Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

dimanche 29 mai 2016

Les Arabes chrétiens, pas juste victimes - SudOuest.fr

Les Arabes chrétiens, pas juste victimes - SudOuest.fr

Les Arabes chrétiens, pas juste victimes

Les Arabes chrétiens, pas juste victimes
La récente interview de Mgr Pascal Gollnisch dans « Sud Ouest » (mardi 3 mai) rappelle opportunément combien le sort des chrétiens d'Orient demeure préoccupant, non seulement en Irak et en Syrie, mais également au Liban, en Palestine, voire en Égypte où leur situation pourrait être affectée, quand elle ne l'est pas déjà, par l'exode massif de leurs coreligionnaires irakiens et syriens. Elle témoigne également des difficultés du vivre-ensemble dans des pays qui ne connaissent pas la laïcité, en tout cas telle qu'on l'entend et la pratique en France. Ces chrétiens vivent des temps difficiles, et Mgr Gollnisch a raison de le souligner.
Mais il convient de rappeler, avec la même force, que ces Arabes chrétiens - nom qu'ils se donnent eux-mêmes, l'expression « chrétiens d'Orient », de même que le terme de « minorité », ayant été « inventés » par les puissances européennes, et singulièrement la France, au XIXe siècle pour justifier leurs ingérences au Levant, qui était alors sous domination ottomane - n'ont pas toujours été des victimes même s'ils étaient des dhimmis, c'est-à-dire des protégés (du pouvoir musulman, arabe d'abord, ottoman ensuite), assujettis à ce titre à un impôt spécifique, la jizya, et à de nombreuses contraintes d'ordres matériel et symbolique.
Ils ont joué un rôle politique, économique et culturel important, parfois pionnier, à différents moments de l'histoire du Moyen-Orient. Leurs relations avec leurs compatriotes musulmans ont connu des hauts et des bas, mais ont souvent été marquées par la coopération et le respect mutuel. Les identités communautaires, longtemps fluides, ne se sont fixées et durcies, et avec elles les relations entre communautés, qu'à partir de la seconde moitié du XIXe siècle puis la création des États contemporains à la suite du démembrement de l'Empire ottoman par les accords Sykes-Picot (1916).
Les Arabes chrétiens émigrent beaucoup aujourd'hui, chassés par les exactions de Daesh, qui, rappelons-le, touchent aussi les non-chrétiens comme les Yézidis, ou dans l'espoir d'une vie meilleure pour eux et leurs enfants. Mais, contrairement à une idée reçue, ils ne sont pas moins nombreux actuellement qu'au début du siècle dernier. Ils sont même plus nombreux aujourd'hui en chiffres absolus, selon Bernard Heyberger (1) : 10 millions, contre à peine 2 millions vers 1900. Ce qui a changé, c'est la proportion des chrétiens par rapport aux musulmans, qui s'est effondrée depuis un siècle pour différentes raisons liées au différentiel des taux de natalité, à l'émigration, aux conflits (Liban, Israël-Palestine, Irak, Syrie), aux politiques des pouvoirs autoritaires arabes perçues comme discriminatoires à leur égard par les chrétiens, comme c'est le cas des Coptes d'Égypte.
Sans remonter trop loin dans l'Histoire, rappelons néanmoins quelques vérités avérées, aussi bien à l'intention de ceux parmi nos compatriotes qui les ignoreraient de bonne foi qu'à celle des djihadistes et autres porteurs de discours de haine et d'exclusion qui ne voient dans les chrétiens arabes que des « mécréants ». Ce sont des intellectuels chrétiens, du Liban, de Syrie, d'Égypte, qui ont été à l'origine de la Nahda (« éveil », « renaissance »), ce moment des Lumières arabes du XIXe siècle, aux côtés de réformateurs musulmans comme Jamal al-Dîn al-Afghani et Mohammed Abdou.
Ils militaient alors pour une identité arabe transcommunautaire, affranchie de la religion. Certains d'entre eux, tels les Libanais Nassif al-Yâzigi et Boutros al-Bustani, ont même redonné ses lettres de noblesse à la langue arabe. Plus tard, ce sont encore des chrétiens, syriens et palestiniens notamment, qui ont été à l'avant-garde du nationalisme arabe et du panarabisme, idéologies qui se voulaient supra-communautaires et séculières. Et même si une majorité des chrétiens libanais s'est engagée dans la douteuse guerre dite civile qui a ravagé leur pays de 1975 à 1989, cet apport des Arabes chrétiens à l'histoire du Moyen-Orient ne saurait être oublié.
La situation des Arabes chrétiens aujourd'hui appelle à un devoir de solidarité mais qui doit inclure, de manière égale, toutes les victimes, quelles que soient leur religion ou ethnie, de la violence qui sévit dans leurs pays. Mais il faut également sortir du discours victimaire qui fait de ces chrétiens des agents passifs de leur marginalisation, et d'abord en leur rendant leur identité, celle d'Arabes chrétiens et non pas de « chrétiens d'Orient » en laquelle, de toute façon, ils ne se reconnaissent pas.
(1) « Les Chrétiens au Proche-Orient. De la compassion à la compréhension », Manuels Payot, 2013, 160 p.
L'appellation dans laquelle ils se reconnaissent est celle d'Arabes chrétiens


JTK

Fwd: Maronites en France


Expéditeur: Société de Presse France Catholique <francecatholique.mail@message-business.com>
Date: 28 mai 2016 22:36:29 UTC+

La lettre de France Catholique

Monachisme maronite en France

28 mai 2016
par Vincent AUCANTE
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Le monachisme est aux origines de la spiritualité maronite. Depuis saint Maron, l'ermite syrien qui vivait sans abri sur une colline au nord d'Alep, les moines sont un élément essentiel de l'Église maronite. Le monachisme maronite a été réformé au XVIIe siècle et on voit apparaitre les ordres monastiques sur le modèle des ordre latins, et qui sont placés directement sous l'autorité pontificale. Plusieurs de ces ordres sont aujourd'hui présents en France. À Lyon Suresnes ou Paris, les entretiens que ces relligieux libanais nous ont accordés, dressent, avec leurs similtudes et leurs différences, un portrait du monachisme maronite et de son évolution, ainsi que du rôle qu'il peut tenir et tient au cœur de la France. Ils nous font entrevoir également la très difficile situation du Liban confronté à une arrivée de réfugiés sans commune mesure avec celle que connaît aujourd'hui l'Europe.
Vous appartenez à l'Ordre antonin maronite et vous êtes le curé de paroisse maronite de Lyon. Quelle est la mission de votre ordre  ? La principale mission de l'Ordre antonin maronite est le dialogue interreligieux, notamment avec l'islam et les Druzes. Notre tout premier (...)
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L'ordre libanais maronite

28 mai 2016
par Vincent Aucante
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Moine libanais maronite, supérieur de la maison Saint Charbel à Suresnes, destinée au religieux libanais étudiant en France, le P. Aboud Chewan est également curé de la récente paroisse maronite de Suresnes.
Quelles sont les origines de l'Ordre libanais maronite  ? L'Ordre libanais maronite a été fondé en 1695. Initialement, c'était un ordre contemplatif dont les moines faisaient vœu de pauvreté et de chasteté. Ils demeuraient en communauté, et leur vie était partagée entre la prière et (...)
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Congrégation maronite de la Sainte Famille

28 mai 2016
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Enseignant-Chercheur à l'Institut catholique de Paris et à l'université Saint-Joseph de Beyrouth, sœur Yara Matta revient pour nous sur les relations interreligieuses au Liban.
Quelle est la vocation de la Congrégation maronite de la Sainte Famille  ?La Congrégation a été fondée en 1895 par le Patriarche Hoyek. Elle a eu dès le début pour vocation principale l'éducation de la jeune fille libanaise, en vue d'édifier et de consolider la famille. La (...)
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Congrégation maronite des sœurs antonines

28 mai 2016
par Vincent Aucante
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Mère Marie Touma est à la tête d'un foyer d'étudiantes en quête de sens.
Quelle est l'origine de votre Congrégation  ?Les sœurs de la Congrégation étaient initialement un ordre de moniales de droit pontifical, fondé au début du XVIIIe siècle. Elles vivaient recluses dans leurs monastères, se consacrant à la prière et au travail, suivant en tout leur (...)
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samedi 28 mai 2016

Fwd: [Agence Fides] Newsletter Fides del 27-05-2016





ASIE/IRAQ - Attaques verbales contre le Patriarche de Babylone des Chaldéens de la part de groupes de la diaspora après ses critiques relatives aux « milices chrétiennes »

Bagdad (Agence Fides ) – L'Assyrian Confederation of Europe, groupe de la confédération assysienne en Europe, organisation s'étant enregistrée en avril dernier auprès du Parlement européen en tant qu'organe représentant de groupes de militants de la diaspora assyrienne, chaldéenne et syrienne présente en Europe, a critiqué les récentes déclarations du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, faites à l'Agence Fides, dans le cadre desquelles le Patriarche exprimait des jugements nets sur les soi-disant « milices chrétiennes » opérant dans le nord de l'Irak, lesquelles pourraient recevoir bientôt des financements et des fournitures militaires sur la base d'une décision du Congrès des Etats-Unis.
« Parmi les organisations assyriennes en Irak et de la diaspora – peut-on lire dans un communiqué envoyé par l'Assyrian Confederation of Europe à l'Agence Fides – existe un ample consensus concernant l'idée selon laquelle les assyriens doivent participer activement à la campagne militaire visant à libérer la plaine de Ninive (actuellement contrôlée en bonne partie par les djihadistes du prétendu « Etat islamique » NDR) et à défendre la zone après sa libération. Les Unités de protection de la plaine de Ninive (NPU), qui s'acquittent de cette mission, sont officiellement reconnues et soutenues par le gouvernement irakien, contrairement à ce qu'affirme le Patriarche ».
Selon les responsables de l'Assyrian Confederation of Europe, la nécessité de créer des milices assyriennes s'est rendue évidente lorsque les kurdes se sont retirés et ont laissé les assyriens seuls dans la plaine de Ninive face au génocide perpétré par le prétendu « Etat islamique ». Selon le communiqué parvenu à l'Agence Fides, les groupes armés assyriens « ne constituent pas une milice sectaire, comme l'affirme le Patriarche, et visent à combattre aux côtés des autres forces légitimes et à contribuer à la survie d'un Irak multiethnique » : Les responsables de l'Assyrian Confederation of Europe intiment également au Patriarche de Babylone des Chaldéens de « ne pas interférer dans les affaires politiques de son peuple » et l'exhortent à « ne pas confondre son rôle de figure religieuse avec celle d'un responsable politique ».
La possibilité que les soi-disant « milices chrétiennes » soient financées sur la base d'une décision du Département de la Défense américain – ont fait remarquer les moyens de communication américains tels que Christian Today – représente un effet potentiel de la déclaration du Congrès qualifiant de génocide les violences subies par les chrétiens de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique ».
Le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, avait exprimé, dans les déclarations faites à Fides (voir Fides 20/05/2016) la conviction que « le fait de donner des armes à de soi-disant milices chrétiennes est une très mauvaise idée ». La conquête de Mossoul et de la plaine de Ninive de la part du prétendu « Etat islamique », qualifiée par beaucoup de génocide, a provoqué la mort de quelques chrétiens et la fuite en masse de dizaines de milliers de chrétiens syriens, assyriens et chaldéens en direction d'Erbil et d'autres zones du Kurdistan irakien contrôlées par les milices kurdes. (GV) (Agence Fides 27/05/2016

Fwd: [Agence Fides] Newsletter Fides del 27-05-2016



Expéditeur: Fides News Fr <fidesnews-fr@fides.org>
Date: 27 mai 2016 14:12:18 UTC+

AFRIQUE/EGYPTE - Intervention du Patriarche copte orthodoxe et du Président égyptien après des violences à l'encontre des coptes en province de Minya

Minya (Agence Fides) – Sept maisons et magasins appartenant à des chrétiens coptes ont été incendiés et saccagés, une chrétienne âgée insultée et rouée de coups et enfin dénudée en public par une bande d'assaillants furieux. Tel est le bilan provisoire de la nouvelle phase de violences sectaires à l'encontre des coptes ayant explosé à Al-Karm, en province de Minya, en Haute Egypte. Cette fois, la férocité des bandes extrémistes a été suscitée par des rumeurs locales concernant l'existence d'une relation sentimentale entre un égyptien copte – fils de la femme de 70 ans agressée – et une musulmane.
La nouvelle explosion de violence sectaire, arrivant quelques jours après la rencontre à Rome entre le Pape François et le grand imam d'al-Azhar, Ahmed al Tayyib, a attiré de nouveau l'attention du débat public en Egypte, surtout à cause des violences et des humiliations perpétrées à l'encontre de la femme âgée. Le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, actuellement en Autriche, a diffusé un communiqué dans lequel il estime possible que les faits d'al-Karm pourraient être utilisés pour déclencher une nouvelle spirale d'affrontements confessionnels et appelle tout un chacun à préserver ensemble la coexistence pacifique entre les différentes composantes de la population égyptienne. Le Président Abdel Fattah al Sisi – indique un communiqué du 26 mai provenant de la Présidence – a lui aussi fait appel aux ministères compétents afin que les responsables des violences d'al-Karm soient rapidement identifiés et punis. Selon ce qu'indique la presse locale, au moins cinq personnes auraient déjà été arrêtées pour avoir participé aux attaques contre la femme âgée et les habitations des coptes. (GV) (Agence Fides 27/05/2016

mardi 24 mai 2016

/EGYPTE - Commentaires du Patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques après la rencontre entre le Pape et le grand imam de l’université d’al-Azhar

https://mail.google.com/mail/ca/u/0/#all/154e2706f84dfeaa


AFRIQUE/EGYPTE - Commentaires du Patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques après la rencontre entre le Pape et le grand imam de l’université d’al-Azhar
 
Le Caire (Agence Fides) – La reprise des rapports officiels entre le Saint-Siège et l’Université islamique al-Azhar, qui a été scellée par la rencontre cordiale entre le Pape François et l’imam Ahmed alTaiyyb, « pourra donner une nouvelle vigueur aux processus de collaboration et d’intégration que les responsables chrétiens et musulmans égyptiens mettent déjà en œuvre dans de nombreuses situations locales au quotidien ». Tel est l’espoir confié à l’Agence Fides par le Patriarche d’Alexandrie des Coptes catholiques, S.B. Ibrahim Isaac Sidrak, commentant la rencontre d’hier au Vatican entre le Pape et le grand imam de la plus grande institution académique de l’islam sunnite.
La suspension des rapports entre le Saint-Siège et l’université remonte à 2011, après l’attentat perpétré contre la Cathédrale copte orthodoxe d’Alexandrie au cours de la nuit du nouvel An. A cette occasion, le Pape Benoît XVI avait rappelé les responsabilités des autorités locales en matière de défense des chrétiens. Ces propos avaient suscité les ires non seulement des responsables d’al-Azhar mais également des représentants du Patriarcat copte orthodoxe. Cela, rappelle S.B. Ibrahim Isaac Sidrak, « a constitué un moment difficile, ayant débuté par un malentendu concernant les paroles du Pape Benoît XVI qui a peut-être été intentionnel chez certains. L’important est d’avoir repris le juste chemin. Maintenant, il faut attendre avec patience que les processus arrivent à maturation. Al Azhar est influente et peut exercer un rôle positif au sein de l’islam sunnite. Mais les difficultés, résistances et divisions ne manquent pas face au revirement du discours religieux sollicité par beaucoup, y compris le Président al Sisi. Il en est également qui perçoivent comme une menace et une attaque contre l’islam tout jugement et toute opinion exprimée librement, dans le cadre du légitime pluralisme. Nous devons respecter ce chemin interne au monde islamique, en le favorisant avec patience et délicatesse, en encourageant nos frères musulmans, y compris en tant qu’Eglise locale, en favorisant la collaboration au sein de la vie sociale, en ce qui concerne des problèmes concrets, sans nous limiter à la confrontation sur des questions strictement religieuses ».
Parmi les signes d’espérance, le Patriarche d’Alexandrie des Coptes catholiques cite les initiatives conjointes d’imams et de prêtres, inspirées par la Maison de la famille égyptienne – organisme de liaison interreligieux créé depuis des années par al-Azhar et par le Patriarcat copte orthodoxe en tant qu’instrument pour prévenir et mitiger les oppositions sectaires – ainsi que le document programmatique signé le 9 mai par le grand imam et par le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, définissant leur engagement commun en matière de lutte contre toute forme de violence et d’abus sur les mineurs (voir Fides 10/05/2016). Au sein de ce document, prédisposé sous le patronage de l’UNICEF, des chercheurs liés à l’université islamique et à la communauté copte orthodoxe ont contribué à déterminer la protection des mineurs comme priorité commune, citant parmi les formes de violence à combattre, les mutilations génitales et le phénomène des mariages précoces. (GV) (Agence Fides 24/05/2016)

vendredi 20 mai 2016

ASIE/IRAQ - Réaction du Patriarche de Babylone des Chaldéens à l’hypothèse de distribution d’armes américaines aux prétendues milices chrétiennes

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ASIE/IRAQ - Réaction du Patriarche de Babylone des Chaldéens à l’hypothèse de distribution d’armes américaines aux prétendues milices chrétiennes
 
Bagdad (Agence Fides) – Le Congrès américain pourrait à court terme autoriser le financement d’une distribution d’armes et de fournitures militaires destinée de manière préférentielle aux prétendues « milices chrétiennes » opérationnelles dans la plaine de Ninive, justifiant cette opération par le fait qu’elle ferait partie intégrante de la guerre contre les djihadistes du prétendu « Etat islamique » et constituerait une conséquence concrète de la définition de génocide donnée par ce même Congrès aux violences contre les chrétiens perpétrées par les djihadistes du prétendu « Etat islamique ».
Un projet de loi, sur lequel les législateurs américains seront appelés à se prononcer, vise à faire insérer dans le budget de la Défense des Etats-Unis, le financement et la distribution d’armes aux prétendues « milices chrétiennes » dans le cadre de la lutte contre les djihadistes. Une disposition parlementaire avait déjà par le passé crédité des fonds en faveur des forces de sécurité locales dans la plaine de Ninive. Le nouveau projet fait référence de manière spécifique à des « milices chrétiennes » comme destinataires privilégiés du soutien logistique et militaire américain. « La Commission estime que les Etats-Unis devraient soutenir des groupes locaux, équipés de manière adéquate et opérationnels, comme les milices chrétiennes irakiennes, ayant une mission de sécurité nationale ».
L’initiative – soulignent des moyens de communication américains tels que Christian Today – arrive dans la foulée de la décision prise à l’unanimité de qualifier de génocide le traitement réservé aux chrétiens et aux autres minorités par le prétendu « Etat islamique ». Steve Oshana, Directeur exécutif de l’organisation A Demand for Action – l’un des groupes de pression se battant en faveur de la protection des chrétiens – a qualifié cette initiative de « progrès important ». Selon lui, « les forces chrétiennes en Irak et en Syrie ont passé les 18 derniers mois à se consolider et un groupe a déjà reçu le soutien des Etats-Unis en Syrie ».
Le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, est convaincu quant à lui que la décision de fournir des armes à de prétendues milices chrétiennes « est une très mauvaise idée. Elle fait comprendre à quoi tend réellement cette déclaration relative au génocide ». Selon le Patriarche, « il n’existe pas de milices chrétiennes mais seulement des groupes politisés et des personnes simples qui ont un besoin désespéré d’un salaire. Les chrétiens demeurés en Irak sont seulement les pauvres et ceux des strates moyennes. Parmi eux, se trouvent 100.000 évacués ».
Voici quelques jours, de nombreux réfugiés chrétiens ont été contraints à signer une « déclaration de fidélité » à la région autonome du Kurdistan irakien et à son Président, Masud Barzani (voir Fides 13/05/2016). « Maintenant – explique le Patriarche à l’Agence Fides – les arabes sunnites veulent créer une région autonome à Mossoul avec l’appui de la Turquie alors que les kurdes veulent accentuer le processus d’indépendance du Kurdistan. Un autre groupe politique chrétien est appuyé par le gouvernement central de Bagdad. Une confusion totale règne ! Tous veulent instrumentaliser les chrétiens de la plaine de Ninive en fonction de leurs ambitions et leurs intérêts politiques. Cette zone se trouve à la limite. Il s’agit d’une région comprenant différentes ethnies et communautés religieuses, une zone de division entre la région dominée par le kurdes et celle dominée par les arabes sunnites. Tous considèrent les chrétiens de ce s ecteur dans la perspective de leurs propres intérêts, économiques ou politiques. Je crains que tous ces discours ne transforment la plaine de Ninive en une région de conflits continuels, sachant que, si cela était le cas, aucun chrétien ne retournera chez lui. Les chrétiens, s’ils veulent avoir un avenir – ajoute le Patriarche – doivent s’intégrer aux institutions et suivre les autorités légitimes qui gouvernent le lieu où ils vivent. Les Etats-Unis, s’ils veulent réellement vaincre le prétendu « Etat islamique », doivent soutenir les armées régulières qui dépendent du gouvernement central et du gouvernement autonome du Kurdistan au lieu de créer des milices sectaires ». (GV) (Agence Fides 19/05/2016)

mercredi 18 mai 2016

Les Syriens chrétiens face au risque de la marginalisation

http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Les-Syriens-chretiens-face-au-risque-de-la-marginalisation-2016-05-18-1200761063

Les Syriens chrétiens face au risque de la marginalisation


mardi 17 mai 2016

Ne ratez pas : "La fin des chrétiens d'Orient ?" -

Ne ratez pas : "La fin des chrétiens d'Orient ?" -

Ne ratez pas : "La fin des chrétiens d'Orient ?"

Ne ratez pas : "La fin des chrétiens d'Orient ?"
Chaldéens, Coptes, syriaques, Arméniens, maronites… Ils sont les premiers chrétiens de l'histoire. Ils seront aussi sûrement les premiers à disparaître. Persécutés dans tout le Moyen-Orient parce qu'ils sont assimilés à l'Occident qui a adopté leur religion, ils sont devenus les minorités à abattre d'un islam guerrier et intolérant d'obédience djihadiste ou simplement nationaliste. Lâchés par l'Occident qui a toujours préféré pactiser avec les puissants régimes arabes, ils ne sont déjà plus que 11 millions au milieu de 320 millions de musulmans.
Pour retracer leur tragédie, Didier Martiny a choisi de dresser un état des lieux pays par pays. La narration du film pâtit un peu de cet effet catalogue. Mais le panorama éclaire le funeste destin d'une minorité qui, pour surmonter sa faiblesse en nombre, a souvent choisi le mauvais allié (Saddam en Irak, Moubarak en Egypte, Assad en Syrie…) ou n'a pas pu résister à la déferlante génocidaire (les Jeunes-Turcs au début du XXe siècle). Seule lueur d'espoir au milieu de l'océan islamiste qui est en train de submerger la communauté chrétienne d'Orient, la réussite fragile du cas libanais avec ses 43 % de chrétiens, dont l'influence reste protégée par une Constitution écrite par la puissance coloniale d'antan et préservée sous la vigilance des puissances occidentales. Une exception qui confirme la règle éradicatrice et mortifère en vigueur dans le triangle Ankara-Le Caire-Bagdad.
Mardi 17 mai à 20h55 sur Arte. Documentaire de Didier Martiny (2016). 1h26. (Disponible en replay sur Arte+7)


JTK

samedi 14 mai 2016

Info - L’État Islamique veut faire disparaître les chrétiens d’Irak et de Syrie - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

Info - L'État Islamique veut faire disparaître les chrétiens d'Irak et de Syrie - Riposte-catholiqueRiposte-catholique
Un article synthétique du Christian Times, édité à New York, sur les risques de disparition des chrétiens du Proche Orient
http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/eglise-universelle/info-letat-islamique-veut-faire-disparaitre-chretiens-dirak-de-syrie


Info – L'État Islamique veut faire disparaître les chrétiens d'Irak et de Syrie

france2-chiffres-chiffres-chretiens-irak
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Un article synthétique du Christian Times, édité à New York, sur les risques de disparition des chrétiens du Proche Orient…
Les chrétiens d'Irak et de Syrie risquent de disparaître du fait des actions génocidaires que l'État Islamique en Irak et en Syrie (EIIS) leur fait subir. On a signalé que beaucoup d'églises en Syrie et en Irak ont été détruites par le groupe extrémiste musulman. Des millions de fidèles ont été contraints à quitter leurs foyers et ceux qui ne l'ont pas pu ont été tués. Beaucoup de ces églises existaient déjà voici plus de mille ans. Comme l'a souligné Juliana Taimoorazy, directrice générale et fondatrice de l'Iraqi Christian Relief Council, dans un entretien au National Catholic Register,
« en tant que chrétiens d'Orient nous avons beaucoup apporté au christianisme, et en tant que peuple assyrien nous avons beaucoup apporté à l'humanité. Notre histoire remonte à 6 700 ans, et nous avons fondé, entre autres choses, la première bibliothèque au monde. »
L'Église catholique fait partie des groupes religieux qui condamnent l'exode imposé à beaucoup de communautés chrétiennes. […] Le cardinal Timothy Dolan de New York a déclaré, selon le Christian Post, que […] l'on s'inquiète aujourd'hui pour la survie [de ces chrétiens d'Orient]. Cependant, des dirigeants catholiques, comme l'évêque Yousif Habash de l'éparchie syriaque catholique de Notre-Dame-de-la-Délivrance dans le New Jersey, estiment que, même si l'EIIS peut tout prendre aux chrétiens, il y a une chose qu'il ne pourra jamais leur enlever : c'est leur foi. […]
Taimoorazy pense aussi qu'après la question de leur survie, viendra aussi pour eux la nécessité […] de la reconstruction. Le Père Douglas al-Bazi, un prêtre qui a fait l'expérience de la fureur de l'EIIS, a averti l'opinion des dangers à venir, en déclarant […] que le mot "génocide" était une litote. L'État Islamique ne se contente pas de mitonner un événement ponctuel. Il veut changer le cours de l'Histoire en balayant tout un peuple.
Source : The Christian Times – © CH pour la traduction.
Source Christianophobie hebdo
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JTK

jeudi 12 mai 2016

Mgr Sako: «Les Irakiens sont fatigués et perdent patience» - Radio Vatican

Mgr Sako: «Les Irakiens sont fatigués et perdent patience» - Radio Vatican

Mgr Sako: «Les Irakiens sont fatigués et perdent patience»


Mgr Louis Sako, patriarche chaldéen de Bagdad. - REUTERS
(RV) L'Irak est toujours en proie au cycle infernal de la violence. Ce mercredi, un nouvel attentat sanglant a frappé la capitale Bagdad: une voiture piégée a explosé à prximité d'un marché dans le quartier chiite de Sadr City, faisant au moins 86 morts. Mgr Louis Sako lance un nouvel appel pour mettre fin à la «tragédie» qui est en train de se jouer en Irak. Interrogé par nos collègues italiens de Radio Vatican, le patriarche de Babylone des Chaldéens affirme que «la violence est devenue un phénomène quotidien». «Il y a un vide du pouvoir» déplore t-il, soulignant que «le gouvernement n'est toujours pas formé et que le Parlement a échoué».
Par peur de perdre leurs privilèges, de nombreux partis s'opposent au projet du premier ministre, Haïder Al-Abadi, de mettre en place un gouvernement de technocrates.Excédés, des milliers d'Irakiens – partisans du dignitaire chiite Moqtada Al-Sadr pour la plupart – avaient organisé des sit-in et des manifestations qui ont culminé le 30 avril dernier avec l'invasion de la « zone verte » ultrasécurisée de Bagdad et l'occupation durant plusieurs heures du Parlement.
«C'est déjà un miracle si tout fonctionne malgré les explosions et la confusion qui règne mais les Irakiens sont fatigués et perdent patience» observe Mgr Sako qui appelle à «des actions concrètes» pour résoudre cette situation et notamment pour mettre un terme à «la fuite des chrétiens» du pays. Interrogé sur les appels du Pape en faveur de l'Irak et de la Syrie, le patriarche de Babylone des Chaldéens dit sentir le soutien, la proximité du Saint-Père qui se comporte «comme un pasteur, comme un père».
Mgr Sako déplore enfin que les Irakiens ne soient pas écoutés dans la recherche d'une solution, alors que ceux sont eux qui vivent cette violence au quotidien. «Il n'y a aucune vision parce que les pays de la communauté internationale poursuivent leurs propres intérêts, sans prendre en compte ceux de notre peuple» résume-t-il.
(OB-HD, avec AFP)


JTK

À Homs, dans le quartier chrétien ravagé par la guerre


À Homs, dans le quartier chrétien ravagé par la guerre

La Croix -François d’Alançon (à Homs, Syrie), le 11/05/2016 à 11h28 
L’effondrement de l’économie de la ville et l’absence de solution politique empêchent un véritable mouvement de reconstruction du vieux quartier de Homs, en Syrie.

Environ 1 300 familles, dont 800 à 900 familles chrétiennes, seraient de retour dans la vieille ville. Bustan al-Diwan, au cœur de la vieille ville de Homs. Des ouvriers s’affairent à reconstruire un pan de mur dans le jardin de la résidence des jésuites, devant la tombe du père Frans van der Lugt, enlevé le 7 avril 2014 par des hommes armés, avant d’être battu et exécuté de deux balles dans la tête. Dans les bâtiments qui jouxtent la bibliothèque, trois groupes d’enfants suivent les cours de soutien scolaire, assurés chaque jour par une équipe de professeurs. « Depuis six mois, nous sommes en plein chantier pour réparer les dommages causés par les deux obus tombés sur la terrasse et notre centre de formation a repris ses activités », commente le père Michel Daoud.
Tout près, sur la place centrale du quartier al-Hamadiyeh, la communauté orthodoxe a organisé lundi 9 mai un concert pour célébrer le deuxième anniversaire de la fin du siège. « C’était un vendredi, le 9 mai 2014, se souvient le père Zurhri Kazaal, curé de l’église orthodoxe Notre-Dame-de-la-Sainte-Ceinture. Deux jours après le déploiement de l’armée, nous avons célébré la messe dans notre église très sévèrement touchée. »

50 000 chrétiens en 2011, 77 en 2014

À la suite d’un accord entre le gouvernement et les rebelles, près de 2 000 personnes, dont environ 1 800 combattants, avaient été évacués après deux ans de siège. Des habitants du quartier revenus inspecter leurs maisons avaient alors découvert l’ampleur des destructions, dans la fumée des incendies allumés par les rebelles avant leur départ : façades trouées, murs éventrés, vitrines éclatées, murs criblés de balles, rues encombrées de remblais, de décombres et de ferrailles calcinées.
Environ 50 000 chrétiens, répartis entre huit communautés différentes, vivaient dans la vieille ville de Homs avant le début de la guerre en 2011. Ils n’étaient plus que 77 en 2014, à survivre au milieu des ruines, épuisés par deux ans de siège, de bombardements intenses et de disette. Le père Frans van der Lugt refusait de les abandonner. Deux ans plus tard, les combattants ont disparu mais la majorité des familles qui vivaient ici ne sont toujours pas revenues. Même dans une région relativement stable comme celle de Homs, l’effondrement de l’économie et l’absence de solution politique empêchent un véritable mouvement de reconstruction. « Tout le monde est pauvre maintenant,souligne le père Michel Naaman, curé de la cathédrale syriaque catholique.Ceux qui avaient un peu d’argent, surtout les hommes, sont partis. La population trinque mais la prolongation du conflit profite à beaucoup de gens des deux côtés. »

Des rénovations au compte-gouttes

L’ancienne tour de l’Horloge, point focal des manifestations en 2011, a été restaurée. Le Programme de développement des Nations unies (Pnud) a financé l’évacuation de 70 000 tonnes de débris et aidé au retour de quelques artisans et commerçants. Les églises soutiennent les familles désireuses de revenir. L’électricité et l’eau ont été restaurées mais, le soir, les rues restent silencieuses. Environ 1 300 familles dont 800 à 900 familles chrétiennes seraient revenues dans la vieille ville.
Milad Jamal, 36 ans, a rouvert son restaurant Al Bostan, plaque tournante de la communauté chrétienne avant le début des « événements ». « Nous étions les derniers à fermer et nous avons été les premiers à ouvrir, dit-il, regard triste, assis au milieu de quelques rares clients. Plus de la moitié des chrétiens sont partis, déplacés à l’intérieur du pays ou réfugiés à l’étranger. Ceux qui ont trouvé un logement et du travail ne reviendront sans doute pas. Les gens ont peur d’investir quand ils entendent chaque jour des mauvaises nouvelles. »
À Khalidiya, le quartier majoritairement sunnite, toujours sans eau et sans électricité, les échafaudages autour de la coupole nouvellement réparée de la mosquée Khalid ibn al-Walid sont le seul signe de rénovation.

Des localités encore assiégées près de Homs

Drôle de guerre au bord de l’Oronte. Dans les avenues de la ville moderne, la vie continue en dépit de tout dans les avenues encombrées de voitures et de piétons avec les snacks, magasins de vêtements, bijouteries et pâtisseries. En même temps, pas très loin, quelques milliers d’insurgés sont retranchés à Al-Waer, un quartier de 75 000 habitants à l’est de la ville, encerclé depuis trois ans par les forces gouvernementales.
Même situation à Al Rostan et Talliseh, deux localités assiégées au nord de Homs, sans compter cinq villages autour de Kfar Laha à l’est. Le 5 mai, un double attentat-suicide revendiqué par Daech a tué au moins 10 civils à Mukhrarram, une localité à majorité alaouite à l’est de la ville. « Tout le monde reste prudent parce qu’à tout moment, une mauvaise surprise est possible, lâche Milad Jamal. Notre pays, notre quartier et notre maison sont ici mais on ne peut toujours pas se sentir tranquille. »
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La trêve prolongée jusqu’au mercredi 11 mai minuit à Alep
La trêve, ou « régime du silence », selon l’expression du gouvernement de Damas, entre régime et rebelles à Alep, a été prolongée une nouvelle fois de 48 heures, soit jusqu’au 11 mai minuit.
C’est la deuxième fois que la trêve temporaire, instaurée jeudi 5 mai sous l’impulsion des États-Unis et de la Russie, est prolongée dans la ville divisée entre secteur gouvernemental et secteur rebelle. Moscou, allié de Damas, et Washington, qui soutient l’opposition, se sont engagés à « redoubler d’efforts » et ont détaillé leurs engagements pour faire respecter la trêve et relancer le processus de paix. La Russie et les États-Unis, qui coprésident le groupe de soutien international à la Syrie (GISS, 17 pays), pilotent le dossier et le contrôle du cessez-le-feu, instauré sous leur impulsion le 27 février. Depuis que celui-ci avait volé en éclats, fin avril à Alep, 300 personnes ont été tuées.

François d’Alançon (à Homs, Syrie)
http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/A-Homs-dans-le-quartier-chretien-ravage-par-la-guerre-2016-05-11-1200759275