" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)
La délégation des patriarches catholiques d'Orient rencontre Obama
Vendredi 12 Septembre 2014 à 13:27
ANI - Le congrès des patriarches catholiques d'Orient, organisé à Washington par l'Association IDC (In Defense of Christians) sur le thème de la protection des chrétiens d'Orient, a couronné ses travaux par une visite effectuée par les chefs des diverses ةglises d'Orient, à leur tête le patriarche maronite Béchara Rahi, auprès du président américain Barack Obama à la Maison-Blanche,.
Lors de l'entretien de quarante cinq minutes, le président américain et les prélats d'Orient ont pris le temps d'évaluer la situation au Moyen-Orient, notamment celle des Chrétiens. La délégation religieuse a insisté sur l'importance de faciliter et d'assurer le retour de tous ceux qui ont fui leurs maisons et leurs régions.
" M. Obama a réellement écouté les patriarches d'Orient. Nous avons évoqué avec lui plusieurs dossiers et nous avons constaté que le président américain porte sur ses épaules le fardeau de la région, qu'il a pleinement conscience du danger que représente l'ةtat islamique et qu'il entend vraiment soutenir les minorités à travers un plan sur lequel il est en train de travailler" a indiqué la délégation.
M. Obama a également évoqué avec la délégation, les dossiers de la présidence libanaise et du soutien à l'armée libanaise.
Le congrès des patriarches catholiques d'Orient, avait clôturé ses travaux par une intervention du vice-président de la Fondation maronite dans le monde, Nehmat Frem. Il a indiqué que les chrétiens étaient présents en Orient depuis les premiers siècles du Christianisme et qu'ils constituent un patrimoine principal et l'un des piliers de la modération dans la région.
M. Frem a appelé les pays musulmans et arabes à condamner les groupes terroristes et leur idiologie barbare.
Sur un autre plan, le patriarche maronite, Bechara Boutros Rahi, avait présidé jeudi soir une messe à l'église de Notre Dame du Liban à Washington. Dans son homélie, le cardinal Rahi a invité le monde à la prière pour les Chrétiens d'Orient notamment ceux qui ont été obliges de quitter leurs pays en Syrie et en Irak.
Le maitre de Bkerké a qualifié le congrès des patriarches de très réussi quant à l'organisation et au contenu. " Nous avons tracé un plan de travail pour fournir les aides financières, sociales et politique aux Chrétiens d'Orient ".
Il convient de noter que le patriarche maronite tiendra ce vendredi à 16h une conférence de presse à Washington avant de se rendre à Los Angeles. Il regagnera le Liban mardi prochain, à bord du jet privé mis à sa disposition par l'homme d'affaires Antoine Sehnaoui.
Le grand mufti d'Égypte dénonce l'État islamique devant le Parlement européen
Shawki Allam, le grand mufti d'Égypte, s'est rendu mardi 9 septembre 2014 au Parlement européen à Bruxelles où il a prononcé un discours, rapporte la presse égyptienne.
Un communiqué du ministère égyptien de l'information indique qu'il a assisté à « plusieurs rencontres clés » et s'est notamment entretenu avec Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen auprès duquel il a souligné le « rôle pivot » de l'Égypte pour la stabilité du monde arabe.
Comme le grand imam d'Al Azhar avant lui, le grand mufti a surtout appelé les Européens à désigner les combattants de l'État islamique plutôt comme des « terroristes dissidents d'Al-Qaida ». « Ils ne sont pas musulmans et ils n'ont pas d'État », a-t-il affirmé.
Justifications religieuses erronées
Dans une interview accordée à Euronews lors de ce passage à Bruxelles, cet ancien professeur de loi islamique à l'université Tanta, élu grand mufti d'Égypte en février 2013 sous Mohammed Morsi (mais dont il n'était pas le favori), martèle que l'État islamique n'a « vraiment rien à voir avec la vraie religion islamique ». « Toutes les justifications religieuses données par ces organisations sont erronées au regard de la véritable norme scientifique qui explique les textes fondamentaux de la religion musulmane ».
« Notre institution en Égypte, ainsi que l'université Al-Azhar Al-Charif agissent dans le but de détecter les idées qui se propagent à travers les médias et qui appellent à la violence, à la destruction ou à la dévastation », assure-t-il également. « Nous faisons notre devoir de déconstruction de ces idées et nous donnons des avis éclairés sur chaque sujet évoqué ».
Le terrorisme se propage
Interrogé sur la menace terroriste en Europe, le responsable égyptien reconnaît que « ce qui s ('y) passe est très alarmant ». « Nous espérons que les responsables européens sont conscients de cela. Nous souhaitons qu'ils soient conscients de ce problème dangereux car le terrorisme ne concerne plus seulement une zone précise, mais il se propage au sein de toutes les nations », prévient-il.
Les États européens désireux d'agir et de détourner leurs jeunes ressortissants de ces discours radicaux doivent, selon lui, « se tourner vers les institutions qui s'occupent de l'enseignement de la pensée islamique, notamment l'université Al-Azhar Al-Charif au Caire ». « C'est la bonne voie. L'explication et la réelle compréhension de la religion islamique passent par des institutions imprégnées par l'histoire islamique », fait valoir le grand mufti.
La voix de la modération
Shawki Allam aurait même reçu une invitation du député européen britannique Amjad Bashir à « venir répandre le vrai islam » dans son pays. « Le député européen considère le mufti comme la voix de la modération dans le monde musulman parce qu'il vient de l'institution Al-Azhar, haut lieu de la modération dans le monde », rapporte The Egypt Independant, traduisant un article du quotidien Al Masry-Al Youm.
Capitale intellectuelle et culturelle
En visite au Caire cette semaine, au terme d'un marathon diplomatique qui l'a conduit à Bagdad, Amman, Jeddah (Arabie saoudite) et Ankara, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, avait jugé que l'Égypte était en « première ligne » dans la lutte « antiterroriste », rendant un vibrant hommage à ses autorités religieuses. « En tant que capitale intellectuelle et culturelle du monde musulman, l'Égypte a un rôle crucial à jouer, en dénonçant l'idéologie que (l'EI) diffuse », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Washington souhaiterait en fait que les institutions religieuses égyptiennes « se prononcent contre l'EI et en parlent dans les prêches du vendredi » dans les mosquées, a expliqué un diplomate américain.
Lors de sa rencontre avec les responsables religieux chrétiens, le président a clairement fait comprendre que la brutalité du régime Assad a infligé ...
Ils sont trois. Ils ont été émus par la situation des chrétiens d'Irak persécutés par l'Etat Islamique. Plusieurs dizaines de milliers ont été contraints de ...
... dit à des réfugies chrétiens dans un camp situé dans le quartier Ainkawa. ... s'opposent à un accueil massif en France de chrétiens d'Irak et d'Orient.
Les mosquées de France signataires de l'Appel de Paris du 9 septembre dernier "invitent ce vendredi et les vendredis suivants jusqu'à la Grande fête ...
Mossoul (Agence Fides) – Les écoles de Mossoul et de la plaine de Ninive qui portaient des noms chrétiens devront les modifier. Par ailleurs, l'enseignement de la langue et de la culture syriaque ainsi que l'éducation religieuse chrétienne seront abolis des programmes des écoles de tout niveau. Telles sont quelques-unes des dispositions imposées par les responsables du prétendu « Etat islamique » aux institutions éducatives de Mossoul et des territoires de la province de Ninive tombés sous leur contrôle. C'est ce que révèlent un certain nombre de sources locales contactées par le site d'information arabe ankawa.com. L'abolition de l'enseignement de la culture syriaque et d'éléments de doctrine chrétienne font partie des dispositions imposées par les militants du prétendu « Etat islamique » afin d'effacer toute trace de pluralisme culturel et religieux dans le système éducatif des zones conquises et de transformer les écoles en instruments de propagande de l'idéologie d jihadiste aux jeunes générations. Parmi les directives imposées par les miliciens du prétendu « Etat islamique » se trouve également l'obligation de renommer les écoles, les dédiant à la « bataille de Mossoul » et à d'autres figures et formules utilisées par la propagande idéologique lancinante de ce qui se voudrait se structurer comme un nouveau régime de califat. Certaines des institutions éducatives liées aux églises, comme l'école Saint Thomas, portaient des noms chrétiens depuis le XVIII° siècle.
En février dernier, le Ministère de l'éducation irakien avait disposé que le syriaque et l'enseignement de la religion chrétienne soient introduits dans les programmes de 152 écoles publiques des provinces de Bagdad, Ninive et Kirkuk. Le projet pilote visait à préserver la langue maternelle de toutes les communautés confessionnelles chrétiennes autochtones encore présentes dans le pays, caractérisées, au cours de ces dernières années, par une drastique réduction de leur importance numérique à cause de la forte augmentation des flux migratoires enregistrée après la chute du régime baathiste. Les 152 écoles en question avaient été sélectionnées dans les zones du pays où la concentration de baptisés était la plus grande. Selon les données fournies par la Direction pour l'étude du syriaque, les écoles concernées par le projet sont fréquentées par plus de 20.000 élèves. (GV) (Agence Fides 13/09/2014)
Persécutions, conversion forcée, exil... La situation en Irak a mis en lumière le sort tragique des chrétiens d'Orient. Là où est né le christianisme il y a deux mille ans, ils ne représentent plus que 5 % de la population dans cet Orient. Des communautés que l'Italien Michele Borzoni a photographiées dans toute leur diversité.
L es chrétiens d'Orient sont, depuis quelques semaines, au centre de l'actualité. Ceux d'Irak en particulier, que l'offensive du mouvement djihadiste sunnite de l'Etat islamique (EI) dans le nord du pays, menace directement. A Mossoul, « capitale » irakienne de l'Etat islamique, les chrétiens n'ont eu le choix, à partir de la mi-juillet, qu'entre se convertir à l'islam ou fuir.
LA PLAINE DE NINIVE S'EST VIDÉE
Pour la première fois depuis quinze siècles, l'antique Ninive ne compte plus de chrétiens. Ils ont quasiment tous fui vers Bagdad ou le Kurdistan irakien, où ils ont trouvé un refuge précaire. La douzaine de villes et de villages chrétiens de la plaine de Ninive – dont Karakoch, Al-Qosh, etc. – ont connu le même sort en août.
Désespérant d'un avenir en Irak, où le nombre de chrétiens est passé de 1,5 million en 2003 à moins d'un demi-million aujourd'hui, plusieurs milliers de familles ont demandé à émigrer en Europe. En France, le gouvernement a promis d'accélérer les procédures d'asile. Mais un débat oppose ceux qui militent pour un accueil du maximum de chrétiens irakiens et ceux qui estiment que leur départ en exil est une perte irréparable pour l'Irak.
UNE DIVERSITÉ INSOUPÇONNÉE
Liban, mai 2013. -
La communauté chrétienne représente 40 % de la population. Le pouvoir social et politique est divisé entre chrétiens maronites et musulmans. Ici, un réfugié chrétien syrien travaille dans un magasin de statues à Chekka, au nord du Liban.
Il y a un siècle, les chrétiens représentaient 20 % de la population turque. La déportation massive des Arméniens, la persécution et l'exil des syriaques orthodoxes ont ramené la communauté à 20 000 personnes. Ici, le monastère Mor Hananyo, près de Mardin.
Les communautés chrétiennes – 6 % de la population – sont bien intégrées dans ce pays à majorité musulmane. Ci-contre, la chorale des femmes de la paroisse lors du Jeudi saint, à Sweifieh, à l'est d'Amman.
Derrière l'expression globale « chrétiens d'Orient » se cache une diversité insoupçonnée. S'il est un domaine dans lequel l'Orient est compliqué, c'est celui des obédiences chrétiennes : elles se partagent entre monophysites et nestoriens – les premiers pensent que Jésus est uniquement d'essence divine tandis que les secondes considèrent qu'Il possède deux natures, humaine et divine, qui coexistent –, catholiques, protestants ou orthodoxes, grecs ou romains, de langue araméenne, copte ou arabe.
Tout existe, tout se mélange, les identités nationales, les points de dogme, la géopolitique, pour former une marqueterie aussi délicate que séculaire. Cet enchevêtrement de traditions et d'histoires a produit une extraordinaire variété, comptant une quinzaine d'Eglises.
UNE RÉGION EN PLEIN TUMULTE
Quoi de commun entre les coptes d'Egypte habitués à des siècles de domination musulmane et les maronites du Liban, qui ont rêvé, au début des années 1980, de former un Etat séparé ?
Quel rapport entre les communautés rattachées à Rome et au Vatican (les maronites, chaldéens, Grecs catholiques, dits melkites, etc.) et ceux se revendiquant d'Antioche (les syriaques orthodoxes), d'Alexandrie (les coptes), de Jérusalem (les Grecs orthodoxes d'Israël, des territoires palestiniens et de Jordanie) ou encore d'Etchmiadzin (près d'Erevan, pour les Arméniens) ?
DES IMAGES EMPREINTES DE FATALISME
Michele Borzoni, jeune photographe du collectif documentaire italien TerraProject, a travaillé dans six pays du Proche-Orient, l'Irak, mais aussi le Liban, la Turquie, la Jordanie, l'Egypte et les territoires palestiniens sur les traces de ces communautés chrétiennes orientales. Il manque la Syrie bien sûr, mais la guerre civile en cours ne lui en a pas laissé l'occasion.
Ses images sont comme empreintes du fatalisme de ces communautés qui se savent condamnées à subir, pour longtemps encore les soubresauts d'une région en plein tumulte. Quand ce n'est pas la guerre, les discriminations ou l'intolérance qui les poussent à l'exil, les chrétiens d'Orient sont de toute façon condamnés par une démographie qui n'est pas en leur faveur.