Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mardi 10 décembre 2013

Le patriarche des Chaldéens souhaiterait « un document de l’Église » sur la liberté religieuse et adressé aux musulmans | La-Croix.com

10/12/2013-Mgr Louis Sako, archevêque de Kirkouk (Irak).

Des hommes armés ont attaqué des magasins d'alcool à Bagdad samedi 7 décembre 2013 tuant neuf personnes et en blessant deux autres. Les assaillants ont approché des 8magasins et supermarchés de la capitale irakienne, avant de tirer, rapporte l'agence Reuters. La police a déclaré que la plupart des victimes étaient des membres de la minorité yézidie. En réalité, « cinq des victimes étaient chrétiennes », rapporte Sa Béatitude Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens.


Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de l'attaque, mais les milices chiites musulmanes, qui luttent contre les pratiques qu'elles considèrent comme allant à l'encontre de leur interprétation stricte de l'islam, sont soupçonnées d'avoir été à l'origine des multiples agressions contre les magasins et les cafés vendant de l'alcool constatées tout au long de l'année.

Préparer Noël avec courage et espérance

La violence en Irak est revenue à son plus haut niveau depuis cinq ans, marquée par des attentats et des enlèvements. « Actuellement, le combat est sectaire entre chiites et sunnites », déplorait fin novembre Louis Sako, lors de l'assemblée plénière de la Congrégation pour les Églises orientales à Rome. « Et les mêmes tensions existent sans doute en Syrie. Il y a deux axes : l'Iran, l'Irak, le Liban et la Syrie qui soutiennent les chiites, et l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie qui soutiennent les sunnites. Tous sont musulmans, ils devraient parvenir à un accord et à un dialogue, car cette lutte fratricide est une grande perte. Les gens meurent et les infrastructures sont détruites ».

C'est dans ce contexte difficile que les chrétiens irakiens préparent Noël. « Nous organisons beaucoup de choses pendant cette période de l'Avent », explique encore le patriarche des Chaldéens. « Des retraites, des veillées de prières, des rencontres autour de la méditation de l'Évangile, mais aussi des aides aux familles pauvres (450 cette année). Nous allons fêter Noël avec beaucoup de courage et d'espérance. Ce message se vit dans les difficultés mais il nous apporte un réconfort ».

Les musulmans doivent rejeter la violence

Lors d'une conférence prévue vendredi 13 décembre à l'université Urbanina à Rome – à l'initiative du Projet pour la liberté religieuse du Berkley Center de l'université Georgetown (Washington) – Sa Béatitude Louis Sako devrait à nouveau protester contre « ceux en Occident qui encouragent l'émigration des chrétiens ». « Chaque mois, des familles qui vivent dans de bonnes conditions économiques quittent le pays pour de bon. Beaucoup de jeunes chrétiens, en particulier ceux qui sont bien éduqués, fuient », regrette-t-il, citant l'estimation récente du Haut Comité des Nations unies pour les réfugiés selon laquelle 850 000 chrétiens irakiens ont quitté le pays depuis 2003.

À ses yeux, « il est également essentiel que les musulmans non seulement rejettent la violence contre les chrétiens mais également qu'ils promeuvent la concorde civile et la liberté religieuse dans leurs sociétés. La plupart d'entre eux sont bons et non violents. Ils ne sont pas d'accord avec les extrémistes, mais ils ont également peur d'agir publiquement. Or ils doivent le faire. J'invite nos amis musulmans du Moyen-Orient à participer à une action commune pour « une parole commune ».

Aider les musulmans à comprendre notre foi

Quant aux chrétiens du Moyen-Orient, le patriarche des Chaldéens les appelle à « tenir fermement à leurs terres ancestrales, à maintenir leur présence historique et à ne pas fuir vers l'Occident » pour « poursuivre leur témoignage, et, par leurs difficultés et leurs souffrances, à être un signe d'espérance et de paix pour leurs concitoyens ». « Nous, chrétiens, devons également trouver des réponses aux questions des musulmans comme nos pères l'ont fait au cours des périodes Omeyyades et abbassides », souligne-t-il également. « Nous devons trouver un langage théologique nouveau et plus compréhensible, en arabe, pour aider les musulmans à comprendre notre foi ».

En conclusion, Sa Béatitude Louis Sako « suggère que l'Église produise un nouveau document, adressé aux musulmans, clarifiant à la fois nos peurs et nos espoirs ». « Entre autres choses, ce document doit expliquer, dans un langage compatible avec l'islam, la magnifique doctrine de la liberté religieuse telle qu'elle est formulée dans la Déclaration sur la liberté religieuse du Concile Vatican II », avance le patriarche. « Une telle entreprise peut aider les musulmans à mieux comprendre notre foi, et pourquoi la liberté religieuse est vitale pour chaque personne et chaque société ».

« Il y a deux semaines, le pape François a rencontré dix responsables des Églises du Moyen-Orient. Il nous a dit l'Église catholique romaine "n'accepterait jamais" un Moyen-Orient sans chrétiens. Personne ne devrait accepter un tel résultat catastrophique. L'ensemble de la communauté internationale doit donc insister pour que les chrétiens restent au Moyen-Orient, non pas simplement comme des minorités mais comme citoyens jouissant d'une pleine égalité devant la loi, et donc en mesure de continuer à contribuer à la paix, la justice et la stabilité ».

Anne-Bénédicte HOFFNER  


Envoyé de mon Ipad 

Moniales de Maaloula: le Liban demande la médiation Qatar

Nouvelles diffusée par l'agence vaticane Fides

Rédaction

ROME, 9 décembre 2013 (Zenit.org) - La médiation du Qatar a été demandée par le Liban pour la libération des cinq religieuses orthodoxes du monastère Sainte-Thècle enlevées en Syrie, à Maaloula, la semaine dernière, rapporte l'agence vaticane Fides.

Certaines moniales de Maaloula sont Syriennes, et d'autres viennent du Liban.

Le général Abbas Ibrahim, chef des services de sécurité libanais, s'est rendu au Qatar, à la demande du président libanais, Michel Suleiman, le 7 décembre afin de tenter de trouver une solution à l'enlèvement des moniales.

La mission tient compte des liens existant entre l'Emirat et certaines factions armées en conflit avec l'armée régulière syrienne, précise Fides.

Le général Ibrahim aurait « contacté la chaîne de télévision Al-Jazeera afin de recueillir des informations concernant la source de la vidéo transmise par la chaîne vendredi 6 décembre, dans laquelle les moniales apparaissent, assises sur des divans dans une vaste salle alors que, sollicitées par une voix off masculine, elles prononcent des phrases rassurantes », ajoute Fides.

Elles y présentent leur enlèvement comme « une sorte d'opération humanitaire visant à les soustraire aux dangers après que la ville de Maaloula a été à nouveau occupée par les milices rebelles ».

Fides déplore des « opérations opaques de manipulation de l'information mises en place par les différentes parties impliquées dans le conflit syrien ».

L'agence vaticane rappelle qu'une revendication de la faction rebelle « Qalamun Libre » est parvenue le 6 décembre. Son porte-parole, Mohannad Abu al-Fidaa, a déclaré que les moniales ne seront remises en liberté qu'en échange de la libération de 1.000 femmes détenues dans les prisons syriennes.

Espérer la paix au Proche-Orient: le Christ peut "renverser la situation"!


Homélie du pape François (texte intégral)

Pape François

ROME, 9 décembre 2013 (Zenit.org) - Le pape François dit son espérance dans la paix au Proche-Orient: le "Christ peut renverser la situation"! Il prie spécialement pour l'Egypte, à l'occasion de la venue à Rome du patriarche copte catholique Ibrahim Isaac Sidrak qui, après son élection, a demandé et reçu la « communion ecclésiastique » du pape Benoît XVI, le 18 janvier 2013.

Le patriarche a participé à la messe célébrée par le pape François ce lundi matin 9 décembre, à 7h, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, a aussi concélébré.

Le pape a spécialement prié pour que "reprennent rapidement les négociations de paix, souvent paralysées par des intérêts obscurs qui s'y opposent" et pour que la liberté religieuse soit accordée à tous: que "les chrétiens obtiennent aussi le droit de vivre sereinement là où ils sont nés, dans la patrie qu'ils aiment et dont ils sont citoyens depuis deux mille ans, afin qu'ils puissent contribuer comme ils l'ont toujours fait au bien de tous".

A.B.

Homélie du pape François

Béatitude, Éminence,

Vénérés frères dans l'épiscopat et le sacerdoce,

Chers frères et sœurs,

C'est la première fois que j'ai la joie, comme évêque de Rome, d'accueillir un nouveau patriarche venu accomplir un geste important de communion avec le Successeur de Pierre. En acceptant l'élection canonique, Votre Béatitude a aussitôt demandé la « communion ecclésiastique » avec « l'Église qui préside à la charité universelle ». Mon vénéré prédécesseur l'a volontiers accordée, en mémoire du lien avec le Successeur de Pierre que l'Église d'Alexandrie des coptes catholiques a toujours maintenu tout au long de son histoire. Vous êtes l'expression de la prédication de saint Marc l'évangéliste : et c'est précisément cet héritage qu'il vous a laissé en bon interprète de l'apôtre Pierre.

Dans la première Lecture, le prophète Isaïe (cf. 35,1-10) a réveillé en nos cœurs l'attente du retour glorieux du Seigneur. Nous entendons cet encouragement donné « aux cœurs défaillants », à ceux qui, sur cette terre bienaimée d'Égypte, font l'expérience de l'insécurité et de la violence, parfois en raison de leur foi chrétienne. « Courage, ne craignez pas ! » : voilà les paroles consolatrices qui trouvent leur confirmation dans la solidarité fraternelle. Je rends grâce à Dieu pour cette rencontre qui me permet de fortifier votre espérance et la nôtre, parce que c'est la même espérance : « … la terre brûlée… et le pays de la soif – en effet – se changeront en eaux jaillissantes » et s'ouvrira enfin « la voie sacrée », la voie de la joie et du bonheur, « et la douleur et les plaintes cesseront ». Voilà notre espérance, l'espérance commune de nos deux Églises.

L'Évangile (cf. Lc 5,17-26) nous présente le Christ vainqueur des paralysies de l'humanité. Il décrit la puissance de la miséricorde divine qui pardonne et délie tout péché lorsqu'elle rencontre une foi authentique. Les paralysies des consciences sont contagieuses. Avec la complicité des pauvretés de l'histoire et de notre péché, elles peuvent se répandre et entrer dans les structures sociales et dans les communautés, au point de bloquer des peuples entiers. Mais le commandement du Christ peut renverser la situation : « Lève-toi et marche ! »

Prions avec confiance pour que, en Terre sainte et dans tout le Moyen-Orient, la paix puisse toujours se relever des coups d'arrêt récurrents et parfois dramatiques qui lui sont portés. Que se taisent pour toujours les inimitiés et les divisions. Que reprennent rapidement les négociations de paix, souvent paralysées par des intérêts obscurs qui s'y opposent. Que de réelles garanties de liberté religieuse soient enfin accordées à tous, et que les chrétiens obtiennent aussi le droit de vivre sereinement là où ils sont nés, dans la patrie qu'ils aiment et dont ils sont citoyens depuis deux mille ans, afin qu'ils puissent contribuer comme ils l'ont toujours fait au bien de tous. Que le Seigneur Jésus, qui a connu la fuite avec la Sainte famille, et qui a été hébergé sur votre généreuse terre, veille sur les Égyptiens qui cherchent dignité et sécurité sur les routes du monde.

Continuons notre marche, en cherchant le Seigneur, en cherchant de nouvelles routes, de nouvelles voies pour nous approcher de lui. Et, s'il s'avérait nécessaire de faire un trou dans le toit pour que tous puissent s'approcher du Seigneur, que la charité créative de notre imagination nous y aide : il s'agit de trouver et construire des routes pour la rencontre, des routes de fraternité, des routes de paix.

Quant à nous, nous désirons « glorifier Dieu », en remplaçant nos craintes par notre étonnement : aujourd'hui encore, nous pouvons voir des « prodiges ». Le prodige de l'Incarnation du Verbe et, donc, de l'absolu de Dieu qui se fait proche de l'humanité : c'est là que se situe le mystère de l'Avent. Que votre père Athanase le Grand, si proche de la Chaire de Pierre dans la basilique du Vatican, intercède pour nous, avec saint Marc et saint Pierre, et surtout avec la Mère de Dieu, l'Immaculée et la Toute-Sainte. Qu'ils nous obtiennent du Seigneur la joie de l'Évangile, donnée en abondance aux disciples et aux témoins. Ainsi soit-il.

Traduction d'Hélène Ginabat

Et les chrétiens du Liban ? - Nagib AOUN - L'Orient-Le Jour-9/12/2013

Et les chrétiens du Liban ?

Que l'islam soit en crise, qu'il traverse aujourd'hui la période la plus sombre de son existence, plus personne ne songerait à le nier. La situation est d'autant plus dangereuse qu'elle englobe inévitablement les États de la région et se traduit par des conflits aigus entre régimes d'obédiences communautaires opposées. Avec, en toile de fond, une hydre jihadiste tentaculaire qui menace autant les sunnites que les chiites.

La tragédie syrienne a constitué, en quelque sorte, une boîte de Pandore révélatrice : de ses tréfonds ont surgi tous les malentendus, toutes les haines accumulées au fil des siècles, une explosion dont les éclats ne pouvaient qu'atteindre le Liban à l'équilibre confessionnel fragile.

C'est là précisément notre propos : l'implication du Hezbollah chiite dans la guerre syrienne aux côtés des forces du régime et l'appui fourni par les courants sunnites à la rébellion ont révélé la profondeur des divergences qui meurtrissent l'islam libanais et l'importance des allégeances à l'Iran et à l'Arabie saoudite qui en découlent.

Une fracture qui met à mal le projet de société issu du pacte national qui a forgé l'indépendance du Liban et dont les chrétiens ont été les initiateurs, les grands défenseurs. Non au chant des sirènes occidentales, non au chant des sirènes arabes, tous unis dans une même entité, le Liban : voilà la formule sur laquelle s'étaient entendus chrétiens et musulmans en 1943 et qui était supposée préserver le pays du Cèdre des influences et pressions externes. Où en sommes-nous 70 ans plus tard ? Une société pulvérisée, des communautés qui s'épient en chiens de faïence et une implication suicidaire dans la guerre syrienne où chiites et sunnites enterrent les derniers rêves d'un islam tolérant et ouvert sur le monde.

Il y a quelques décennies, le maronitisme politique était accusé de tous les maux, soupçonné de nourrir de noirs desseins. Les années se sont écoulées, les crises ont succédé aux crises et qu'ont offert, entre-temps, le sunnisme et le chiisme politiques? Des divisions supplémentaires, une exacerbation du communautarisme, l'assujettissement à des agendas étrangers et la neutralisation de l'État par un parti qui s'est arrogé le droit de décider de la guerre ou de la paix et qui s'est fourvoyé dans la guerre civile syrienne. Conséquence naturelle : les jihadistes prennent tout le monde en otages, sunnites et chiites réunis, et, dans la foulée, se déchaînent contre les chrétiens, spectateurs et victimes d'un conflit et de haines qui les dépassent.

Le naufrage est tel qu'au sein même des communautés musulmanes des voix commencent à s'élever pour insister sur le rôle fondamental des chrétiens du Liban, garants d'une formule fondatrice seule susceptible de protéger le pays de la barbarie qui le talonne.

Pas de Liban possible sans les chrétiens, entend-on ainsi dire dans des milieux autant sunnites que chiites effrayés par l'ampleur du désastre. Mais les chrétiens, eux, englués dans leurs propres divisions, sont-ils encore à même d'en tirer les conclusions à quelques mois de l'échéance présidentielle ?



Envoyé de mon Ipad 

lundi 9 décembre 2013

L’enlèvement des religieuses de Maaloula revendiqué par « les Brigades du Qalamoun libre » | La-Croix.com

Des religieuses de Maaloula prises en otage par les rebelles syriens

Le Liban tente de trouver auprès du Qatar un appui pour la libération des religieuses orthodoxes du monastère Mar Takla de Maaloula, près de Damas, enlevées lundi 2 décembre par des rebelles islamistes. C'est dans ce cadre que le général Abbas Ibrahim, chef des services de sécurité libanais, s'est rendu à Doha, samedi 7 décembre, à la demande du président libanais Michel Sleiman, rapporte l'agence Fides.

La mission du général Ibrahim tient compte des liens existant entre l'Émirat du Golfe Persique et certaines factions armées en conflit avec l'armée régulière syrienne. Le général aurait également contacté la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira afin de recueillir des informations sur la source de la vidéo transmise à la chaîne par les ravisseurs et diffusée vendredi 6 décembre. Le document montre les religieuses assises sur des divans dans une vaste salle. Sollicitées par une voix masculine hors-champ, elles prononcent des phrases rassurantes sur leurs conditions de détention et sur leur enlèvement, présenté comme une mise à l'abri des combats.

Le kidnapping a été revendiqué par une faction jusqu'ici inconnue, « les Brigades du Qalamoun libre ». Le porte-parole du groupe, Mohannad Abu al-Fidaa, a déclaré que les moniales ne seront remises en liberté qu'en échange de la libération de 1 000 femmes détenues dans les prisons syriennes.

Avec Apic et Fides


Envoyé de mon Ipad