Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mardi 22 octobre 2013

Raï, lors d’une tournée pastorale au Metn : « Nous refusons que le peuple soit l’otage des deux parties politiques en conflit » | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

Raï, lors d'une tournée pastorale au Metn : « Nous refusons que le peuple soit l'otage des deux parties politiques en conflit »


Le patriarche maronite Béchara Raï a salué la libération des otages libanais de Syrie. Il a également invité à la libération des deux évêques, Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, et des trois prêtres enlevés depuis plusieurs mois. Il a surtout condamné la paralysie, par les deux parties en conflit, de la formation du nouveau gouvernement. Il n'a pas manqué de dénoncer le lien qui est fait entre ce dossier, les intérêts divergents des États de la région et la situation syrienne, et ce « dans l'attente des résultats des alliances internationales et régionales, attitude inadmissible tant pour le Liban que pour la dignité de son peuple ».
C'est au cours d'une tournée pastorale dans le Metn, et plus particulièrement dans le cadre de l'homélie qu'il a prononcée en l'église Notre-Dame de la Délivrance, à Breij, durant le week-end, que le patriarche Raï a abordé ces dossiers.

« Nous refusons que notre peuple soit l'otage des deux parties politiques en conflit », a martelé le chef de l'Église maronite. Il a espéré que le président de la République et le Premier ministre « ne soient pas, à leur tour, otages de ces deux parties, à l'instar du peuple ». « Le peuple entier réclame, et nous avec lui, que le chef de l'État et le Premier ministre chargé de former le gouvernement exercent leurs prérogatives constitutionnelles, par respect pour ce peuple... », a-t-il lancé. Avant d'en appeler à la conscience de la classe politique libanaise, afin qu'elle réalise l'importance de ses responsabilités. « Elle est garante de l'argent public et des institutions étatiques et se doit de les faire fructifier, a-t-il dit. Elle a aussi le devoir d'assurer aux citoyens le bien public et de garantir un avenir meilleur à la jeunesse et aux forces vives du pays. Elle se doit de protéger la famille, en l'assistant aux niveaux économique, éducatif et développemental et en lui assurant ses droits primordiaux. » Béchara Raï a enfin affirmé qu'« il ne peut y avoir d'État sans un peuple qui demande des comptes, alors que règnent la corruption et le principe de l'autosécurité ».
Parmi les paroisses qu'a visitées le patriarche maronite, la paroisse Saint-Joseph à Fraykeh-Antélias, où il a déposé la première pierre de la nouvelle église, et invité les Libanais à s'unir et se réconcilier pour affronter les dangers qui guettent le Liban. Mgr Raï s'est également rendu à Beit Chabab, où il a été accueilli en l'église Notre-Dame par de nombreux dignitaires locaux, de même qu'à Breij, Beit el-Kikko et Aïn Aar.



Envoyé de mon Ipad 

samedi 19 octobre 2013

Communiqué du Saint Synode du Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient - Libnanews | Libnanews


Communiqué du Saint Synode du Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient

2ème session ordinaire du Saint Synode Sous la présidence du Patriarche Jean X d'Antioche Monastère Notre Dame de BALAMAND

2ème session ordinaire du Saint Synode
Sous la présidence du Patriarche Jean X d'Antioche
Monastère Notre Dame de BALAMAND

Le Saint Synode du Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche s'est réuni entre le 15 et le 17 octobre 2013 pour sa 2ème session ordinaire sous la présidence de Sa Béatitude le Patriarche Jean X. Participaient à cette session leurs Eminences : Spiridon (diocèse de Zahlé et dépendances), Georges (diocèse du Mont Liban et dépendances), Jean (diocèse de Latakieh et dépendances), Elie (diocèse de Beyrouth et dépendances), Elie (diocèse de Hama et dépendance), Elie (diocèse de Sidon et dépendances), Damaskinos (diocèse du Brésil et dépendances), Saba (diocèse du Hauran et dépendances), Georges (diocèse de Homs et dépendances), Antoine (diocèse du Mexique, Venezuela et dépendances), Serge (diocèse du Chili), Silouane (diocèse de l'Argentine), Basile (diocèse du Akkar et dépendances), et Ephrem (diocèse de Tripoli et dépendances). A pris également part aux travaux, le Vicaire Patriarcal, l'évêque Ephrem (Maalouli), secrétaire général du Saint Synode ainsi que le secrétaire du Synode, l'Econome Père Geogres Dimas.

Se sont excusés de ne pas pouvoir prendre part aux travaux du Saint Synode, leurs Eminences: Philippe (diocèse de New York et de toute l'Amérique du Nord), Constantin (diocèse de Bagdad, Kuwait et dépendances), Paul (diocèse d'Australie et de la Nouvelle Zélande). Etait présent dans la prière des pères membres du Synode et dans leurs vœux pour sa libération, le métropolite Paul (diocèse Alep, Alexandrette et dépendances), toujours en captivité.

Sa Béatitude a ouvert les travaux de la session synodale par la prière, et l'invocation du Saint Esprit, en priant Dieu qu'Il accorde aux participants Ses grâces afin qu'ils soient les fidèles dispensateurs de Sa parole de vérité à leur peuple fidèle et au monde assoiffé d'une parole d'espérance.

Sa Béatitude a informé les pères du synode des visites pastorales qu'il a effectuées au diocèse de Latakieh et à la ville de Tartous qui dépend du diocèse du AKKAR, et puis à la partie allemande du diocèse d'Europe. Il a eu l'occasion dans ce contexte de rencontrer les fidèles et de se réunir avec les pasteurs et les forces vives agissantes dans ces diocèses. Sa Béatitude a insisté sur l'ampleur de la joie qu'il a ressenti à la vue des fidèles de ces diocèses, constants sur le rocher de la foi, vivant l'amour de l'Eglise et de Son Maître. Sa Béatitude a remercié les pasteurs de ces diocèses pour la pastorale sage et aimante qu'ils déploient, et a insisté sur l'importance de la poursuite de cette attention pastorale à l'égard de notre bon peuple, avec amour, science et vision afin qu'il puisse croître dans le Christ, qu'il reste constant dans son Eglise et sur sa terre, et qu'il poursuive son témoignage du Christ, là où il se trouve.

De même, sa Béatitude a informé le Synode de sa visite au Royaume Hachémite de Jordanie pour prendre part aux travaux du congrès « les défis auxquels font face les chrétiens arabes ». Il les a informé de même de la teneur de sa rencontre avec Son Altesse Royale le Roi Abdallah II, qui fut une occasion d'exprimer la position de l'Eglise d'Antioche quant aux évènements que connait la région, en insistant sur la nécessité d'œuvrer pour la paix, la liberté et la dignité de l'homme arabe. Sa Béatitude a souligné à cette occasion l'ampleur de l'enracinement des chrétiens dans leurs patries et de leur engagement en faveur des causes de celles-ci. Ils a insisté également sur l'ampleur de leur interaction avec leurs frères musulmans tout au long de l'histoire.

2ème session ordinaire du Saint Synode Sous la présidence du Patriarche Jean X d'Antioche Monastère Notre Dame de BALAMAND

2ème session ordinaire du Saint Synode
Sous la présidence du Patriarche Jean X d'Antioche
Monastère Notre Dame de BALAMAND

Sa Béatitude a informé également le Synode de sa visite au Vatican et de la teneur de sa rencontre avec Sa Sainteté le pape François mais aussi de sa participation à la rencontre organisée par la Communauté Sant' Egidio ayant pour thème : « le dialogue des religions et des civilisations ». Là aussi, la position antiochienne a également été exprimée à propos de toutes les questions posées actuellement au Proche Orient et particulièrement quant à l'épreuve du peuple syrien, le rôle et le témoignage des chrétiens en Orient. Cette visite a constitué une occasion pour évoquer aussi la perspective de la coopération entre les deux Eglises, catholique et orthodoxe, et pour activer le témoignage des chrétiens en Orient et dans notre monde d'aujourd'hui, pour œuvrer en faveur de la dignité de la personne humaine et du renforcement des valeurs de liberté, de justice et de paix dans le monde.

Les pères membres du Synode ont pris connaissances des rapports présentés par les délégations qui ont pris part à la commémoration (i) du 1025ème anniversaire du baptême de la Russie et (ii) du 1700ème anniversaire de la publication de l'Edit de Milan. Les membres du Synode ont adressé leurs félicitations aux deux Eglises, russe et serbe, en priant le Seigneur pour qu'Il multiplie Ses grâces sur elles et qu'Il entoure de Sa lumière, de Sa Paix et de Son amour, leurs fidèles.

Les pères membres du Synode ont évoqué plusieurs questions qui concernent le plérome de l'Eglise orthodoxe. Ils ont insisté sur la nécessité d'une coordination permanente entre les Eglises pour rendre plus efficiente la présence orthodoxe dans le monde, en faveur d'un témoignage vivant qui « dit » le Christ pour l'homme contemporain. Dans ce contexte, les pères du Saint Synode ont insisté sur la nécessité de la coopération entre les Eglises orthodoxes pour rendre visible l'unité de l'Eglise du Christ d'une meilleure manière, et pour faciliter la tenue du Saint et Grand Concile (Pan Orthodoxe) de l'Eglise orthodoxe.

Les membres du Synode ont évoqué la crise provoquée par l'élection d'un archevêque pour le Qatar par l'Eglise de Jérusalem. Ils se sont arrêtés, avec tristesse, sur la poursuite incessante de l'agression du Patriarcat de Jérusalem, en dépit des initiatives et des intermédiations entreprises par le Patriarcat Œcuménique de Constantinople et le gouvernement grec pour résoudre cette crise. Avec un esprit irénique, les pères membres du Synode ont renouvelé leur désir de faire primer la solution irénique sur d'autres formes de solutions mais ils ont insisté sur la nécessité de trouver une solution à cette crise dans un délai maximum de deux mois des présentes. Ils ont mandaté Sa Béatitude, au cas où l'Eglise de Jérusalem ne donne pas de suite positive à la demande justifiée de l'Eglise d'Antioche de faire cesser l'agression de Jérusalem sur son territoire canonique, pour prendre les mesures nécessaires, y compris la rupture de communion. De même, le saint synode a décidé de suspendre la participation du siège d'Antioche dans toutes les assemblées épiscopales dans les pays de la diaspora jusqu'à la cessation de l'agression de Jérusalem sur son territoire canonique.

Les pères du Saint Synode ont passé en revue la situation du diocèse d'Europe dont le siège diocésain est devenu vacant en raison de l'élection de Sa Béatitude au Trône Patriarcal. Et après qu'il soit apparu que la croissance de ce diocèse et l'étendue de son territoire géographique et la multiplicité des langues qui y sont utilisés et le développement du nombre de ses fidèles nécessitent de revoir l'organisation de son territoire et ce en vue d'une pastorale plus efficiente, les pères membres du synode ont décidé d'ériger de nouveaux diocèses et vicariats comme suit: diocèse de France, d'Europe occidentale et du Sud, diocèse d'Allemagne et d'Europe centrale, diocèse des iles britanniques et de l'Irlande, ainsi que le vicariat de Suède et des pays Scandinaves.

Ils ont élu dans ce contexte, les deux évêques, Ignatios (ElHochi), métropolite pour le diocèse de France, d'Europe occidentale et du Sud, et Isaac (Barakat), métropolite pour le diocèse d'Allemagne et d'Europe centrale. Ils ont mandaté le patriarche pour nommer un vicaire patriarcal pour gérer en relation avec lui, le diocèse des iles britanniques et l'Irlande, en attendant l'élection d'un métropolite pour ce diocèse.

Les pères ont écouté le rapport du Révérend diacre Porphyrios Gorgi, doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint Jean Damascène qui est venu exposer d'une manière ample la réalité et les espérances liées à la mission qu'accompli l'Institut de théologie. Les pères du Synode ont montré leur satisfaction du contenu de ce rapport et ont béni les efforts entrepris par le doyen pour assurer la bonne marche de l'Institut et ont présenté leurs suggestions dans ce contexte.

2ème session ordinaire du Saint Synode Sous la présidence du Patriarche Jean X d'Antioche Monastère Notre Dame de BALAMAND

2ème session ordinaire du Saint Synode
Sous la présidence du Patriarche Jean X d'Antioche
Monastère Notre Dame de BALAMAND

Les pères se sont arrêtés à l'épreuve que vit la Syrie et son peuple en raison de la violence répandue dans les contrées de cette patrie, qui détruit la pierre, qui tue et disperse les populations. Ils ont insisté sur le fait que le langage de la violence et des tueries est un langage étranger aux traditions du peuple syrien qui aspire à vivre en liberté et en dignité sur sa terre, dans le cadre d'un seul et même Etat à l'édification duquel tout le monde participe, mais aussi la consolidation d'un tel Etat dans les valeurs de démocratie, de liberté, de justice et d'un seul et même vécu commun fondé sur le respect de l'autre dans sa différence et la nécessité de suivre la logique du dialogue et de la solution pacifique pour dépasser toutes les crises.

Les pères du synode ont lancé un appel à leurs fidèles pour qu'il gardent l'espérance « qui ne faillit point », qu'ils se tiennent aux valeurs de l'Evangile qui les invitent à rejeter la violence, et au respect de l'image de Dieu dans toute personne humaine, à essuyer les larmes de chaque visage éprouvé de la terre, et qu'ils restent attachés à leur terre, qu'ils ne la délaissent pas quelque soit la dureté des circonstances, parce que leur Dieu a voulu qu'ils y soient témoins. Ils les ont imploré à ne pas se départir de leur terre pour résoudre des problèmes matériels ponctuels, car cette terre a été mêlé aux saints et parce que c'est leur seul refuge sur la durée. Ils les ont incité à multiplier les prières pour la paix en Syrie et dans le monde entier, et à être solidaire entre eux pour réduire l'impact de la crise, plus particulièrement sur les plus démunis entre eux. Ils ont adressé dans ce contexte leurs remerciements et leur gratitude aux Eglises, instances, associations et personnes pour leur collaboration avec le Patriarcat pour venir en aide et au secours des frères qui sont le plus dans le besoin. De même, ils ont remercié les fidèles antiochiens qui ont répondu favorablement à l'appel lancé par le Patriarcat et qui ont donné avec générosité pour soutenir l'action humanitaire, de secours et d'assistance, à travers leurs dons dans le cadre de la journée de la solidarité antiochienne pour le soutien du travail de secours humanitaire, fixé par le Synode au dimanche 15 septembre 2013. Les pères du synode ont eu une pensée pour les fidèles du diocèse d'Alep qui sont en manque de leur évêque. Ils les ont béni pour leur maintien ferme dans l'espérance, car les cendres de l'épreuve n'occultent pas le visage du bien aimé présent.

Ils se sont adressés aussi à la communauté internationale, en espérant que celle-ci puisse porter son attention aux douleurs du peuple syrien et à ses épreuves, qu'elle renonce à aiguiser la guerre en cours et qu'elle contribue à consolider les valeurs de paix et de justice et de démocratie, en espérant aussi que l'effort international soit investi dans la dépense liée à la reconstruction de ce qui a été détruit et au développement des capacités du peuple syrien, plutôt qu'un investissement dans le fer et le feu. De même, les pères du synode ont incité les organisations internationales et les organisations non gouvernementales et toutes les instances concernées par le travail auprès des réfugiés, à assurer les premières nécessités de vie aux réfugiés qui se trouvent aux portes de l'hiver, pour qu'ils puissent vivre avec dignité pendant cette période, en attendant leur retour à leurs villes et villages.

Les pères ont réitéré leur réprobation des opérations terroristes qui portent atteinte aux personnes innocentes en sécurité et des destructions qui n'épargnent pas les lieux de culte, les vestiges historiques et culturels qui sont témoins de la grandeur de la civilisation syrienne. Ils se sont arrêtés avec douleur quant à l'obscurité qui entoure le dossier des deux évêques enlevés, Paul (YAZIGI) et Jean (IBRAHIM). Ils ont invité les deux communautés, arabe et internationale, à assumer leur responsabilité à cet égard pour faire éclore la vérité dans cette affaire et révéler le sort des deux évêques et de tous les réfugiés, afin de les restituer sains et sains à leur parents et à leurs bienaimés. Les pères du synode ont appelé la clémence divine pour le repos de l'âme des martyrs innocents qui ont péri pendant la guerre destructrice, en faisant mention en particulier pour les prêtres qui ont péri en portant secours à leurs fidèles blessés.

Les pères du synode ont porté leur attention également sur le Liban et aux libanais qui endurent en raison d'une crise économique et d'une inquiétude quant à l'avenir qu'implique la persistance du blocage des institutions de l'Etat. Ils ont appelé toutes les parties et les responsables à assumer leur responsabilité pour sauver le Liban et pour assurer les développement de l'être humain dans ce pays. Ils les ont incité à conserver les valeurs de démocratie, de liberté et d'alternance du pouvoir qui ont pendant longtemps caractérisé le Liban. Ils les ont invité à consolider le Liban et à lui épargner les risques qui l'entourent de toutes parts, et ce, en s'élevant au dessus des intérêts étroits, en dépassant les conflits ponctuels et en retournant au dialogue dans un esprit de franchise et de réconciliation, de responsabilité nationale et historique, et ce à travers la nécessaire constitution d'un gouvernement de rassemblement capable d'éloigner les risques et de préserver la stabilité du Liban et de préserver la paix civile en évitant le vide.

Les pères du synode ont échangé sur les caractéristiques de l'action nationale entreprise par les fidèles orthodoxe au Liban, en affirmant leur respect à leur diversité politique mais en rappelant, en même temps, que l'Eglise, qui n'impose pas à ses fidèles des positions politiques spécifiques, refuse que certaines instances ou associations orthodoxes accaparent l'expression relative à la position orthodoxe. L'Eglise demeure à travers son saint synode, et à sa tête le Patriarche, l'autorité officielle de référence qui exprime la position de l'Eglise orthodoxe dans tout ce qui a pour effet d'éclairer le chemin des fidèles, à la lumière de l'Evangile, dans leur engagement civique au sein de leur patrie.

L'Irak éprouvé n'a pas manqué non plus dans les discussions et les soucis du synode ainsi que la Palestine blessée. Les pères du synode ont prié pour que le Seigneur consolide l'Irak, la Palestine et tous les pays arabes sur le chemin de la stabilité et de la paix. Ils ont insisté sur la nécessité de trouver une solution juste et globale pour la cause palestinienne.

Les pères du synode ont demandé à leurs fidèles de faire face aux défis que leur société respective leur pose mais aussi d'affronter les défis de notre époque et de les jauger à la lumière des valeurs de l'évangile. Ils les ont invité à œuvrer pour la paix politique, sociale et économique là où ils sont, et à rejeter le repli confessionnel et le racisme honni sous toutes ses formes. Ils les ont invité à œuvrer pour un vécu commun et honnête avec leurs frères dans la citoyenneté, et à œuvrer pour la dignité de l'être humain, de sa liberté, pour faire cesser l'écoulement du sang, et à prendre en charge les personnes qui souffrent, avec lesquelles le Christ s'est uni.

Les pères du synode ont clôturé leur session synodale en rappelant à leurs fidèles les paroles du saint apôtre Paul aux Corinthiens: « Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix; et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous » (2 Corinthiens, 13:11)


Envoyé de mon Ipad 

Abbas Ibrahim affirme que les évêques enlevés en Syrie vont bien


olj.com | 19/10/2013 | 10h16
Le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a affirmé samedi que les deux évêques enlevés en Syrie se portaient bien, soulignant  qu’il déployait tous les efforts nécessaires en vue de leur libération.

Le général Ibrahim, qui se trouve à Istanbul pour accueillir les neuf pèlerins libanais libérés la veille, a indiqué à la chaine LBC que son récent voyage en Belgique était lié à ce dossier.
Les évêques Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syrien-orthodoxe) ont été enlevés il y a plusieurs mois en Syrie. Aucune nouvelle concernant leur sort n’a filtré depuis.

Arrive-t-on encore à voir des signes de Dieu dans "cet enfer qu'est devenu Alep" ?

Le Veilleur de Ninive



Posted: 18 Oct 2013 08:25 AM PDT

Interview empruntée au site Fraternité Chrétienne Sarthe-Orient. - le 18 Octobre 2013.

1° - Comment voyez-vous l'issue pour les chrétiens d'Alep ?
J'ai l'impression que Dieu, en nous faisant naître sur cette terre de Syrie, avait un plan pour nous et sur nous ; il nous demandait ainsi de continuer à porter le flambeau de la foi que nous ont transmis nos ancêtres qui avaient du subir avant nous, les souffrances de la persécution.
J'apprends aujourd'hui que les chrétiens de « Yabroud » et de « Kalamoun » ont été forcés à payer une « jizya » mensuelle aux « takfiristes »[1].
Le danger qui nous menace est très grand, et les conseils de prudence nous poussent à nous éloigner des régions chaudes et même à laisser le pays en attendant une issue à la guerre.
 
Beaucoup de martyrs chrétiens sont tombés. Nos enfants, nos soldats, nos femmes ; presque toutes les familles sont atteintes. Par ailleurs, des centaines de familles chrétiennes ont perdu leurs maisons et se sont retrouvées dans la misère, prises par la faim ou entraînées dans la perdition.

En dépit de l'émigration de dizaines de milliers de chrétiens syriens, il y en aura toujours, nous le savons, qui resteront sur place et qui continueront à éclairer, par la vivacité de leur foi, la lumière du Christ.

2° - Pensez-vous que le sort des chrétiens d'Alep est différent de celui du reste de la Syrie ?
Je crois qu'Alep est la ville qui a le plus subi les méfaits de la guerre, par les destructions de plus de la moitié de la ville certes, mais également par la pénurie de nombreux biens essentiels à la vie quotidienne. Toutefois, d'autres villes comme Raqqa, Tabqa, Ya'coubiehet Ma'aloula, ont été vidées de toute présence chrétienne, par la destruction des églises et les massacres des familles chrétiennes…

Il faut reconnaître que la tentation de quitter la Syrie aujourd'hui reste grande. A Alep, des chrétiens pauvres mais aussi des membres de la bourgeoisie aisée, restent attachés à leur ville. Ceux qui demeurent sur place ne peuvent survivre qu'en comptant sur l'appui des musulmans avec lesquels ils partagent le quartier, la souffrance et le siège de la ville, mais encore et aussi sur celui des militaires de l'armée arabe syrienne.

3° - Quel est le sentiment qui vous anime alors que vous êtes assiégés à Alep ?
Le sentiment serait-il le même que celui qui a animé ma grand-mère en 1915, lorsque les Ottomans avaient égorgé trente-huit membres de sa famille à Mardin en Turquie ? A cette période des prêtres et des évêques arméniens étaient aussi tombés sous les lames des soldats turcs. Mon sentiment est un mélange d'inquiétude, de confiance en Dieu, de proximité avec les martyrs et notamment avec ceux des premiers temps du christianisme. On dirait que l'histoire se répète.

Alep assiégée, manquant de l'essentiel, nous rapproche des pays les plus pauvres, des populations déshéritées d'Afrique soumises aux aléas du climat, que l'on regardait, de chez nous, parfois avec indifférence. Désormais, je ne regarderai plus, de la même manière, ces peuples privés par la nature.
Cette crise que nous vivons au fond de nous, a fait remonter à la surface les bons moments de notre existence qui nous avions vécus avant les débuts de la guerre, mais dont nous nous plaignions à tort. Ces moments étaient finalement si doux.

4° - Parvenez-vous à prier au cœur de la violence ? Quelle prière dites-vous ?
Au cœur de cette violence et avec la disparition de notre fille bien-aimée, Pascale, la prière est devenue plus profonde, une vrai relation s'est développée avec Dieu qui nous donne la confiance et nous procure le repos intérieur ; Il est notre bouée dans cette mer de violence et de haine. Tous les jours, je me remets à l'écoute des chants qu'interprétaient ma fille, notamment la prière byzantine de l'hymne Acathiste et le Paraclicis de la Sainte-Vierge, Mère de Dieu.

5° - Arrive-t-on encore à voir des signes de Dieu dans "cet enfer qu'est devenu Alep" ?
Certainement on a vu des prêtres, des moines et des laïcs, plein de bonne volonté, organiser des programmes d'actions d'aide aux familles totalement démunies.

L'immobilité et la difficulté de sortir de chez soi, a amené une ouverture des cœurs. Les relations entre voisins se sont transformées. Voisins au sein du même immeuble, appartenant à la même religion ou membre d'une autre confession, nous avons fini par devenir une grande famille. « L'humanité divine », au milieu de la brutalité et de la bestialité, ressemble au retour de la nature dans une ville désertée ; elle revient en force et n'a alors plus peur de rien. A Alep, nous devons pouvoir dire que l'humanité divine se lit par exemple dans la solidarité, la sympathie et la fidélité des bédouins, cette catégorie sociale souvent considérée par certains comme non-civilisée, mais dont le courage et la valeur nous a édifié durant notre épreuve.

6° - Les jeunes ont-ils encore le goût pour la prière ?
Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les jeunes sans travail qui n'ont plus d'avenir clair et qui vivent dans un vide spirituel. Désormais trop de jeunes se sont éloignés de la prière, préférant s'engager dans des voies qui ne sont qu'autant d'impasses humaines : milices combattantes, exil en ayant recours à des voies illégales, drogues etc.

Si la prière a perdu du terrain auprès de la jeunesse, les mouvements d'église ont en revanche trouvé un regain d'intérêt tel que le scoutisme,  la JEC et la JUC.

7° - A-t-on encore le cœur à chanter dans Alep ? A-t-on la force d'aimer ?
Même dans les moments difficiles durant les menaces franco-américaines de frapper la Syrie, alors que le monde craignait une troisième guerre mondiale, les syriens continuaient à vivre normalement. La vie continue et les instants de joie existent toujours aux occasions de mariages, de rencontres familiales ou amicales. Cela n'empêche pas l'inquiétude voire l'angoisse de continuer à régner dans les cœurs.

8° - Quelles prières conseillerez-vous aux amis des Chrétiens de Syrie, qui vivent loin de chez vous ?
Nous n'avons pas de prières précise à conseiller. L'important c'est de prier, même d'une prière simple.

9° - Pouvez-vous nous citer la prière que vous trouvez la plus belle dans chacun des rites grec-melkite catholique, grec orthodoxe, maronite, syrien catholique, syrien orthodoxe.
Chez les grecs melkites catholiques et les grecs orthodoxes, celle que l'on peut qualifier de plus belle prière, est l'incantation qu'ont récité les fidèles dans l'Eglise Sainte Sophie au moment où ils invoquaient la Sainte Vierge, à la veille du siège de Constantinople par les Ottomans نحن عبيدك يا والدة الأله: « O Mère de Dieu nous sommes tes serviteurs, nous demandons des signes de victoire, Ô protectrice invincible. Nous t'offrons nos remerciements comme sauveur des dangers. Mais comme tu es invincible, libères-nous de tout genre de dangers. Ainsi nous te crions, réjouis-toi, Ô épouse sans époux ». افرحي يا عروسة لا عريس لها".

Pour les maronites, « يا ام الله يا حنونة : Ô Mère de Dieu, Ô Tendre, Ô trésor de grâce et secours aie pitié de nous et de nos morts. Même si ton corps est loin, Ô Vierge notre Mère. Tes prières nous rassemblent et restent avec nous et nous protègent. Intercède auprès de ton fils pour nous pardonner nos péchés, par sa tendresse. Ne nous abandonne pas » …

Les Syriens [syriaques] catholiques et orthodoxes prient السهرانة: [Al Sahranah]  « La veilleuse » : « Ouvre nous la porte de tendresse, Ô Mère de Dieu bien bénite, car en comptant sur toi nous seront exaucés et sauvés de tout danger. Tu es le « sauveur » de tous les chrétiens »…

10° - Selon vous, dans l'histoire, qu'a apportée la prière à la Syrie et à son peuple ?
Les pères de l'Eglise d'Orient avec Saint-Ephrem, Romain le Mélode d'Emèse [Homs], Saint-Jean Damascène, Saint-Basile-le-Grand, Saint-Grégoire-de-Nysse, Saint-Jean-Chrysostome dit Bouche-d'Or, Saint-Marron, les moines, les ermites, les stylites avec St Siméon l'ancien et ceux qui l'on suivi, nous ont tous laissé des prières très belles et d'une grande richesse, hélas méconnues des fidèles eux-mêmes. Peut être que cette crise syrienne va-t-elle faire ouvrir les yeux des chrétiens sur leur patrimoine d'invocation et leur faire prendre conscience de la nécessité de mettre plus souvent la prière de leur père dans leur coeur et sur leur lèvres et celles de leurs enfants.

11° - A part la prière, quel type d'aide espérez-vous de l'extérieur ?
Nous espérons des peuples occidentaux qu'ils montrent à leurs dirigeants politiques les erreurs de jugement qu'ils ont comises. Les gouvernements occidentaux ont suivi une voie inique et inhumaine. Par leur politique déséquilibrée, ils ont tué la notion de justice ; comment voulez-vous que les peuples y croient encore ? Leur discours sur la protection des minorités en Occident s'est révélé un propagande fallacieuse. Soixante ans de communisme n'ont pas eu raison de la foi russe. Deux siècles de révolution française et d'erreurs philosophiques n'auront pas raison de la vocation chrétienne des peuples qui ne peuvent vivre sans un Dieu proche d'eux, consolateur et miséricordieux; la philosophie des lumières ne connait ni consolation, ni miséricorde dont le siège est le coeur. Elle n'a donné de place qu'à la raison sèche, un produit du cerveau. Nous les chrétiens du Proche-Orient, notre histoire a prouvé que notre raison était vivante car elle était soumise à la foi et pour cette raison nous ne sommes, nul autre qu'un membre de ce corps ecclésial tout entier.

Oui, nous demandons l'aide de nos frères d'Occident pour qu'ils secouent leur dirigeants mais dans l'urgence, nous avons aussi besoin d'un soutien matériel. Que peut un corps malade et fragile insuffisamment muni ? Autour de nous, il y a un pressant besoin du minimum vital. Soyez en sûrs, ce n'est pas le caprice alimentaire qui est en danger, mais la nourriture vitale qui manque. Si l'adulte peut mieux résister au manque, s'il est capable de trouver sa nourriture même dans l'adversité, serait-ce le cas de nourrissons, des vieillards, des femmes fragiles ?

Merci pour toutes les bonnes intentions.


[1] Ceux qui refusent toutes présences non-musulmanes en « terre d'Islam ».