens, parce que ce n'est pas la vérité », prévient Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l'Œuvre d'Orient, en rappelant qu'elle oppose plutôt sunnites et chiites.

Mais il serait aussi faux de minimiser le risque que « les extrémistes de chaque camp se retournent contre eux », reconnaît-il. La récente expulsion des chrétiens de Mossoul en est la preuve. Avec d'autres « minorités » du pays, les chrétiens partagent le triste privilège de « ne pas avoir de territoire, de milice armée ou de gouverneurs pour les défendre », ce qui justifie, estime Mgr Gollnisch, un soutien.

L'aide s'organise donc. Fraternité en Irak a ainsi réussi à faire parvenir un camion de médicaments à Qaraqosh (nord de l'Irak), laissant le soin aux évêques locaux de les répartir. « Le meilleur moyen d'aider les chrétiens est de leur permettre de jouer leur rôle de pont entre les communautés », explique son président Faraj-Benoît Camurat.

« C'est une question de respect des droits de l'homme »

Se pose également la question d'un lobbying politique, mode d'action souvent suspect en France. La Coordination chrétiens d'Orient en danger (Chredo), pilotée par l'UMP Patrick Karam, vient ainsi de faire voter la création d'un groupe d'études sur les chrétiens d'Orient à l'Assemblée.

Mardi soir, une soixantaine de manifestants se sont retrouvés devant le Palais-Bourbon, rassemblés via SMS, suscitant l'intérêt d'une demi-douzaine de députés.

Si certains regrettent le mélange entre politique et religion, ils invitent aussi à l'action. « Il faut écrire aux parlementaires, demander au gouvernement de faire pression pour obtenir la pleine citoyenneté pour tous et, dans cette phase d'urgence, garantir la sécurité des chrétiens, avance un acteur engagé. Inutile d'invoquer Saint Louis, c'est une question de respect des droits de l'homme. »

« Rien n'est pire que de se sentir oubliés »

Reste le soutien spirituel. « Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d'Orient ? » s'interrogeait le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, dans une tribune, fin juin, dans Le Figaro .

Aide d'urgence, « jumelage entre diocèses », reversement d'un pourcentage des quêtes, il énumère les pistes pour agir.

« À Kirkouk, j'ai raconté qu'en France, des gens prient ou jeûnent pour eux. Les Irakiens ont été touchés. Rien n'est pire que de se sentir oubliés, d'avoir l'impression d'être à côté du monde », relève Faraj-Benoît Camurat.

Anne-Bénédicte Hoffner


Envoyé de mon Ipad 

Une croix sur les chrétiens d’Orient

Une croix sur les chrétiens d'Orient

Une croix sur les chrétiens d'Orient

Vendredi 25 Juillet 2014 à 05:00 | Lu 5528 fois I 18 commentaire(s)

Chrétiens de Syrie - HANSEN CATHERINE/SIPA

Chrétiens de Syrie - HANSEN CATHERINE/SIPA

Que serait le monde sans les chrétiens d'Orient ? Que serait-il si disparaissaient du Moyen-Orient ceux qui célèbrent encore leur office dans l'araméen, la langue du Christ ? Que serait-il sans cette divine liturgie qui permet d'appréhender Dieu par les cinq sens : le goût par le pain et le vin, l'ouïe par ces chants que l'éditeur et théologie Jean-François Colosimo a comparés au silence des anges, la vue par la beauté des décorations, l'odorat grâce aux volutes d'encens s'envolant vers les coupoles rondes pour retomber sur les fidèles, et le toucher en embrassant les icônes ? Que serait-il, le monde, sans ces myriades de saints, d'anachorètes, de stylites et d'abbas ? Bref, que serait le monde sans une partie du monde ? Arabes et chrétiens. Tragédie des chrétiens orientaux. Arabes, ils appartiennent à une immense communauté. Chrétiens, ils communient avec des millions d'autres fidèles et, pourtant, arabes et chrétiens, ils sont voués à n'être qu'une minorité, étrangers dans leur propre pays.
 
Or, en Irak comme en Syrie ou en Egypte, la question de cette présence multiséculaire est posée. Il ne s'agit pas là d'une simple question d'antériorité. Il s'agit juste de se demander ce que peuvent être l'Egypte sans les Coptes, l'Irak et la Syrie sans les assyro-chaldéens. S'agissant de ces deux derniers pays, on sait bien que les chancelleries occidentales ont fait longtemps une croix sur les chrétiens orientaux. On pouvait mourir sur les bords de l'Euphrate ou de l'Oronte, la diplomatie jugeait que ces martyrs n'entraient pas dans l'équation de Damas ou de Bagdad. Nous n'ignorions rien des mille formes prises par les succursales d'Al-Qaida et des subtiles dissemblances entre les différents caïds qui s'instituaient califes, mais nous ne savions pas grand-chose de la liturgie de saint Jean Chrysostome. Jusqu'au moment où l'ultimatum lancé par l'Etat islamique aux chrétiens de Mossoul est venu tardivement réveiller les consciences.
 
Bon nombre de nos politiques qui pleurent aujourd'hui sur les chrétiens d'Orient ne connaissaient, hier, même pas leur existence. Pis : ils leur refusaient le droit d'asile, qui s'est considérablement réduit ces dernières années. La tentation est grande d'instrumentaliser cette cause comme on tenta de le faire jadis pour les maronites du Liban. Déjà, on se frotte les mains à droite ou à l'extrême droite. Ce serait là un second malheur pour ces Arabes chrétiens que l'on cherche depuis des siècles à enrôler dans toutes les croisades.

La droite israélienne, qui cherche à étendre le service militaire, veut encourager ces chrétiens à se porter volontaires dans l'armée israélienne. Certaines voix rêvent même de les voir abandonner progressivement leur arabité. A la fin de 2009, le Hamas a pris la décision de supprimer comme jour férié le 6 janvier, fête de la Nativité pour les chrétiens orientaux et fête reconnue par l'Autorité palestinienne. Il a expliqué sa décision par la nécessité de « promouvoir l'attachement des Palestiniens à leur origine arabe, islamique et orientale, les trois éléments qui font la fierté nationale ». Arabe et chrétien, cela ne peut pas exister. Mais que serait l'identité palestinienne sans la laïcité, sans les chrétiens arabes ? Tout cela vous paraît compliqué ? Certes mais comme le dit le vieil adage libanais : « Si tu penses avoir compris le conflit du Proche-Orient, c'est qu'on te l'a mal expliqué. »



Envoyé de mon Ipad