Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mercredi 27 février 2013

Syrie et Moyen Orient: lettre du Vatican aux évêques du monde entier | Dernières Infos | L'Orient-Le Jour

Le ministre du pape pour les Eglises orientales, le cardinal Leonardo Sandri, a fait parvenir mardi aux évêques du monde entier un appel à une "invocation pressante" à Dieu pour la Syrie lacérée par la guerre civile.

Dans cet "appel pour une collecte en soutien aux chrétiens de Terre Sainte", publié en six langues, alors que Benoît XVI doit démissionner jeudi, le cardinal argentin a estimé que "le destin en Syrie se répercute sur tout le Moyen-Orient".

Il est revenu sur le Printemps arabe dans la région où est née le christianisme et où le pape s'était rendu en septembre: la Terre sainte est "le témoin de la manière dont des peuples entiers, assoiffés de dignité et de justice, ont donné forme au rêve d'un printemps dont nous voudrions voir tout de suite des fruits".

Mgr Sandri a rappelé l'exhortation de Benoît XVI en janvier à prier pour que "les communautés chrétiennes du Moyen-Orient, souvent discriminées, reçoivent de l'Esprit Saint, la force de la fidélité et de l'espérance" qui les pousse à rester sur leurs terres.

Cette lettre, envoyée pendant le Carême, a pour but de sensibiliser l'Eglise aux problèmes des fidèles vivant à Jérusalem, en Israël, dans les territoires palestiniens et dans les pays voisins (Syrie, Liban, Jordanie, Egypte).

Pour le Vendredi Saint prochain, deux jeunes Libanais maronites ont été invités à rédiger les médiations du Chemin de croix au Colisée.

Le 14 février, le nonce en Syrie Mario Zenari avait exprimé l'horreur du Saint-Siège: "on reste à regarder cette Syrie qui tombe en ruines, et la communauté internationale ne sait que faire! Le nombre des victimes est vraiment impressionnant: on a l'impression de marcher dans le sang de ces victimes de la violence (...) Ce sang qui physiquement imprègne les semelles de nos chaussures".

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dimanche 24 février 2013

Raï critique sévèrement l'attitude des responsables libanais | Dernières Infos | L'Orient-Le Jour

Liban

Le patriarche maronite Mgr Béchara Raï a critiqué dans son homélie de dimanche le retard mis par le gouvernement à transférer la nouvelle grille des salaires au Parlement. Un retard qui a déclenché une escalade de la part le Comité de coordination syndicale (CCS) qui a enclenché la semaine dernière une grève générale ouverte et organisé des manifestations s'étalant sur plusieurs jours de suite.

"Avez-vous la conscience tranquille face à cette grève et à la fermeture des écoles?", a martelé Mgr Raï.

Evoquant le dossier des armes, le patriarche maronite a demandé aux responsables libanais : "Où est votre conscience quand les armes illégales se répandent de plus en plus chaque jour, portant atteinte au prestige de l'Etat?"

Surle dossier de la loi électorale, Mgr Raï a réitéré son appel aux protagonistes à œuvrer pour une loi à la mesure de la nation, non à celle de leurs intérêts personnels, mettant en garde contre le report des législatives (prévues en juin).

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samedi 23 février 2013

23/2/2013-chretiensMO

23/2/2013-chretiensMO

-Syrie : Encore un prêtre enlevé....Un autre forcé à se convertir à l'Islam.
Hauran (Syrie) - Le Patriarcat grec-melkite catholique de Damas a confirmé la nouvelle de l'enlèvement du Père Hassan Tabbarah qui relève de l'Archevêché de la région du Hauran.

Cet enlèvement s'ajoute à celui des trois autres prêtres (Les Pères Michel Kayyal et Ishak Mahfoud) et un troisième, très âgé qu'ils n'ont libéré qu'après l'avoir forcé à se convertir à l'Islam.

Rappelons simplement que les prêtres des villes exposées et envahies par les hordes de mercenaires soutenues par l'Europe et les USA, (Tabqa, Raqqa, Jdaydeh, Yacoubieh et même Homs) ont du se sauver en catastrophe.
Source: Le veilleur de Ninive vendredi 22 février 2013

-SYRIE – Demande de soutien de la part du Patriarcat grec orthodoxe d'Antioche en ce qui concerne les secours au peuple syrien

Damas (Agence Fides) – Le Patriarcat grec orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, par le biais de son Département pour les relations œcuméniques et le développement (DERD), a distribué jusqu'à présent 75.000 kits de survie et aidé directement plus de 280.000 personnes en conditions difficiles et souffrantes à cause du conflit syrien. C'est ce qu'indique un rapport envoyé à l'Agence Fides, rapport dans lequel se trouvent résumées également les modalités concrètes selon lesquelles s'expriment les initiatives humanitaires soutenues par l'Eglise grecque orthodoxe en Syrie (programmes de distribution de vêtements, de nourriture et de poêles, soutien éducatif et psychologique pour les enfants et les jeunes, interventions dans le domaine de l'assistance sanitaire). « Nos ressources sont limitées et nous faisons appel à notre diaspora, à nos amis et collaborateurs afin de continuer à assister le peuple de Syrie » a déclaré Samer Laham, Directeur du DERD. (GV) (Agence Fides 22/02/2013)


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vendredi 22 février 2013

22/2/2013-Le Cardinal Raï sera à Moscou juste avant le Conclave.

22/2/2013-Le Cardinal Raï sera à Moscou juste avant le Conclave.
Le Patriarche d'Antioche des Maronites, le Cardinal Bechara Boutros Raï, s'apprête à se rendre à Moscou en visite, dans le cadre d'un événement riche en implications œcuméniques, politiques et humanitaires. Du 26 février au 1er mars, avant de venir à Rome pour le Conclave, le Patriarche aura dans la capitale russe une série de colloques de haut niveau avec des responsables politiques russes et les plus hauts responsables du Patriarcat de Moscou.

http://fr.radiovaticana.va/news/2013/02/22/le_cardinal_raï_sera_à_moscou_juste_avant_le_conclave/fr1-667264


-LOI ÉLECTORALE- olj.com | 21/02/2013
Liban : Réunis à Bkerké, les partis chrétiens "ouverts à tout projet qui assure une juste représentation".
A l'issue de la réunion de responsables chrétiens avec le patriarche maronite Mgr Béchara Raï, jeudi à Bkerké, le siège patriarcal a publié en soirée un communiqué selon lequel "les participants, invités par le patriarche, ont évoqué le dossier de la loi électorale".

Etaient présents à la rencontre : Les chefs du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, des Kataëb, Amine Gemayel, des Marada, Sleiman Frangié. Le chef des Forces libanaises Samir Geagea, qui s'est absenté pour des raisons sécuritaires, était représenté par le député Georges Adwane. Ont également participé à la réunion les anciens ministres Ziyad Baroud et Youssef Saadé ainsi que les députés Alain Aoun (CPL), Samy Gemayel (Kataëb) et Boutros Harb.

Selon le communiqué de Bkerké, "les participants à la réunion ont réitéré leurs positions et ont évalué l'étape actuelle en ce qui concerne la nouvelle loi électorale notamment les résultats des réunions des commissions parlementaires conjointes. Ils ont souligné leur ouverture à toute proposition qui assurerait une juste représentation à toutes les composantes libanaises, conformément à la Constitution."

Auparavant, le patriarche Raï s'était rendu à Baabda en fin de matinée pour discuter de la loi électorale avec le président de la République, Michel Sleiman.
Les deux rencontres interviennent deux jours après l'adoption par les commissions conjointes du projet de loi électorale du Rassemblement orthodoxe, un projet défendu par les pôles du 8 Mars (CPL, Hezbollah, Amal), les Kataëb et les FL.

Olj-22/2/2013-Le vote des commissions et la « libération » des sièges chrétiens

La réunion des pôles chrétiens (ou de leurs représentants) à Bkerké hier donne le ton de l'atmosphère générale qui règne actuellement dans les milieux de cette communauté. Même si le projet dit orthodoxe continue à soulever des critiques et à susciter une certaine inquiétude sur l'exacerbation des sentiments confessionnels, les quatre grandes formations qui l'ont appuyé, le CPL, les Marada, les Forces libanaises et les Kataëb, éprouvent un certain soulagement, d'autant que sous la houlette du patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, ils s'étaient entendus sur deux points électoraux essentiels : le refus de revenir à la loi de 1960 et la nécessité d'améliorer la représentation chrétienne au Parlement. Le vote en commissions du projet grec-orthodoxe est donc à ce sujet une grande victoire pour ces formations et surtout pour Bkerké, même si ce vote a éloigné certains alliés du 14 Mars et même si, d'autre part, ce vote doit être confirmé par le choix définitif d'une nouvelle loi électorale.

Au sujet de la relation entre les alliés, il est certain que le vote des commissions a créé un froid entre les partis chrétiens du 14 Mars et le courant du Futur. D'ailleurs, selon des sources proches des Forces libanaises, la conversation téléphonique entre le chef de ce courant, l'ancien Premier ministre Saad Hariri, et le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, n'a pas été aussi sereine qu'on le dit. Le ton est monté entre les deux hommes, Saad Hariri parlant de « poignard dans le dos » et Samir Geagea déclarant qu'il ne peut pas renier l'accord de Bkerké ni se placer en porte-à-faux avec l'autorité religieuse maronite. De plus, Geagea aurait précisé à son interlocuteur que, contrairement à ce qu'a fait le général Michel Aoun avec le Hezbollah, lui n'a pas demandé l'appui du courant du Futur, se contentant de réclamer la liberté de décider ce qui convient le mieux aux chrétiens et aux Forces libanaises. Au bout d'une longue discussion, les deux hommes ont finalement convenu de laisser la porte du débat ouverte pour aboutir à une solution médiane, autrement dit, un projet de loi qui ménage les intérêts du courant du Futur mais permet en même temps aux chrétiens d'élire eux-mêmes au moins une grande partie de leurs députés.

Si aussi bien Samir Geagea qu'Amine Gemayel ont multiplié hier les déclarations pour préciser que l'alliance du 14 Mars reste intacte, la réalité est que l'approche électorale sera cette fois forcément différente de celle des deux derniers mandats. La source proche des Forces libanaises précise à cet égard que cette fois-ci les chrétiens seront plus libres, n'ayant plus à porter le poids des grands groupes musulmans dans leurs campagnes électorales. La source proche des FL souligne le fait qu'en 2005 et 2009, il n'y avait pas de véritable problème, la ligne politique étant claire et les slogans adoptés à l'unanimité au sein du 14 Mars. Mais cette année, la situation est différente avec la montée des extrémismes musulmans et la difficulté pour les formations chrétiennes de s'aligner sur certains de ces groupes, même si elles continuent d'appuyer la révolution syrienne, contre le régime d'Assad. Dans ce contexte, les formations chrétiennes se sont donc trouvées dans des situations parfois inconfortables, notamment lors de certains incidents au Nord et lors des événements de Ersal. Malgré cela, leur appui à la ligne politique adoptée par le courant du Futur est resté indéfectible. Alors que ce courant n'a pas vraiment fait d'efforts pour tenter de comprendre les motivations des chrétiens et leur sensibilité. Même le projet présenté par Ahmad Fatfat devant la sous-commission parlementaire était bien en deçà des attentes chrétiennes, comme si le courant du Futur n'avait pas encore compris la fermeté de la position chrétienne.

Désormais, la situation est différente. Et si (comme on le dit) la tactique derrière le vote des commissions conjointes était d'amener le courant du Futur à négocier de manière plus pragmatique, cette tactique a réussi, estiment des sources proches de Bkerké, puisque si un compromis est conclu, il passera certainement par « la libération » d'une grande partie des sièges chrétiens, si ce n'est des 64 comme le propose le projet dit orthodoxe. La responsabilité des partis chrétiens du 14 Mars est maintenant de pousser dans ce sens, vers une formule qui ressemblerait au projet présenté par le président de la Chambre Nabih Berry. Sinon, il faudra se rabattre à nouveau sur le projet orthodoxe. Toutefois, un des députés membre de la sous-commission parlementaire déclare que toute cette manœuvre n'aurait pas été possible sans la position du Hezbollah et d'Amal, qui ont appuyé sans réserve les revendications de leurs alliés chrétiens, n'hésitant pas à renoncer aux sièges chrétiens qu'eux-mêmes accaparaient pour les rassurer, montrant ainsi leur attachement à la coexistence et au renforcement du rôle des chrétiens au Liban. Le Hezbollah et Amal ont donc forcément marqué des points politiques par le biais de cette attitude. C'est sans doute la raison pour laquelle la campagne dénonçant l'implication du Hezbollah dans les combats en Syrie s'est soudain amplifiée...

22/2/2013-Olj-
La vie constitutionnelle compromise par le projet de loi « hétérodoxe »
Fady NOUN | 22/02/2013

Le patriarche Raï présidant la séance de travail avec les représentants des partis chrétiens à Bkerké, hier.
LA SITUATION
Le rendez-vous que se sont donné hier, au palais présidentiel, le chef de l'État et le patriarche Raï, donne une idée de la complexité, voire de la gravité de la situation dans laquelle la classe politique dans son ensemble a mis la vie constitutionnelle au Liban.

À un peu plus de trois mois des élections législatives, l'impasse législative continue d'obstruer l'horizon politique. L'approbation par les grands courants politiques chrétiens d'un projet de loi électorale hautement hétérodoxe – et paradoxalement appelé « orthodoxe » – prévoyant que chaque communauté élise ses propres députés, n'a rien résolu. Elle n'a fait que déplacer le problème.

Alors qu'il venait d'entendre, de la bouche du chef de la diplomatie britannique, William Hague, le vif souhait de la communauté internationale de voir l'échéance législative se tenir dans les délais légaux, le chef de l'État a dû insister auprès du patriarche maronite pour qu'il use de son autorité morale, afin d'amener les partis et courants chrétiens approuvant le projet orthodoxe à revoir leurs positions. M. Sleiman a clairement fait comprendre au patriarche que le projet de loi engage le Liban dans un système politique autre que celui qu'ils se sont choisi, à l'aube de l'indépendance, et que s'il était voté, malgré son opposition, il en contesterait la validité devant le Conseil constitutionnel.

Assises à Bkerké
Effectivement, à la demande du patriarche, les représentants de ces courants se sont retrouvés en fin de journée à Bkerké, pour débattre de la question. Samir Geagea s'est excusé de ne pouvoir assister à la réunion et s'est fait représenter par Georges Adwan. Toutefois, Amine Gemayel, Michel Aoun et Sleimane Frangié, représentant respectivement les Kataëb, le Courant patriotique libre et les Marada, ainsi que certains de leurs lieutenants, ont répondu présent. Boutros Harb, farouche opposant au projet de loi approuvé, devait rejoindre la rencontre en cours de route. L'ancien ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, coauteur, avec Fouad Boutros, d'un projet de loi combinant scrutin majoritaire et proportionnel, était également présent.

(Lire aussi : Le vote des commissions et la « libération » des sièges chrétiens, l'éclairage de Scarlett Haddad)

À l'issue de la réunion, un communiqué a affirmé, très brièvement, que les personnes réunies ont « campé sur leurs positions » et ont « évalué la situation à la lumière de ce qui s'est passé en commissions conjointes ».
À cet égard, poursuit le communiqué, les présents « ont déclaré être toujours ouverts à tout autre projet qui assurerait une juste représentation à toutes les composantes nationales libanaises, conformément aux critères constitutionnels ». Cette dernière condition signifiant que toutes les communautés puissent élire, dans leur intégralité, leurs propres représentants.

La balle change de camp
Dans les milieux politiques favorables au projet de loi, on estimait que le vote en commissions a modifié la donne et que « la balle » a changé de camp. C'est désormais au courant du Futur de Saad Hariri et à la Rencontre démocratique de Walid Joumblatt d'adopter « une attitude constructive » et de proposer une alternative acceptable au projet de la Rencontre orthodoxe. La menace d'un recours en invalidation du projet de loi ne semblait pas inquiéter outre mesure les partisans de ce courant.
En échange, dans les milieux hostiles à ce projet, on relevait que le communiqué de Bkerké comprend deux points positifs. D'abord, il n'y est plus dit, comme on l'avait claironné auparavant, que le projet orthodoxe est « accepté de tous », puisqu'il ne l'est effectivement pas ; ensuite ses tenants n'ont pas « claqué la porte » à un effort de conciliation supplémentaire.

(Lire aussi : Les chrétiens indépendants affirment leur « rejet absolu » du projet orthodoxe)

On notait toutefois, dans ce camp, que si dans les camps des partis alliés au Futur la bonne foi règne, le CPL, lui, ne fait qu'acquiescer pour la forme. Or, selon ces milieux, « on ne peut assister en spectateur au dialogue, sauf si l'on projette secrètement de torpiller les élections ».
Notons qu'à la suite de la réunion, Boutros Harb et Saad Hariri se sont longuement concertés au téléphone.

Report des élections ?
Que va-t-il se passer maintenant ? Selon un observateur chevronné de la scène politique, une chose est sûre : il n'y aura pas d'élections législatives dans les délais. Pour cette source, en effet, constatant l'état de division communautaire du pays et le rejet par de larges pans des communautés sunnite et druze, du projet de loi orthodoxe, il est douteux que le président de la Chambre appelle la Chambre à voter.

Au demeurant, même si le projet de loi est voté, ajoute cette source, un recours en invalidation sera introduit devant le Conseil constitutionnel. Et dans les deux cas, le processus électoral sera retardé. Enfin, note cet observateur, il est clair qu'en retardant la formation de la commission de surveillance des élections, le gouvernement joue en fait le torpillage du processus électoral, qui ne peut se tenir en l'absence de cette commission.
Quel que soit le scénario suivi, il ne reste plus que trois ou quatre semaines pour organiser les élections, dans les délais prévus. En effet, le 22 mars est une date-butoir pour ce processus, puisqu'il s'agit de la date légale de convocation du collège électoral, si les élections doivent se tenir le 9 juin, comme prévu.
Sinon, et si elle tient à respecter les formes constitutionnelles, la Chambre n'aura d'autre choix que d'amender la Constitution pour proroger de quelques semaines, quelques mois ou d'un an son mandat.

Fady NOUN | 22/02/2013
Le patriarche Raï présidant la séance de travail avec les représentants des partis chrétiens à Bkerké, hier.
LA SITUATION
Le rendez-vous que se sont donné hier, au palais présidentiel, le chef de l'État et le patriarche Raï, donne une idée de la complexité, voire de la gravité de la situation dans laquelle la classe politique dans son ensemble a mis la vie constitutionnelle au Liban.

À un peu plus de trois mois des élections législatives, l'impasse législative continue d'obstruer l'horizon politique. L'approbation par les grands courants politiques chrétiens d'un projet de loi électorale hautement hétérodoxe – et paradoxalement appelé « orthodoxe » – prévoyant que chaque communauté élise ses propres députés, n'a rien résolu. Elle n'a fait que déplacer le problème.

Alors qu'il venait d'entendre, de la bouche du chef de la diplomatie britannique, William Hague, le vif souhait de la communauté internationale de voir l'échéance législative se tenir dans les délais légaux, le chef de l'État a dû insister auprès du patriarche maronite pour qu'il use de son autorité morale, afin d'amener les partis et courants chrétiens approuvant le projet orthodoxe à revoir leurs positions. M. Sleiman a clairement fait comprendre au patriarche que le projet de loi engage le Liban dans un système politique autre que celui qu'ils se sont choisi, à l'aube de l'indépendance, et que s'il était voté, malgré son opposition, il en contesterait la validité devant le Conseil constitutionnel.

Assises à Bkerké
Effectivement, à la demande du patriarche, les représentants de ces courants se sont retrouvés en fin de journée à Bkerké, pour débattre de la question. Samir Geagea s'est excusé de ne pouvoir assister à la réunion et s'est fait représenter par Georges Adwan. Toutefois, Amine Gemayel, Michel Aoun et Sleimane Frangié, représentant respectivement les Kataëb, le Courant patriotique libre et les Marada, ainsi que certains de leurs lieutenants, ont répondu présent. Boutros Harb, farouche opposant au projet de loi approuvé, devait rejoindre la rencontre en cours de route. L'ancien ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, coauteur, avec Fouad Boutros, d'un projet de loi combinant scrutin majoritaire et proportionnel, était également présent.

(Lire aussi : Le vote des commissions et la « libération » des sièges chrétiens, l'éclairage de Scarlett Haddad)

À l'issue de la réunion, un communiqué a affirmé, très brièvement, que les personnes réunies ont « campé sur leurs positions » et ont « évalué la situation à la lumière de ce qui s'est passé en commissions conjointes ».
À cet égard, poursuit le communiqué, les présents « ont déclaré être toujours ouverts à tout autre projet qui assurerait une juste représentation à toutes les composantes nationales libanaises, conformément aux critères constitutionnels ». Cette dernière condition signifiant que toutes les communautés puissent élire, dans leur intégralité, leurs propres représentants.

La balle change de camp
Dans les milieux politiques favorables au projet de loi, on estimait que le vote en commissions a modifié la donne et que « la balle » a changé de camp. C'est désormais au courant du Futur de Saad Hariri et à la Rencontre démocratique de Walid Joumblatt d'adopter « une attitude constructive » et de proposer une alternative acceptable au projet de la Rencontre orthodoxe. La menace d'un recours en invalidation du projet de loi ne semblait pas inquiéter outre mesure les partisans de ce courant.
En échange, dans les milieux hostiles à ce projet, on relevait que le communiqué de Bkerké comprend deux points positifs. D'abord, il n'y est plus dit, comme on l'avait claironné auparavant, que le projet orthodoxe est « accepté de tous », puisqu'il ne l'est effectivement pas ; ensuite ses tenants n'ont pas « claqué la porte » à un effort de conciliation supplémentaire.

(Lire aussi : Les chrétiens indépendants affirment leur « rejet absolu » du projet orthodoxe)

On notait toutefois, dans ce camp, que si dans les camps des partis alliés au Futur la bonne foi règne, le CPL, lui, ne fait qu'acquiescer pour la forme. Or, selon ces milieux, « on ne peut assister en spectateur au dialogue, sauf si l'on projette secrètement de torpiller les élections ».
Notons qu'à la suite de la réunion, Boutros Harb et Saad Hariri se sont longuement concertés au téléphone.

Report des élections ?
Que va-t-il se passer maintenant ? Selon un observateur chevronné de la scène politique, une chose est sûre : il n'y aura pas d'élections législatives dans les délais. Pour cette source, en effet, constatant l'état de division communautaire du pays et le rejet par de larges pans des communautés sunnite et druze, du projet de loi orthodoxe, il est douteux que le président de la Chambre appelle la Chambre à voter.

Au demeurant, même si le projet de loi est voté, ajoute cette source, un recours en invalidation sera introduit devant le Conseil constitutionnel. Et dans les deux cas, le processus électoral sera retardé. Enfin, note cet observateur, il est clair qu'en retardant la formation de la commission de surveillance des élections, le gouvernement joue en fait le torpillage du processus électoral, qui ne peut se tenir en l'absence de cette commission.
Quel que soit le scénario suivi, il ne reste plus que trois ou quatre semaines pour organiser les élections, dans les délais prévus. En effet, le 22 mars est une date-butoir pour ce processus, puisqu'il s'agit de la date légale de convocation du collège électoral, si les élections doivent se tenir le 9 juin, comme prévu.
Sinon, et si elle tient à respecter les formes constitutionnelles, la Chambre n'aura d'autre choix que d'amender la Constitution pour proroger de quelques semaines, quelques mois ou d'un an son mandat.

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Les chretiens de Syrie face aux drames obscures

Les chretiens de Syrie face aux drames obscures 
Communiqué du metropolite d'Alep pour les syriaques orthodoxes Gregoire Yohanna Ibrahim, Zenit - 21-2-2013
مسيحيو سوريا في ظلمة المآسي

بحسب بيان ورد عن المتروبوليت غريغوريوس يوحنا ابراهيم

بقلم نانسي لحود

حلب, 21 فبراير 2013 (زينيت) - إن الأحداث الجارية في سوريا تنعكس سلبًا على الوضع الأمني في كل مكان. وبحسب بيان ورد عن متروبوليت حلب غريغوريوس يوحنا ابراهيم، لا تزال الأوضاع تتردى هناك ولا سيما النقص في المواد الأساسية كالماء، والكهرباء، والغذاء... وإن وجدت فتكون أسعارها غالية جدًّا بالنسبة الى المواطنين.

أما الظاهرة الأكثر خطورة فهي هجرة المسيحيين من حلب الى بلدان أخرى، وشدد المتروبوليت على أن لا أحد يعلم متى قد يعود المهجرون الى منازلهم: "فهجرة المسيحيين الى خارج سوريا ستؤثر على الوجود المسيحي في الشرق الأوسط." تساءل أيضًا الى أين يمكن أن يذهب المسيحيون؟ وأجاب بأن لكل بلد اتجاه معين وقد ساهمت الأمم المتحدة وبعض الكنائس على استيعاب المهجرين العراقيين مثلًا في بعض البلدان.

وبما يختص بأزمة المسيحيين في مدينة الثورة فصرح المتروبوليت في البيان بأن مئات العائلات تعرضت للتشريد القسري بسبب الخوف والقلق إزاء القتال العنيف في المدينة، ولكن بعض العائلات لم تغادر بسبب عجزها الاقتصادي الذي حال دون انتقالها الى مكان آخر. كما أضاف بأن الوضع هناك مثير للشفقة، والقلق لأنه في بعض الأحيان لا يمكن ايصال المؤن للعائلات بسبب الخطر على الطرقات، بالإضافة الى صعوبة الاتصالات.

لم يغفل المتروبوليت عن التذكير بأن هذه العائلات ترزح تحت وطأة الضغوطات الاقتصادية لأنها فقدت منازلها، والحياة اليومية المعتادة التي كانت تعيشها، والآن وجدت نفسها مشردة من دون مأكل أو مشرب أو حتى سقف يحميها. وأضاف بأن هذه الأعباء تقع على كتفي الكنيسة فقال:"نحن دعاة سلام، ...ونحن نعمل لإيقاف هذه الحرب، ونصرخ كفى! نحن مرهقون ولا يمكننا المتابعة، لا نرى أي نتيجة قريبة، فإلى من علينا أن نلتجئ؟"

تقدم المتروبوليت بالشكر من جميع الذين مدوا يد المساعدة لهم لكي يتمكنوا من مساعدة الشعب، كما دعا الى تكثيف الصلاة من أجل إيقاف الحرب وتحقيق السلام والتمكن من إيصال المساعدات الى العائلات المحتاجة.وختم بالقول أن سوريا كانت دائما مثالا للتعايش السلمي بين جميع الأديان والمذاهب، وأمل بأن يتم العمل لتحصيل هذه الصورة مجددًا وتعود سوريا لتأخذ مركزها بين دول العالم وتعيش بسلام واستقرار 




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