Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

dimanche 16 février 2014

Ce qu’il reste des chrétiens d’Orient ◊ La Revue Item ◊ La tradition sans peur

publié dans regards sur le monde le 15 février 2014

Ce qu'il reste des chrétiens d'Orient

Sur le site « Chiesa », on lit cette intéressante présentation sur les Chrétiens d'Orient:

Dans les pays arabes ils sont de moins en moins nombreux et ils sont poussés à l'exode par une hostilité croissante. Une présentation mise à jour indique combien ils sont et qui ils sont, trois mois avant le voyage que le pape va effectuer en Terre Sainte

par Sandro Magister



ROME, le 11 février 2014 – Les préparatifs du voyage du pape François en Terre Sainte, programmé pour la période du 24 au 26 mai, battent leur plein dans la discrétion.

Lorsque, il y a un demi-siècle de cela, Paul VI se rendit à Jérusalem – il fut le premier pape de l'histoire à le faire –  les lieux saints de la ville se trouvaient presque tous sur le territoire du royaume de Jordanie. Il en était de même pour une grande partie de la Judée et de la vallée du Jourdain. Les chrétiens étaient nombreux et, dans certaines localités, comme à Bethléem, ils étaient en nette majorité. Dans l'esprit de beaucoup de catholiques d'Occident – tels que Giorgio La Pira, qui fut maire de Florence et dont le processus de béatification est actuellement en cours – il y avait l'utopie brillante d'une paix messianique proche qui rendrait frères les chrétiens, les juifs et les arabes.

Sur cette toile de fond et dans ce climat, le voyage de Paul VI fut un événement à résonance grandiose. Dans la vieille ville de Jérusalem, la foule arabe saisit le pape dans une étreinte physique bouleversante, allant parfois jusqu'à le soulever de terre. De même, à son retour à Rome, une foule immense fit place au pape qui regagnait le Vatican.

Aujourd'hui ce climat n'existe plus. La géopolitique du Moyen-Orient a été complètement modifiée. Il n'y a pas de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Le Liban a été déchiré par une guerre civile. La Syrie est en train de s'effondrer. L'Irak est dévasté. L'Égypte explose. Des millions de réfugiés se sauvent d'une région à l'autre.

Et ceux qui sont les plus serrés dans cet étau, ce sont les chrétiens. L'exode qui les éloigne des pays du Moyen-Orient est incessant et il n'est pas compensé par l'immigration précaire, vers les pays riches du Golfe, d'une main d'œuvre en provenance d'Asie.

Voici ce qu'a déclaré à ce sujet Pietro Parolin, le secrétaire d'état du Vatican, lors de l'interview – la première de grande ampleur depuis sa nomination – qu'il a accordée à la revue « Avvenire » qui l'a publiée le 9 février :

« La situation des chrétiens au Moyen-Orient est l'une des grandes préoccupations du Saint-Siège, qui ne cesse de sensibiliser à cette question ceux qui exercent des responsabilités politiques, parce qu'il en va de la coexistence pacifique dans cette région et dans le monde entier ».

Et il a ajouté, faisant référence à la présence au Moyen-Orient de chrétiens de diverses confessions et, implicitement, à la rencontre du pape François et du patriarche œcuménique de Constantinople, qui aura lieu à Jérusalem un demi-siècle après le baiser de paix échangé par Paul VI et Athénagoras :

« C'est également un contexte particulièrement significatif au niveau de l'œcuménisme, étant donné que les chrétiens peuvent chercher et trouver des voies communes pour aider leurs frères dans la foi qui souffrent dans différentes parties du monde ».

Mais combien y a-t-il de chrétiens qui vivent en Terre Sainte et dans les régions voisines et qui sont-ils ?

Dans l'ensemble, il y en a actuellement entre 10 et 13 millions, selon différentes estimations, sur une population totale de 550 millions d'habitants. C'est-à-dire environ 2 %.

On en trouvera ci-dessous une présentation mise à jour, qui a été publiée dans le n° 22 de 2013 de la revue « Il Regno » des dehoniens de Bologne, sous la signature d'un expert en la matière.

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DES ÉGLISES ANCIENNES ET FRAGILES

par Giorgio Bernardelli

Combien y a-t-il de chrétiens au Moyen-Orient ? À combien d'Églises appartiennent-ils et quelles sont-elles ? Pour nous orienter, il y a un point de référence : les patriarcats du christianisme des premiers siècles, qui assignaient un rôle de premier plan non seulement à Rome et à Constantinople mais également à Antioche, à Alexandrie et à Jérusalem.

LES COPTES

Si l'on prend en considération les chiffres actuels, on ne peut partir que des chrétiens d'Égypte, héritiers du patriarcat d'Alexandrie. Et particulièrement de l'Église copte orthodoxe, dirigée par le pape Tawadros II, à laquelle se rattachent plus de 90 % des chrétiens d'Égypte.

On l'appelle « copte orthodoxe », mais il faut préciser tout de suite qu'elle n'a rien à voir avec l'orthodoxie issue du schisme entre Rome et Constantinople. La genèse d'une Église autonome égyptienne résulte en effet du refus du patriarche d'Alexandrie de participer au concile de Chalcédoine de 451, à l'époque des querelles théologiques à propos de la nature de Jésus.

Les coptes constituent actuellement la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient. Mais combien sont-ils ? Lors des deux derniers recensements, réalisés en 1996 et en 2006, la question portant sur la religion d'appartenance en Égypte avait été omise dans les questionnaires, afin de respecter une indication en ce sens provenant des Nations-Unies. Mais ce fait a alimenté deux comptabilités parallèles.

D'une part il y a celle de l'Église copte orthodoxe qui, s'appuyant sur ses registres, affirme que les chrétiens représentent 10 % de la population du pays, autrement dit de 8 à 9 millions d'individus.

D'autre part il y a les statistiques officielles, selon lesquelles ils sont beaucoup mois nombreux : en 2012 l'Agence gouvernementale indiquait qu'il n'y avait pas plus de 5 130 000 chrétiens. Et une source indépendante telle que le Pew Research Center américain va même jusqu'à estimer qu'il n'y a que 4 290 000 chrétiens en Égypte, soit 5,3 % de la population. Cependant il n'est pas dit que ces chiffres des statistiques officielles soient en eux-mêmes plus exacts : il faut tenir compte du fait que l'Égypte, ce n'est pas seulement Le Caire et que – surtout dans les régions les plus périphériques – les chiffres relatifs à la population totale sont eux-mêmes très douteux.

Il faut ajouter que les chiffres concernant les chrétiens égyptiens comprennent également l'Église copte catholique, de rite copte mais en communion avec Rome, dirigée par le patriarche Ibrahim Isaac Sidrak, qui compte environ 160 000 fidèles. Et puis il y a les chrétiens égyptiens de confession évangélique, dont le nombre est estimé à environ 250 000 personnes.

S'il y a d'aussi grandes incertitudes en ce qui concerne les coptes présents en Égypte, le problème ne peut pas être différent pour ce qui est des estimations relatives aux chrétiens égyptiens qui ont quitté le pays au cours de ces dernières années.

Ce qu'il y a de certain, c'est que la communauté la plus nombreuse de la diaspora est celle des États-Unis, pour laquelle circule le chiffre de 900 000 personnes. On trouve également des communautés très importantes au Canada (environ 200 000 personnes) et en Australie (75 000). En revanche, il y a deux ans encore, les populations de coptes dans les pays d'Europe étaient plus faibles.

Tous ces chiffres, cependant, sont donnés en tenant compte de ceux qui ont quitté le pays au cours des deux dernières années. Sur ce point le Washington Institute for Near East Policy a publié une estimation qui évalue à 100 000 le nombre de chrétiens qui ont fui l'Égypte après la chute de Moubarak. Cependant ce chiffre est contesté par l'Église copte orthodoxe : elle parle de quelques dizaines de milliers de personnes mais elle a également intérêt à limiter le phénomène.

LES GRÉCO-ORTHODOXES

Ils sont les héritiers du patriarcat de Jérusalem qui, dans l'antiquité, est toujours resté dans l'orbite de Constantinople. Mais ils sont aussi l'un des divers rejetons issus de la chaire d'Antioche, le patriarcat dont l'histoire est la plus tourmentée.

C'est également pour cette raison que les gréco-orthodoxes du Moyen-Orient sont encore aujourd'hui placés sous la juridiction de deux patriarcats distincts l'un de l'autre : celui de Jérusalem – dirigé à l'heure actuelle par le patriarche Théophile III – qui compte quelque 500 000 fidèles et constitue la communauté chrétienne la plus nombreuse en Israël, en Palestine et en Jordanie ; et le patriarcat gréco-orthodoxe d'Antioche, dont le siège se trouve à Damas et qui est dirigé depuis quelques mois par le patriarche Youhanna X Yazigi, frère de l'un des deux évêques qui ont été enlevés à Alep.

On estime qu'environ 2 millions de fidèles se rattachent à ce second patriarcat, mais en y incluant, en plus de celles de Syrie, les communautés orthodoxes du Liban, de Turquie et d'Irak et surtout les émigrés de la diaspora, qui sont présents en nombres très significatifs aux États-Unis, en Amérique Latine, en Australie et en Europe occidentale.

Cette diaspora avait déjà commencé à se constituer bien avant la tragédie que vit actuellement la Syrie, mais la guerre accentue certainement le phénomène. Si au printemps 2011 on estimait qu'il y avait en Syrie plus de 500 000 gréco-orthodoxes, aujourd'hui on ne peut qu'associer à ce chiffre des points d'interrogation nombreux et angoissés. Une donnée éloquente a été fournie par le patriarche melkite Grégoire III Laham : d'après lui, sur un million et demi de chrétiens syriens, il y en a au moins 450 000 qui ont dû abandonner leur maison à cause de la guerre.

LES MELKITES

Nous venons de les citer en même temps que les gréco-orthodoxes du patriarcat d'Antioche et ce n'est pas un hasard. Les melkites sont en effet issus d'une scission interne qui s'est produite précisément au sein de cette communauté lorsque, en 1724, le patriarche de Constantinople n'a pas reconnu l'élection au siège gréco-orthodoxe d'Antioche de Cyrille VI, jugé trop proche de l'Occident. Cinq ans plus tard, ce dernier revint à la pleine communion avec Rome, tout en conservant le rite byzantin.

Comme les coptes catholiques, par conséquent, les melkites sont une Église catholique de rite oriental. Selon les statistiques de l'Annuaire pontifical, ils comptent aujourd'hui environ 1,6 million de fidèles. Cependant, sur ce nombre, 750 000 seulement vivent encore au Moyen-Orient, soit moins de la moitié ; et il est impressionnant de constater qu'il y en a un nombre pratiquement équivalent qui réside actuellement en Amérique Latine.

Au Moyen-Orient les melkites sont présents dans plusieurs pays : ils étaient environ 235 000 en Syrie (mais, pour ce qui est du chiffre actuel, on peut dire la même chose que pour les gréco-orthodoxes syriens), au Liban près de 400 000, des communautés plus petites étant présentes en Israël, en Palestine, en Jordanie. Le siège du patriarcat melkite se trouve également à Damas.

LES SYRIAQUES

Cependant le christianisme rattaché au patriarcat d'Antioche n'est pas constitué uniquement de celui qui pratique le rite byzantin. Dans ce cas aussi, en effet, un premier schisme avait déjà eu lieu à l'époque du concile de Chalcédoine et les héritiers de cette communauté constituent encore aujourd'hui l'Église syriaque-orthodoxe. Cette Église a eu, au cours du premier millénaire, une très grande tradition missionnaire, comme le prouve encore à l'heure actuelle le fait qu'il y a plus de 5 millions de syriaques-orthodoxes qui vivent en Inde, contre un million d'entre eux qui résident au Moyen-Orient ou dans les pays où est présent le reste de la diaspora.

Une autre caractéristique significative de cette Église est le fait qu'elle a conservé en tant que langue liturgique l'araméen, la langue que parlait Jésus. Depuis 1980, l'Église syriaque est dirigée par le patriarche Mar Zakka Ier. Celui-ci a le siège de son patriarcat à Saydnaya, près de Damas, mais il réside à Beyrouth.

Il existe également une Église syriaque-catholique dont l'histoire est parallèle à celle de l'Église melkite, même si la communion de ses membres avec Rome remonte à un siècle plus tôt. Les syriaques-catholiques du Moyen-Orient sont actuellement 140 000 et ils vivent principalement en Syrie et en Irak, sous la direction du patriarche Ignace III Younan.

LES MARONITES

C'est toujours dans le cadre de la tradition syriaque qu'il faut également placer les maronites, celle des Églises catholiques de rite oriental qui compte le plus grand nombre de fidèles.

Les maronites constituent le groupe chrétien majoritaire au Liban. Ils sont les héritiers de communautés de rite syriaque qui, en 451, adhérèrent au concile de Chalcédoine. Au Liban, d'après les données de l'Annuaire pontifical, ils sont un peu moins de 1,6 million, dans un pays qui compte 4 millions d'habitants. Ce qui fait que le pays du Cèdre est celui où le pourcentage de chrétiens est le plus élevé, avec environ 36 %.

Dans ce cas aussi, cependant, il faut rappeler que, en particulier pendant les années où sévissait la guerre civile, l'émigration a été très forte. Aujourd'hui, la moitié à peu près des 3,5 millions de maronites vit loin du Moyen-Orient, le groupe d'émigrés le plus important, avec plus de 1,3 million de personnes, se trouvant en Amérique Latine.

L'Église maronite est dirigée par le patriarche Bechara Rai, qui est aujourd'hui l'unique patriarche à être également cardinal. Le patriarche copte catholique Antonio Naguib l'était aussi, mais il a dû renoncer au siège d'Alexandrie en raison de graves problèmes de santé.

LES CHALDÉENS

Un autre rejeton du christianisme syriaque est l'Église assyrienne, qui compte aujourd'hui 400 000 fidèles, répartis entre l'Irak et la diaspora. Son siège se trouve à Chicago, où vit également son patriarche Mar Dinkha IV. C'est d'elle que tirent leur origine les chaldéens, qui constituent le groupe majoritaire parmi les chrétiens irakiens.

L'Église chaldéenne est, elle aussi, une Église catholique de rite oriental et elle est en communion avec Rome depuis 1553. Et elle est la communauté qui ressent dans sa chair tout le drame de l'après-Saddam Hussein. Avant la guerre, les chaldéens qui vivaient en Irak étaient au moins un million ; aujourd'hui il n'en reste plus guère que 300-400 000, qui sont concentrés principalement dans la région du Kurdistan irakien. Un exode effrayant, qui risque de reprendre depuis que, ces derniers mois – en raison, entre autres, du lien existant entre les attaques sectaires qui ont lieu à Bagdad et la guerre en Syrie – le nombre d'attentats a recommencé à progresser dans le pays.

La situation actuelle a récemment conduit le patriarche chaldéen Raphaël Sako à s'élever avec véhémence contre la fuite des chrétiens. Il en est arrivé à accuser certains pays occidentaux de la fomenter par le biais de la délivrance de visas d'entrée aux Irakiens.

LES ARMÉNIENS

La présence des chrétiens de tradition arménienne est également significative, au point de vue historique, pour le Moyen-Orient. Dans ce cas encore, il s'agit d'une Église orientale ancienne, qui n'a pas donné son adhésion au concile de Chalcédoine de 451.

En dépit du fait que son centre spirituel se trouve à Etchmiadzine – dans l'actuelle Arménie – l'Église apostolique arménienne dispose au Moyen-Orient de deux sièges importants : l'un est le Catholicosat de Cilicie, ayant juridiction sur le Liban et la Syrie, qui est dirigé par le catholicos Aram Ier, et l'autre est le patriarcat arménien de Jérusalem, dont la chaire est actuellement occupée par le patriarche Nourhan Manougian.

La communauté dont les effectifs sont les plus importants se trouve au Liban, où l'on compte environ 150 000 arméniens. Par ailleurs il y en avait 100 000 en Syrie, concentrés surtout dans la région d'Alep et de Deir ez-Zor, destination finale des longues marches forcées lors de la persécution organisée par les Jeunes Turcs. Les arméniens constituent également la grande majorité des chrétiens iraniens (80-100 000).

Dans ce cas aussi, il existe également une Église de rite arménien en communion avec Rome : c'est celle qui est dirigée par le patriarche arménien de Cilicie Nersès Bédros XIX, ayant son siège à Beyrouth. Cette communauté compte dans le monde quelque 540 000 fidèles, mais, actuellement, moins de 60 000 d'entre eux vivent au Moyen-Orient.

LES LATINS

Dans ce contexte tellement complexe, comment se situe l'Église de rite latin, dont le cœur est constitué par le patriarcat de Jérusalem, dirigé par Fouad Twal ? Sa juridiction s'étend sur ces communautés, présentes en Israël, en Palestine et en Jordanie, qui se sont développées au long des siècles à partir de la présence au Moyen-Orient des ordres religieux de l'Église latine, au premier rang desquels les franciscains, mais pas seulement.

Il s'agit d'une petite communauté : après prise en compte du phénomène nouveau que constitue l'immigration, la communauté latine compte actuellement, dans toute la région, environ 235 000 fidèles, c'est-à-dire à peine 7 % des chrétiens qui sont en communion avec Rome.

C'est le groupe qui, avec les gréco-orthodoxes et les melkites, a le plus souffert en raison de l'exode hors de la Terre Sainte. Aujourd'hui, il reste à peine 27 500 latins en Israël, 18 000 en Palestine, et 50 000 en Jordanie.

Au niveau général, en Palestine, le nombre de chrétiens s'est réduit de moitié à partir de l'an 2000, passant de 2 % à 1 % de la population. Le chiffre concernant Israël est plus complexe : dans ce pays, le bureau central des statistiques parle de 158 000 chrétiens, qui représentent de manière stable environ 2 % de la population, mais il s'agit d'un chiffre aux deux visages. En effet, alors qu'en Galilée la communauté chrétienne augmente selon la dynamique normale d'une population jeune, à Jérusalem il reste à peine 6 000 chrétiens, dans une ville qui compte désormais 780 000 habitants. Alors qu'en 1967, date à laquelle Israël a pris le contrôle de la totalité de Jérusalem, ils étaient plus du double tandis que les habitants de la ville étaient à peine 260 000.

Mais une présentation des chrétiens latins restera incomplète si l'on ne tient pas compte de la question des chrétiens qui, au cours de ces dernières années, ont immigré vers le Moyen-Orient par centaines de milliers, en suivant les nouveaux chemins du marché mondial du travail.

Il s'agit de Philippins, d'Indiens, de Thaïlandais, mais également de Roumains ou de Nigérians. En Israël, seuls les Philippins sont plus de 50 000, c'est-à-dire pratiquement deux fois plus que les arabes chrétiens qui fréquentent les paroisses de rite latin.

Et ce phénomène devient encore plus visible si l'on porte le regard sur la Péninsule Arabique, région où, il y a quelques années encore, on ne trouvait pratiquement pas de chrétiens.

En raison de l'immigration, il y a actuellement 1,2 million de chrétiens en Arabie Saoudite (4,4 % de la population), 950 000 dans les Émirats Arabes Unis (12,6 %), 240 000 au Koweït (8,8 %), 168 000 au Qatar (9,6 %) 120 000 à Oman (4,3 %), et 88 000 à Bahreïn (7 %).

Toutefois il s'agit là d'une population chrétienne structurellement étrangère, dont la présence a un caractère provisoire et qui, dans les pays du Golfe, est soumise à de lourdes restrictions en ce qui concerne sa vie religieuse.

Enfin il faut également ajouter que – bien qu'ils soient placés canoniquement sous la juridiction des évêques latins des deux vicariats d'Arabie – il y a parmi les chrétiens de ces pays de très nombreux Indiens, qui appartiennent aux Églises catholiques syro-malabare et syro-malankare.

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Envoyé de mon Ipad 

mercredi 12 février 2014

Prière du card. Sandri à saint Maron


"La paix pour tout le Moyen-Orient"

Anne Kurian

ROME, 12 février 2014 (Zenit.org) - Pour la fête de saint Maron – 9 février – saint Patron de l'Église maronite et du Liban, le cardinal Leonardo Sandri encourage à « demander la paix pour tout le Moyen-Orient ».

Le cardinal, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, a en effet participé à la célébration liturgique de la fête de saint Maron, célébrée lundi 10 février 2014 au Collège pontifical maronite de Rome.  

Le cardinal a présenté à saint Maron deux intentions de prière, à commencer par « la paix pour tout le Moyen-Orient ».

Il a souligné entre autres les « immenses angoisses de la Syrie » qui a été la patrie de saint Maron : « Que par sa puissante intercession, il accompagne lui-même les victimes jusqu'au cœur de Dieu et fortifie les 'mains affaiblies' par les souffrances interminables de tant d'innocents, en particulier des plus faibles et sans défense ».

La deuxième intention, inspirée de l'exhortation apostolique "Evangelii gaudium", concerne la liberté religieuse au Liban : le cardinal a souhaité que « la dimension publique de la foi chrétienne et la responsabilité des chrétiens » dans la construction du bien commun soient « éclairées par l'enseignement des pasteurs ».

« Demandons la joie de l'Évangile », a-t-il poursuivi, encourageant « tous les jeunes Orientaux, qui regardent parfois l'avenir avec préoccupation », à demander au saint libanais de « confirmer la joie de l'Évangile dans le cœur de tous les prêtres, afin qu'ils la communiquent avec enthousiasme aux fidèles laïcs ».

Le cardinal a évoqué le pèlerinage récent durant lequel il a visité les grands sanctuaires de Harissa, Zahlé et Magdouché, où il a confié à la Vierge une supplique pour la paix au Liban et dans tout le Moyen-Orient.

Il a exprimé par ailleurs la « profonde gratitude » du dicastère pour la visite du pape Benoît XVI au Liban, en septembre 2012, et pour le don de l'exhortation apostolique « Ecclesia in Medio Oriente ». Il a aussi rendu grâce pour l'élection du « pape François, qui a fait le cadeau d'une autre exhortation apostolique, 'Evangelii gaudium' ».

Raï : Un gouvernement pour deux mois ne mérite pas tellement de manœuvres - L'Orient-Le Jour

12/2/2014-Raï : Un gouvernement pour deux mois ne mérite pas tellement de manœuvres

Le patriarche maronite Béchara Raï a quitté Beyrouth hier pour le Vatican, dans le cadre d'une visite de deux semaines au cours de laquelle il rencontrera le pape et participera à la célébration qui se tiendra le 15 février pour la fête de saint Maron. À partir de l'AIB, Mgr Raï a appelé à la formation d'un gouvernement « qui ne plongerait pas le Liban davantage dans la crise dans les plus brefs délais » afin de préparer les prochaines échéances électorales, particulièrement la présidentielle.

« Je répète depuis 10 mois que je soutiens la formation d'un gouvernement le plus tôt possible parce que le temps presse. Il faut que le prochain gouvernement ne crée pas une nouvelle crise. Ce serait porter atteinte à la dignité du président et du Premier ministre désigné que le gouvernement n'obtienne pas la confiance du Parlement », a déclaré Mgr Raï avant son départ, à l'AIB, où l'avaient accompagné le ministre sortant de la Justice Chakib Cortbaoui représentant le président Michel Sleiman, les évêques Boulos Matar et Boulos Sayyah, l'ancien ministre Wadih el-Khazen et une délégation du Conseil général maronite.


Mgr Raï a assuré que la charte de Bkerké a été expédiée au pape François par le biais de l'ambassade du Vatican et qu'elle sera au cœur des discussions avec le chef de l'Église. Il a en outre assuré qu'il n'aimerait pas intervenir et se prononcer sur le principe de rotation imposé par le Premier ministre désigné Tammam Salam, mais que « ce gouvernement ne durera qu'un ou deux mois et qu'il ne mérite pas tellement de remous et de manœuvres ». « La charte de Bkerké, qui a été publiée après des mois de longues concertations, s'accorde avec le communiqué du Courant patriotique libre sur de nombreux points », a-t-il ajouté, en commentant la visite du général Michel Aoun à Bkerké. « À travers ce document, nous avons voulu élaborer un plan de travail pour le prochain président dont le mandat se terminera en 2020, année où l'on célébrera le centenaire de la naissance du Grand-Liban », a poursuivi le prélat maronite qui a en outre salué « les exploits de l'armée et ses sacrifices ».


Il s'est enfin prononcé sur le rapt des religieuses de Maaloula, révélant que « leur libération était proche, mais que les choses se sont compliquées au dernier moment ». « Il n'est pas convenable en tout cas de demander la libération de religieuses qui vivaient dans un monastère en échange de prisonniers et de détenus. Cela est une atteinte à la dignité humaine et à celle des religieuses », a-t-il déclaré.

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Envoyé de mon Ipad 

Les conditions lunaires des ravisseurs pour libérer les deux Evêques et les religieuses de Maaloula


Le Veilleur de Ninive

Le Veilleur de Ninive



Posted: 11 Feb 2014 02:21 AM PST

Nous apprenons que les ravisseurs des deux évêques et des onze religieuses de Maaloula exigent du gouvernement syrien une rançon, que seule la foie de ravisseurs pousse à exiger.
 
Le seul point positif de cette révendication est qu'elle permettrait de penser que les otages sont encore en vie, mais il n'est pas certain.

Le Front al-Nosra, à l'origine vraissemblabement des enlèvements, exigerait :

I -  Pour la libération de Mgr. Ibrahim et Mgr. El-Yazgi :
1° - 100 millions de dollars.
2° - la libération de 800 prisonniers de leur mouvement.
3° - la libération d'Officiers turcs, français et qataris arrêtés e Syrie.
4° - la fourniture d'une aide aux assiégés de la ville de Homs.
5° - la cessation des opérations militaires à Alep.

 
II - Pour libérer les religieuses de Maaloula leurs exigences portent sur :
1° - la libération de tous les  islamistes de la prison de Roumieh au Liban.
2° - la libération de près de 500 miliciens du Front al-Nosra par le gouvernement syrien.
3° - la libération de toues les femmes rebelles des prisons syriennes.
4° - une rançon de 75 millions de dollars.
5°- la levée du siège de Homs.

6° - la cessation des opérations militaires dans la région de Yabroud.
7°- le départ des religieuses pour le Liban avec non-retour à Maaloula afin de "purifier la
Syrie des Croisés".


Voilà que les masques tombent. Les religieuses que les rebelles avaient prétendu avoir mis à l'abri des dangers, ne sont finalement que des otages. Quelqu'un a-t-il encore un doute ?

lundi 10 février 2014

Conference de Mgr Maroun Nasser Gemayel évêque maronite de France


محاضرة المطران الجميل عن الموارنة

المطران الجميل يحض الموارنة على استخلاص عِبَر التحالف القديم بين الفاتيكان وفرنسا لإنتاجلغة جديدة دفاعاً عن القضايا الكبرى

 

لفت راعي أبرشية الموارنة في فرنسا، والزائر الرسولي على أوروبا، المطران مارون ناصر الجميل،في محاضرة له بعنوان : "الموارنة بين الحال الراهنة والرجاء"، إلى ضرورة إنتاج لغة جديدة بعيدة عن العقد والزبائنية التي طبعت عقلية التعاطي سابقاً مع الغرب والشرق، واستخلاص عبر التجربة التاريخية مع كل من الفاتيكان وفرنسا لكي يبقى للموارنة خصوصاً ولمسيحيي المشرق عموماً هويتهم الخاصة بهم ودورهم في رفع لواء القضايا الكبرى.

وبعد القداس الالهي، استهل خادم رعية كنيسة سيدة لبنان في باريس الأب فادي المير، المحاضرةالتي نُظٍمت بمناسبة ثلاثية عيد مار مارون، بكلمة ترحيب ، ثم استعرض المطران الجميل بالتحليل المقرون بالأمثلة والأدلة المحطات الرئيسة لنشوء المارونية وانتشارها والتحديات التي واجهتها في مختلف الحقبات. وشددا على أن الفاتيكان وفرنسا كانا حليفين تاريخيين للموارنة حيث ساهما،من جهة في إشراك الكنيسة المارونية في المشروع الثقافي والديني الروماني، ومن جهة أخرى في المشروع السياسي الاقتصادي الفرنسي. ذلك أن تطور الكنيسة المارونية لا يمكن عزله عن مجمل العلاقات الدينية والسياسية والاقتصادية بين الشرق والغرب. وبفضل تطابق مصالح الحلف الفرنسي ـ الروماني، اعتمدت الكنيسة المارونية الحداثة الأوروبية التي تُوٍّجت بإنشاء لبنان المتعدد الطوائف، وكان من الصعب تصور مصير هذه الكنيسة المارونية الصغيرة ومآلها، من دون هذا التحالف وهذا التطابق في المصالح.

وأوضح المطران الجميل أن الفاتيكان كان يسعى منذ الانقسام الكبير (1054) وحروب الفرنجة ،إلى وحدة الكنيسة. وبعد نشوء الحركة البروتستانتية وجد في الكنيسة المارونية حليفة له في مقابل محاولة التوسع البروتستانتية باتجاه كنائس المشرق. إلا أن مجمع تريدنتيني الذي انتهى في1563 أدى إلى انفتاج الموارنة على الثقافة الغربية من خلال إنشاء المدرسة المارونية في روما في 1584 ، الأمر الذي كرس الانفتاح الفكري الجدي لهذه الكنيسة الانطاكية السريانية الصغيرة على كنيسة روما اللاتينية الكبيرة. وخلال قرنين كان هذا المعهد ضرورياً لتطور الاستشراق في أوروبا الذي وفر للشرق وللغرب، على حد سواء، علماء ذائعي الصيت شكلوا صلة وصل بين ثقافتين وعالمين.

أما مصالح فرنسا الاقتصادية فهي، برأيه، عامل آخر لا يقل أهمية عن العلاقة مع الفاتيكان إذ دعّم انفتاح الموارنة على الغرب. فالوضعية الجديدة التي خلفها الانشقاق البروتستانتي دفنت مشروع الحروب الصليبية الأوروبية ضد الأتراك إلى غير رجعة... وأصبحت الحاجات الاقتصادية هي التي تتحكم "بالخيارات السياسية".

من هنا جاء الاتفاق الذي عرف "بنظام الامتيازات الاجنبية"  بين الملك فرنسوا الأول والسلطان سليمان القانوني في عام 1535 ليحمي المصالح الاقتصادية والسياسية الفرنسية في المنطقة لاسيما في "أساكل المشرق" أي في مدن إزمير وطرابلس وحلب وصيدا والإسكندرية التي كانت داخل السلطنة العثمانية. وغدت حماية المصالح التجارية أساساً للديبلوماسية الفرنسية في المشرق فضلاً عن حماية المسيحيين والإرساليات الكاثوليكية.

ثم انتقل المطران الجميل في عرضه إلى ظروف انشاء دولة لبنان الكبير المستقل والمتعدد، إذ كان من مصلحة فرنسا الانفتاح على الموارنة، وهم كانوا تواقين للخروج من عزلتهم...

وعن المخاطر التي تحدق بالموارنة وبمسيحيي المشرق في الوقت الراهن، تخوف المطران الجميلمن إلغاء حرية العبادة ورفض حق الاختلاف وانخفاض نسبة الولادات وازدياد هجرة المسيحيين وبيعهم أراضيهم والانقسام داخل صفوفهم وانخفاض مستوى تمثيلهم السياسي ومعرفتهم بالتعليم المسيحي... ناهيك عن اختلال التوازن الطائفي داخل القوات المسلحة والأمن والمصارف على حساب المسيحيين، في حين يطرح مئات الآلاف من اللاجئين والنازحين مشاكل جمة للحفاظ على التوازن الطائفي والوحدة الوطنية.

وعدّد بعض الحلول في مختلف الميادين أبرزها التمسك بالأرض وعدم بيعها، وانتهاج سياسة تشجع المهاجرين للمساهمة في الاستثمار في الوطن الأم ولاسيما في القرى والأرياف، ومواصلة تعزيز الحلول في ما يتعلق بأراضي الوقف الكنسي لتلبية الحاجات والطلبات من مساكن منخفضة الأسعار والتكلفة،  والتشديد على أهمية العائلة والتماسك بين أفرادها في ضوء التعاليم والقيم المسيحية، وعلى دور الكنيسة في جمع شمل الموارنة على مختلف أهوائهم وآرائهم لأنها الوحيدة القادرة على ذلك، وإقامة تنسيق وثيق ومنتظم مع مختلف الكنائس المشرقية، والعمل على أفضل تأهيل للاكليريكيين ودعم وسائل الاعلام الكاثوليكية، والاعتناء الخاص بالتراث الماروني والوثائق والمستندات خوفاً من لهيب نار الحروب والسرقة ، ودعم الانتاج الفكري لدى الموارنة لاستعادة دورهم الثقافي والعلمي والفني على الساحة الدولية.

وفي خلاصة محاضرته، قال المطران الجميل : "ان انفتاح الموارنة ومسيحيي المشرق على الغرب ساعدهم على الحفاظ على "فرادتهم" واستقلالهم. ومن المؤكد أن تقدمهم يعود إلى صلابة إيمانهم لكنه عائد أيضاً إلى تقاطع مصالح القوى العظمى في حقبة سابقة. ويظل السؤال المطروح اليوم هو : كيف يمكن الحفاظ على الذات وعلى المصلحة التي لا بد منها، على حد سواء، من أجل الدفاع عن القضايا الكبرى؟".

وتساءل:"ألسنا في منعطف حاسم من تاريخنا؟ بلى بالتأكيد. وعليه لا يمكننا التفكير وفق المقاييس الغابرة. ينبغي أن نمحو من تاريخنا الاعتقاد بأن الآخرين، غربيين أو شرقيين، القريبين أو الأبعدين، قادرون على حل مشاكلنا".

ورأى المطران الجميل أنه لا مندوحة من مداواة المرضين اللذين يتربصان بالماروني وهما الحسد الذي يبلغ أحياناً حد الكراهية، وعبادة المال التي تفضي إلى الوثنية والزبائنية. وإذا كنا قد بدأنا بخسارة الأرض والتأثير فبسبب سوء الادارة (...). ولا بد من أن تعلو المصلحة الوطنية علىالمصلحة الطائفية لتأمين قيام بلد متوازن العيش وواعد بالتقدم".

وعلى الرغم من كل ذلك، اعتبر المطران الجميل "أننا لا نزال نحتل موقعاً استراتيجياً في المشرق. ونبقى صلة وصل بين العائلات اللبنانية والمشرقية، وبين المشرق والغرب".

وشدد على "أن البعد الثقافي لمسيحيي لبنان والموارنة خصوصاً راسخ في هذه الخارطة الجغرافية وفي كل ماضيهم. ودورهم لن يكون بالتخلي عن المكتسب الثقافي الغني الذي راكمهآباؤهم بإيمان خلال القرون الماضية. فلنعترف مع ذلك، بعد أربعين عاماً من الحرب والمآسي، بأن فكرة "الأمة اللبنانية" وفكرة المواطنة حققتا تقدماً في وسط كل العائلات الدينية. ولكن يبقى ما يجب العمل عليه لكي تعلو المصلحة الوطنية في الأوقات العصيبة على المصلحة الطائفية".

وختم بالقول:" ليس المطلوب من المفتاح أن يكون ضخماً بل دوره هو فتح الباب... فعلى الرغم من أربعين عاماً من الحرب، تظل بيروت هي أحد مفاتيح العالم العربي، وتبقى كنائس المشرق ومن ضمنهم الموارنة جسر تفاعل وتواصل وحوار بين المسيحية والاسلام".

وبعد انتهاء المحاضرة، دُعِي الحضور إلى تقديم التهاني للمطران الجميل بعيد شفيعه مار مارون في الصالون الشرقي في البيت الفرنسي ـ اللبناني.

 

Source: Association des anciens du séminaire patriarcal de Ghazir 

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