Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

samedi 14 mai 2016

Info - L’État Islamique veut faire disparaître les chrétiens d’Irak et de Syrie - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

Info - L'État Islamique veut faire disparaître les chrétiens d'Irak et de Syrie - Riposte-catholiqueRiposte-catholique
Un article synthétique du Christian Times, édité à New York, sur les risques de disparition des chrétiens du Proche Orient
http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/eglise-universelle/info-letat-islamique-veut-faire-disparaitre-chretiens-dirak-de-syrie


Info – L'État Islamique veut faire disparaître les chrétiens d'Irak et de Syrie

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Un article synthétique du Christian Times, édité à New York, sur les risques de disparition des chrétiens du Proche Orient…
Les chrétiens d'Irak et de Syrie risquent de disparaître du fait des actions génocidaires que l'État Islamique en Irak et en Syrie (EIIS) leur fait subir. On a signalé que beaucoup d'églises en Syrie et en Irak ont été détruites par le groupe extrémiste musulman. Des millions de fidèles ont été contraints à quitter leurs foyers et ceux qui ne l'ont pas pu ont été tués. Beaucoup de ces églises existaient déjà voici plus de mille ans. Comme l'a souligné Juliana Taimoorazy, directrice générale et fondatrice de l'Iraqi Christian Relief Council, dans un entretien au National Catholic Register,
« en tant que chrétiens d'Orient nous avons beaucoup apporté au christianisme, et en tant que peuple assyrien nous avons beaucoup apporté à l'humanité. Notre histoire remonte à 6 700 ans, et nous avons fondé, entre autres choses, la première bibliothèque au monde. »
L'Église catholique fait partie des groupes religieux qui condamnent l'exode imposé à beaucoup de communautés chrétiennes. […] Le cardinal Timothy Dolan de New York a déclaré, selon le Christian Post, que […] l'on s'inquiète aujourd'hui pour la survie [de ces chrétiens d'Orient]. Cependant, des dirigeants catholiques, comme l'évêque Yousif Habash de l'éparchie syriaque catholique de Notre-Dame-de-la-Délivrance dans le New Jersey, estiment que, même si l'EIIS peut tout prendre aux chrétiens, il y a une chose qu'il ne pourra jamais leur enlever : c'est leur foi. […]
Taimoorazy pense aussi qu'après la question de leur survie, viendra aussi pour eux la nécessité […] de la reconstruction. Le Père Douglas al-Bazi, un prêtre qui a fait l'expérience de la fureur de l'EIIS, a averti l'opinion des dangers à venir, en déclarant […] que le mot "génocide" était une litote. L'État Islamique ne se contente pas de mitonner un événement ponctuel. Il veut changer le cours de l'Histoire en balayant tout un peuple.
Source : The Christian Times – © CH pour la traduction.
Source Christianophobie hebdo
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JTK

jeudi 12 mai 2016

Mgr Sako: «Les Irakiens sont fatigués et perdent patience» - Radio Vatican

Mgr Sako: «Les Irakiens sont fatigués et perdent patience» - Radio Vatican

Mgr Sako: «Les Irakiens sont fatigués et perdent patience»


Mgr Louis Sako, patriarche chaldéen de Bagdad. - REUTERS
(RV) L'Irak est toujours en proie au cycle infernal de la violence. Ce mercredi, un nouvel attentat sanglant a frappé la capitale Bagdad: une voiture piégée a explosé à prximité d'un marché dans le quartier chiite de Sadr City, faisant au moins 86 morts. Mgr Louis Sako lance un nouvel appel pour mettre fin à la «tragédie» qui est en train de se jouer en Irak. Interrogé par nos collègues italiens de Radio Vatican, le patriarche de Babylone des Chaldéens affirme que «la violence est devenue un phénomène quotidien». «Il y a un vide du pouvoir» déplore t-il, soulignant que «le gouvernement n'est toujours pas formé et que le Parlement a échoué».
Par peur de perdre leurs privilèges, de nombreux partis s'opposent au projet du premier ministre, Haïder Al-Abadi, de mettre en place un gouvernement de technocrates.Excédés, des milliers d'Irakiens – partisans du dignitaire chiite Moqtada Al-Sadr pour la plupart – avaient organisé des sit-in et des manifestations qui ont culminé le 30 avril dernier avec l'invasion de la « zone verte » ultrasécurisée de Bagdad et l'occupation durant plusieurs heures du Parlement.
«C'est déjà un miracle si tout fonctionne malgré les explosions et la confusion qui règne mais les Irakiens sont fatigués et perdent patience» observe Mgr Sako qui appelle à «des actions concrètes» pour résoudre cette situation et notamment pour mettre un terme à «la fuite des chrétiens» du pays. Interrogé sur les appels du Pape en faveur de l'Irak et de la Syrie, le patriarche de Babylone des Chaldéens dit sentir le soutien, la proximité du Saint-Père qui se comporte «comme un pasteur, comme un père».
Mgr Sako déplore enfin que les Irakiens ne soient pas écoutés dans la recherche d'une solution, alors que ceux sont eux qui vivent cette violence au quotidien. «Il n'y a aucune vision parce que les pays de la communauté internationale poursuivent leurs propres intérêts, sans prendre en compte ceux de notre peuple» résume-t-il.
(OB-HD, avec AFP)


JTK

À Homs, dans le quartier chrétien ravagé par la guerre


À Homs, dans le quartier chrétien ravagé par la guerre

La Croix -François d’Alançon (à Homs, Syrie), le 11/05/2016 à 11h28 
L’effondrement de l’économie de la ville et l’absence de solution politique empêchent un véritable mouvement de reconstruction du vieux quartier de Homs, en Syrie.

Environ 1 300 familles, dont 800 à 900 familles chrétiennes, seraient de retour dans la vieille ville. Bustan al-Diwan, au cœur de la vieille ville de Homs. Des ouvriers s’affairent à reconstruire un pan de mur dans le jardin de la résidence des jésuites, devant la tombe du père Frans van der Lugt, enlevé le 7 avril 2014 par des hommes armés, avant d’être battu et exécuté de deux balles dans la tête. Dans les bâtiments qui jouxtent la bibliothèque, trois groupes d’enfants suivent les cours de soutien scolaire, assurés chaque jour par une équipe de professeurs. « Depuis six mois, nous sommes en plein chantier pour réparer les dommages causés par les deux obus tombés sur la terrasse et notre centre de formation a repris ses activités », commente le père Michel Daoud.
Tout près, sur la place centrale du quartier al-Hamadiyeh, la communauté orthodoxe a organisé lundi 9 mai un concert pour célébrer le deuxième anniversaire de la fin du siège. « C’était un vendredi, le 9 mai 2014, se souvient le père Zurhri Kazaal, curé de l’église orthodoxe Notre-Dame-de-la-Sainte-Ceinture. Deux jours après le déploiement de l’armée, nous avons célébré la messe dans notre église très sévèrement touchée. »

50 000 chrétiens en 2011, 77 en 2014

À la suite d’un accord entre le gouvernement et les rebelles, près de 2 000 personnes, dont environ 1 800 combattants, avaient été évacués après deux ans de siège. Des habitants du quartier revenus inspecter leurs maisons avaient alors découvert l’ampleur des destructions, dans la fumée des incendies allumés par les rebelles avant leur départ : façades trouées, murs éventrés, vitrines éclatées, murs criblés de balles, rues encombrées de remblais, de décombres et de ferrailles calcinées.
Environ 50 000 chrétiens, répartis entre huit communautés différentes, vivaient dans la vieille ville de Homs avant le début de la guerre en 2011. Ils n’étaient plus que 77 en 2014, à survivre au milieu des ruines, épuisés par deux ans de siège, de bombardements intenses et de disette. Le père Frans van der Lugt refusait de les abandonner. Deux ans plus tard, les combattants ont disparu mais la majorité des familles qui vivaient ici ne sont toujours pas revenues. Même dans une région relativement stable comme celle de Homs, l’effondrement de l’économie et l’absence de solution politique empêchent un véritable mouvement de reconstruction. « Tout le monde est pauvre maintenant,souligne le père Michel Naaman, curé de la cathédrale syriaque catholique.Ceux qui avaient un peu d’argent, surtout les hommes, sont partis. La population trinque mais la prolongation du conflit profite à beaucoup de gens des deux côtés. »

Des rénovations au compte-gouttes

L’ancienne tour de l’Horloge, point focal des manifestations en 2011, a été restaurée. Le Programme de développement des Nations unies (Pnud) a financé l’évacuation de 70 000 tonnes de débris et aidé au retour de quelques artisans et commerçants. Les églises soutiennent les familles désireuses de revenir. L’électricité et l’eau ont été restaurées mais, le soir, les rues restent silencieuses. Environ 1 300 familles dont 800 à 900 familles chrétiennes seraient revenues dans la vieille ville.
Milad Jamal, 36 ans, a rouvert son restaurant Al Bostan, plaque tournante de la communauté chrétienne avant le début des « événements ». « Nous étions les derniers à fermer et nous avons été les premiers à ouvrir, dit-il, regard triste, assis au milieu de quelques rares clients. Plus de la moitié des chrétiens sont partis, déplacés à l’intérieur du pays ou réfugiés à l’étranger. Ceux qui ont trouvé un logement et du travail ne reviendront sans doute pas. Les gens ont peur d’investir quand ils entendent chaque jour des mauvaises nouvelles. »
À Khalidiya, le quartier majoritairement sunnite, toujours sans eau et sans électricité, les échafaudages autour de la coupole nouvellement réparée de la mosquée Khalid ibn al-Walid sont le seul signe de rénovation.

Des localités encore assiégées près de Homs

Drôle de guerre au bord de l’Oronte. Dans les avenues de la ville moderne, la vie continue en dépit de tout dans les avenues encombrées de voitures et de piétons avec les snacks, magasins de vêtements, bijouteries et pâtisseries. En même temps, pas très loin, quelques milliers d’insurgés sont retranchés à Al-Waer, un quartier de 75 000 habitants à l’est de la ville, encerclé depuis trois ans par les forces gouvernementales.
Même situation à Al Rostan et Talliseh, deux localités assiégées au nord de Homs, sans compter cinq villages autour de Kfar Laha à l’est. Le 5 mai, un double attentat-suicide revendiqué par Daech a tué au moins 10 civils à Mukhrarram, une localité à majorité alaouite à l’est de la ville. « Tout le monde reste prudent parce qu’à tout moment, une mauvaise surprise est possible, lâche Milad Jamal. Notre pays, notre quartier et notre maison sont ici mais on ne peut toujours pas se sentir tranquille. »
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La trêve prolongée jusqu’au mercredi 11 mai minuit à Alep
La trêve, ou « régime du silence », selon l’expression du gouvernement de Damas, entre régime et rebelles à Alep, a été prolongée une nouvelle fois de 48 heures, soit jusqu’au 11 mai minuit.
C’est la deuxième fois que la trêve temporaire, instaurée jeudi 5 mai sous l’impulsion des États-Unis et de la Russie, est prolongée dans la ville divisée entre secteur gouvernemental et secteur rebelle. Moscou, allié de Damas, et Washington, qui soutient l’opposition, se sont engagés à « redoubler d’efforts » et ont détaillé leurs engagements pour faire respecter la trêve et relancer le processus de paix. La Russie et les États-Unis, qui coprésident le groupe de soutien international à la Syrie (GISS, 17 pays), pilotent le dossier et le contrôle du cessez-le-feu, instauré sous leur impulsion le 27 février. Depuis que celui-ci avait volé en éclats, fin avril à Alep, 300 personnes ont été tuées.

François d’Alançon (à Homs, Syrie)
http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/A-Homs-dans-le-quartier-chretien-ravage-par-la-guerre-2016-05-11-1200759275

mercredi 11 mai 2016

Pour Raï, les musulmans ne veulent pas vider l’Orient de ses chrétiens - L'Orient-Le Jour

Pour Raï, les musulmans ne veulent pas vider l'Orient de ses chrétiens - L'Orient-Le Jour

Pour Raï, les musulmans ne veulent pas vider l'Orient de ses chrétiens

Le patriarche Raï accueilli dans la salle de la Conférence des évêques de France par Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris.
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Communautés
Deuxième jour de la visite à Paris du patriarche maronite.
Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a réfuté hier l'allégation selon laquelle les musulmans veulent vider la région de ses chrétiens et appelé à faire une distinction entre musulmans et terroristes.
Lors du deuxième jour de sa visite à Paris, Mgr Raï a déclaré, en réponse à des questions des journalistes, que « dans leur esprit citoyen, les vrais musulmans sont attachés au partenariat et à la coexistence avec les chrétiens ». « Les musulmans ne veulent pas vider le Moyen-Orient de ses chrétiens », a-t-il dit, relevant que « les musulmans tiennent autant que les chrétiens à la présence de ces derniers au Moyen-Orient ». Le patriarche maronite a également appelé à « distinguer entre les musulmans et les terroristes, que rien ne lie ». Il a exhorté, à ce sujet, les pays (qu'il n'a pas nommés) qui soutiennent les « extrémistes » à mettre fin à cet appui « pour que les organisations terroristes cessent de commettre des crimes contre l'humanité ». Le patriarche a confié qu'il « prie tous les jours pour que les intégristes reviennent à Dieu et à leur humanité perdue contre une poignée d'argent ou de promesses mensongères et irréalisables ».

Mgr Raï a déploré en outre l'impact négatif des crises régionales sur le Liban. Il a appelé à « mettre le pays à l'écart des conflits et des axes régionaux et internationaux », estimant que le Liban, « exemple de la rencontre des religions et des cultures, ne peut continuer à payer les pots cassés toutes les fois qu'un régime est ébranlé ou qu'une crise éclate ».
Accompagné par l'évêque maronite de Paris, Mgr Maroun Nasser, le patriarche maronite s'était rendu plus tôt dans la journée au siège de la Conférence épiscopale de France où il a été reçu par l'archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois. Lors de la réunion tenue avec les membres de la conférence, et qui a porté sur les développements dramatiques au Moyen-Orient, Mgr Raï a évoqué les retombées négatives de l'afflux des réfugiés syriens sur le Liban, estimant que « la poursuite de la guerre expose le Liban à un danger permanent, notamment aux plans économique, sécuritaire, politique et social ». Il a mis l'accent sur la nécessité de « faire cesser les guerres » et de résoudre les conflits « par des moyens pacifistes et politiques », réitérant son refus d'un retour volontaire des déplacés syriens et réclamant même le retour des Palestiniens sur leurs terres.

L'Afrique du Sud
Mgr Raï se rendra mercredi 18 mai en Afrique du Sud pour une visite pastorale de cinq jours, au cours desquels il se réunira avec les responsables paroissiaux et les membres de la diaspora libanaise maronite.
Selon des sources informées, le patriarche compte y inaugurer dimanche 22 mai un bureau de la Fondation maronite dans le monde, que préside l'industriel Nehmat Frem. Le bureau a été créé en coopération avec l'Église maronite de Johannesburg, en vue de pousser les maronites à inscrire leurs enfants sur les registres officiels libanais.
Les mêmes sources indiquent que le patriarche sera reçu jeudi 19 mai au siège de l'ambassade du Liban à Prétoria, alors que la journée du vendredi 20 mai débutera par une visite à la paroisse et à l'école maronites, et sera clôturée par un dîner que des membres de la diaspora donneront en l'honneur du patriarche. Au programme également, une messe que celui-ci célébrera dimanche 22 mai et qui sera suivie d'un déjeuner. À noter enfin que lors de son séjour, le patriarche rencontrera des personnalités officielles.
En juin prochain, Mgr Raï se rendra aux États-Unis où il participera au congrès du NAM (National Apostolate of Maronites). Organisé par l'Association maronite missionnaire, le congrès ouvrira ses travaux à San Francisco, lors de la première semaine de juillet.
Lire aussi
Raï examine avec Hollande les dossiers de la présidentielle et des réfugiés syriens
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JTK

samedi 7 mai 2016

Raï lundi à l’Élysée et mardi au Quai d’Orsay - L'Orient-Le Jour

Raï lundi à l'Élysée et mardi au Quai d'Orsay - L'Orient-Le Jour

Raï lundi à l'Élysée et mardi au Quai d'Orsay

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, se rendra demain samedi en France, dans le cadre d'une visite de quatre jours à double caractère paroissial et officiel.
Dimanche, il doit célébrer la messe à Lisieux, à l'occasion de la consécration de l'autel dédié à saint Charbel en la cathédrale Sainte-Thérèse, en présence de l'archevêque maronite de France, Maroun Nasser Gemayel.
Lundi sera une journée politique par excellence pour Mgr Raï qui sera reçu successivement à l'Élysée par le président François Hollande, puis au Palais Bourbon par le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.
Au programme de la journée également, un entretien avec la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova. L'ambassadeur du Liban à l'Unesco, Khalil Karam, doit donner un déjeuner en son honneur au siège de l'organisation internationale.
En fin d'après-midi, le patriarche donnera une conférence devant le Sénat français sur la situation des chrétiens d'Orient et devra par la suite avoir un entretien avec le président du Sénat, Gérard Larcher.
En cours de soirée, il assistera en la cathédrale Notre-Dame du Liban, à l'occasion du mois marial, à un récital dédié à la Vierge Marie autour du thème « Marie, la voie vers la miséricorde et l'unité entre l'Orient et l'Occident ».
Mardi, Mgr Raï sera reçu au Quai d'Orsay par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, et tiendra une réunion avec le Conseil des évêques latins de France.


JTK

vendredi 6 mai 2016

LIBAN - Nouvelle prise de position des Evêques maronites sur la situation libanaise



ASIE/LIBAN - Nouvelle prise de position des Evêques maronites sur la situation libanaise
 
Bkerkè (Agence Fides) – Le monde arabe est menacé dans son existence même par des « identités assassines » et les crises et guerres qui bouleversent l’ensemble de la région ont leurs racines profondes dans les « oppositions régionales » et dans les « politiques internationales ». C’est ainsi que les Evêques maronites, réunis au siège patriarcal de Bkerkè pour leur assemblée mensuelle, ont, pour la énième fois, rappelé la dimension mondiale et les facteurs extérieurs qui continuent à alimenter les guerres et autres tragédies humanitaires dans l’ensemble du Proche-Orient.
Au cours de la réunion, qui a eu lieu le 4 mai sous la présidence du Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, les Evêques maronites ont réaffirmé que l’élection du Président de la République libanaise – charge vacante depuis maintenant près de deux ans à cause des veto croisés des coalitions politiques – est « indispensable pour préserver l’identité constitutionnelle libanaise » et ont également mis en garde contre le danger de la fragmentation sur base sectaire qui bouleversera inévitablement l’actuelle physionomie des nations arabes si la stratégie du « fer et du feu » est encore privilégiée au détriment du dialogue.
Dans le cadre de leur réunion – peut-on lire dans le communiqué final parvenu à l’Agence Fides – les Evêques maronites ont également commenté de manière positive les récentes mesures qui préfigurent la fermeture des « maisons de prostitution » et ont demandé à ce que les enquêtes ouvertes ces derniers temps concernant des cas de corruption soient menées à terme, attendu que les scandales contribuent également à faire en sorte que le Liban semble « un bateau ivre ». (GV) (Agence Fides 06/05/2016)

COMMEMORATION DU GENOCIDE ARMENIEN - Message de Monseigneur Abgar Hovakimian Primat du Canada

COMMEMORATION DU GENOCIDE ARMENIEN
Message de Monseigneur Abgar Hovakimian Primat du Canada


Chers enfants et petits-enfants des Saints Martyrs de notre fervente nation,
Frères et sœurs bien-aimés en Christ,
En ce jour du 101ème anniversaire du génocide arménien, nous exprimons notre gratitude aux politiciens de notre cher Canada, pour leur position de principe, et pour avoir reconnu le 24 avril, comme Journée du Souvenir du génocide arménien !
En tant que descendants des survivants du génocide, nous sommes rassemblés ici et par notre présence, nous prouvons que Notre Seigneur n’abandonne jamais ses disciples. Les Turcs ottomans ont échoué dans leur politique génocidaire visant à anéantir notre nation, et aujourd’hui la République de la Turquie continue de nier ce fait historique.

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=125577

jeudi 5 mai 2016

Père Najeeb : "Sauvons les chrétiens d’Orient et leur mémoire" - Actualité - Le Monde des Religions

Père Najeeb : "Sauvons les chrétiens d'Orient et leur mémoire" - Actualité - Le Monde des Religions

Père Najeeb : "Sauvons les chrétiens d'Orient et leur mémoire"



Témoignage


Propos recueillis par Sophie Eychenne - publié le 04/05/2016

Le père Michael Najeeb, prêtre dominicain réfugié à Erbil, au Kurdistan, s'est trouvé en plein cœur des violences infligées aux chrétiens d'Irak et de Syrie par les terroristes de l'État islamique. Son témoignage est accablant.




« Les chrétiens d'Orient sont persécutés depuis des décennies. Aujourd'hui, tout le monde sonne l'alerte pour les aider, les sauver, pour les débarrasser de ces musulmans fondamentalistes qui les attaquent. Si l'on peut parler d'un véritable génocide, ce n'est pas contre les chrétiens, mais contre les yézidis. Les membres de cette communauté très ancienne dont l'origine remonte à l'époque akkadienne (XXIVe-XXIIe siècle avant notre ère) sont éliminés et exterminés dans leurs propres villages, leurs propres villes, notamment à Sinjar. Nous avons également été persécutés, mais les minorités originelles de l'Irak ont davantage été martyrisées. Toutes quittent massivement Mossoul, la plaine de Ninive, vers le Kurdistan, qui est devenu leur terre d'accueil.
La violence a brutalement débuté quand Mossoul est tombée entre les mains de Daesh, en juin 2014. Les chrétiens ont été les premières victimes. Le choix leur était donné de se convertir à l'islam, de payer la dîme pour pouvoir rester dans le pays musulman, ou bien de partir. Beaucoup ont préféré payer pour pouvoir vivre et garder leurs biens, leurs terres. Mais finalement, cela leur a été refusé : ils n'avaient plus le choix qu'entre la conversion et la fuite.
Pour les candidats au départ, les forces de Daesh avaient placé des barrages afin de les dévaliser complètement et de ne leur laisser que leurs vêtements. Les terroristes ont pris tout l'argent, l'or, et même les relevés de cadastre de leurs propriétés. Le larcin était poussé à un tel point qu'ils s'emparaient des clés des maisons, en demandant à leur propriétaire où se trouvaient ces habitations, pour ne pas perdre de temps à les chercher avant de les piller.
Comment peut-on à ce point humilier les êtres humains à notre époque ? Nous avons tout perdu. Mais nous avons au moins gardé nos filles, nos femmes, nos enfants. La majeure partie des chrétiens est parvenue à s'échapper, contrairement aux yézidis qui n'ont pas eu cette chance. Plusieurs milliers d'êtres humains ont été massacrés, des femmes ont été enlevées et violées, ainsi que des enfants. Daesh les vend au marché noir. Ils sont devenus les esclaves de cet État. Imaginez que l'on vend des femmes à 20, 50 ou 100 dollars ! Elles sont vendues par dizaines.
Quelle humiliation notre monde est-il en train de subir à cause de ce fanatisme aveugle ? Jusqu'à quand le Kurdistan sera-t-il une terre d'accueil pour toutes ces minorités ? Le problème n'est pas seulement celui des chrétiens et des yézidis : c'est une affaire internationale. Cette violence frappe l'Europe, l'Amérique, le monde entier ! Il faut agir au plus vite pour sauver ces gens originaires de Mésopotamie depuis 2000 ans ou plus.
Il ne s'agit pas seulement de sauver les êtres humains. Nous, frères dominicains, avons essayé de garder leur patrimoine. Ce n'est pas le nôtre, mais celui de l'humanité. Nous avons déjà numérisé plusieurs milliers de manuscrits dans notre Centre numérique des manuscrits orientaux, créé en 1990. Sauver notre héritage, cela signifie sauver l'histoire du peuple, car un peuple sans histoire, sans patrimoine, est un peuple perdu, un peuple mort. Aujourd'hui, nous devons tout mettre en œuvre pour sauvegarder ce patrimoine de l'humanité. Vous avez vu dans les médias comment les forces de Daesh ont démoli ces statues, dont certaines remontent à plusieurs millénaires. Ce pauvre taureau ailé, à Nimrud, deuxième capitale de l'Empire assyrien, a été décapité à coups de marteaux-piqueurs et de tronçonneuses. Tout cela dans le but d'humilier notre histoire et de nous arracher de nos racines.
Il faut dès à présent mettre en place une opération anti-Daesh : continuer à vivre sur place et à bâtir, pour donner un visage nouveau à ce qui a déjà été détruit, mais également protéger le reste. Au plan international, il est très important de stopper l'expansion de Daesh et de contrôler son armée. Je ne pense pas qu'il faille tuer les djihadistes, mais au contraire les libérer de cette violence intérieure. Ce sont de pauvres gens, réduits à l'esclavage après le lavage de cerveau de cette idéologie narcissique et dominatrice, où l'on exclut celui qui est différent.
Nous devons désormais vivre dans une société – en France, en Irak, en Amérique ou partout dans le monde – où l'on accepte que l'autre soit différent de nous. Nous nous enrichissons les uns des autres. La vie humaine doit être respectée. À mon avis, avant de parler religion, nous devons parler être humain. La religion est quelque chose de privé, de personnel. Nous sommes nés humains avant de devenir chrétiens, musulmans, juifs ou athées. Il faut amorcer cette idéologie positive aujourd'hui, vivre ensemble, cohabiter, partager ce que nous avons. Il est nécessaire de s'éloigner de la violence, d'appeler le monde entier à vivre en fraternité et de stopper cette agressivité dès l'enfance. L'éducation est très importante. La violence ne vient pas du ciel. Daesh n'est pas extra-terrestre : la violence et le fondamentalisme lui ont donné naissance. »


JTK

mardi 3 mai 2016

Fwd: [Agence Fides] Newsletter Fides del 03-05-2016

Raï plaide pour la préservation de la modération chrétienne et musulmane en Orient - L'Orient-Le Jour

Raï plaide pour la préservation de la modération chrétienne et musulmane en Orient - L'Orient-Le Jour
29/4/2016


Raï plaide pour la préservation de la modération chrétienne et musulmane en Orient

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a clôturé hier une visite à Bruxelles où il a eu une série d'entretiens officiels et de rencontres avec des représentants de la communauté libanaise en Belgique. Il a ainsi été reçu par les présidents du Parlement belge, Siegfried Bracke, et européen, Martin Schulz, ainsi que par les chefs des différents groupes parlementaires européens.
Au Parlement européen, il a pris part à un congrès sur la situation des chrétiens d'Orient. Dans son intervention, Mgr Raï a notamment mis l'accent sur le fait que les conflits au Moyen-Orient « ont des conséquences directes non seulement sur les chrétiens mais aussi sur le bassin méditerranéen ainsi que sur l'Europe ». « Notre intérêt commun est de trouver des solutions aux divers conflits qui sévissent dans cette région », a expliqué d'emblée le patriarche dont la conférence s'est articulée autour de quatre points : les chrétiens du Moyen-Orient, les conséquences des conflits sur eux, les solutions immédiates possibles et les solutions à long terme.
« En parlant des chrétiens d'Orient, nous ne désignons pas seulement des individus, mais aussi les Églises orientales et l'Église latine ayant chacune son propre patrimoine liturgique, théologique, spirituel et disciplinaire qui se distingue par la culture et les circonstances historiques des peuples et qui s'exprime par la manière propre à chaque Église de vivre la foi chrétienne », a expliqué le patriarche dans son introduction, avant d'avertir que « la montée du fondamentalisme islamiste et la croissance des organisations terroristes risquent de faire disparaître la modération musulmane que les chrétiens et les musulmans de cette région ont construite patiemment durant 1 400 ans de vie en commun ».
« Les chrétiens sont les garants de cette modération », a-t-il insisté, en rappelant que « les chrétiens et les musulmans échangent réciproquement leurs propres valeurs spirituelles, culturelles, morales et sociales, à travers notamment leurs associations sociales, formant ainsi une identité commune dans chacun de leurs pays ». « Il ne faut absolument pas céder cette terre aux fondamentalistes et la laisser comme un champ ouvert aux organisations terroristes. Cela menacerait la paix dans le monde. Nous faisons appel à l'Union européenne pour qu'elle exerce son influence auprès des membres du Conseil de sécurité, afin de garantir le retour des déplacés dans leurs pays d'origine et pour contribuer à bâtir un monde stable et en paix », a martelé Mgr Raï pour qui « les chrétiens moyen-orientaux ont toujours été les promoteurs de la convivialité pluraliste, de l'ouverture sur l'autre différent, des libertés, de la valeur de la personne humaine, des droits fondamentaux et inaliénables de tout être humain ». « Ils ont été les pionniers de la Renaissance culturelle arabe, et de l'arabité comme civilisation humaine et sociale. Car l'arabe ne veut pas dire l'islam, et parler l'arabe n'est pas être musulman », a-t-il observé, avant de s'arrêter sur l'exemple du Liban, « seul pays du monde arabe, présidé par un chrétien, qui sépare aussi entre religion et État, applique le système démocratique et reconnaît l'égalité entre chrétiens et musulmans ».
Neutralité du Liban
« Pour que le Liban puisse rester lieu de rencontre, de convivialité et de dialogue, nous souhaitons que la communauté internationale proclame la neutralité de ce pays, pour qu'il soit dans sa région l'agent de la paix, de la justice et des droits de l'homme », a poursuivi le patriarche avant d'avertir que le Liban est « menacé dans sa culture, son identité et son message par la présence, sur son territoire, d'un demi-million de réfugiés palestiniens qui vivent avec leurs armes lourdes et légères dans leurs camps (...) et d'un million et demi de déplacés syriens dont le nombre augmente chaque année de 40 000 à 50 000 nouveau-nés ».
Comme solution immédiate, il a préconisé un règlement des conflits qui minent la région, suivi d'un dialogue politique entre les belligérants, une réconciliation saoudo-iranienne, un soutien à la reconstruction des États touchés et de leurs structures légales, financières et militaires. Mgr Raï a mis en garde contre une partition des pays de la région. « Il faut plutôt agir pour la mise en place d'États de droit, d'institutions étatiques et civiles garantissant le pluralisme et les libertés, des Constitutions adaptées et des régimes démocratiques non corrompus. »
À long terme, il a insisté sur le respect, au niveau international, « des valeurs religieuses, morales et sociales de l'islam », jugeant nécessaire d'encourager les pays musulmans à séparer la religion de l'État, « à condition que l'État respecte les impératifs de la religion ».
Dans le même temps, le chef de l'Église maronite a considéré que l'Islam se doit de « se libérer du fondamentalisme, d'entrer dans le sillage de la modernité dans ses aspects positifs et de s'ouvrir aux valeurs qu'offre la globalisation, pour assurer le développement des pays, d'adopter la Déclaration universelle des droits humains et l'appliquer pour garantir le bien de tous les citoyens des pays sans distinction de race et de religion, et le respect de toute personne humaine ».


JTK

Les évêques catholiques d’Alep lancent un appel « aux consciences »





Les évêques catholiques d’Alep lancent un appel « aux consciences »
Ne pas se laisser « gagner par la tristesse »
Heures tragiques
 Fides et AFP, le 02/05/2016
Dans un message adressé à leurs fidèles, les évêques catholiques de la ville syrienne
 d’Alep, qui a vécu ces jours derniers un des pires épisodes depuis le début du 
conflit, affirment unir leurs souffrances à la Passion du Christ, « pour la paix en 
Syrie ».
« Nous sommes fils de la Résurrection, fils de l’Espérance, et nous croyons 
fermement que ces souffrances ne seront pas en vain : suivant l’exemple des
 saints et des martyrs, nous les unissons à la Passion du Christ, afin qu’elles 
deviennent des souffrances sanctifiées et sanctifiantes, pour la paix en Syrie 
et le salut de notre ville ».
Ainsi les évêques catholiques d’Alep s’adressent-ils à leurs fidèles, alors que 
la ville est sous le feu du gouvernement et des rebelles après une trêve de 
quelques semaines.
Dans ce texte, repris par l’agence vaticane Fides le 2 mai, les évêques lancent
 un appel « aux consciences de ceux qui projettent et exécutent cette guerre ». 
« Cela suffit ! Pour l’amour de Dieu et par miséricorde pour les hommes », 
affirment-ils, évoquant le « cri du sang des enfants et des martyrs qui monte 
vers Dieu » et « les larmes des mères en deuil ».
Les responsables catholiques d’Alep invitent les fidèles à ne pas se laisser 
« gagner par la tristesse et le désespoir ». Ils affirmant que la participation au
 « mystère du Salut » est la raison la plus importante pour laquelle ils restent 
à Alep.
Dans ce message, Mgr Denys Antoine Chahda, archevêque syro-catholique, 
Mgr Jean Clément Jeanbart, évêque melkite, Mgr Joseph Tobji, évêque maronite, 
Mgr Boutros Marayati, évêque arménien, et Mgr Antoine Audo, évêque chaldéen,
 ainsi que le franciscain Georges Abou Khazen OFM, vicaire apostolique pour 
les catholiques de rite latin, renouvellent la consécration d’Alep « au cœur 
immaculé de Marie ».
Malgré les protestations internationales, de nouveaux raids aériens ont visé
 lundi 2 mai avant l’aube la ville syrienne d’Alep, meurtrie par plusieurs jours
 de bombardements qui ont fait plus de 250 victimes parmi les civils, dont une 
cinquantaine d’enfants.
Depuis le 22 avril, l’aviation du régime a mené de nombreux raids – environ
 260 – pour reprendre aux rebelles les secteurs est de la ville. Alep, deuxième
 ville du pays après Damas, est coupée en deux depuis 2012.
Après une journée calme dimanche dans les secteurs Est, les raids aériens 
ont repris après minuit, selon un correspondant de l'AFP sur place. Plusieurs
 quartiers ont été pris pour cibles. Les rebelles ont pour leur part bombardé à 
l'artillerie lourde dimanche soir les secteurs ouest de la ville tuant trois civils 
dont un enfant, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

M.M avec Fides et AFP