Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

vendredi 27 septembre 2013

Maaloula au coeur d'un sommet chrétien à Bkerké | À La Une | L'Orient-Le Jour


Un sommet chrétien impromptu se tiendra aujourd'hui au siège patriarcal maronite, à Bkerké, à l'occasion de la visite au Liban du patriarche des chaldéens, Louis Raphaël Sako. Tous les patriarches orientaux, catholiques et orthodoxes, ou leurs représentants, participeront à ce sommet, au cours duquel les grands problèmes de l'heure seront abordés. Il sera notamment question de Maaloula, de la présence chrétienne en terre d'Orient, de l'avenir d'une région qui semble avoir été plongée dans un accélérateur de particules, dans un projet de fission de ses composantes. 

Les patriarches orthodoxe et catholique commenceront par se réunir séparément, avant de se rejoindre dans la grande salle de réunion du siège patriarcal.
Selon une source ecclésiastique à Bkerké, les patriarches Raï et Sako prépareront ainsi un peu mieux la réunion commune qu'ils doivent avoir en novembre, avec le pape François.

(Lire aussi : Raï a remis au pape François un rapport exhaustif sur la situation régionale)

Sako « très inquiet » 


À la veille du sommet de Bkerké, le patriarche chaldéen a accordé un entretien à L'Orient-Le Jour, dans lequel il a déploré la baisse dramatique du nombre des chrétiens en Irak. « L'exode a commencé avant l'invasion de ce pays, a-t-il affirmé, à l'époque du blocus qui a duré 8 ans, et au cours duquel nous avons été réduits à manger du pain noir. Aujourd'hui, il ne reste plus grosso modo que le tiers des 1,5 million de chrétiens qui se trouvaient en Irak avant la guerre du Golfe, puis l'invasion de l'Irak. Et l'exode se poursuit, en raison de l'instabilité chronique qui marque la vie de ce pays, où des attentats se produisent quotidiennement, fauchant des dizaines de vies. Nous sommes très inquiets. »

Un déplacement volontaire de la population chrétienne vers la région autonome du Kurdistan semble s'être produit, qui a mis des centaines de familles chrétiennes à l'abri. Va-t-on vers une indépendance de cette région ? Le patriarche des chaldéens ne répond pas directement à cette question. Il laisse entendre que l'argent et la stabilité ont en effet aidé le Kurdistan à devenir une région prospère. Et de s'interroger sur la volonté finale des maîtres du monde qui chercheraient, dans leur machiavélisme, à faire éclore un » nouveau Moyen-Orient « éclaté en entités ethniques ou religieuses homogènes, et dont l'Irak serait aujourd'hui le laboratoire avec un nord kurde, un centre sunnite et un sud chiite, l'exode forcé des populations se faisant à coups de voitures piégées explosant dans les souks et aux entrées de mosquées. Le patriarche Sako ne peut s'empêcher de faire remarquer qu'un plan similaire à la politique de la terre brûlée semble être en cours d'exécution en Syrie.

(Lire aussi : A Maaloula, le couvent de Mar Takla "vit des jours douloureux")



Politisation de la violence
Pour le chef spirituel des chaldéens, les communautés chrétiennes sont pacifiques et recherchent l'harmonie sociale. Toutefois, ajoute-t-il, elles sont souvent victimes de la guerre que se livrent sunnites et chiites dans le monde arabe. Et certaines des violences qu'ils subissent sont en fait des manipulations guerrières destinées, par ceux qui les planifient, à les gagner à leur cause. C'est peut-être le cas à Maaloula, opine-t-il, déplorant « la politisation » de la violence.
Enfin, le patriarche des chaldéens se plaint de ce que certains pays tentent les chrétiens orientaux avec des visas d'émigration, comme pour compléter le travail que la guerre aura fait. Il se présente comme un farouche partisan de l'attachement des chrétiens orientaux à leurs patries. « Où qu'ils se trouvent, les chrétiens ne devraient pas émigrer, insiste-t-il. Ce serait une dérobade et une perte d'identité. Dans les pays d'émigration, leur rôle et leur histoire disparaîtront ; ils seront condamnés à être des émigrés et des réfugiés, alors qu'ici, ils ont une identité et une histoire. »

(Pour mémoire : "Dieu, protège la Syrie" : les chrétiens de Damas prient à l'appel du pape)


Raï : « Une très belle occasion »
Le sommet chrétien de Bkerké se tiendra en présence du patriarche Raï, rentré hier d'un séjour de deux semaines à Rome, où il a rencontré le pape et participé aux travaux du Conseil pontifical pour les communications sociales.
Sur le sommet chrétien d'aujourd'hui, le patriarche a précisé qu'il servira « à définir conjointement, entre catholiques et non-catholiques, notre service à nos patries et notre engagement à œuvrer pour la justice, la paix, la fraternité et la convivialité. C'est une très belle occasion pour nous ». « Naturellement, a-t-il ajouté, quand l'occasion se présentera, nous tiendrons aussi un sommet islamo-chrétien ; entre-temps, les contacts permanents entre nous en tiendront lieu. »
Enfin, le patriarche Raï s'est réjoui de ce qu'avant son départ, hier pour le Vatican, le patriarche orthodoxe, qui avait rencontré le directeur de la Sûreté générale Abbas Ibrahim, a cru pouvoir annoncer la prochaine libération des deux évêques grec-orthodoxe et syriaque-orthodoxe d'Alep, pris en otages depuis quelques mois. Sur sa lancée, le patriarche a souhaité la libération de tous les otages, y compris des deux malheureux pilotes de ligne turcs.

Pour mémoire

Les rumeurs autour de Maaloula alimentent une véritable psychose chrétienne


Envoyé de mon Ipad 

jeudi 26 septembre 2013

Contagion des violences contre les chrétiens d'Orient

26/9/2013

Contagion des violences contre les chrétiens d'Orient
Le patriarche copte catholique Mgr Ibrahim Sidrak, en février 2012 au Caire.

Conflits et transitions politiques chaotiques rendent vulnérables ces minorités, comme en Égypte où les islamistes s'en sont pris à la communauté copte.Plus de 500 filles et jeunes femmes chrétiennes ont disparu ces deux dernières années. Enlevées par des islamistes radicaux, elles sont converties et mariées de force.

De Bagdad au Caire en passant par Damas, l'avenir des chrétiens d'Orient rime souvent avec émigration ou persécutions. «Nous sommes d'authentiques Égyptiens et pas des étrangers dans notre propre pays comme beaucoup d'islamistes le prétendent», martèle le patriarche copte catholique Mgr Ibrahim Sidrak, de passage à Paris. Élu il y a six mois à la tête de cette minorité au sein de la minorité copte d'Égypte - 250.000 catholiques sur 7 millions d'orthodoxes, mêlés à 80 millions de musulmans - Mgr Sidrak ne cache pas son soulagement après le renversement cet été par l'armée du président Mohammed Morsi lié aux Frères musulmans. Un tournant dans les révolutions arabes qui a rassuré d'autres minorités chrétiennes du Moyen-Orient, en particulier les chrétiens syriens, inquiets du chaos islamiste qui régnerait en cas de chute brutale du régime.

Quelques signaux rassurants

En Égypte, entre le 14 août et le 10 septembre, quelque 70 lieux chrétiens - églises, couvent ou écoles - ont été incendiés ou saccagés par des islamistes. Une trentaine d'autres biens - maisons ou commerces - appartenant à des chrétiens ont aussi été attaqués. Le problème, «c'est que dans un pays en pleine recomposition, n'importe qui peut prêcher la haine d'un minaret», explique Mgr Sidrak.

Et derrière les Frères musulmans, les salafistes - deuxième force islamiste d'Égypte - ne s'en priveraient pas. «Ce ne sont pas eux qui attaquent nos églises, précise Mgr Sidrak, mais les partisans du groupe radical Djamaa islamya. Reste que les salafistes attisent la haine dans les mosquées et que ces différents groupes se rejoignent souvent sur le terrain.»

Les coptes espèrent beaucoup des nouvelles autorités égyptiennes, qui ont promis protection et aide à la reconstruction. «Le pouvoir nous envoie des signaux rassurants, en insistant sur l'indispensable participation des chrétiens à l'avenir de l'Égypte. Nous espérons que cela va continuer», avance avec prudence Mgr Sidrak.

«Sous Morsi, nous avons vu le contenu des livres scolaires changer la mentalité des enfants, observe-t-il. Auparavant, l'ignorance était à l'origine de la plupart des actions contre nos fidèles. Avec Morsi, nous avons senti qu'il y avait une volonté de nous nuire.» En attestent les débats sur la place des «autres religions», en clair les juifs et les chrétiens, dans la rédaction de la Constitution post-Moubarak. En cherchant à singulariser les chrétiens, «les Frères musulmans s'en prenaient en fait à l'identité même de l'Égypte», poursuit le dignitaire copte.

Faut-il alors se réjouir de les voir interdits par le nouveau pouvoir issu de l'armée? «Je suis contre le fait d'interdire à un parti d'exister. Mais ce n'est pas tout à fait une interdiction qui relève de l'arbitraire puisqu'elle résulte au contraire d'une décision de justice», argumente-t-il, un peu gêné. «Nous souhaitons que les sympathisants des Frères musulmans soient intégrés dans un processus de réconciliation, mais pas ceux qui ont utilisé les armes», prévient l'évêque copte, tout en reconnaissant qu'en l'état actuel des choses une telle «réconciliation sera difficile».


Des centaines de jeunes filles disparues



Envoyé de mon Ipad 

Raï a remis au pape François un rapport exhaustif sur la situation régionale

http://www.lorientlejour.com/article/834848/rai-a-remis-au-pape-francois-un-rapport-exhaustif-sur-la-situation-regionale.html


 26-9-2013

Le patriarche Raï au côté du pape François.
Le patriarche Raï au côté du pape François.
« L’appel à une journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie était providentiel », affirme le patriarche maronite

« La prière est la seule voie de salut pour que le Liban et le Moyen-Orient vivent dans la paix du Christ. » C’est par cette parole que le pape François a entamé hier son homélie à la messe matinale qu’il a célébrée en présence notamment du patriarche Raï et de 14 évêques maronites qui ont suivi, au Vatican, une session de formation générale à l’épiscopat. Dans un court tête-à-tête suivant la célébration, le patriarche a remis au pape un rapport exhaustif de la situation de l’Église au Moyen-Orient.

Le patriarche maronite a concélébré la messe, aux côtés du pape et du cardinal Leonardo Sandri, président du conseil pontifical pour les Églises orientales.

À l’issue de la messe, le patriarche Raï a félicité le pape, au nom de l’Église maronite, pour son élection. Le patriarche n’a pas manqué de souligner à cette occasion l’attachement séculaire des fils de saint Maron au siège apostolique de Pierre. Il lui a promis que l’Église maronite « demeurera un signe évangélique dans son milieu géographique et humain, un lieu de proclamation du Royaume de Dieu, royaume de paix et de justice ».

Par ailleurs, le patriarche a parlé de l’état présent de l’Église maronite et de sa forte présence dans le monde de l’émigration. « Cette Église, a-t-il précisé, compte aujourd’hui 24 diocèses et en comptera deux de plus quand le Saint-Siège aura approuvé notre demande de création de deux nouveaux diocèses en Afrique du Sud et au Venezuela-Colombie. Ces diocèses lui permettront de préserver son héritage liturgique, théologique, culturel et éthique. »

Appel providentiel
Le patriarche a par ailleurs remercié le pape pour son appel providentiel à l’observation d’une journée de prière et de jeûne, le 7 septembre, pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient et dans le monde.
« À la prière des fidèles, les grâces ont été accordées pour parvenir à des résolutions pacifiques aux conflits », a-t-il observé.


À l’issue de la messe, un temps d’échange informel a eu lieu entre le pape et la délégation maronite. Le patriarche Raï en a profité pour offrir à François une réplique de la statue de saint Maron installée ans une niche extérieure de la basilique Saint-Pierre. 

Par ailleurs, le patriarche Raï, entouré d’un certain nombre d’évêques maronites, a rendu visite au pape émérite Benoît XVI dans sa résidence vaticane, et l’a remercié pour sa visite historique au Liban.
Il y a lieu de signaler que, dans un entretien accordé à Radio-Vatican, François a exprimé sa douleur de voir l’Église du Christ divisée et a parlé de la grande nécessité de l’œcuménisme et du dépassement des divisions. « Le monde entier, a-t-il dit, a besoin de notre unité. »

Le patriarche Sako à Beyrouth
Signalons par ailleurs que le patriarche des chaldéens, Louis Sako, est arrivé hier au Liban, pour une visite de quelques jours. Au salon d’honneur de l’aéroport, le patriarche a insisté sur l’importance pour les chrétiens orientaux de rester attachés à leurs patries et de résister à la tentation du départ. 

Pour mémoire

Diplomatie vaticane : François renoue avec l’ère Jean-Paul II 

Chretiens d"Egypte:Reportage à Abou Hilal, un quartier pauvre de Minya.


REPORTAGE - La mécanique est implacable : quand les partisans de Morsi sont frappés au Caire, les chrétiens sont frappés en Moyenne et Haute-Égypte - comme des répliques d'un séisme. Reportage à Abou Hilal, un quartier pauvre de Minya.
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http://www.lefigaro.fr/international/2013/09/25/01003-20130925ARTFIG00584--minya-en-moyenne-egypte-les-islamistes-appliquent-la-politique-de-l-eglise-brulee.php

MAALOULA-Appel-lancé-par-le-Patriarcat-grec-orthodoxe-dAntioche.pdf

http://www.orthodoxie.com/wp-content/uploads/2013/09/MAALOULA-Appel-lanc%C3%A9-par-le-Patriarcat-grec-orthodoxe-dAntioche.pdf?d31498