Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mardi 10 septembre 2013

L'Orient arabe, démuni de chrétiens, n'est pas l'Orient- Par le patriarche Fouad Twal

"ROME, 10 septembre 2013 (Zenit.org) - Pour le patriarche Fouad Twal, « l'Orient arabe, démuni de chrétiens, n'est pas l'Orient que nous connaissons, que nous aimons ».

Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, a participé au sommet international qui s'est tenu à Amman sur le thème « les défis des chrétiens arabes », la première semaine de septembre, à l'initiative du roi Abdallah II.

Dans son intervention, le patriarche a salué « cette initiative unique de son genre » : « La présence d'un grand nombre de dignitaires religieux, chrétiens et musulmans, est très significative et constitue une quasi réponse à ce qui se passe dans notre Orient, sous forme de défis et difficultés, voire d'une question de vie ou de mort pour notre peuple ».

Il a plaidé pour la situation « catastrophique » des chrétiens en Terre Sainte, plaidant pour une solution au problème palestinien « de façon équitable et acceptable » : «  Discours et promesses ne sont guère suffisants, que ce soit du côté arabe, islamique ou occidental. Les gens, ayant perdu confiance en ces promesses, rêvent d'émigrer à l'étranger, pour justement échapper à une conjoncture qu'ils ne peuvent plus supporter. »

« L'Orient arabe, démuni de chrétiens, n'est pas l'Orient que nous connaissons, que nous aimons » et « le chrétien est le frère du musulman, et le musulman est le frère du chrétien », a-t-il poursuivi.

Pour le patriarche, c'est « le message d'Amman qui devrait se transformer en réalité dans les curricula pédagogiques, dans les discours religieux, ainsi que les medias religieux, car « écouter des discours dans des salles fermées au sujet de la tolérance, de l'acceptation d'autrui, mais sans les déclarer ouvertement et publiquement, n'est plus acceptable ».

Mgr Fouad Twal a appelé à « faire face à ces courants extrémistes avec courage et clairvoyance, à travers notamment un plan pédagogique sain, mettant en exergue les aspects positifs de l'islam, de la chrétienté et du judaïsme, afin de permettre l'émergence d'une génération nouvelle, favorable à une ouverture d'esprit et une acceptation de l'autre ».

« Il est de plus très important de créer une opinion publique qui s'oppose à ces courants, qui les isole, qui restreigne leur influence, leur emprise sur la société. Dans ce contexte les medias jouent un rôle pionnier », a-t-il estimé.

« A nous, les dignitaires religieux, chrétiens et musulmans, il appartient de savoir comment se soutenir spirituellement et socialement afin d'affronter la richesse de la civilisation occidentale, voire ses dangers, ainsi que les vagues de la violence et de l'extrémisme religieux », a conclu le patriarche

À l’appel du Vatican, messes pour la paix à Harissa et Balamand | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

À l'appel du Vatican, messes pour la paix à Harissa et Balamand
À l'appel du pape François, une messe a été célébrée, samedi soir en la basilique Notre-Dame de Harissa, pour la paix au Moyen-Orient, notamment en Syrie, en Égypte et en Irak. L'office religieux a été présidé par le patriarche maronite, le cardinal Béchara Boutros Raï, en présence notamment du nonce apostolique, Gabriele Caccia, et de l'ancien ministre Sélim Karam, représentant le chef de l'État.

Durant la messe, Mgr Caccia a donné lecture du message du pape. Il a ensuite dit : « Nous voulons un monde où règne la paix. Nous sommes contre la guerre. Je prie de toutes mes forces pour que les parties en conflit en Syrie écoutent la voix de la conscience et qu'ils ne s'enferment pas dans le carcan de la défense de leurs propres intérêts et qu'ils regardent l'autre comme un frère. » Il a également appelé « la communauté internationale à lancer rapidement des initiatives de paix ».
Le patriarche maronite a indiqué, de son côté : « Nous prions ce soir pour que le monde préserve le don le plus important de Dieu, à savoir la paix ». Il a « imploré le Seigneur d'éclairer les esprits des dirigeants, en particulier ceux qui appellent à guerre et non à la paix, des marchands d'armes, de ceux qui usent des armes pour tuer des êtres humains et détruire des civilisations ». « Vivre en paix, c'est vivre dans la dignité et dans le respect des lois. La paix entre les États nécessite la coopération et le partenariat avec l'autre », a-t-il poursuivi. « Des cruautés sont perpétrées au quotidien au Moyen-Orient, notamment en Syrie, en Égypte et en Irak. Nous ne prions pas pour qu'un groupe soit vainqueur et un autre vaincu, mais pour que la violence s'arrête et que l'homme soit respecté », a-t-il dit.
Mgr Raï a dénoncé « les pays qui sont en train de faire parvenir des armes en Syrie alors qu'ils n'envoient pas les aides nécessaires aux réfugiés syriens ».
Le patriarche maronite a célébré, par ailleurs, une messe à la mémoire des soldats morts à Nahr el-Bared, il y a six ans, en présence de représentants du chef de l'État, du président de la Chambre et du Premier ministre. Il a appelé durant son homélie « à l'unité du peuple libanais », estimant qu'il « est inadmissible de reporter encore plus la formation d'un nouveau gouvernement ».
Ce même thème de la paix au Moyen-Orient et en Syrie a été repris hier lors d'une messe à Balamand célébrée par le patriarche grec-orthodoxe Youhanna X Yazigi. Dans son homélie, Mgr Yazigi a indiqué : « Nous prions au même moment ici et au couvent de Saydnaya en Syrie pour que la paix règne. Nous implorons la Sainte Vierge pour qu'elle protège ce couvent historique et tous ceux qui l'habitent. »
« Nous appelons le monde entier à arrêter la guerre. Nous voulons la paix. La paix n'engendre que la paix. Laissez notre terre, le Moyen-Orient, vivre. Laissez notre peuple, celui qui ne mérite ni la guerre, ni la destruction, ni les enlèvements, vivre », a-t-il poursuivi. « Aujourd'hui, plus que jamais, nous tenons à nos racines et nos principes, et nous comptons sur la miséricorde », a-t-il souligné en conclusion.

Envoyé de mon iPad jtk

dimanche 8 septembre 2013

Le village chrétien de Maaloula est tombé aux mains des rebelles | La-Croix.com

8/9/2013-Le village chrétien de Maaloula est tombé aux mains des rebelles | La-Croix.com

Les rebelles ont pris une bourgade, à majorité chrétienne, proche de Damas.

Les chrétiens ont fui la ville. On rapporte des dizaines de victimes. Des signes religieux ont été détruits.

Mariam est une mère de famille, parmi d'autres, de Maaloula. Depuis vendredi 6 septembre, elle, ses quatre enfants et son époux Ziad sont réfugiés à Damas, chez des cousins. Ils ont fui les combats et les bombes qui ont enflammé ce haut lieu chrétien de Syrie. Joint au téléphone par La Croix, Mariam répétera : « Pourquoi cela nous arrive-t-il ? Nous n'avons rien fait et les bombes sont tombées sur le village. Nous étions en paix. Qu'a-t-il fait, mon fils de 2 ans et demi, pour mériter cela ? »

Ziad était ouvrier dans le bâtiment. C'était avant la guerre. « Mais, depuis deux ans et demi, à Maaloula, les hommes restent à la maison, comme les femmes. Il n'y a pas de travail. » Dans la nuit de jeudi à vendredi, des voitures sont venues de Damas, situé à une cinquantaine de kilomètres, pour aider les familles chrétiennes à sortir de Maaloula. Mariam, Ziad et leurs enfants ont profité du convoi. Ils ont abandonné leur maison.

Dimanche 8 septembre, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) confirmait que des rebelles, dont des djihadistes liés à Al-Qaida, avaient pris le contrôle du village chrétien, après de violents combats avec l'armée. Selon cette ONG, qui s'appuie sur un réseau de militants et de médecins, les combats ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, parmi les rebelles, les forces gouvernementales et la population. Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, estime que les rebelles sont constitués notamment de combattants du groupe sunnite extrémiste du Front Al-Nosra.

Une statue de la Vierge a été détruite, selon Mariam

Maaloula est l'un des derniers lieux où se parlait encore un peu l'araméen, la langue du Christ. Une statue de la Vierge, bleu ciel et blanc, dominait le bourg, depuis l'une des collines abruptes qui l'entourent. « Elle a été détruite », indique Mariam. Des monastères – Saint-Serge « considéré comme l'un des plus vieux monastères du monde » précise Mariam, Saint-Elias, Saint-Takla – sont aujourd'hui occupés ou menacés. Deux autres interlocuteurs rapportent que des croix, au sommet d'édifices religieux, ont été détruites.

Maaloula célèbre chaque 14 septembre la fête de l'Exaltation de la Croix. Les chrétiens de Damas venaient nombreux. « Chaque soir du 13 septembre, les jeunes allument des feux sur les rochers qui entourent la ville. Une grande messe est célébrée le lendemain. Ensuite, c'est la fête pendant deux jours. Les familles de la ville ouvraient leurs portes à de nombreux visiteurs venus de tout le pays » se souvient George, un Syrien chrétien, originaire de Maaloula.

La majorité des habitants chrétiens de Maaloula sont grecs-catholiques. Les combats pour la prise de cette ville de quelques milliers d'habitants avaient commencé mercredi 4 septembre par une attaque-suicide attribuée au Front Al-Nosra contre une position de l'armée régulière à l'une des entrées du bourg. Une vidéo postée par les rebelles a montré des insurgés parlant dans des talkies-walkies alors que le caméraman clame « Dieu est le plus grand. Libération du barrage de Maaloula ». La caméra montrait des corps gisant sur la chaussée.

« Que feront-ils avec nous, chrétiens ? »

Mariam a vu les rebelles fêtés, à leur entrée, par la population musulmane de Maaloula. « Les femmes leur jetaient du riz en signe de fête. Les hommes suivaient les rebelles dans leurs campements de la montagne. Certains disent qu'ils retiennent là-bas des otages chrétiens. » Le Front Al-Nosra appelle à un État islamique en Syrie. Récemment, la tension est montée entre Al-Nosra et la rébellion dite modérée de l'Armée syrienne libre (ASL), en raison des multiplications des exactions par les djihadistes.

Comme d'autres chrétiens syriens, George est inquiet pour l'avenir de son pays. « On ne peut pas laisser un pays multiconfessionnel tomber entre les mains des radicaux. Ils veulent appliquer la loi islamique, et sont prêts à mourir pour ça. Que feront-ils avec nous, chrétiens, qui n'avons pas les mêmes croyances ? Ils nous donnent trois solutions : quitter le pays, se convertir ou payer. »

Un autre Syrien chrétien confirme. « À Yabroud, une ville contrôlée complètement par les insurgés, l'église locale se charge de collecter l'argent entre les fidèles pour payer chaque mois un montant réclamé par les autorités locales. » George redoute les décisions qui pourraient bientôt venir de Washington ou de Paris. « Une intervention militaire va déstabiliser le pays, affaiblir l'armée syrienne qui reste unie pour le moment. Nous allons plonger dans une situation à l'irakienne. » Il s'insurge : « Comment des pays occidentaux peuvent se dire "amis" de pays comme le Qatar ou l'Arabie saoudite ? »



Envoyé de mon iPad jtk

La planète divisée sur la « punition » à infliger à Damas | La-Croix.com


8/9/2013-La planète divisée sur la « punition » à infliger à Damas | La-Croix.com

Le secrétaire d'État américain John Kerry multiplie son offensive diplomatique pour rallier des soutiens en faveur des frappes aériennes sur la Syrie avant le vote du Congrès américain attendu en fin de semaine.
Selon la presse américaine, le Pentagone prépare des frappes plus longues et plus intenses que prévu contre les forces de Bachar Al Assad.

« Les choses ont beaucoup bougé au cours de ce week-end » sur le dossier syrien, s'est réjoui dimanche 8 septembre Laurent Fabius sur France 3. Le ministre français des affaires étrangères a estimé que Paris et Washington n'avaient « pas besoin » de l'engagement militaire des 28 États membres de l'Union européenne pour lancer des frappes militaires contre le régime syrien de Bachar Al Assad, accusé d'avoir franchi la ligne rouge en tuant des centaines de civils à l'arme chimique le 21 août dernier dans les banlieues de Damas. Le « soutien politique » des Européens est suffisant pour le chef de la diplomatie française qui estime en l'occurrence avoir clairement obtenu un tel soutien visant à conférer une légitimité internationale à une intervention militaire.
Les ministres des affaires étrangères des Vingt-Huit ont en effet appelé samedi à une « réponse claire et forte » aux attaques chimiques à l'issue d'une réunion de deux jours à Vilnius en Lituanie. La veille, 11 des membres du G20 réunis à Saint-Pétersbourg avaient également fait une déclaration lancée à l'initiative des États-Unis appelant à « une réponse internationale forte » à laquelle s'est ralliée dans un deuxième temps l'Allemagne.
De plus les six pays du Conseil de coopération du Golfe (Bahreïn, Koweït, Oman, Émirats arabes unis, Qatar, Arabie saoudite) ont exhorté la communauté internationale à intervenir en Syrie pour « délivrer le peuple frère de Syrie de la tyrannie de son régime, et mettre fin à sa souffrance ».

« C'est notre Munich à nous ! »

Le secrétaire d'État américain John Kerry, aux côtés de son homologue français, s'est aussi déclaré samedi soir assuré d'un soutien international « large et grandissant » afin de « punir » Damas. « Les États-Unis ne peuvent laisser un dictateur se servir impunément des armes les plus effroyables » a-t-il justifié en lançant « C'est notre Munich à nous ! », à l'adresse des opinions occidentales de plus en plus hostiles à toute intervention.
Selon un sondage Ifop pour Le Figaro publié samedi, 64 % des Français sont opposés à une intervention militaire internationale (et 68 % à un engagement militaire de la France) alors qu'ils étaient 45 % à être contre le 29 août.
Dimanche 8 septembre, John Kerry a rencontré plusieurs ministres des pays arabes, notamment les ministres égyptien et saoudien avant de gagner Londres, contraint à l'inaction en raison du veto du Parlement. Le gouvernement britannique de David Cameron appelle toutefois à la mobilisation internationale. « Le risque de ne rien faire est plus grand que celui d'agir » a affirmé dimanche 8 septembre le ministre des affaires étrangères, William Hague. Selon lui, la situation deviendrait « alarmante » si les autres parlements du monde venaient à s'opposer à une intervention.

Hollande s'adressera aux Français après la décision du Congrès américain

John Kerry poursuivait ainsi son offensive diplomatique pour convaincre du bien-fondé d'une intervention militaire avant les échéances cruciales américaines. Le Congrès américain qui se réunit à partir d'aujourd'hui doit débattre de la question syrienne avant de donner son éventuel feu vert à des frappes. L'issue du vote, envisagé au mieux en fin de semaine, est jugée très incertaine. Le président Barack Obama doit, lui, s'adresser à la nation américaine demain.
D'après l'édition dominicale du Los Angeles Times, le Pentagone prépare d'ores et déjà une opération d'envergure concentrée sur soixante-douze heures. Celle-ci mobiliserait des bombardiers et destroyers lance-missiles pour viser une liste d'objectifs beaucoup plus large que les 50 cibles initialement envisagées.
Quant à François Hollande, il s'adressera aux Français après la décision du Congrès américain et la publication du rapport de l'ONU sur les attaques chimiques, attendu dans les jours ou semaines à venir ; le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'étant juste engagé à aller « le plus vite possible ». John Kerry a, lui, estimé que si frappes il devait y avoir, les États-Unis se laissent le droit de ne pas attendre l'échéance onusienne considérée par de nombreux pays comme une étape essentielle, susceptible de confirmer de manière indépendante les accusations d'attaques aux gaz toxiques.

« Ambiguïté »

La communauté internationale a-t-elle pour autant réellement progressé sur le dossier syrien ces derniers jours ? « La France et les États-Unis étaient dans une situation très difficile à l'ouverture du G20 », commente Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l'Institut français des relations internationales. « Ils ont certes réussi à sortir de leur isolement mais au profit de l'ambiguïté.  Les communiqués des onze du G20 et des 28 de l'UE ne valident aucunement le principe d'une intervention militaire, ni une intervention hors du cadre de l'ONU. On peut même considérer que Vladimir Poutine sort renforcé du G20, sa position hostile à toute action quelle qu'elle soit a été avalisée par les Brics [Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud] ».
Et celle-ci a été suivie par les neuf pays membres de l'Alba (alliance latino-américaine). Le ministre iranien des affaires étrangères d'Iran, principal soutien de Damas dans la région, a rappelé haut et fort hier qu'une frappe militaire contre la Syrie serait « illégale » selon la charte de l'ONU, et avait beau jeu de dénoncer le fait que les États-Unis fassent « fi du droit international ».
Quant à la portée des frappes ciblées, la question reste entière. S'agit-il de sauver la face en tirant les oreilles du régime de Bachar al Assad au risque de renforcer ce dernier ? interrogeait en substance François Heisbourg, conseiller du président de la Fondation pour la recherche stratégique samedi sur les antennes de RFI. « Il n'y a pas de solution militaire à la situation en Syrie. Il faut une solution politique », avait déclaré le président du conseil européen Herman Van Rompuy avant l'ouverture du G20. Une solution politique qui s'est encore un peu plus éloignée à Saint-Pétersbourg. La perspective d'une nouvelle conférence de Genève n'a même pas été envisagée.
***
 Les échéances prévues
Lundi 9 septembre : Fin des vacances parlementaires aux États-Unis. Le Congrès commence à débattre des frappes voulues par le président Barack Obama en réaction à l'attaque chimique du 21 août près de Damas, dont il accuse le régime de Bachar Al Assad. Barack Obama enregistre une interview avec les six grandes chaînes de télévision américaines, qui sera diffusée dans la soirée. John Kerry, son secrétaire d'État, regagne Washington, après avoir rencontré à Londres le président palestinien Mahmoud Abbas, puis le chef de la diplomatie britannique, William Hague.
Mardi : Barack Obama adresse un message à la nation, un jour avant les commémorations des attentats du 11 septembre 2001. Le ministre syrien des affaires étrangères, Walid Mouallem, se rend à Moscou, grand allié de Damas.
Jeudi ou vendredi : Vote du Congrès américain, dont l'issue est très incertaine, notamment à la Chambre des représentants. Possibles frappes, les États-Unis ne s'étant pas engagés à attendre le rapport des inspecteurs de l'ONU.
Durant les jours suivants : Remise du « rapport des inspecteurs » de l'ONU, qui ont enquêté fin août sur les accusations d'attaques aux gaz toxiques le 21 août. Après une éventuelle saisine des Nations unies, intervention de François Hollande à la télévision.


Envoyé de mon iPad jtk

Journée pour la paix - à l’occasion de la Journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient -"Oui nous le voulons"


Veillée de prière place Saint-Pierre, 7 septembre

Pape François

ROME, 7 septembre 2013 (Zenit.org) - « Pouvons-nous sortir de cette spirale de douleur et de mort ?... Ce soir, je voudrais que de toutes les parties de la terre nous criions : Oui, c'est possible à tous ! Ou mieux, je voudrais que chacun de vous, du plus petit au plus grand, jusqu'à ceux qui sont appelés à gouverner les Nations, réponde : Oui, nous le voulons », exhorte le pape François.

Ce samedi soir, 7 septembre 2013, de 19h à 23h, a eu lieu une veillée de prière, place Saint-Pierre, à l'occasion de la Journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient et dans le monde, convoquée par le pape.

La veillée s'est déroulée dans une atmosphère de gravité et de recueillement. Après un temps de chapelet et de litanies, le pape a prononcé une homélie, tandis que la nuit était déjà tombée sur une place Saint-Pierre comble. Puis a eu lieu un temps d'adoration.

Homélie du pape François

« Dieu vit que cela était bon » (Gn 1, 12.18.21.25). Le récit biblique du début de l'histoire du monde et de l'humanité nous parle de Dieu qui regarde la création, la contemple presque, et répète : cela est bon. Chers frères et sœurs, cela nous fait entrer dans le cœur de Dieu et, de l'intime de Dieu, nous recevons son message.

Nous pouvons nous demander : quelle signification a ce message ? Que me dit ce message à moi, à toi, à nous tous ?

1. Il nous dit simplement que dans le cœur et dans la pensée de Dieu notre monde est la 'maison de l'harmonie et de la paix', et est le lieu où tous peuvent trouver leur place et se sentir 'chez soi', parce que cela est « bon ». Tout le créé forme un ensemble harmonieux, bon, mais surtout les humains, faits à l'image et à la ressemblance de Dieu, sont une unique famille, dans laquelle les relations sont marquées par une fraternité réelle non seulement proclamée en paroles : l'un et l'autre sont le frère et la sœur à aimer, et la relation avec le Dieu qui est amour, fidélité, bonté se reflète sur toutes les relations entre les êtres humains et apporte l'harmonie à la création tout entière. Le monde de Dieu est un monde dans lequel chacun se sent responsable de l'autre, du bien de l'autre. Ce soir, dans la réflexion, dans le jeûne, dans la prière, chacun de nous, tous nous pensons au fond de nous-mêmes : ne serait-ce pas peut-être ce monde que nous désirons ? Ne serait-ce pas peut-être ce monde que tous portent dans le cœur ? Le monde que nous voulons, n'est-il pas peut-être un monde d'harmonie et de paix, en nous-mêmes, dans les rapports avec les autres, dans les familles, dans les villes, dans et entre les nations ? Et la vraie liberté dans le choix des chemins à parcourir en ce monde, n'est-elle pas peut-être celle qui est orientée vers le bien de tous et qui est guidée par l'amour ?

2. Mais demandons-nous maintenant : est-ce cela le monde dans lequel nous vivons ? Le créé conserve sa beauté qui nous remplit d'émerveillement, reste une œuvre bonne. Mais il y a aussi « la violence, la division, le conflit, la guerre ». Cela arrive quand l'homme, sommet de la création, abandonne le regard sur l'horizon de la beauté et de la bonté, et se renferme dans son égoïsme.

Quand l'homme pense seulement à lui-même, à ses propres intérêts et se place au centre, quand il se laisse séduire par les idoles de la domination et du pouvoir, quand il se met à la place de Dieu, alors il abîme toutes les relations, il ruine tout ; et il ouvre la porte à la violence, à l'indifférence, au conflit. C'est exactement ce que veut nous faire comprendre le passage de la Genèse qui raconte le péché de l'être humain : l'homme entre en conflit avec lui-même, s'aperçoit qu'il est nu et se cache parce qu'il a peur (Gn 3,10), il a peur du regard de Dieu ; il accuse la femme, celle qui est chair de sa chair (v.12) ; il rompt l'harmonie avec le créé, arrive à lever la main contre le frère pour le tuer. Pouvons-nous dire que l'harmonie est devenue 'dis-harmonie' ? Non, la 'dis-harmonie' n'existe pas : ou il y a l'harmonie, ou on tombe dans le chaos où il y a violence, querelle, conflit, peur…

C'est justement dans ce chaos que Dieu demande à la conscience de l'homme : « Où est Abel ton frère ? ». Et Caïn répond : « Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ? » (v.9). Cette question nous est aussi adressée et il serait bien que nous nous demandions : Suis-je le gardien de mon frère ? Oui, tu es le gardien de ton frère ! Être une personne humaine signifie être gardiens les uns des autres ! Et au contraire, quand se rompt l'harmonie, suit une métamorphose : le frère à garder et à aimer devient l'adversaire à combattre, à supprimer. Que de violence naît à ce moment, que de conflits, que de guerres ont marqué notre histoire ! Il suffit de voir la souffrance de tant de frères et sœurs. Il ne s'agit pas de quelque chose de conjoncturel, mais c'est la vérité : dans chaque violence et dans chaque guerre, nous faisons renaître Caïn. Nous tous ! Et aujourd'hui aussi, nous continuons cette histoire de conflit entre frères, aujourd'hui aussi, nous levons la main contre celui qui est notre frère. Aujourd'hui aussi nous nous laissons guider par les idoles, par l'égoïsme, pas nos intérêts ; et cette attitude continue : nous avons perfectionné nos armes, notre conscience s'est endormie, nous avons rendu plus subtiles nos raisons pour nous justifier. Comme si c'était une chose normale, nous continuons à semer destruction, douleur, mort ! La violence, la guerre apportent seulement la mort, parlent de mort ! La violence et la guerre ont le langage de la mort !

Après le chaos du Déluge, il cessa de pleuvoir : on vit l'arc-en-ciel et la colombe apporta un rameau d'olivier. Je pense aussi aujourd'hui à cet olivier, représentant les diverses religions, que nous avons planté à Buenos Aires, sur la "Piazza de Mayo" en 2000, en demandant qu'il n'y ait plus de chaos, en demandant qu'il n'y ait plus de guerre, en demandant la paix.

3. À ce point, je me demande : Est-il possible de parcourir une autre voie ? Pouvons-nous sortir de cette spirale de douleur et de mort ? Pouvons-nous apprendre de nouveau à marcher et à parcourir les chemins de la paix ? En invoquant l'aide de Dieu, sous le regard maternel de la Vierge Salus populis romani, Reine de la paix, je veux répondre : Oui, c'est possible à tous ! Ce soir, je voudrais que de toutes les parties de la terre nous criions : Oui, c'est possible à tous ! Ou mieux, je voudrais que chacun de vous, du plus petit au plus grand, jusqu'à ceux qui sont appelés à gouverner les Nations, réponde : Oui, nous le voulons ! Ma foi chrétienne me pousse à regarder la Croix. Comme je voudrais que pendant un moment tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté regardent la Croix ! On peut y lire la réponse de Dieu : là, à la violence on ne répond pas par la violence, à la mort, on ne répond pas par le langage de la mort. Dans le silence de la Croix, se tait le bruit des armes et parle le langage de la réconciliation, du pardon, du dialogue, de la paix. Je voudrais demander au Seigneur, ce soir, que nous, chrétiens, frères des autres Religions, chaque homme et chaque femme de bonne volonté crie avec force : la violence et la guerre ne sont jamais la voie de la paix ! Que chacun s'applique à regarder au fond de sa conscience et écoute cette parole qu'elle dit : sors de tes intérêts qui atrophient le cœur, dépasse l'indifférence envers l'autre qui rend le cœur insensible, vaincs tes raisons de mort et ouvre-toi au dialogue, à la réconciliation : regarde la douleur de ton frère et n'ajoute pas une autre douleur, arrête ta main, reconstruis l'harmonie qui s'est brisée ; et cela non par le conflit, mais par la rencontre ! Que se taisent les armes ! La guerre marque toujours l'échec de la paix, elle est toujours une défaite pour l'humanité. Encore une fois, les paroles de Paul VI résonnent : « Plus les uns contre les autres, plus, jamais !... Jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! » (Discours aux Nations unies, 4 octobre 1965 : AAS 57 [1965], 881). « La paix s'affermit seulement par la paix, celle qui n'est pas séparable des exigences de la justice, mais qui est alimentée par le sacrifice de soi, par la clémence, par la miséricorde, par la charité » (Message pour la Journée mondiale de la Paix 1976 AAS 67 [1975], 671). Pardon, dialogue, réconciliation sont les paroles de la paix : dans la bien-aimée Nation syrienne, au Moyen-Orient, partout dans le monde ! Prions pour la réconciliation et pour la paix, travaillons pour la réconciliation et pour la paix, et devenons tous, dans tous les milieux, des hommes et des femmes de réconciliation et de paix ! Amen.