Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mardi 29 novembre 2016

Messe patriarcale maronite à Marseille aux intentions de L’Œuvre d’Orient

OLJ 28-11-2016
Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a célébré samedi une messe en la basilique du Sacré-Cœur, à Marseille, à l'intention de l'association L'Œuvre d'Orient, pour le 160e anniversaire de sa création. Il était assisté notamment de l'évêque maronite de France, Mgr Maroun Nasser Gemayel.
Dans son homélie, le patriarche Raï a remercié les 80 000 adhérents à cette association, qui en 2015 ont pu envoyer pour près de 14 millions d'euros d'aide aux pays d'Orient ciblés par l'œuvre.
Pour L'Œuvre d'Orient, a-t-il expliqué, les chrétiens d'Orient sont « les gardiens des racines » et les « évangélistes de la paix, de l'amour et de la fraternité ». De ce fait, ils sont aussi, a-t-il ajouté, « les vecteurs des valeurs culturelles du pluralisme, de la démocratie, des libertés civiques et des droits de l'homme ».
« Nous rendons hommage aujourd'hui aux efforts que déploie L'Œuvre d'Orient pour sensibiliser et éveiller les Occidentaux à la valeur de la présence chrétienne en Orient et aux dangers qui les menacent », a dit le patriarche.
http://www.lorientlejour.com/article/1020710/messe-patriarcale-maronite-a-marseille-aux-intentions-de-loeuvre-dorient.html

jeudi 24 novembre 2016

François Hollande souhaite que les chrétiens irakiens « retrouvent leur foyer en toute sécurité » - La Croix

François Hollande souhaite que les chrétiens irakiens « retrouvent leur foyer en toute sécurité » - La Croix
La Croix 24-11-2016
François Hollande souhaite que les chrétiens irakiens « retrouvent leur foyer en toute sécurité »

Le président de la République a reçu jeudi 24 novembre, brièvement, Mgr Petros Moshe lors d'une rencontre informelle qui lui a permis d'engranger « des informations de terrain » et au cours duquel il a redit son « attention » à la situation des déplacés irakiens.
L'évêque syrien catholique de Mossoul et Qaraqosh est actuellement en France pour une série de conférences.


François Hollande reçoit Mgr Petros Moshe, évêque syrien catholique de Mossoul (Irak), à l'Élysée, jeudi 24 novembre. / PHILIPPE WOJAZER/AFP
Le Président de la République François Hollande a reçu Mgr Petros Moshe, archevêque syrien catholique de Mossoul et Qaraqosh, jeudi 24 novembre. Mgr Moshe était accompagné d'Elise Boghossian, acupunctrice à Paris et en Irak, à l'initiative de cette entrevue organisée en marge de l'Eglise catholique de France, et du P. Magid, son secrétaire particulier.
Le communiqué, publié par l'Elysée à l'issue de cette rencontre, indique que « le président de la République a fait part de la mobilisation de la France pour la reprise militaire de Mossoul, la protection humanitaire des populations civiles et la préparation politique et matérielle du retour des populations déplacées ».
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François Hollande « a en particulier souligné la nécessité pour les chrétiens de pouvoir retrouver leur foyer en toute sécurité et continuer à contribuer à la diversité humaine, culturelle et spirituelle du Moyen-Orient », indique également la présidence.

Reconnaissance à l'égard de la France

De son côté, Mgr Moshe a fait part de « sa reconnaissance » à l'égard de la France, souligne l'entourage du président de la République, rappelant qu'un fonds spécial de 10 millions d'euros a été dégagé sur les années 2015-2016. L'évêque de Mossoul a surtout exposé la situation des familles déplacées, leur souhait de « rentrer à la maison » dans leurs villages de la plaine de Ninive.
Selon lui, 30 % environ des maisons ont été détruites dans des bombardements ou brûlées, des tunnels ont été creusés et des mines disposées un peu partout. « Ce retour nécessite de l'aide », a-t-il reconnu en substance, avant de faire également un point sur la situation politique du pays, exprimant son souhait qu' « une solidarité entre les communautés soit retrouvée » à l'avenir.

Faire passer des messages

Le président de la République s'est engagé « à prendre ses responsabilités » et à « faire passer des messages » pour faciliter le retour des chrétiens dans leurs villages. Il a également « salué le symbole fort qu'a constitué le 30 octobre dernier la célébration par Mgr Moshe d'une première messe dans la cathédrale de Qaraqosh, libérée de Daech », note le communiqué.
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Concernant le format de cette rencontre, à laquelle ne participaient pas les responsables de l'Eglise catholique, l'Elysée indique avoir répondu, dans des délais serrés, au souhait de « l'évêque de Qaraqosh et d'Elise Boghossian » d'un « entretien restreint ». « Entre hier soir et ce matin, le président a décidé de dégager trois-quarts d'heure dans son agenda pour le recevoir », précise son entourage.
A-B.H.



samedi 19 novembre 2016

« C’est la faute aux médias », clame le patriarche maronite

OLJ du 19-11-2016

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a rejeté hier sur les médias la responsabilité de la polémique qui l'a opposé au vice-président du Conseil supérieur chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan, avec qui sa relation est « excellente ».
Mgr Raï a pris l'avion hier soir pour Rome, où il doit prendre part à la célébration de la messe dans la basilique Saint-Pierre aux côtés du pape François, avant de se rendre en France pour une tournée dans les villes de Marseille et de Lyon. Le président de la République, Michel Aoun, a dépêché le ministre Sejaan Azzi pour le représenter à l'Aéroport international de Beyrouth. Les deux hommes ont passé en revue, avant le départ du patriarche, une troupe des Forces de sécurité intérieure.
« La dignité nationale est revenue », a commenté Mgr Raï face au symbole constitué par le nouveau portrait du président Aoun, trônant dans le salon d'honneur de l'AIB, et à la présence d'un représentant du chef de l'État pour l'accompagner avant son départ. « Nous avons un président de la République, ce qui veut dire que ce corps a de nouveau une tête et que nous avons de nouveau une présence en tant qu'entité. La joie que cela procure a gagné tous les Libanais, ainsi que les non-Libanais et tous les États », a-t-il indiqué. « Durant la période de vide, tous les pays réclamaient aux Libanais et à la Chambre d'élire un président de la République. C'est donc une joie pour tout le monde et une occasion pour Mgr Grégoire III Lahham et moi d'adresser un grand salut au président Michel Aoun, à travers le ministre Sejaan Azzi (...) », a noté le prélat maronite. « Cela prouve l'étendue de la relation entre Bkerké et Baabda, entre le patriarche et le président de la République, qui forment une unité complète (...) », a-t-il noté.
Rappelant que « le Liban est le pays-message du vivre-ensemble », selon la formule du pape Jean-Paul II, Mgr Raï a mis en exergue sa volonté d'aider, avec les patriarches et les évêques catholiques, le nouveau président à raffermir l'unité et la réconciliation nationales. Et, concernant le fait de savoir si sa visite au Vatican entend paver la voie à celle du président Aoun, le patriarche maronite a précisé qu'il fallait au préalable qu'un nouveau gouvernement soit formé et un nouvel ambassadeur au Saint-Siège désigné – le mandat de l'ambassadeur actuel, Georges Khoury, ayant pris fin jeudi. « Le Vatican ne reçoit pas un chef de l'État qui n'a pas d'ambassadeur accrédité auprès de lui », a-t-il précisé. Aussi, Mgr Raï a-t-il appelé le président Aoun et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, à former le nouveau cabinet dans les plus brefs délais pour que le président puisse se rendre au Vatican et inviter le pape François à venir au Liban.
Relation « excellente »...
Au sujet de sa rencontre avec le général Aoun, hier, Mgr Raï a dit : « Le président de la République m'a parlé de quelques difficultés. Nous avions fait une avancée, et puis nous revoilà soudain en pleine régression. Nous souhaitons que tous les blocs politiques et parlementaires concernés facilitent cette mission pour le bien du Liban et des Libanais. »
« Tout le monde souhaite l'annonce du nouveau cabinet au plus vite. Nous allons continuer à espérer jusqu'à ce que la joie soit complète », a-t-il noté, en souhaitant que le cabinet soit fin prêt pour l'Indépendance et que chaque partie s'abstienne de poser des veto et cesse de s'accaparer des portefeuilles.
Faut-il apaiser le climat local après les propos du président de la Chambre, Nabih Berry, et du cheikh Abdel Amir Kabalan ? À cette question, Mgr Raï a répondu en rigolant : « Il n'y a pas besoin. Notre relation avec le président Berry est excellente et nous sommes en contact. Et il en est de même avec le cheikh Kabalan. Les médias créent de gros problèmes et cela est déplorable, dans la mesure où il n'y a pas de quoi », a-t-il dit, soulignant qu'« une seule phrase avait été tirée de son contexte par la presse » lors de la réunion des patriarches et des évêques avec le chef de l'État, jeudi, ce qui a « provoqué des réactions et effacé toutes les belles phrases prononcées sur l'unité du Liban ».
Il a toutefois précisé qu'il n'avait pas contacté le président du Parlement ces deux derniers jours, mais qu'il était disposé à le faire, sans problèmes.
Le patriarche maronite a enfin insisté sur sa volonté d'organiser un sommet spirituel rassembleur à Bkerké à son retour.
http://www.lorientlejour.com/article/1019268/-cest-la-faute-aux-medias-clame-le-patriarche-maronite.html

مجلس البطاركة الكاثوليك: لتشكيل سريع لمجلس الوزراء بروح الميثاق والدستور والبدء بوضع قانون جديد للانتخابات | الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة- لبنان

مجلس البطاركة الكاثوليك: لتشكيل سريع لمجلس الوزراء بروح الميثاق والدستور والبدء بوضع قانون جديد للانتخابات


مجلس البطاركة الكاثوليك: لتشكيل سريع لمجلس الوزراء بروح الميثاق والدستور والبدء بوضع قانون جديد للانتخابات
مجلس البطاركة الكاثوليك

مجلس البطاركة الكاثوليك: لتشكيل سريع لمجلس الوزراء بروح الميثاق والدستور والبدء بوضع قانون جديد للانتخابات

عقد مجلس البطاركة والأساقفة الكاثوليك في لبنان دورته السنوية الخمسين في الصرح البطريركي في بكركي، من 14 الى 17 تشرين الثاني الحالي، برئاسة بطريرك أنطاكية وسائر المشرق الكاردينال مار بشاره بطرس الراعي، وبمشاركة بطريرك أنطاكيا وسائر المشرق والإسكندرية وأورشليم للروم الملكيين الكاثوليك غريغوريوس الثالث، والبطريرك الأنطاكي للسريان الكاثوليك مار اغناطيوس يوسف الثالث يونان، وبطريرك كاثوليكوس الأرمن الكاثوليك على كرسي كيليكيا كريكور بيدروس العشرين، والمطارنة، والرؤساء العامين والرؤساء الأعلين، والرئيسات العامات أعضاء المكتب الدائم للرهبانيات النسائية.
وقد شارك في جلسة الافتتاح السفير البابوي المونسنيور غبرياللي كاتشا.

البيان الختامي
وأصدر المجتمعون البيان الختامي، تلاه امين سر المجلس المونسنيور وهيب الخواجا، أعلنوا فيه ما يلي:
"تشرف الآباء بلقاء فخامة رئيس الجمهورية اللبنانية العماد ميشال عون، بمناسبة زيارته الرسمية الى الكرسي البطريركي في بكركي جريا على تقليد عريق. وقد وجه الى فخامته رئيس المجلس كلمة ترحيب وانتظارات ودعاء. فرد عليها فخامته بكلمة أشرك بها الآباء في تطلعاته كرئيس للبلاد.

2. رحب رئيس المجلس في كلمته الافتتاحية بالأعضاء الجدد وهم سيادة المطران جوزف نفاع وسيادة المطران سيزار أسيان وقدس الأباتي نعمة الله الهاشم والأخت كريستينا سلامه. ثم تحدث عن أعمال الدورة وما تشتمل عليه من مواضيع عدة وهي على التوالي:
إعداد اليوبيل الذهبي للمجلس (1967 – 2017) والنظر في تقرير اللجنة المكلفة دراسة الورقة اللاهوتية حول "الشركة والحياة المجمعية لتعزيز العمل الراعوي المشترك"، النظر في التدابير المقترحة بشأن تطبيق التوجيهات الفاتيكانية حول التعديات الجنسية على القاصرين، إقرار النظام الداخلي والنظام المالي لرابطة كاريتاس لبنان، انتخاب رؤساء ونواب رؤساء للجان وهيئات تابعة للمجلس وانتخابات في مكتب رابطة كاريتاس، والاطلاع على توصيات اللجان والهيئات الواردة في تقاريرها وإقرارها.
وتناول غبطته في حديثه الشأن الوطني شاكرا الله على انتخاب رئيس للجمهورية وتكليف رئيس مجلس الوزراء تشكيل الحكومة ومطالبا الدولة بتحمل مسؤولياتها والقيام بواجباتها تجاه المؤسسات الكنسية. ووجه باسم المجلس برقية الى قداسة البابا فرنسيس يعلمه فيها عن انعقاد الدورة وموضوعها والتمس بركته الرسولية على أعمالها وعلى الآباء.
3. ثم ألقى سيادة السفير البابوي كلمة ذكر فيها بختام سنة الرحمة التي دعانا اليها قداسة البابا فرنسيس، ولفت الى ثلاثة أمور تواجهها كنيسة لبنان: بروز مسألة اللاجئين والنازحين بشكل كثيف وخطير، ازدياد عدد العمال والعاملات الأجانب في لبنان، ودور كنيسة لبنان في مساعدة الكنيسة الجامعة في الحوار المسيحي الإسلامي.

أولا: مواضيع الدورة
4. استمع أعضاء المجلس الى اللجنة الخاصة المكلفة إعداد اليوبيل الذهبي التي اعتبرت أن المناسبة تستحق وقفة كنسية روحية لتقييم الواقع ووضع رؤية مستقبلية. فعرضت حصيلة أعمالها خلال السنة الفائتة. بدءا بتحديد الأسس اللاهوتية التي تقوم عليها الشهادة المشتركة بين الكنائس الأعضاء والتي يبنى عليها العمل الراعوي المشترك إنطلاقا من البنية المجمعية والجماعية الأسقفية والحس الإيماني الذي يتمتع به شعب الله. ثم عمدت، بالتعاون مع شركة مختصة، الى وضع دراسة ميدانية تطال واقع المجلس ولجانه وعلاقته مع البطريركيات والأبرشيات والرهبانيات. وعرضت تصورا للخطة المستقبلية مبنيا على تفعيل بنى الشركة وأدواتها الراعوية ضمن المجلس.
5. ناقش الآباء النظام الداخلي والنظام المالي لرابطة كاريتاس لبنان، بعد أن كانوا قد نظروا في التعديلات المقترحة على النظام الأساسي وأقروه في الدورة الاستثنائية التي عقدت في 28 و29 كانون الثاني 2016. فاقترحوا بعض التعديلات على النظامين.
6. ناقش الآباء الدليل العملي للتعامل مع قضايات التحرش والتعديات الجنسية على القاصرين والذي أعدته اللجنة الأسقفية للشؤون القانونية، تطبيقا لتوجيهات الكرسي الرسولي، وأقروه بكامل بنوده ليوضع حيز التنفيذ في كنائسنا الكاثوليكية في لبنان.
7. واطلع الآباء على تقارير اللجان الأسقفية والهيئات التابعة لها، وناقشوا أعمالها وصوتوا على مقرراتها وتوصياتها الخاصة بتعزيز نشاطها ورسالتها في خدمة الكنيسة والمجتمع. وانتخبوا رؤساء ونواب رؤساء للجان وهيئات تابعة للمجلس خلفـا للذين انتهت ولايتهم. كما انتخبوا رئيسا لرابطة كاريتاس لبنان ومرشدا عاما لرابطة الأخويات، كما يلي:

" سيادة المطران كميل زيدان، رئيسا للهيئة التنفيذية.
" سيادة المطران حنا رحمه، رئيسا للجنة الأسقفية للمدارس الكاثوليكية.
" سيادة المطران سيزار إسيان، رئيسا للجنة الأسقفية للتعليم المسيحي.
" سيادة المطران جوزيف نفاع، رئيسا للجنة الأسقفية لرسالة العلمانيين.
" سيادة المطران منير خيرالله، رئيسا للجنة الأسقفية للعائلة والحياة.
" سيادة المطران جورج بو جوده، رئيسا للجنة الأسقفية للتعاون الرسالي بين الكنائس ولراعوية المهاجرين والمتنقلين.
" سيادة المطران ميخائيل أبرص، رئيسا للجنة الأسقفية لخدمة المحبة.
" سيادة المطران ايلي حداد، رئيسا للجنة الأسقفية للثقافة والممتلكات الثقافية.
" المطران كيرلس سليم بسترس والمطران جوزيف معوض، والأب العام نعمة الله الهاشم، أعضاء في اللجنة الأسقفية لكلية اللاهوت الحبرية.
" سيادة المطران يوحنا جهاد بطاح، نائبا لرئيس اللجنة الأسقفية للعلاقات المسكونية.
" الأب العام مالك بو طانوس، نائبا لرئيس اللجنة الأسقفية اللاهوتية الكتابية.
" الأب العام بطرس طربيه، نائبا لرئيس اللجنة الأسقفية للتعليم العالي والجامعي.
" الأب زياد حداد، نائبا لرئيس اللجنة الأسقفية للتعاون الرسالي بين الكنائس ولراعوية المهاجرين والمتنقلين.
" الأم ماري أنطوانيت سعاده، نائبا لرئيس اللجنة الأسقفية للثقافة والممتلكات الثقافية.
" الأخت كريستينا سلامه، نائبا لرئيس اللجنة الأسقفية لراعوية الصحة والبيئة.
" الخوري بول كرم، رئيسا لرابطة كاريتاس لبنان.
" الأب إدمون رزق المريمي، مرشدا عاما لرابطة الأخويات في لبنان.
ثانيا: الأوضاع في لبنان والمنطقة
8. يشكر الآباء الله الذي استجاب صلاتهم وصلاة شعبهم، فصار الاتفاق بين الكتل السياسية والنيابية، بعد سنتين وخمسة أشهر من الفراغ، وتم انتخاب رئيس للبلاد بشخص العماد ميشال عون، وتكليف دولة الرئيس سعد الدين الحريري برئاسة الحكومة الجديدة وتشكيلها بالاتفاق مع فخامة الرئيس.
وإن الآباء، إذ يهنئون رئيس الجمهورية ورئيس الحكومة المكلف والشعب اللبناني، يتطلعون مع الجميع الى تشكيل سريع لمجلس الوزراء بروح الميثاق الوطني والدستور، وعلى مبدأ المشاركة المتساوية بعيدا عن احتكار حصص وحقائب. ومطلوب من المجلس العتيد تحقيق المصالحة الوطنية الكاملة والشاملة، والبدء بوضع قانون جديد للانتخابات النيابية يؤمن صحة التمثيل وعدالته، ويعطي قيمة لصوت الناخب بحيث يتمكن من ممارسة حقه في المساءلة والمحاسبة. ويطلب من الدولة الانكباب، من دون إبطاء، على المضي بمواجهة التحديات الراهنة وأهمها: محاربة الفساد، النهوض الإقتصادي بكل قطاعاته وتعزيزالإنماء والبيئة، تقليص الدين العام، إقرار الموازنة وسلسلة الرتب والرواتب العادلة والمنصفة للجميع، معالجة خطر النازحين واللاجئين على المستوى الإقتصادي والأمني والسياسي والثقافي، ومستقبل الشباب اللبناني.
9. يعمل الآباء على أن تظل الكنيسة علامة رجاء لشعبنا وملاذا له في صعوباته. فإن مؤسسات الكنيسة، التربوية والإستشفائية والإجتماعية والإنسانية، تواصل إداء خدمتها للجميع، وتقدم المساعدة لمن هم في حاجة، مع توفير فرص عمل متنوعة. ولكن، بسبب إزدياد حالة الفقر عند شعبنا، يطلب الآباء من مؤسسات الكنيسة أن تزيد من قدراتها في خدمة المحبة، بالاتكال على عناية الله الذي يعرف كيف يفيض عليها خيراته. وفي المناسبة يعرب الآباء عن تقديرهم لنشاطات رابطة كاريتاس لبنان ومثيلاتها من المؤسسات. ويذكرون السلطات الرسمية والأبرشيات والرعايا والأديار والمؤسسات التربوية والجامعية والصحية والاستشفائية والمنظمات الرسولية كافة، بأن رابطة كاريتاس لبنان هي "جهاز الكنيسة الكاثوليكية المشترك للعمل الاجتماعي والإنمائي المعتمد رسميا لخدمة المحبة، لمساعدة الأشخاص والجماعات، وللقيام بالنشاطات الإنسانية والاجتماعية والانمائية".
ففي ظل الظروف الراهنة ومآسي أزمة النزوح الكثيفة والحاجات المتصاعدة لشعبنا اللبناني بشكل خاص، من الضروري التعاون مع كاريتاس ودعمها في أنشطتها كافة وبخاصة حملتها السنوية. كما ويثني الآباء على العمل الدؤوب الذي تم لإعادة هيكلتها وتوحيد أقسامها وفق القانون الأساسي والنظامين الداخلي والمالي الجدد، وإنسجاما مع رسمها البياني الحديث، ووفق الأسسس العلمية العصرية، لأن العمل الإداري المؤسساتي المبني على الشفافية المطلقة والوضوح في الرؤيا، يخدم رسالة المحبة المرجوة بحسب تعاليم الكنيسة، ويخلق عدالة في التعاطي من أجل التضامن الحسي مع كل محتاج ومعوز.
10. غير أن الآباء لا ينفكون يطالبون الدولة بدعم مؤسسات الكنيسة في تشريعاتها ومشاريع الانماء وبإيفاء ما عليها من مستحقات للمدارس المجانية والمستشفيات ودور اليتامى والمسنين والحالات الخاصة. فلا يحق للدولة إهمال واجبها تجاه مؤسسات ترفع عن كاهلها عبئا ثقيلا، لا تستطيع الدولة بأي شكل من الأشكال أن تحمله. وفيما يعرب الآباء عن تقديرهم وشكرهم للأشخاص والمؤسسات الخاصة لما يقومون به من مبادرات لإيجاد فرص عمل وتقديم منح مدرسية وجامعية، ودعم مالي للمؤسسات الكنسية على أنواعها، فإنهم يدعون المجتمع الأهلي الى مزيد من التضامن في تضافر الجهود والقوى. فالمجتمع اللبناني يحتاج الى مؤازرة الجميع، وفقا لإمكانيات الأفراد والجماعات، لكي ينمو ويتوحد، وبذلك نبني معا وطننا ونعيد اليه بهاء ماضيه وندعم مقومات حضوره ودوره الحضاري في البيئة المشرقية ونفعل أهمية موقعه على الضفة الشرقية من المتوسط.
11. آلم الآباء استمرار الحروب الدائرة في بلدان الشرق الأوسط، ولا سيما في سوريا والعراق وفلسطين واليمن، وقد زعزعت الاستقرار والسلم وتسببت بالهدم المبرمج وبويلات ومصائب على المواطنين الأبرياء. فإنهم إذ يجددون إدانتهم العنف بكل أشكاله، يدعون أبناءهم المسيحيين لأن يصمدوا بنعمة الله في رجائهم بإعادة بناء أوطانهم يدا بيد مع أخوتهم المسلمين في تكافؤ الفرص والمواطنة المتساوية والمسؤولة. ويناشدون المجتمع الدولي والدول المعنية لإيقاف الحرب وإحلال السلام في المنطقة، والتوصل الى حلول سياسية سلمية، بالاستناد الى القوانين الدولية التي تحفظ حقوق الشعوب والدول وتصون وحدة أراضيها، والعمل الجدي على عودة النازحين واللاجئين والمخطوفين والمبعدين الى بلدانهم وبيوتهم وممتلكاتهم، حفاظا على حقوقهم كمواطنين.

خاتمة
12. في ختام سنة الرحمة، يستمطر الآباء بركة الله على أبنائهم وبناتهم ليعيشوا الرحمة بالمصالحة والانفتاح والالتزام بتحقيق السلام، ويعلنوا رجاءهم بمستقبل أفضل يعملون فيه معا على تحقيق ملكوت المحبة والعدالة والسلام.
وفيما يجري الاستعداد للاحتفال بذكرى الاستقلال في أجواء إيجابية تسود البلاد والعباد، يأمل الآباء أن يعمل فخامة رئيس الجمهورية بالتعاون مع الحكومة العتيدة ومجلس النواب على تنفيذ خطاب القسم وإعادة الدولة ومؤسساتها الى انتظامها وحيويتها وهيبتها في خدمة المواطنين فيجددوا ولاءهم الكامل للبنان ويعملوا معا على اعادة بنائه وطنا رسالة في الأخوة والحرية والاحترام المتبادل والعيش الواحد.
كما يسألون الله بشفاعة العذراء مريم والدة الاله وسيدة لبنان أن يحمي لبنان في كيانه ورسالته وينعم على بلدان الشرق الأوسط بالسلام العادل

Patriarche maronite



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Date: 19 novembre 2016 12:04:19 Récapitulatif quotidien


ACTUALITÉS

Les chrétiens d'Orient en mode survie

Les chrétiens d'Orient en mode survie

Les chrétiens d'Orient en mode survie

Pris dans un étau depuis mille ans entre l'islam et l'Occident, victimes des nationalismes puis de l'islamisme au XXe siècle, aujourd'hui otages de la guerre entre sunnites et chiites, voués à l'éradication par les djihadistes et abandonnés par la communauté internationale, les chrétiens d'Orient cèdent à l'exode.

TURQUIE. A territoire égal, les chrétiens sont passés de 35 % de la population en 1900 à 0,5 % en 2000. Le génocide des Arméniens (1,6 million de victimes) par les Jeunes-Turcs en 1915 et l'expulsion des Grecs (1,5million de déportés) par Mustafa Kemal en 1923, commis au nom d'un nationalisme progressiste, ont été suivis de pogroms récurrents et de discriminations constantes. Primat de 280 millions d'orthodoxes, le patriarche œcuménique Bartholomée, ultime témoin de Byzance, continue de voir ses droits niés par l'Etat turc, par ailleurs révisionniste sur la question arménienne, le  régime islamiste poursuivant la politique d'exclusion ...



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vendredi 18 novembre 2016

Aoun reçu par Raï à Bkerké - L'Orient-Le Jour

Aoun reçu par Raï à Bkerké - L'Orient-Le Jour

Aoun reçu par Raï à Bkerké

Le président libanais Michel Aoun s'est rendu jeudi à Bkerké pour un entretien avec le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï.

"Votre élection a uni les formations politiques et les composantes du peuple, prélude à une réconciliation nationale", a déclaré Mgr Raï s'adressant à M. Aoun, ajoutant que le nouveau mandat constituait une "occasion de mettre en œuvre l'accord de Taëf". Le chef de l'Église maronite a également appelé à la formation d'un gouvernement "rassemblant l'ensemble des composantes" et à l'adoption d'une loi électorale" assurant la représentativité de tous".

Prenant à son tour la parole, M. Aoun a dénoncé la corruption qui "gangrène le pays", ainsi que "la détérioration des institutions" et "la faillite du pouvoir". Sur le plan régional, le chef de l'État libanais a déclaré que la région vivait "l'une des périodes les plus difficiles en raison de la situation des chrétiens".

Il s'agit de la première rencontre entre les deux hommes depuis l'élection de M. Aoun à la tête de l'État, le 31 octobre dernier.



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/TURQUIE - Poursuite de l’épuration et destitution de la seule co-maire de confession chrétienn

Fides du 18-11-2016



  Mardin (Agence Fides) – Au sein des institutions et des organismes politiques turcs, l'épuration disposée par le gouvernement central à l'encontre des hommes politiques et des fonctionnaires accusés d'être des sympathisants du réseau de Fethullah Gulen – le prédicateur islamique turc expatrié aux Etats-Unis que le gouvernement turc indique comme l'inspirateur du coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier – ou du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) se poursuit. Parmi les victimes des purges voulues par les organes gouvernementaux turcs se trouve également Februniye Akyol, la première chrétienne syriaque à avoir été élue co-maire en Turquie, dans la ville de Merdin. Tant elle que l'autre co-maire, le kurde Ahmet Turk, ont été destitués et remplacés par un commissaire nommé par le gouvernement central.
Les élections municipales du 30 mars 2014 – qui avaient vu le maintien politique du parti de Recep Tayyp Erdogan, alors Premier Ministre – avaient porté des femmes au poste de maire dans différentes villes. A Mardin, dans le sud-ouest, à la frontière avec la Syrie, avait été élu maire le kurde Ahmet Türk, homme politique au long cours. Lui avait été associée, en tant que co-maire, la jeune chrétienne syriaque, Februniye Akyol Benno, alors âgée de 25 ans, qui était ainsi devenue la première baptisée appelée à guider la grande ville du sud-est du pays. Au moment de son élection, Akyol Benno suivait un mastère de langue et culture syriaque à l'Institut linguistique de l'Université Artuklu de Mardin. Dans ses interventions et entretiens publiés par les moyens de communication turcs, la jeune chercheuse avait déclaré vouloir soutenir des politiques visant à réduire la pollution dans la ville et vouloir combattre la violence domestique contre le s femmes et la mentalité patriarcale qui domine la culture de la zone.
Jusqu'à ce jour, la Turquie a procédé à la destitution de 30 maires soupçonnés de liens avec le PKK et Fethullah Gülen. Les autorités turques continuent à remplacer surtout par des commissaires des maires élus dans le sud-est de la Turquie. (GV) (Agence Fides 18/11/2016

LIBAN - Nouvelles rencontres entre le Président de la République et les chefs des Eglises

Fides del 18-11-2016
  Beyrouth (Agence Fides) – Alors qu'au Liban se multiplient les signaux concernant l'imminente constitution d'un nouveau gouvernement, placé sous la conduite du Premier Ministre sunnite Saad Hariri, le nouveau Chef de l'Etat, Michel Aoun, après avoir rencontré au cours des jours qui ont précédé son élection, le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, poursuit sa série de rencontres avec les représentants des Eglises et communautés ecclésiales, lesquelles lui rendent visite pour se féliciter de son élection et lui soumettre des évaluations concernant la situation actuelle du pays, aux prises avec la tentative de sortir progressivement de la paralysie institutionnelle de ces dernières années.
Au cours de la journée d'hier, le Président Aoun a ainsi reçu la délégation de l'Eglise grecque melkite, guidée par son Patriarche, S.B. Grégoire III Laham, et celle de l'Eglise syro catholique, conduite par son Patriarche, S.B. Ignace Youssif III Younan. Le 10 novembre, il avait déjà reçu une délégation de l'Eglise syro orthodoxe, conduite par le Patriarche Ignace Ephrem II, qui avait demandé au Président tout nouvellement élu de relancer les initiatives visant à connaître le sort des deux Evêques d'Alep – le métropolite syro orthodoxe Gregorios Yohanna Ibrahim et le métropolite grec orthodoxe Boulos Yazigi – disparus en avril 2013 dans une zone de la Syrie contrôlée par des miliciens antigouvernementaux et à favoriser leur libération si elle est encore possible.
En janvier dernier (voir Fides 22/01/2016), les Patriarches des deux Eglises syro antiochiennes – le Patriarche syro catholique, S.B. Ignace Youssif III Younan, et le Patriarche syro orthodoxe, Ignace Ephrem II – avaient déjà rencontré le Général (2S) Michel Aoun en sa qualité de responsable du Mouvement patriotique libre, au cours des rapides consultations menées avec les responsables des partis politiques libanais qu'ils avaient effectué afin de demander qu'un siège du Parlement national soit réservé ex legge à un représentant politique issu de chacune des deux Eglises.
Le système des quotas parlementaires garantis aux minorités chrétiennes est en vigueur dans différents pays arabes à majorité musulmane, comme l'Egypte, l'Irak et la Jordanie. Au Liban, le système institutionnel réserve le poste de Président de la République à un chrétien maronite. Les accords de Taeff, qui marquèrent en 1989 la fin de la guerre civile, ont disposé la parité numérique des sièges parlementaires réservés aux parlementaires chrétiens et musulmans. (GV) (Agence Fides 17/11/2016)

jeudi 17 novembre 2016

Eternel malentendu entre Chrétiens d’Orient et Europe Patrick Devedjian - 16-11 2016

De droite, parce que « je révère l’égalité, mais, quand il faut choisir, je choisis la liberté ». Membre des Républicains, mais « souvent un peu marginal dans mon parti, plus libéral, plus européen, plus ouvert sur les questions de société ». Français de père arménien, avocat, ancien ministre, député et président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine depuis 2007, c’est en fine plume et en observateur acéré du jeu politique que Patrick Devedjian signe chaque semaine son bloc-notes dans l’Opinion.
Le Proche-Orient a été christianisé avant l’Europe, en raison de sa proximité avec Jérusalem et les évangélisateurs. Certaines Eglises orientales célèbrent la messe dans une langue issue de celle du Christ.
Les chrétiens d’Orient représentent aujourd’hui environ 4 à 5 % de la population du Proche et Moyen-Orient. Parmi les populations les plus anciennes de la région, leur proportion ne cesse de se réduire.
Le tableau sommaire que je représente ci-dessous a pour objet de s’intéresser à leur histoire pour mieux les accueillir. Leur incessant mouvement migratoire vers la France, avec laquelle ils ont tous plus ou moins partie liée, est un malheur pour eux mais une chance pour notre pays.
La France s’est souvent servie d’eux et ils l’ont accepté avec bonne volonté. Leur destin vient d’une longue histoire dont l’Europe porte une part de responsabilité importante. Ils ne sont pas des intrus qui viennent nous déranger, mais souvent nos frères abandonnés et séparés par des politiques mal conduites par nos Etats.
Tout commence en 395 quand l’Empire romain se partage entre Empire d’Occident, de langue latine, avec Rome pour capitale, et Empire d’Orient, de langue grecque, et dont la capitale installée sur la rive européenne du Bosphore s’appellera Constantinople de 330 à 1923.
La première coupure intervient dès 476 avec la chute de l’Empire romain d’Occident et l’abdication de l’empereur Romulus Augustule.
En 1054, le pape de Rome, Léon IX, est prisonnier des Normands. Son légat, Humbert de Moyenmoutier, dépose une bulle d’excommunication de l’église byzantine et de son patriarche Michel Cérulaire sur l’autel de Sainte-Sophie à Constantinople, alors que le Pape est mort depuis 3 mois et qu’il n’y a eu aucun concile.
Querelle. En fait, la querelle porte sur la prééminence du siège de l’église chrétienne, car l’Empire byzantin avait, depuis le VIIe siècle, entrepris de reconquérir l’Italie vaincue et barbarisée. Comme le remarque Paul Veyne, de 678 à 752, 11 papes sur 13 sont des Grecs et on parle grec au palais du Latran.
En 1204, la 4e croisade destinée à la délivrance de Jérusalem, s’arrête à Constantinople, met la ville à sac, renverse la dynastie byzantine, installe un empereur latin
De 1095 à 1108, la 1ere croisade installe quatre Etats latins au milieu du monde arabe : Antioche, Edesse, Jérusalem et Tripoli.
En 1204, la 4e croisade, destinée à la délivrance de Jérusalem, s’arrête à Constantinople, met la ville à sac, renverse la dynastie byzantine, installe un empereur latin : Vénitiens et Francs se partagent l’Empire qui, malgré la restauration de la dynastie Comnène, en demeurera durablement affaibli.
En 1439, devant la menace turque, le concile de Florence proclame l’union des églises catholique et orthodoxe, mais la chute de Constantinople en 1453 rendra cela caduc, tandis que la plus grande partie de l’élite intellectuelle de Byzance se réfugie en Italie.
En 1536, François Ier noue avec la Turquie une alliance de revers contre les Habsbourg. Elle durera plus de deux siècles, donnant lieu plus tard à des avantages commerciaux, et enfin au droit de protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem. De cette époque date la tradition ininterrompue de protection des chrétiens d’Orient.
En 1571, la chrétienté rassemblée, mais sans la France alliée des Turcs, écrase la flotte turque à Lépante et éloigne ainsi la menace turque des côtes européennes de la Méditerranée. L’année d’après, la monarchie française organise les massacres de la Saint-Barthélémy contre les protestants.
En 1821, les Grecs se révoltent contre les Turcs et sont finalement soutenus par la Russie, l’Angleterre et la France, aboutissant ainsi au traité de Londres qui confirme l’indépendance de la Grèce.
En 1860, les nombreux massacres de chrétiens maronites au Liban par les Druzes soutenus par l’Angleterre et les Turcs conduisent Napoléon III à envoyer un corps expéditionnaire au Liban pour les protéger et rétablir l’ordre dans cette province turque. L’affaire se déroule mal sur le plan militaire et le corps expéditionnaire se retire l’année suivante, laissant les Maronites à leur drame. La France obtient cependant un accord international instaurant l’autonomie du Mont Liban.
A la suite de la guerre russo-turque, le traité de Berlin proclame en 1878 l’indépendance de la Serbie et de la Roumanie. La Turquie s’ouvre aux capitaux européens et les écoles françaises fleurissent dans l’empire ottoman.
En 1894, 1896 et 1909, Abdul Hamid II, « le sultan rouge », organise dans toute la Turquie de très nombreux massacres d’Arméniens.
En 1908, la Bulgarie proclame son indépendance, l’Autriche annexe la Bosnie-Herzégovine, la Crète est rattachée à la Grèce. Le nationalisme turc s’exalte rapidement.
La guerre éclate en 1914, la Turquie s’allie à l’Allemagne et planifie le génocide des Arméniens pour prévenir un nouveau démembrement de l’empire. Cette extermination a lieu sous les yeux des autorités allemandes commandant de nombreuses unités sur le territoire.
Révolution bolchevik. En 1916, les Accords Sykes-Picot partagent entre la France, l’Angleterre et la Russie leurs zones d’influence. La Russie obtient le nord-est de l’Anatolie et la côte ouest ainsi que Constantinople, mais la révolution bolchevik rendra ces dispositions caduques. La Grèce obtient Smyrne et l’Italie le sud de la Turquie. La France obtient la région d’Antioche appelée Cilicie, la côte syro-libanaise et la région de Mossoul, occupée ce jour par Daech, mais abandonnée aux Anglais par Clemenceau en 1918. L’Angleterre s’attribue la Jordanie, l’Irak, la Palestine et Jérusalem.
En 1921, harcelées par Mustapha Kemal, les troupes françaises de Cilicie se replient en Syrie et la Cilicie évacuée est cédée à la Turquie, abandonnant les populations qu’elle protégeait
La France constitue en Cilicie, et avec les rescapés arméniens, une légion d’Orient qui combat sous le drapeau français.
En 1920, Le général Gouraud proclame l’Etat du Grand Liban qui est démembré de la Syrie et demeure un protectorat français.
En 1921, harcelées par Mustafa Kemal, les troupes françaises de Cilicie se replient en Syrie et la Cilicie évacuée est cédée à la Turquie, abandonnant les populations qu’elle protégeait.
En 1923, Mustapha Kemal transfère la capitale de la Turquie à Ankara en Anatolie, et désormais Constantinople s’appellera Istanbul.
En 1925, la révolte druze est écrasée par l’aviation française.
En 1926, Henry de Jouvenel, Haut Commissaire au Liban, donne une constitution au protectorat.
En 1942, la Turquie bien que neutre, est demeurée favorable à l’Allemagne. Elle instaure une taxe exorbitante sur le capital (varlik vergisi) dont seuls les non-musulmans sont redevables. Comme le remarque Bernard Lewis, la mesure donne lieu à l’arrestation, la confiscation et la déportation dans des camps de travail des Grecs, Juifs et Arméniens. La mesure fut supprimée en 1944.
En 1944, après bien des affres, la France reconnaît l’indépendance du Liban et de la Syrie.
Ce qui se passe aujourd’hui en Irak et en Syrie est un bégaiement de l’histoire. Les Chrétiens ont rarement vécu paisiblement, toujours discriminés, toujours persécutés, toujours déplacés. Parfois massacrés, exterminés, torturés. Ne tournez pas la tête !
http://www.lopinion.fr/edition/politique/eternel-malentendu-entre-chretiens-d-orient-europe-114438

Lire aussi : http://www.lopinion.fr/6-septembre-2015/chretiens-d-orient-eviter-pieges-d-soutien-occidental-27800

Frédéric Pichon : « Quand l’Occident se mobilise pour eux, il prend le risque de les assigner à une place de supplétifs, que leur longue histoire dément »

mercredi 16 novembre 2016

Les Etats-Unis dénoncent une « violation du droit international » par le régime en Syrie et la Russie


Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 


La diplomatie américaine a condamné, mardi 15 novembre, « avec la plus grande force » les frappes « inexcusables » menées par la Russie et par le régime en Syrie, notamment sur des hôpitaux et a dénoncé une atteinte au droit international.
Les négociations se poursuivent
Une condamnation de l’ONU

Moscou a mené ses premiers raids aériens à partir de son porte-avions en Méditerranée, tandis que Damas frappait les quartiers insurgés d’Alep.

Selon la porte-parole Elizabeth Trudeau, plusieurs hôpitaux et une clinique mobile ont été frappés par des attaques. « Nous estimons qu’il s’agit d’une violation du droit international », a-t-elle déclaré. Mardi, des bombardements contre des hôpitaux ont également été signalés par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG sise à Londres et disposant d’informateurs sur le terrain. En revanche, l’OSDH et le département d’Etat n’ont pas communiqué le même nombre d’hôpitaux frappés.
La Russie a mené mardi ses premiers raids aériens sur la Syrie à partir de son porte-avions en Méditerranée, au moment où l’armée de l’air syrienne frappait pour la première fois depuis un mois des quartiers résidentiels d’Alep tenus par les insurgés.
La diplomate américaine, dont l’administration démocrate et son secrétaire d’Etat, John Kerry, quitteront le pouvoir le 20 janvier, s’est toutefois félicitée de la poursuite depuis des semaines à Genève de pourparlers multilatéraux auxquels participent Russes et Américains sur de très hypothétiques cessez-le-feu et acheminements d’aide humanitaire en Syrie. « Nous continuons de penser que la seule voie pour avancer est un règlement politique », a plaidé la porte-parole de la diplomatie américaine.
Mardi soir, le chef de l’Etat syrien, Bachar Al-Assad, a réagi à l’élection, il y a une semaine, de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. « Nous ne pouvons rien dire sur ce qu’il va faire, mais disons que s’il va lutter contre le terrorisme, bien sûr nous allons être alliés, des alliés naturels de la même manière que nous le sommes avec les Russes, les Iraniens et beaucoup d’autres pays qui veulent défaire le terrorisme », a-t-il déclaré à la télévision publique portugaise RTP.
Mardi, une commission de l’Assemblée générale des Nations unies a condamné les attaques croissantes contre les civils à Alep, et l’utilisation d’armes chimiques dans le conflit syrien. Cette résolution non contraignante, présentée par l’Arabie saoudite, appelle également à un cessez-le-feu pour faciliter un règlement politique du conflit. L’assemblée générale doit se prononcer en assemblée plénière en décembre.
La résolution « dénonce le plus fermement possible la violence armée exercée par les autorités syriennes contre leur propre population ». Elle condamne aussi « la récente escalade d’attaques dirigées contre les civils à Alep et d’autres zones assiégées » et réclame un accès humanitaire libre et sûr aux civils. Elle réclame que « le régime syrien et le groupe Etat islamique cessent immédiatement d’utiliser des armes chimiques ».





À Alep, coupée en deux, « la violence augmente de jour en jour »


La Croix- Pierre Cochez, le 16/11/2016 à 8h44 
Mis à jour le 16/11/2016 à 10h36
Une ligne de démarcation sépare Alep. À l’Est, les bombardements ont repris et les habitants sont invités à « partir ou mourir ». À l’Ouest, on essaie de vivre tout en pensant au départ.Mardi 15 novembre, à Londres, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a annoncé que l’armée de l’air syrienne avait bombardé, pour la première fois depuis le 18 octobre, des zones résidentielles dans la partie est d’Alep, tenue par les rebelles.
À Moscou, le ministre Sergueï Choïgou, en compagnie du président Vladimir Poutine et de l’état-major, a de son côté déclaré : « Pour la première fois de l’histoire de la flotte russe, le porte-avions Amiral Kouznetsov a pris part à des opérations armées. » Des chasseurs bombardiers ont décollé du porte-avions russe basé en Méditerranée pour mener des frappes sur des positions de groupes djihadistes en Syrie.

Un message prévenant de choisir « le départ ou la mort »

À Alep-Ouest, sous contrôle de l’armée de Damas, on voit des fumées blanches s’élever au-dessus de la partie est. « Nous sentons que nous allons vers un affrontement qui sera terrible », confie un religieux à La Croix. En même temps, il constate que « ces dernières semaines, des quartiers d’Alep-Ouest ont été repris aux rebelles. Jusqu’à présent, la crainte d’une invasion était moins présente et les tirs de mortier depuis Alep-Est se faisaient moins nombreux. »
« Nous n’aurions jamais pensé qu’un jour Alep connaîtrait le sort de Berlin, coupée en deux pendant des décennies » remarque le religieux. De l’autre côté de la ligne de front, des habitants d’Alep-Est vivent dans la peur depuis le message envoyé lundi sur leurs téléphones portables, leur enjoignant de choisir entre « le départ ou la mort », et prévenant du lancement de l’assaut. Mais, malgré les bombes, les manques de nourriture, d’eau et de soins, personne ne semble sortir d’Alep-Est.

La population d’Alep-Est est prise au piège

Pour David Swanson, d’Ocha, le bureau de coordination des Affaires humanitaire de l’ONU, « toutes les issues de sortie sont fermées depuis le 7 juillet. Il n’y a pas de liberté de mouvement pour les habitants. Nous avons préparé un plan d’assistance à la population. Mais il requiert des assurances de la part de tous les belligérants. Nous ne les avons pas. »
Au CICR, Ingy Sedky ne dit pas autre chose : « Nous n’avons pas la sécurité pour pouvoir agir. Au sol, l’intensité de la violence augmente de jour en jour. » Pour le religieux d’Alep-Ouest, « les rebelles armés prennent en otage la population qui voudrait quitter l’autre partie de la ville. Tout est prêt de notre côté pour les accueillir. »
Depuis Alep-Est, la proposition de Damas de « partir ou mourir » est vue comme une stratégie pour vider la ville de ses habitants. Les civils partis, resteraient alors dans cette partie de la cité autrefois industrieuse plusieurs milliers de rebelles syriens, privés de leurs « boucliers humains » pour se défendre devant l’avancée du régime de Damas et des Russes.

« Il faut en général un an et demi d’efforts pour arriver à partir. »

Côté Ouest, « les habitants vivent assez mal que l’on ne parle que de la partie Est. Ils estiment que leur situation est tout aussi grave. Tout le monde est dans une situation de pauvreté », résume Isabelle Silva, du Secours catholique-Caritas France.
L’organisation soutient 500 habitants d’Alep-Ouest pour leurs soins médicaux et prend en charge les études de 200 étudiants. À l’Ouest, la route principale qui relie la ville au monde est ouverte, l’eau est acheminée et l’électricité vient de générateurs pour lequel il faut payer. « Le ravitaillement se fait presque normalement, même si le coût de la vie a augmenté », estimait mardi le religieux.
Malgré tout, beaucoup veulent partir de leur « ville vraiment blessée ».Alors, ils s’emploient sur Internet à remplir, durant des mois, des dossiers de demande d’asile. « Il faut en général un an et demi d’efforts pour arriver à partir. Rien que ce matin, je viens de dire au revoir à trois familles de paroissiens. L’une part en Allemagne, l’autre à Dubaï, la troisième au Canada. C’est ça la réalité chrétienne à Alep. »
Pierre Cochez
http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/A-Alep-coupee-en-deux-la-violence-augmente-de-jour-en-jour-2016-11-16-1200803461

mardi 15 novembre 2016

Prise de position du Conseil des Patriarches et des Evêques catholiques du Liban en faveur d’un gouvernement de réconciliation nationale


Expéditeur: Fides News Fr <fidesnews-fr@fides.org>
Date: 15 novembre 2016 14:10:00 UTC+
ASIE/LIBAN - Prise de position du Conseil des Patriarches et des Evêques catholiques du Liban en faveur d'un gouvernement de réconciliation nationale
Beyrouth (Agence Fides) – Au Liban, après l'élection du Général (2S) Michel Aoun à la Présidence de la République, il est nécessaire de mettre rapidement sur pieds un gouvernement capable de favoriser la réconciliation nationale et la rapide rédaction d'une loi électorale en mesure de garantir une représentation politique adéquate à l'ensemble des composantes de la société libanaise. Tel est l'avis partagé concernant la situation libanaise exprimé par le Conseil des Patriarches et Evêques catholiques du Liban, qui a tenu hier, 14 novembre, sa 50ème Session plénière à Bkerké, au siège du Patriarcat d'Antioche des Maronites. A la réunion, ont participé entre autres le Patriarche grec melkite, S.B.Grégoire III Laham, le Patriarche syro-catholique, S.B. Ignace Youssif III Younan, le Patriarche arménien catholique, S.B. Grégoire Pierre XX Ghabroyan, et S.Exc. Mgr Gabriele Caccia, Nonce apostolique au Liban.
Dans son intervention, le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, a exhorté tous les responsables des Eglises présents à soutenir les organisations ecclésiales dans leurs projets de développement et à répondre favorablement aux requêtes, y compris financières, provenant d'écoles, d'hôpitaux, d'orphelinats et d'hospices gérés par les différentes communautés catholiques. La situation libanaise – a indiqué le Patriarche – est marquée par l'appauvrissement général de vaste strates de la population et toute les réalités ecclésiales sont appelées à renforcer leur engagement en faveur de ceux qui se trouvent dans le besoin.
Le Nonce apostolique est lui aussi intervenu pour exprimer ses félicitations suite à la récente élection du Général (2S) Michel Aoun à la Présidence de la République. Il a aussi rappelé, en ce qui concerne l'urgence représentée par les réfugiés syriens que, voici un an, le Pape François avait invité toutes les Paroisses et les couvents à ouvrir leurs portes en vue de l'accueil des réfugiés ayant fui le conflit et des situations de violence. Les Patriarches et Evêques réunis à Bkerké ont également affronté la question de l'application des directives du Saint-Siège en matière d'abus sexuels sur des mineurs et de l'approbation des règlements concernant l'usage des ressources gérées par Caritas Liban. (GV) (Agence Fides 15/11/2016)

samedi 12 novembre 2016

«En Orient, c’est l’existence même des chrétiens qui est menacée»

Alors que sa ville est encore aux mains de Daech, l'archevêque syriaque catholique de Mossoul, Mgr Petros Mouché, témoigne. Poignant http://www.tdg.ch/24052074


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