Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 20 mai 2013

ASIE/LIBAN - Dur avertissement du Patriarche d’Antioche des Maronites aux hommes politiques libanais : « construisez votre pays au lieu de vous laisser entraîner dans le conflit syrien » - Agenzia Fides

20/5/2013-ASIE/LIBAN - Dur avertissement du Patriarche d'Antioche des Maronites aux hommes politiques libanais : « construisez votre pays au lieu de vous laisser entraîner dans le conflit syrien »
Bogotá (Agence Fides) – Au terme de sa visite pastorale parmi les communautés maronites d'Amérique latine, le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, a adressé un sévère avertissement aux hommes politiques libanais, incapables de trouver un accord pour prédisposer une nouvelle loi électorale et faire sortir le pays de la grave et dangereuse paralysie politique et institutionnelle dans laquelle il se trouve. Dans un appel lancé le 18 mai depuis Bogotá dont le texte est parvenu à l'Agence Fides, le Patriarche a affirmé : « Je considère les hommes politiques libanais comme responsables devant l'histoire et la conscience nationale. S'ils ne parviennent pas à préparer une loi électorale digne de notre pays, ils provoqueront la déception du peuple ». Selon le Cardinal, « le Liban a besoin de visages neufs qui puissent le gouverner ». La perpétuation de l'impasse politique, le nœud gordien de la loi électorale et l'impossibilité de former un nouveau gouvernement confirmeraient le fait que la classe politique libanaise actuelle « est indigne et incapable de prendre la direction du pays ».
Des paroles fortes ont également été prononcées par le Patriarche maronite s'agissant de l'attitude des différentes forces politiques libanaises à l'égard du conflit syrien. « La guerre en Syrie – a déclaré le Cardinal Rai – a divisé les libanais en deux factions, l'une favorable à l'opposition et l'autre au gouvernement d'Assad. J'affirme quant à moi à haute voix que cela n'est pas notre affaire. Nous ne devons interférer dans les affaires intérieures d'aucun pays. Je dis aux hommes politiques et aux responsables libanais : pensez à construire votre pays, en si mauvais état, au lieu de prendre part à la guerre en Syrie. Arrêtez de jouer avec le destin de notre pays qui a tant donné au monde ». Le Patriarche maronite a déploré surtout la condition des jeunes maronites qui, après avoir étudié dans les Universités, sont poussés à émigrer à cause de l'insécurité et de la précarité qui pèsent sur la société libanaise.
A propos du thème spécifique de la loi électorale – sur lequel les formations politiques des chrétiens semblent divisées – les hommes politiques ne doivent pas, selon le Cardinal Rai, chercher leur intérêt personnel ou sectaire mais ce qui favorise le bien commun de la nation. Il n'est en effet surtout pas possible de demeurer privés de gouvernement à un moment historique si délicat et plein d'embûches. « J'espère que cet appel entrera dans les cœurs et dans les consciences des hommes politiques afin qu'ils prédisposent une loi électorale capable de servir la dignité du pays et du peuple libanais. Dans le cas contraire – conclut le Patriarche – qu'ils abandonnent tous leurs postes de gouvernement ». (GV) (Agence Fides 20/05/2013)

vendredi 17 mai 2013

Chrétiens d’Orient : message de Mgr Daucourt - Paroisse de Saint-Cloud


Chrétiens d'Orient : message de Mgr Daucourt

Chers amis,

A quelques jours de la Pentecôte, je me permets de vous rappeler que dans le cadre de notre "jumelage spirituel" avec le diocèse chaldéen (catholique) de Téhéran, j'ai demandé, il y a déjà plusieurs années, qu'aux fêtes de l'Epiphanie et de la Pentecôte, les chrétiens de ce diocèse soient mentionnés dans la prière de nos assemblées dominicales.
Il y a quelques jours, une rencontre m'a permis d'être informé directement de la situation des chrétiens en Iran. Elle ne s'améliore pas. Les "anciennes" Eglises (chaldéenne, assyrienne, arménienne) et aussi l'Eglise latine sont officiellement reconnues, mais sous contrôle pour qu'elles ne s'occupent que d'elles-mêmes et ne puissent pas avoir d'influence auprès des musulmans qui ainsi pourraient découvrir le Christ.
D'éventuels catéchumènes sont menacés de mort et doivent fuir (leur accueil en Europe ou en Amérique du Nord ou en Australie est difficile à assurer étant donné leur dispersion). Les Eglises "plus récentes" (anglicane, pentecôtiste…), constituées majoritairement de musulmans convertis, sont directement persécutées (arrestations, emprisonnements, tortures, condamnations à mort).
Elles sont très dynamiques et se développent. Volontairement, je ne suis pas plus précis dans la description des situations et je ne veux donner aucun nom ni de personne, ni de lieu.

La situation des chrétiens, mais aussi de beaucoup de musulmans reste très difficile en Egypte et en Irak et nous connaissons la tragédie que vit le peuple syrien. Notre prière de Pentecôte doit donc s'étendre à toutes les Eglises et à tous les pays du Moyen-Orient, sans oublier le peuple palestinien qui aspire à la paix par la justice.
Demandons la force de l'Esprit pour tous les Israéliens et tous les Palestiniens qui continuent de croire à la paix entre leurs deux peuples et y contribuent autant qu'ils peuvent.

Au moment où je vous écris, on est toujours sans nouvelles des deux évêques orthodoxes syriens enlevés le 22 avril : Mgr Paulos Yazigi, grec orthodoxe, et Mgr Youhanna Ibrahim, syriaque orthodoxe. J'ai eu l'occasion de rencontrer le premier dans le cadre de la Commission Internationale de Dialogue catholique-orthodoxe. J'ai connu aussi le second dans le cadre des relations entre le Pape Jean-Paul II et le patriarche syriaque orthodoxe.
Ces évêques sont totalement engagés dans une collaboration confiante entre les chrétiens de Syrie, particulièrement dans la ville d'Alep où, depuis des années, se pratique un œcuménisme authentique et prometteur. En vous tenant au courant de l'évolution de la situation de ces deux évêques, vous saurez comment faire prier aussi pour eux et leur Eglise.

Que l'Esprit Saint renouvelle nos esprits et nos cœurs pour le témoignage que nous avons à rendre à l'Evangile !

Bien à vous,

+ Gérard Daucourt
Évêque de Nanterre


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Huvelin, microcosme du Liban | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

Huvelin, microcosme du Liban


La cérémonie de remise des certificats de médiateurs à des étudiants du campus le plus turbulent et le plus politisé de l'Université Saint-Joseph, celui de la rue Huvelin, n'était pas une séance comme les autres. Au total, ce sont 12 étudiants et étudiantes qui ont franchi le pas (8 de la faculté de droit et sciences politiques,1 de l'Institut de sciences politiques, 2 de la faculté de gestion et management et 1 des relations internationales). L'initiative pionnière venait conjointement du Centre professionnel de médiation et de la cellule citoyenneté de l'Opération 7e jour. Un temps de formation de 15 heures a été consacré au projet.
S'adressant aux nouveaux médiateurs, le P. Salim Daccache, s.j., recteur de l'USJ, les a félicités pour leur engagement. « Je suis sûr, leur a-t-il dit, que vous allez donner le meilleur de vous-mêmes. Vous êtes désormais au service des autres étudiants pour les aider à gérer des situations conflictuelles au sein de votre campus et peut-être ailleurs. »
Ces félicitations étaient marquées d'un léger pincement de cœur : « Est-ce vrai que les relations entre nos étudiants sont devenues aussi mauvaises et conflictuelles à cause de la politique ? Sont-ils devenus incapables de dialoguer à visage découvert ? C'est quoi cette politique qui éloigne les gens les uns des autres et en fait des êtres ennemis (au mépris des) règles politiques et démocratiques les plus simples ? »

La chaîne de la paix
Pour sa part, Johanna Hawari-Bourgély, directrice du Centre professionnel de médiation, a rappelé les grands principes de la formation qu'il assure : accompagnement des personnes dans la gestion de leurs différends, y compris politiques, respect des convictions et opinions de chacun, le respect des règles éthiques, impartialité et confidentialité.
Et d'ajouter que le CPM vient de lancer un projet intitulé la « chaîne de la paix » dont tous les membres s'engagent « à promouvoir un esprit d'humanisme et de bienveillance, car s'il faut des héros pour faire la guerre, il faut certainement des humains pour faire la paix. ».
 
À l'image du Liban
Prenant la parole au cours de la cérémonie, le Dr Joseph Otayek, délégué du recteur pour la vie étudiante et l'engagement citoyen, a affirmé : « Huvelin est à l'image du Liban. Des étudiants politiquement radicalisés, et qui arrivent très souvent et très rapidement à la confrontation avec l'autre. »
« Avec le RP recteur, avec les doyens, avec l'administrateur et avec les étudiants responsables des partis politiques nous avions décidé d'œuvrer tous ensemble et chacun de son côté pour changer radicalement cette situation. Surtout parce que Huvelin est à l'image du pays, ce défi valait la peine d'être relevé. Huvelin va montrer l'exemple et nous allons y développer tous ensemble un modèle de vie commune qui servira de modèle au pays », a-t-il conclu.
Au nom des médiateurs ayant achevé leur formation, Paul Vurambon a analysé avec une grande justesse la situation à laquelle les médiateurs sont confrontés, notamment l'existence d'un « passé sombre qui empêche la construction d'une mémoire collective, qui empêche de se projeter dans le futur ou de regarder son voisin sans peur, doute ou méfiance ».
« La médiation, a-t-il précisé, n'a pas pour unique but de trouver une solution. Elle a pour but d'établir un rapport, de recréer un lien, de rétablir une bonne communication afin de garantir la paix. » À suivre l'actualité, nous en sommes encore loin.
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jeudi 16 mai 2013

L’antique monastère Mar Elias profané et détruit par les islamistes en Syrie | L'observatoire de la Christianophobie

١٤/٥/٢٠١٣- L'antique monastère Mar Elias profané et détruit par les islamistes en Syrie

L'information provient de l'agence officielle syrienne Sana et a été mise en ligne le 11 mai. Mar Elias signifie Saint Élie. En voici un extrait.

La statue du saint décapitée et renversée

Le monastère de Mar Eilas [sic pour Elias] à Qseir dans la banlieue de Homs occupe une place très importante chez les Chrétiens et Musulmans, puisque la fête de Mar Elias est célébrée chaque année dans une incarnation de la cohésion entre les différentes confessions et les habitants de la région.  Ce monastère a été profané par les terroristes qui y étaient entrés, [l'ont] détruit [ainsi que] la statue de Mar Elias. D'après le père Ghadir Ibrahim, chef du monastère de Mar Elias, le monastère est considéré comme l'un des plus importants vestiges antiques et remonte à 2 000 ans. Le monastère comprend l'icône de Mar Elias datant de 1 000 ans.

Le monastère ruiné…

Source : Sana


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Deux Eglises se rencontrent - Ahram Hebdo - la visite du Pape Copte au Vatican racontée par Ahram Hebdo


Deux Eglises se rencontrent - Ahram Hebdo

Pour la première fois depuis 40 ans, un pape copte orthodoxe se rend au Saint-Siège. Il s'agit du premier déplacement à l'étranger du chef de l'Eglise égyptienne depuis son intronisation en novembre 2012. Le patriarche copte orthodoxe d'Alexandrie, Tawadros II, a quitté Le Caire jeudi dernier pour un voyage de six jours au Vatican, à la tête d'une importante délégation ecclésiastique. La visite s'inscrit dans un climat d'inquiétude en raison de la montée de l'islamisme dans plusieurs pays du Moyen-Orient dont l'Egypte. La seule rencontre de ce type avait eu lieu en 1973 lorsque le pape Paul VI reçut Chénouda III, prédécesseur de Tawadros.

Les deux dignitaires avaient alors lancé le dialogue bilatéral entre leurs deux Eglises. Le pape Jean-Paul II avait à son tour rencontré Chénouda III à l'occasion de son voyage en Egypte, en février 2000.

Dans des déclarations publiées sur le site d'Al-Ahram, des sources de l'Eglise copte ont indiqué que ce voyage avait pour objectif de relancer le dialogue oecuménique avec le Vatican et de dissiper les tensions entre celui-ci et Al-Azhar.

Les relations entre Al-Azhar, plus haute instance de l'islam sunnite, et le Vatican se sont dégradées lorsque l'ex-pape Benoît XVI avait fait le lien entre l'islam et la violence lors d'une conférence en 2006, avant d'être unilatéralement gelées en 2011 après un appel lancé par Benoît pour la protection des chrétiens d'Egypte, ce qu'Al-Azhar a considéré comme une ingérence inadmissible dans les affaires égyptiennes.

De son coté, le conseiller d'Al-Azhar pour le dialogue, Mahmoud Azab, a salué les efforts du patriarche copte pour relancer le dialogue entre Al-Azhar et le Vatican. « Al-Azhar fait confiance au chef de l'Eglise égyptienne et valorise ses prises de position », a ajouté Azab. Il a dit toutefois attendre « des signes positifs » de la part du Vatican « pour assainir l'atmosphère et reprendre le dialogue avec le Vatican, un dialogue réel et constructif basé sur le respect mutuel ».

Désireux d'éterniser le rapprochement, le patriarche copte a proposé de faire du 10 mai, la date de sa visite au Vatican (et de celle de son prédécesseur Chénouda III quarante ans auparavant), une célébration annuelle de « l'amour fraternel qui unit l'Eglise catholique et l'Eglise copte orthodoxe ». Il a également invité le pape François à se rendre en Egypte.

En réponse, le pape François s'est félicité des « liens d'amitié et de fraternité qui existent entre le Siège de Pierre et le Siège de Marc », et des « signes d'union donnés par le patriarche orthodoxe ». Il a insisté sur le fait que les coptes « sont partie intégrante de la société égyptienne », au service de laquelle ils sont tous engagés.

Soucieux d'exclure publiquement et officiellement toute dimension politique à cette visite qui intervient à un moment où les coptes se plaignent d'une montée de l'islamisation, les dignitaires coptes insistent sur son caractère « purement spirituel », pour reprendre les termes du porte-parole de l'Eglise orthodoxe en Italie. « Le pape Tawadros est patriote jusqu'au bout de ses ongles et est absolument convaincu que les problèmes des coptes sont d'ordre intérieur. Il n'admet surtout pas qu'il y ait ingérence dans nos affaires internes … », renchérit son secrétaire Angelios Isaac.

Visite avant tout religieuse

Cela dit, pour beaucoup d'observateurs et de religieux, la politique n'est pas pour autant exclue. Pour le vicaire auxiliaire d'Alexandrie des coptes catholiques, Mgr Youhanna Golta, la visite de Tawadros est avant tout religieuse et spirituelle, mais elle n'en est pas moins politique. « Elle intervient au moment où les chrétiens dans plusieurs régions notamment en Orient sont saisis par un sentiment d'insécurité. Le Vatican pourrait jouer un rôle dans l'amélioration de leur situation par le biais du dialogue interreligieux et par les contacts et les bons rapports qu'il entretient avec les gouvernements et les chefs d'Etat. La visite a également pour but d'améliorer les relations avec le monde musulman, ternies sous le mandat du prédécesseur du pape François », explique le dignitaire.

Suivant la même logique, Naguib Gabriel, directeur de la fédération égyptienne des droits de l'homme, estime que « rien n'empêche le Vatican, en tant qu'Etat et non en sa qualité d'institution religieuse, de saisir certaines instances internationales ou religieuses comme Al-Azhar en Egypte pour sauvegarder les droits des minorités chrétiennes ».

Sollicités d'évaluer cette visite, plusieurs penseurs et politiciens islamistes ont refusé de se prononcer. Acceptant de répondre aux questions de l'Hebdo, Tarek Morsi, membre du Parti Liberté et justice (Frères musulmans), a choisi d'être diplomate : «patriotisme et l'honnêteté de l'Eglise copte orthodoxe sont au-dessus de tout soupçon, sinon on aurait à soupçonner les oulémas d'Al-Azhar qui se rendent en Arabie saoudite ».

Source: http://hebdo.ahram.org.eg/UI/Front/