Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

vendredi 8 août 2014

Irak : les djihadistes s'emparent de Qaraqosh la chrétienne

http://www.lefigaro.fr/international/2014/08/07/01003-20140807ARTFIG00303-les-djihadistes-s-emparent-de-qaraqosh-la-chretienne.php


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Chrétiens d'Orient : les insupportables hésitations de la communauté internationale

Chrétiens d'Orient : les insupportables hésitations de la communauté internationale

Chrétiens d'Orient : les insupportables hésitations de la communauté internationale

Des chrétiens réfugiés irakiens à Dahuk, le 5 août.

FIGAROVOX/TRIBUNE - Les troupes de l'Etat Islamique contrôlent désormais Karakosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak. Maxime Tandonnet s'étonne qu'il ait fallu attendre le pire pour que la communauté internationale commence enfin à réagir.


Maxime Tandonnet décrypte chaque semaine l'exercice de l'État pour FigaroVox. Il est historien et auteur de nombreux ouvrages, dont une Histoire des présidents de la République (Perrin, 2013). Vous pouvez aussi le lire sur son blog.


Après Mossoul, Karakosh, la ville qui compte le plus grand nombre de chrétiens en Irak, vient à son tour de tomber le 7 août aux mains des djihadistes de l'Etat islamique. Des dizaines de milliers de chaldéens, menacés de mort, sont obligés de fuir cette cité. Les églises sont occupées, les croix brûlées. Les chrétiens, au nombre de deux millions en Irak au début des années 2000, ne seraient plus que 400 000 aujourd'hui, contraints de vivre dans la terreur. Un phénomène d'épuration ethnique est en ce moment à l'oeuvre dans ce pays. L'inaction de la communauté internationale est incompréhensible. En 1999, une coalition dirigée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France avait bombardée la Serbie pendant plusieurs semaines à la suite des exactions commises envers les habitants du Kosovo. Aujourd'hui, la destruction d'une communauté ne suscite que l'indifférence ou bien des réactions sans commune mesure avec la dimension du drame. Les dirigeants politiques montrent une étrange discrétion face au massacre en cours. Aucune opération armée pour venir en aide aux victimes n'est bien entendu envisagée, ni même évoquée en tant que possibilité. Le conseil de sécurité de l'ONU reste coi. Le silence du monde intellectuel et médiatique, des autorités morales promptes à s'indigner du sort des minorités dans le monde est particulièrement assourdissant. Qui parle aujurd'hui du «devoir d'ingérence» de la communauté internationale? Jadis, les chrétiens d'Orient, sous l'Empire ottoman, étaient pourtant des minorités auxquelles l'Europe et la France en particulier accordaient une protection particulière.

Ce lâche abandon a des causes multiples. Le monde occidental qui a largement participé à la déstabilisation de l'Irak, apparaît aujourd'hui comme englué dans sa mauvaise conscience. Le chaos qui est en train de s'installer au Moyen-Orient avec la naissance d'un «califat» jihadiste entre l'Irak et la Syrie, signe son échec cuisant dans cette région du monde. Le silence et l'indifférence actuels du monde occidental portent la marque de la défaite et de la résignation. En outre, aux yeux de l'intelligentsia bien pensante européenne, prendre la défense de chrétiens, même menacés de mort, revêt une connotation «réactionnaire»: «Croisade à droite pour les chrétiens d'Irak» titre un grand quotidien du matin. L'idéologie de la haine de soi - de «l'héritage chrétien» honni - est plus que jamais en toile de fond de ce lâche abandon. Sommet du paradoxe: la bonne conscience humanitaire, devenue sélective, est en train d'engendrer deux catégories d'hommes: ceux qui ont droit à la compassion et à la protection de la communauté internationale, et les autres, chrétiens, qui n'y aurait pas droit tout autant. Les récupérations, amalgames extrémistes en tout genre, destinés à accabler des populations musulmanes en général - qui n'ont strictement aucun rapport avec ce drame - ne font qu'amplifier la confusion et aggraver la paralysie générale. La chute de Karakosh peut elle provoquer une prise de conscience, un sursaut? Le droit d'asile et l'accueil des chrétiens d'Orient en Europe ne constituent en aucun cas une réponse suffisante. Le Moyen-Orient est aussi le berceau des chrétiens qui y sont chez eux, après des siècles de vie en commun et dans l'harmonie avec les musulmans. Ils revendiquent le droit de garder leur maison et d'y résider en paix et en sécurité . Face à un groupuscule dont l'idéologie et les méthodes rappellent les heures les plus sombres de l'histoire, la discrétion du monde occidental renvoie au mot fameux de Winston Churchill: «...vous aurez la honte et la guerre».



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Irak : 118 églises victimes d’attentats depuis 2004 : Observatoire de l'islamisation

Irak : 118 églises victimes d'attentats depuis 2004 : Observatoire de l'islamisation

5/8/2014-Irak : 118 églises victimes d'attentats depuis 2004

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Depuis 2004, c'est-à-dire en dix ans, ce sont 118 églises chrétiennes irakiennes qui ont été victimes d'attentats à la bombe : 45 à Bagdad, 64 à Mossoul, 8 à Kirkouk et 1 à Ramadi. C'est ce que nous rappelle hier un courriel d'Assyrian Inernational News Service. L'agence précise également que depuis la prise de contrôle de Mossoul, le 10 juin dernier, par l'État Islamique d'Irak et du Levant (désormais État Islamique), les 45 églises de la ville ont été soit détruites, soit occupées, soit transformées en mosquées par les islamistes. On pourra lire (en anglais) et télécharger ici un rapport de l'agence, initialement rédigé le 12 juin 2007 et mis à jour le 2 août 2014, sur Un génocide naissant : le nettoyage ethnique des Assyriens d'Irak (Incipient Genocide. The Ethnic Cleansing of the Assyrians of Iraq). - See more at: http://www.christianophobie.fr/breves/irak-118-eglises-victimes-dattentats-depuis-2004#sthash.HZNpJZ7t.dpuf



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jeudi 7 août 2014

Les évêques maronites engagent les députés à respecter leur mandat constitutionnel - L'Orient-Le Jour

Les évêques maronites engagent les députés à respecter leur mandat constitutionnel - L'Orient-Le Jour

Les évêques maronites engagent les députés à respecter leur mandat constitutionnel

Le collège épiscopal maronite réuni à Bkerké, sous la présidence du patriarche Raï, comme chaque premier mercredi du mois, a exhorté hier les députés à respecter leur mandat constitutionnel et à élire un nouveau président de la République dans le délai constitutionnel qui a commencé à courir, à partir du 25 mars.
Dans le communiqué qui a clôturé leur réunion, les évêques maronites ont commencé par dénoncer la tentative d'enlèvement de Semaan Atallah, évêque maronite de Deir el-Ahmar-Baalbeck, sur une route de la Békaa, et demandé au gouvernement, à l'armée et aux forces de sécurité « d'éradiquer le phénomène des prises d'otages crapuleuses ».
Ils se sont félicités ensuite de l'entrée en vigueur d'un plan de sécurité et de pacification de Tripoli, et pressé les hommes politiques « de l'appuyer pour en garantir le succès ». Parallèlement, ils ont interpellé les combattants et les ont exhortés « à ne plus servir de courroie de transmission à des combats extérieurs au Liban qui compromettent un long passé de convivialité », considérant que « toute allégeance mercenaire à l'étranger, aussi gagnante qu'elle apparaisse, est une perte irréparable pour la patrie et le peuple libanais ».
Les évêques ont exprimé leur estime pour les efforts déployés pour la remise en liberté des religieuses de Maaloula, et réclamé que l'on redouble d'effort pour obtenir la libération des deux évêques enlevés Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi, de tous les prêtres et otages de la guerre en Syrie, « ainsi que les détenus libanais dans les prisons syriennes », ce qui contribuera à « tourner une page pénible des relations libano-syriennes ».
Parallèlement, les évêques ont condamné les atteintes aux lieux de culte et aux vestiges archéologiques, « comme si l'on cherchait à effacer la mémoire de la Syrie ».

Le gouvernement
Les Libanais « placent leurs espoirs dans le nouveau gouvernement en cette étape délicate de l'histoire du Liban », poursuit le communiqué, et « jugent regrettables les manifestations qui paralysent les institutions et le cours normal de la vie, faute de solutions satisfaisantes pour tous à des problèmes comme la violence domestique contre les femmes, l'échelle des traitements et salaires, les journaliers d'EDL, etc. ».
Par ailleurs, ajoute le texte, le collège épiscopal réclame « la promulgation de la loi relative à l'égalité fiscale entre toutes les communautés, le plus vite possible ».

L'élection présidentielle
« L'entrée en vigueur du délai constitutionnel pour l'élection d'un nouveau chef de l'État, à six ans du centenaire de la proclamation du Grand Liban, engage la responsabilité de toutes les personnes concernées à respecter les dispositions de la Constitution et l'esprit du pacte national, ainsi que l'exercice de la démocratie et le respect du principe de l'alternance », souligne enfin le communiqué.
L'Assemblée épiscopale « exhorte les responsables, députés en tête, à accomplir ce devoir le plus rapidement possible, et à hisser le Liban au niveau de ses responsabilités historiques internes et externes », conclut le texte.



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L’Assemblée des évêques maronites revient à la charge : priorité absolue à l’élection présidentielle - L'Orient-Le Jour

L'Assemblée des évêques maronites revient à la charge : priorité absolue à l'élection présidentielle - L'Orient-Le Jour

OLJ - 7/8/2014-L'Assemblée des évêques maronites revient à la charge : priorité absolue à l'élection présidentielle

L'Assemblée des évêques maronites a tenu hier, comme chaque premier mercredi du mois, sa réunion mensuelle au siège patriarcal d'été de Dimane (Liban-Nord), sous la présidence du patriarche Raï. Au terme de sa réunion, elle a publié un communiqué dans lequel elle apporte son plein appui au patriarche au sujet de la priorité absolue que revêt, au regard des institutions, l'élection d'un nouveau président de la République libanaise ; l'Assemblée apporte en outre un appui inconditionnel à l'armée dans son combat contre les fondamentalistes « takfiris » à Ersal.
Par ailleurs, les pères synodaux, tout en accordant aux revendications des enseignants une certaine légitimité, estiment que le droit des étudiants à leurs diplômes passe avant celui des enseignants.
Enfin, sur ce qui se passe en Irak et à Gaza, les positions de l'Église maronite sont attendues : la présence chrétienne en Orient est une nécessité de civilisation pour cette partie du monde et le règlement du drame palestinien réside dans la reconnaissance de leur droit à un État avec pour capitale Jérusalem.
Voici de larges extraits du communiqué de l'Assemblée des évêques :

La confiance du monde
1- « L'Assemblée des évêques appuie les positions du patriarche et ses appels répétés en faveur de l'élection présidentielle, convaincue que la vacance du siège présidentiel vide la République de son sens, et entraîne de graves conséquences pour le pays et la confiance que le monde place dans le Liban. Ils estiment que les divergences politiques, en démocratie, sont choses naturelles et peuvent être positives, mais qu'elles se transforment en malédiction si la division s'approfondit, comme on le voit chez nous. Ils invitent donc à nouveau les députés et l'ensemble des forces politiques, en ce troisième mois de vacance du siège présidentiel, à accomplir leur devoir constitutionnel (...) de sorte que le Liban retrouve sa place parmi les pays avancés. »

2- « Les incidents sanglants à Ersal provoqués par des groupes fondamentalistes takfiris étrangers ont alarmé les évêques et tous les Libanais (...) Les pères synodaux proclament leur appui total à l'armée libanaise et aux forces de sécurité, et demandent aux blocs politiques et à tous les Libanais de leur offrir l'appui politique et social, à l'image de ce que le gouvernement a fait (...) Ils expriment aussi leur confiance totale dans la sagesse de l'institution militaire (...) et demandent aux pays amis de lui fournir tout ce dont elle a besoin comme équipement, pour lui permettre d'accomplir sa tâche en toute assurance et confiance. »

Le budget, l'Irak
3- « Les pères s'inquiètent d'une situation économique qui se dégrade et pressent le gouvernement de mettre au point un plan de salut économique qui épargnerait au pays un surcroît de pauvreté et d'exode ; ils accordent une pleine attention aux revendications légitimes des ouvriers, employés et enseignants, qui demandent à être satisfaits en fonction des possibilités de l'État, sans en grever le budget ni alourdir sa dette. Mais dans le même temps, ils regrettent que les étudiants des classes terminales soient pris comme des otages de ces revendications. Ils demandent donc que les responsables accordent aux étudiants la liberté de déterminer leur sort et de s'inscrire dans les universités avant qu'il ne soit trop tard, y voyant un droit et une justice qui surpassent toute autre considération. »

4- « Les pères synodaux dénoncent la désacralisation des églises et autres lieux de culte, et les agressions terroristes contre certaines minorités irakiennes, en particulier à Mossoul et dans sa région (...) Ils expriment en outre leurs inquiétudes quant aux dangers courus par les chrétiens de Syrie, en particulier dans la région de Hassaké, au cas où ces dangers se concrétisent, c'est tout un passé que l'on croyait révolu qui ressurgirait sous les yeux du monde entier et dans le mutisme le plus entier, l'impuissance des Nations unies et celui des pays développés, sous les yeux d'un monde arabe qui s'est toujours vanté d'abriter un pluralisme culturel qui fut à l'origine de sa modernité, et qui a fait la fierté des Arabes et des musulmans. Ils joignent leurs voix à l'appel lancé par le patriarche des Chaldéens, Luis Raphaël Sako, le 5 août. Ils pensent que la présence chrétienne en Orient est une nécessité de civilisation, un alignement sur les démocraties pluralistes qui ont tourné la page des années de racisme, d'exclusion et de violence religieuse. Ils mettent enfin en garde l'Occident contre tout encouragement à émigrer qu'ils offriraient aux chrétiens orientaux, ce qui reviendrait à signer le faire-part de décès de la démocratie en Orient, et à ouvrir toutes grandes des portes aux conflits ethno-religieux qui épuiseraient la planète tout entière. »

Le carnage à Gaza
5- « Les pères synodaux condamnent le carnage provoqué par Israël à Gaza (...) au milieu d'un honteux silence arabe et occidental. Ils jugent que ce drame n'aura de fin que dans la reconnaissance du droit du peuple palestinien à un État indépendant avec pour capitale Jérusalem, et l'octroi à Jérusalem du statut de ville ouverte placée sous protection internationale, ainsi que dans l'arrêt de la politique expansionniste israélienne sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme, faute de quoi l'avenir sera fait d'une succession d'épisodes sanglants. »



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