Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

samedi 21 septembre 2013

Les questions que pose l'interview du pape François

20/9/2013-Les questions que pose l'interview du pape François

Le pape François, en juin dernier.

ANALYSE - L'interview accordée par le Pape François aux revues jésuites pose beaucoup de questions sur sa conception de la morale catholique, de l'autorité papale, ou encore son rapport aux traditionalistes.

• François brade-t-il la morale catholique?

«Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l'avortement, au mariage homosexuel et à l'utilisation de méthodes contraceptives. Ce n'est pas possible.» Par ces mots, le Pape rompt avec un logiciel pastoral de l'Église catholique qui a dominé les quatre dernières décennies. Et c'est la grande nouveauté de cet entretien. Les questions d'éthiques sexuelles semblaient être devenues un passage obligé pour entrer dans la communauté catholique. Mais la porte était tellement étroite que ces sujets formaient «Le» repoussoir par excellence éloignant le plus grand nombre.

Le nouveau pape confie qu'on lui a déjà «reproché» de ne pas suffisamment évoquer «ces choses». Il pense qu'il «n'est pas nécessaire d'en parler en permanence». Il affirme même que l'on ne doit pas être «obsédé» par ces sujets. Certes, il n'entend pas brader la morale catholique - «nous la connaissons et je suis fils d'Église» - mais il définit comme jamais depuis son élection, une nouvelle politique pastorale: «L'annonce de l'amour salvifique de Dieu est premier par rapport à l'obligation morale et religieuse. Aujourd'hui, il semble que prévaut l'ordre inverse.»

L'enjeu? «Trouver un nouvel équilibre» sans quoi «l'édifice moral de l'Église risque lui aussi de s'écrouler comme un château de cartes.» Avec des applications pratiques immédiates: il confirme dans l'entretien trois mains tendues, déjà exprimées ces derniers mois, vis-à-vis des homosexuels, des divorcés remariés et des femmes ayant vécu un avortement.

• François prend-il ses distances avec la «droite»?

«Je n'ai jamais été droite». On ne peut être plus clair même si la traduction officielle française effectuée par la revue jésuite Études , est ambiguë voire inexacte. Elle traduit «je n'ai jamais été conservateur» alors que l'édition matrice, italienne, mais aussi espagnole et anglaise utilisent toutes le mot «droite». Un Pape doit être au dessus des partis, politiques en particulier.

Mais il est clair que son mode de vie dépouillé (refus de l'appartement pontifical, mépris pour les voitures de luxe, simplification de sa sécurité), son insistance sur la pauvreté, son encouragement à l'accueil des immigrés (son voyage sur l'île de Lampedusa, sa visite récente à un centre de Rome) son ouverture explicite à l'islam (près d'une dizaine d'interventions en ce sens depuis six mois), traduisent une sensibilité qui, objectivement, n'est pas de droite. En cela, il heurte beaucoup de fidèles dans l'Église, notamment en Occident, même s'il rassure beaucoup dans les pays du sud.

Cela dit, dans ce passage de l'interview cette citation s'adresse aussi à ses confrères jésuites. François veut les impliquer dans son pontificat. Des frères qui l'avaient d'ailleurs mis à l'écart en Amérique Latine lui reprochant son «ultra-conservatisme» avant que Jean-Paul II ne le sorte de l'ombre en le nommant évêque. Une erreur de jeunesse, raconte François dans l'interview qui était liée à «ma manière autoritaire et rapide de prendre des décisions». Un point sur lequel il affirme s'être corrigé depuis.

• François affaiblit-il l'autorité papale?

«Maintenant j'entends quelques personnes me dire "ne consultez pas trop, décidez". Au contraire, je crois que la consultation est essentielle.» Le pape François confirme sa remise en cause d'un système de gouvernement très centralisé et pyramidal en vigueur sous le pontificat de Jean-Paul II et qui s'est renforcé sous Benoît XVI parce que la curie romaine avait pris le dessus.

François ouvre trois fronts de réforme: la façon même d'exercer le pouvoir papal, «je veux poursuivre la réflexion sur la manière d'exercer le primat de Pierre» ; le fonctionnement de la curie romaine, «les dicastères romains sont des médiateurs et non des gestionnaires» ; la façon de prendre les grandes décisions.

Sur ce dernier point il va s'inspirer de l'Église orthodoxe pour «apprendre davantage sur le sens de la collégialité épiscopale et sur la tradition de la synodalité.» Il s'agit, en clair, de retrouver dans l'Église catholique ce qu'elle a abandonné au fil des siècles, une direction «collégiale» et «synodale» où les cardinaux et les évêques ont voix au chapitre pour les décisions importantes.

Ce qui est une rupture avec l'actuelle pratique d'un cercle de hauts conseillers qui préparent les décisions pour le Pape. Ce qui est une application stricte - mais jamais mise en œuvre - de ce que prévoyait le Concile Vatican II. Beaucoup dans l'Église s'opposeront à cette réforme qui, de facto, affaiblit l'autorité du Pape même si celle-ci dépend également de sa personnalité et de son aura médiatique.

François explique enfin que le bon gouvernement demande du «discernement» et qu'il «requiert du temps» car il se méfie des «décisions prises de manière improvisée». Et il avance cette maxime: «La première réforme doit être celle de la manière d'être.»

• François tourne-t-il le dos à la mouvance traditionaliste?

François ne donne pas d'importance à la liturgie, c'est-à-dire, la façon de célébrer la messe. Mais son pontificat est déjà en fort contraste sur ce point avec celui de Benoît XVI, marqué par l'échec d'une main tendue jusqu'au bout aux Lefebvristes et par une orientation doctrinale et liturgique où la sensibilité traditionaliste catholique se sentait parfaitement à l'aise.

Trois passages de l'interview indiquent un changement de cap radical, exprimé sans prendre de gants: «Si le chrétien est légaliste ou cherche la restauration, s'il veut que tout soit clair et sûr, alors il ne trouvera rien. La tradition et la mémoire du passé doivent nous aider à avoir le courage d'ouvrir de nouveaux espaces à Dieu. Celui qui aujourd'hui ne cherche que des solutions disciplinaires, qui tend de manière exagérée à la "sûreté" doctrinale, qui cherche obstinément à récupérer le passé perdu, celui-là a une vision statique et non évolutive. De cette manière, la foi devient une idéologie parmi d'autres.»

Il ajoute: «Si quelqu'un dit qu'il a rencontré Dieu avec une totale certitude et qu'il n'y a aucune marge d'incertitude, c'est que quelque chose ne va pas. C'est pour moi une clé importante. Si quelqu'un a la réponse à toutes les questions, c'est la preuve que Dieu n'est pas avec lui, que c'est un faux prophète qui utilise la religion à son profit.»

Enfin, François ouvre explicitement la porte aux évolutions doctrinales: «la compréhension de l'homme change avec le temps et sa conscience s'approfondit aussi. (…) Les autres sciences et leur évolution aident l'Église dans cette croissance en compréhension. Il y a des normes et des préceptes secondaires de l'Église qui ont été efficaces en leur temps, mais qui, aujourd'hui, ont perdu leur valeur ou leur signification. Il est erroné de voir la doctrine de l'Église comme un monolithe qu'il faudrait défendre sans nuance.»



Envoyé de mon Ipad 

L'observatoire de la Christianophobie | Des tirs de mortiers endommagent l’archevêché catholique d’Alep

20/9/2013-Des tirs de mortiers endommagent l'archevêché catholique d'Alep

La situation des églises d'Alep, ville assiégée par les milices islamistes et l'Armée syrienne libre (ASL), est très préoccupante…

Dans une la d'Alep assiégée, le conflit touche également les églises. Ainsi que l'indique à l'Agence Fides S.E. Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque melkite d'Alep, dans la nuit d'hier, « deux tirs de mortiers ont endommagé le siège de notre archevêché gréco-catholique. Il n'y a pas eu de victimes seulement parce que les tirs ont eu lieu de nuit ». L'archevêque affirme : « La ville est étranglée et la situation empire de jour en jour. En tant que résidents, nous nous sentons pris au piège et nous ne savons pas quel sera notre destin. Les marchandises manquent ou atteignent des prix très élevés. Les gens ont des problèmes pour survivre au quotidien ». C'est pourquoi, poursuit l'archevêque, « les fidèles continuent à s'enfuir. L'exode se poursuit et ses effets se constatent également sur les côtes des nations européennes (…) Depuis deux ans, nous offrons aux fidèles consolation et soutien moral mais plus le temps passe et plus il devient difficile de les persuader à rester (…) Et pourtant, nous, chrétiens en Syrie, avons une mission : celle du dialogue, de la paix, de la réconciliation, de la conservation de la lumière de la foi, de l'espérance et de la charité. Et nous voulons être fidèles à cette mission ».
Mais pour ce faire, les armes doivent se taire. Aujourd'hui, dans un entretien accordé au quotidien britannique The Guardian, le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil a déclaré au nom du gouvernement que « la situation est dans une impasse attendu que ni le régime ni l'opposition armée ne sont en mesure de prévaloir », lançant la proposition d'un « cessez-le-feu accompagné d'un processus politique pacifique ». La proposition trouve un accueil favorable au sein de l'Eglise syrienne. « Nous sommes sans doute favorables à une trêve, à toute démarche utile afin de faire cesser les violences et de promouvoir une solution pacifique » note pour Fides Mgr Jeanbart. « Si les parties au conflit s'engageaient à faire taire les armes, un rayon d'espérance percerait ». Le problème est que, « aujourd'hui, il existe des myriades de groupes armés incontrôlables et également irréductibles », explique-t-il. Selon des informations recueillies par Fides, tant les groupes de militants djihadistes que les milices des shabiha favorables au régime échappent à tout contrôle et il est difficile de garantir une trêve effective sur le terrain. Toutefois, « la communauté internationale a le devoir de tenter de le faire afin de mettre fin à l'immense souffrance que le peuple syrien vit depuis deux ans et demi ».

Source : Agence Fides



Envoyé de mon Ipad 

vendredi 20 septembre 2013

Un jésuite dans le chaos syrien | La-Croix.com

19/9/2013-Des jeunes Syriens sont venus de Homs pour rencontrer le pape

Dans le bourdonnement d'un troquet parisien, un homme au regard épuisé savoure la douceur du mois de septembre. « Je pourrais dormir une semaine entière ! » à son clergyman légèrement déboutonné au col, on devine que ce prêtre de 40 ans accuse un sérieux manque de repos. 

Et pour cause : le P. Ziad Hilal arrive tout droit de Homs, une des plus grandes villes de Syrie, à 160 kilomètres au nord de Damas, dont le siège meurtrier est devenu un symbole de la guerre civile en cours.

Cela fait plus de deux ans, déjà, que ce jésuite y partage le sort de la population. Les enlèvements, les privations, l'implacable cadence des mortiers, ainsi vont ses journées. La mort peut frapper à chaque instant. Mais pour rien au monde il n'abandonnerait son poste. 

 « Mon provincial m'a laissé le choix », expose cet homme simple et affable, dont la discrétion ferait presque oublier qu'il est devenu une autorité morale incontournable dans l'enfer de Homs. « Si mes paroissiens partent, je les suis. S'ils restent, je reste avec eux. » 

 « Si je ne viens pas en aide à mon frère, je suis complice de la barbarie » 

Le centre social qu'il dirige, au cœur d'une zone contrôlée par l'armée régulière, accueille 3 000 familles en quête d'une aide alimentaire, médicale ou psychologique. Grâce aux dons qui arrivent d'Europe, le P. Ziad soutient ceux qui rencontrent des difficultés à se loger. 

Dès qu'il le peut, le curé s'aventure hors de la ville pour visiter les familles isolées. La guerre a fait de cet intellectuel formé au Centre Sèvres, à Paris, un pasteur intrépide et proche des plus démunis.

 « Peu importe la religion ou le camp de ceux que je côtoie, si je ne viens pas en aide à mon frère, je suis complice de la barbarie. Si je ne romps pas le cercle de la violence, je la laisse entrer dans ma vie », dit avec conviction ce témoin de la lassitude d'une grande partie de la population.

 « Nous organisions récemment une fête pour des enfants handicapés. Leurs familles étaient là. Des chrétiens, des alaouites et des sunnites. C'était merveilleux. Une mère s'est mise à pleurer : "Ce n'est pas si difficile d'être ensemble. Pourquoi les politiciens nous entraînent-ils dans la guerre ?" » 

Environ 60 000 chrétiens ont quitté Homs

Ces dernières semaines, la menace de frappes occidentales aura littéralement terrorisé les habitants de Homs. « Beaucoup ont fui vers les montagnes. Ceux qui n'avaient nulle part où aller ont fait des provisions. Et nous avons attendu. » Lors de la Journée mondiale de prière voulue par le pape François, le 7 septembre, ils étaient des centaines à investir l'église du P. Ziad. 

 « Dans leurs yeux, j'ai vu briller une foi intense », témoigne-t-il. Ce jour-là, des musulmans aussi ont jeûné et prié, assure-t-il, même si la guerre, qui a fait fuir la moitié des 120 000 chrétiens de Homs, teinte parfois cette amitié d'un voile de pudeur.

En livrant cette confidence, le regard du jésuite s'éclaire derrière ses fines lunettes : bien sûr, il craint de voir le conflit s'éterniser, tout comme il redoute des exactions antichrétiennes… Mais en dépit du chaos, le peuple syrien recèle des ressources insoupçonnées à même de ravauder ses déchirures. 

Dans les centres éducatifs de la paroisse, l'ancien étudiant en théologie pédagogique prône inlassablement l'éducation à la paix. C'est pour lui une évidence : la Syrie renaîtra grâce aux enfants. Pour l'heure, le P. Ziad se prépare à endurer un troisième hiver de siège, avec son lot d'épreuves, de pénuries. Tout entier donné à sa cause, cet amoureux de littérature arabe parvient parfois à s'isoler quelques heures pour dévorer un roman.

La guerre est là, qui rôde. Il y a quelques jours, une explosion lui a pris son cousin. Une autre nuit, c'est le sifflement d'une roquette qui l'arrache à son sommeil. La charge explose à quelques mètres, dans l'appartement où vit la secrétaire du centre humanitaire. Le P. Ziad dévale les escaliers, se précipite à son secours. Il la retrouve, miraculeusement indemne, sa chemise de nuit gorgée de mazout, dans les ruines de son salon… 

 « Pourquoi Dieu nous fait-il ça, pourquoi ? », lui dit-elle en tremblant. « Ce n'est pas Dieu, lui glisse Ziad, ce n'est pas Dieu… Ce sont les hommes. » 

François-Xavier Maigre



Envoyé de mon Ipad 

Polémique entre Mgr Grégoire III Laham et Mgr Dagens | Riposte-catholique

19/9:2013-Polémique entre Mgr Grégoire III Laham et Mgr Dagens

La polémique éclate entre le patriarche Grégoire III Laham, grec melkite catholique de Syrie, et Mgr Claude Dagens, évêque d'Angoulême, suite aux propos scandaleux tenus dans l'émission de Radio Notre-Dame (que j'avais signalés ici).

Dans une lettre datée du 13 septembre et envoyée aux autorités romaines, à la conférence des évêques et à l'Académie Française, puis rendue publique hier, adressée à Mgr Dagens, le Patriarche accuse l'évêque français de «paroles diffamatoires» et «d'attaques» qui «choquent toute une Église en attaquant son Patriarche».

«Vous m'avez gravement et publiquement mis en cause sur les ondes de Radio Notre-Dame. Vous n'imaginez sans doute pas combien vos paroles diffamatoires ont blessé – et mis en danger – la communauté melkite si cruellement éprouvée depuis tant d'années. Quel contraste avec la sollicitude du pape François et la solidarité spirituelle si touchante de mes frères dans l'épiscopat et de tant de Français anonyme! J'ajoute que beaucoup de chrétiens d'Orient sont des francophones fervents et ont été du coup particulièrement peinés par les attaques de l'Académicien que vous êtes. De légitimes différences d'appréciation géopolitiques ne me semblent pas justifier le fait de porter violemment atteinte à la fraternité épiscopale et de choquer toute une Église en attaquant son Patriarche. Sur la brèche et faisant front à toutes les difficultés et les tragédies de ces deux dernières années, je n'ai eu de cesse d'appeler au dialogue et surtout à la réconciliation, unique planche de salut pour la Syrie et pour laquelle je suis prêt à offrir ma vie en sacrifice.»

Cette lettre est accompagnée d'une note relatant toutes les interventions du Patriarche depuis le début du conflit, qui ont toujours soutenu un «dialogue» pour préserver la paix civile.

Mgr Dagens répond par un communiqué :

«Je répondrai au Patriarche grec-melkite Grégoire Laham si celui-ci veut bien, avec les moyens dont il dispose, faire cesser le déferlement de messages haineux et violents que je reçois depuis une semaine, à la suite du dialogue que j'ai eu sur les ondes de Radio Notre-Dame et où j'ai eu l'occasion d'évoquer les réalités suivantes: les relations historiques entre la France et la Syrie ; la mainmise de la Syrie sur le Liban ; le caractère dictatorial du régime actuel de Syrie ; les violences terribles de la guerre civile qui fait des milliers de morts et de blessés, aussi bien du côté des musulmans que des chrétiens ; mon souci pour les populations chrétiennes si éprouvées et mon souhait qu'elles ne s'en remettent pas pour leur présent et leur avenir à des régimes dictatoriaux ; mon engagement aux côtés du pape François pour que la force de la paix du Christ, qui passe par sa Passion, soit plus forte que toutes les violences et les haines de notre histoire.»


Envoyé de mon Ipad 

Communiqué des évêques latins des Régions arabes

ROME, 20 septembre 2013 (Zenit.org) - La situation de la population en Syrie « réclame une décision rapide pour mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de  2 ans et demi », déclare les évêques latins des Régions arabes réunis à Rome, dans un communiqué final publié par le patriarcat latin de Jérusalem.

Communiqué de la CELRA

La Conférence des Evêques Latins des Régions Arabes (Celra), réunie pour sa 50e session, tenue à Rome entre le 17 et le 20 septembre, a examiné les thèmes pastoraux de leurs pays respectifs  en réservant une attention particulière au conflit syrien. A ce propos, les évêques témoignent de :

1. Leur gratitude envers le pape François pour son appel émouvant à une journée de jeûne et de prière universelle pour la paix en Syrie, à laquelle ils ont pleinement adhéré, en vue d'empêcher l'aggravation de la situation, déjà dramatique, par une intervention militaire éventuelle.

2. Leur solidarité avec le peuple syrien, abstraction faite de la religion ou des partis politiques, qui souffre terriblement d'une guerre absurde, ayant déjà causé plus de 100 000 victimes et des millions de blessés, réfugiés ou déplacés.

3. Leur conviction que le conflit actuel ne se résout pas par l'escalade de la violence ni par l'approvisionnement massif d'armes aux deux parties en conflit, mais par le dialogue et la négociation sous tutelle internationale.

Cette situation réclame une décision rapide pour mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de  2 ans et demi.

Par ailleurs :

4. Plusieurs des pays de la Celra (Jordanie, Liban et Iraq) sont témoins directs de la souffrance des victimes et sont engagés dans l'aide humanitaire envers les réfugiés notamment par le biais de leur Caritas respective. Ils tiennent à remercier aussi bien les donateurs qui ont montré une grande générosité envers les réfugiés, que  les volontaires qui travaillent dans des conditions difficiles pour secourir et distribuer médicaments et nourriture.

5. Les Evêques Latins des Régions Arabes demandent aux hommes de bonne volonté de poursuivre leur prière incessante pour les intentions du Moyen-Orient et de déployer tous leurs efforts pour trouver une solution viable au conflit syrien.