Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

vendredi 13 septembre 2013

Maaloula, ville témoin du désarroi des chrétiens syriens

13/9/2013-Maaloula, ville témoin du désarroi des chrétiens syriens

Deux jours après être entrée dans Maaloula, ville chrétienne syrienne située à 55 kilomètres au nord de Damas, l'armée continuait jeudi de pourchasser les rebelles, repoussés dans un quartier de la ville et dans un hôtel qui surplombe ce haut lieu de la chrétienté au Moyen-Orient, où l'on parle encore l'araméen, la langue de Jésus. Alors que l'immense majorité de ses 2000 catholiques de rite grec ont fui les combats en fin de semaine dernière, des volontaires chrétiens sont désormais en première ligne aux côtés de l'armée pour déloger les insurgés qui ont pris le contrôle de Maaloula dimanche, au terme de combats nocturnes qui ont fait 17 morts et de nombreux blessés parmi les opposants à Bachar el-Assad et des dizaines de morts dans les rangs des forces gouvernementales. «Les combats se concentrent dans la partie ouest de Maaloula, qui est une ville fantôme», affirme Dima Nassif, de la chaîne de télévision al-Mayadeen, l'une des journalistes à avoir pu se rendre dans cette cité légendaire où l'on trouve des refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christia­nisme. «J'entendais les soldats et les insurgés s'insulter à cent mètres les uns des autres, dit-elle. Il y a eu des pillages dans des maisons, mais seulement quelques dégradations d'édifices religieux», précise-t-elle. Huit jours d'une bataille lancée par les radicaux islamistes, davantage pour terroriser les chrétiens et les faire partir de cette ville symbole que pour les tuer, sous l'œil initialement bienveillant d'un régime qui a cherché à profiter de la caisse de résonance médiatique autour de ces combats.

Lettre du patriarche Gregorios III au pape François

La paix, condition de la communion

Patriarche Gregorios III

ROME, 12 septembre 2013 (Zenit.org) - Pour le patriarche Gregorios III, « La paix est la seule condition qui permettra aux Eglises en Orient de continuer le chemin du Synode pour le Moyen Orient et être Communion et Témoignage… »

Sa Béatitude Gregorios III, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem a, dans un courrier envoyé au Saint-Père ce 10 septembre, remercié le pape François pour l'appel au jeûne et à la prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient, et dans le monde entier : « Cette journée a uni dans la prière, partout dans le monde, les hommes de bonne volonté et de toute religion… L'appel à la paix de Votre Sainteté a fait entendre et découvrir au monde la voix pacifique de l'Evangile. A ceux qui en ont besoin, à ceux qui l'ignorent et à ceux qui refusent d'y croire cet appel a montré une voie différente que celle des armes et de l'intervention militaire pour résoudre la crise syrienne. Cet appel, Très Saint Père, a été le point de départ d'une mobilisation internationale contre toute tentative de résoudre ce conflit par le chemin de violence… (…) Profondément touché par cette initiative nous prions Votre sainteté de nous accompagner encore sur le chemin de la paix (…) La paix est la seule condition qui permettra aux Eglises en Orient de continuer le chemin du Synode pour le Moyen Orient et être Communion et Témoignage… »

Texte intégral à lire sur le site internet du Patriarcat Grec Melkite Catholique d'Antioche et de tout l'Orient d'Alexandrie et de Jérusalem  http://www.pgc-lb.org/

jeudi 12 septembre 2013

L'observatoire de la Christianophobie | Égypte : le bilan effroyable des églises détruites depuis le 14 août

11-9-2013-Égypte : le bilan effroyable des églises détruites depuis le 14 août

L'Œuvre d'Orient a publié hier un « Bilan des destructions de lieux de culte chrétiens en Égypte depuis le 14 août 2013 », dont le directeur, Mgr Pascal Gollnisch, nous précise qu'il a été compilé après les confirmations obtenues par les plus hautes autorités chrétiennes d'Égypte. C'est un travail remarquable par sa précision et effrayant par l'ampleur sans précédent des pogroms antichrétiens lancés par les Frères Musulmans et leurs amis. Encore ne s'agit-il que de destructions matérielles. Nous n'avons encore aucun bilan complet des victimes Coptes assassinées ou blessées au cours de ces terribles événements.

I- Eglises pillées, saccagées et brûlées entièrement ou bombardées

GOUVERNORAT DE MINIA

1. Eglise Copte Orthodoxe de la Sainte Vierge et Anba Abram, le bâtiment de services, la maison de

l'évêque, la garderie située dans le village de Délga, quartier de Deir (monastère) Mawas

2. Eglise Copte Orthodoxe de Mar (Saint) Mina et le dispensaire accolé, située dans le quartier d'Abou

Helal sud

3. Eglise Baptiste située à Béni Mazar

4. Eglise du Prince Tawadros, située à la rue El Hosseiny, place Sednawi

5. Eglise Evangélique III

6. Eglise Evangélique, située à la ferme de Gad El Sayed

7. Eglise Anba Moussa El Asswad (Moïse le Noir), située dans le quartier d'Abou Helal sud

8. Eglise Khalas El Nefous (Le Salut des âmes), située à la place « Palace »

9. Eglise Mar (Saint) Mina, située dans la rue du Markaz (commissariat), Béni Mazar

10. Eglise Evangélique, située à Mallawi

GOUVERNORAT DE SOHAG

11. Eglise Copte Catholique – Saint Georges, le bâtiment de services, le terrain de l'évêché,

Gouvernorat de Sohag

12. Eglise Saint Marc, le bâtiment de services, située dans la rue « El Kahraba » (électricité),

Gouvernorat de Sohag

13. Eglise de la Sainte Vierge et Anba Abram, Gouvernorat de Sohag

GOUVERNORAT DE FAYOUM

14. Monastère du Prince Tawadros, El Chatbi, Village « El Nazla », Youssef El Seddiq, Gouvernorat de

Fayoum

15. Eglise Copte Orthodoxe de La Sainte Vierge, Village « El Nazla », Youssef El Seddiq, Gouvernorat

de Fayoum

16. Eglise Sainte Demiana, village El Zerbi, Tamia, Gouvernorat de Fayoum

17. Eglise Evangélique, village El Zerbi , Tamia, Gouvernorat de Fayoum

18. Eglise du Prince Tadros, village Dassia, Gouvernorat de Fayoum

GOUVERNORAT DE SUEZ

19. Eglise des pères Franciscaines et l'école accolée, située dans la rue 23, Gouvernorat de Suez

20. Eglise Grecque (antique), située dans la rue « Paradis », Gouvernorat de Suez

21. Eglise Evangélique, située dans la rue de l'armée, gouvernorat de Suez

GOUVERNORAT D'ASSIOUT

22. Eglise Saint Georges, située dans la rue Kalta, gouvernorat d'Assiout

23. Eglise Apostolique, située dans la rue El Namis, gouvernorat d'Assiout

24. Eglise Saint Jean, située à Abanoub, gouvernorat d'Assiout

25. Eglise Adventiste, située dans la rue YousriRagheb, gouvernorat d'Assiout

26. Eglise Réformiste, gouvernorat d'Assiout

27. Eglise Saint Thérèse, gouvernorat d'Assiout

GOUVERNORAT DE GUIZEH

28. Eglise de la Sainte Vierge, rue 10, Boulaq El Dakrour (Beau Lac du Caire) , gouvernorat de Guizèh

29. Eglise de la Sainte Vierge, Kerdassa, gouvernorat de Guizèh

GOUVERNORAT DU SINAÏ NORD

30. Eglise Saint Georges, située dans la rue 23 juillet, El Arich, gouvernorat du Sinaï Nord

GOUVERNORAT DE SUEZ

31. Couvent des sœurs du Bon Pasteur et l'école accolée, l'église du couvent, située dans la rue de l'armée, gouvernorat de Suez

AUTRES

32. Eglise Evangélique, village Moncha'at Badin, Samalout, gouvernorat de Minia

33. L'évêché de Saint Jean Baptiste, Kousseya, gouvernorat d'Assiout

34. Eglise Copte Catholique « La Sainte Famille », accolée au commissariat de police, Mallawi, gouvernorat de Minia

35. Eglise Evangélique II, accolée au commissariat de police, Mallawi, gouvernorat de Minia

36. Eglise Saint Georges et Abou Seifein, village Lahassa, Maghagha, gouvernorat de Minia

37. Eglise Apostolique, le centre médical annexe, située dans la rue Omar, ferme d'Iskandar, Abou

Helal, gouvernorat de Minia

38. Eglise Mar (Saint) Mina, Béni Mazar, Gouvernorat de Minia

II – Eglises attaquées par jets de pierres, Molotov, balles et/ou assiégées

1- Eglise Copte Catholique Saint Marc, quartier Abou Helal sud, gouvernorat de Minia

2- Eglise des pères Jésuites, située dans le quartier Abou Helal sud, gouvernorat de Minia

3- Eglise de la Sainte Vierge, située dans la rue El Gazzarin, quartier Abou Helal sud, gouvernorat de Minia

4- Evêché Saint Jean Baptiste, Kousseya, gouvernorat d'Assiout

5- Eglise de La Sainte Vierge, située dans le bassin numéro 10, gouvernorat de Quéna

6- Evêché d'Atfih, gouvernorat de Guizèh

7- Eglise des deux Martyrs, située dans le village de Sol, Atfih, gouvernorat de Guizèh

8- Eglise de la Sainte Vierge, située à Saf, gouvernorat de Guizeh

9- Eglise Saint Georges, Bacous, gouvernorat d'Alexandrie

10- Eglise Anba Maximos, rue 45, gouvernorat d'Alexandrie

11- Evêché de Mallawi, gouvernorat de Minia

12- Evêché Copte Orthodoxe, Deir (monastère) Mawas, gouvernorat de Minia

13- Eglise de L'Ange, rue El Namis, gouvernorat d'Assiout

14- Evêché Copte Orthodoxe, Abou Tig, gouvernorat d'Assiout

15- Eglise de la Sainte Vierge, Kafr Abdo, 6 octobre

16- Eglise Saint Georges, El Wasta, Béni Sweif

17- Eglise Abou Seifein, El Rachah (Cours d'eau), Ezbet el Nakhl (ferme des palmiers), El marg, Le Caire

18- Eglise de la Sainte Vierge, Mansouréya, gouvernorat de Guizeh

19- Eglise Saint Georges, Kodsika, Maadi, Le Caire

20- Eglise Mar Mina, Béni Mazar, gouvernorat de Minia

21- Eglise Saint Georges, jardin de Helwan, gouvernorat de Guizèh

22- Monastère d'Abou Fana, isolé par blocage de la route qui amène les provisions, Mallawi,

gouvernorat de Minia

III – Ecoles et couvents brûlés :

1- Ecole Copte pour garçons, rue El Hosseiny, gouvernorat de Minia

2- Ecole et couvent des soeurs de Saint Joseph, gouvernorat de Minia

3- Ecole du Bon Pasteur, gouvernorat de Minia entièrement pillée (et non brûlée)

4- Ecole et couvent des soeurs Franciscaines, Gouvernorat de Béni Sweif

5- Ecole Franciscaine, gouvernorat de Suez

6- Ecole Copte Catholique du Bon Pasteur, accolée au commissariat de police, Mallawi,

gouvernorat de Minia

7- Ecole des pères Jésuites, gouvernorat de Minia

IV – Installations appartenant aux églises entièrement brûlées :

1- Association des amis de l'évangile, gouvernorat de Fayoum

2- Club des Jeunes chrétiens (YMCA)

3- Asile pour garçons – Soldats du Christ, gouvernorat de Minia

4- Librairie « Maison de l'évangile », gouvernorat de Minia

5- Centre d'activités des Jésuites et des Frères, gouvernorat de Minia

6- Bateau « El Dahabeya », appartenant à l'église évangélique, gouvernorat de Minia

7- Librairie « Maison de l'évangile », gouvernorat d'Assiout

8- Maison des prêtres et immeuble à côté de l'église copte catholique Saint-Georges, à Dalga, Deir

Mouwas, Gouvernorat de Minia

V – Maisons, pharmacies, magasins, hôtels appartenant aux Coptes, pillés, saccagés

et brûlés entièrement :

1- 58 maisons, dans des lieux diverses tout au long du territoire égyptien : les locataires ont été chassés de leur ville

2- 85 magasins dans les divers gouvernorats

3- 16 pharmacies dans les divers gouvernorats

4- 3 hôtels, Horus, Sawssana, Akhenaton

5- 75 autocars et voitures appartenant aux églises et aux coptes



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mercredi 11 septembre 2013

L'observatoire de la Christianophobie | Horreur : la barbarie islamiste s’installe à Maaloula

10/9/2013-Horreur : la barbarie islamiste s'installe à Maaloula

Sous le titre « Massacre en direct à Maaloula en Syrie », le blogue Investing'Action a publié dimanche dernier dans la nuit un témoignage poignant reçu par téléphone depuis Maaloula d'une habitante de cette ville déjà martyre. C'est effroyable. La crédibilité des informations est haute notamment du fait que pour la première fois l'identité de plusieurs martyrs est donnée… En voici de très larges extraits.

En ce moment, Maaloula est sous occupation. Les hommes armés (moussallahines) ont d'abord tenté une percée le 4 septembre. Par cette attaque, ils semblaient vouloir faire une démonstration de force, nous terroriser afin que nous quittions nos terres. Ils ont tué 20 civils et en ont enlevé 15 autres. Pour le moment, nous disposons de la liste de 4 civils exécutés et de 7 disparus : Ilyas Damoune : enlevé ; Jihade Saalab : décapité au couteau ; Mihail Antonio Saalab : décapité ; Sarkis Habib Al Soukhn : exécuté par balles ; Antoine Lauzarios Saalab : décapité et le corps mutilé ; Moussa Chmays : enlevé ; Chadi Saalab : enlevé ; Georges Dawoud Hilani et son épouse (enlevés) ; Jamilé Mahfouz et sa fille (enlevées). Toutes les victimes sont des civils.

Actuellement, les terroristes sont partout dans les anciennes églises et les monastères. Ils ont incendié les monastères de Mar Sarkis et Mar Bakhos, Saint-Serge et Bacchus. Ils ont tout fouillé, tout saccagé avec moult blasphèmes. De nombreux habitants chrétiens ont fui la ville vers Damas.

L'attaque [la première dans la nuit du 4 septembre] a coûté la vie à une vingtaine de miliciens des comités populaires qui défendaient le village. Les deux uniques survivants de l'attaque ont été décapités. Puis les terroristes ont investi les premières maisons du village. Ils sont d'abord entrés chez Abou Aala al Haddad, un chrétien revenu de Zahlé au Liban pour passer quelques jours de vacances dans son village natal. Ses agresseurs l'ont sommé de se convertir à l'Islam. Ils ont cassé les croix et les icônes. Puis, ils ont tout saccagé dans la maison. Avant de l'abattre, ils lui ont dit : « Nous menons la guerre sainte contre les Croisés ». Les terroristes sont ensuite entrés dans la maison voisine habitée par Jamilé Oum Mahfouz une veuve et par sa fille. Elle a un fils qui est porté disparu depuis plusieurs mois. La maman avertit sa fille : « Fais-toi passer pour une musulmane pour qu'ils ne t'enlèvent pas ». Quand ils sont entrés, les terroristes ont hurlé : « Jina Aleykoun ya Kouffar » (« Nous voilà les impies », sous entendu, « vous êtes cernés »). Ils traitèrent la mère et sa fille d'adorateurs de la croix. Ils prirent la croix qui trônaient dans la maison et l'ont brisée. La mère et sa fille ont ensuite été emmenées vers l'inconnu.

Les terroristes se sont ensuite arrêtés devant la statue de Saint-Georges qui trône devant le monastère qui porte son nom. Ils ont vociféré dans des haut-parleurs : « Que veux-tu que l'on casse d'abord Saint-Georges. Ta tête ou ton cheval ? ». Puis ils se sont déchaînés sur la statue.

Les terroristes n'ont touché à aucune maison musulmane de Maaloula. Or, dans les quartiers chrétiens du village se trouvaient un grand nombre de déplacés sunnites de Ain Tarma (Ghouta). Ces derniers ont accueilli les terroristes en héros, en criant des youyous et en les aspergeant de riz. Les terroristes sont ensuite arrivés sur la place du village. Ils ont commencé à blasphémer sur tous les objets sacrés, sur les icônes, les croix, les statues. Les enfants étaient tellement terrorisés qu'ils en ont perdu la voix. Certains d'entre eux sont encore hospitalisés à Damas. Parmi les terroristes, il semblait y avoir des Libyens et des Tchétchènes.

[Après avoir été chassés du village, les islamistes y reviennent en force]

ce matin, les terroristes étaient de retour. Près d'un millier d'entre eux sont arrivés du côté Yabroud par le chemin du monastère de Saint-Serge et Bacchus, se joignant aux terroristes qui étaient retranchés dans l'hôtel As Safir. Face à leur surnombre, l'armée a dû se retirer aux abords du village. Ils ont décapité 4 jeunes. Deux ont été tués par balles. Ils ont décapité Antoine Saalab, l'assistant du père Toufik Eid, supérieur du monastère Saint-Serge et Bacchus. Ce sont des habitants du village complices des terroristes qui l'ont dénoncé. Les terroristes ont également tué le père et le cousin paternel d'Antoine. Tous les chrétiens sont à bout des nerfs. Ils ont été enfermés dans leurs maisons. [Passage inaudible dans la communication téléphonique] a trois oncles maternels qui ont plusieurs enfants. Nous n'avons aucun moyen de communiquer avec eux. Actuellement, les terroristes occupent les églises et les monastères. Ils assiègent le monastère de Sainte-Tècle. La mère supérieure Pélagie implore les autorités syriennes de les aider.

Nous sommes désespérés. Que va-t-il advenir de nous ? Maudite soit la démocratie que l'Amérique et la France veulent nous apporter.

Source : Investing'Action


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Syrie et présence chrétienne au centre d’un entretien Raï-Hale | Politique Liban | L'Orient-Le Jour

11/9/2013-Syrie et présence chrétienne au centre d'un entretien Raï-Hale
Dans le cadre de ses visites protocolaires aux responsables libanais à l'occasion du début de sa mission, le nouvel ambassadeur des États-Unis au Liban, David Hale, a été reçu hier à Dimane par le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, qui l'a retenu à déjeuner.
L'entretien a porté principalement sur la situation en Syrie et sur la présence chrétienne dans la région. « Nous avons mis l'accent sur la nécessité de neutraliser le Liban et de mettre en œuvre la politique de distanciation » à l'égard de la crise syrienne, a déclaré l'ambassadeur à la presse à sa sortie du siège patriarcal d'été.
Condamnant « les agressions contre les minorités et les atteintes aux hommes de religion et aux croyants », M. Hale a souligné que « le retour à la stabilité en Syrie et dans la région nécessite une solution politique ».


Selon lui, l'initiative diplomatique actuelle de Moscou est « très positive ». « Cependant, nous avons des doutes à ce sujet, d'autant plus que l'initiative est le fruit d'une grande pression internationale », a-t-il ajouté, considérant que la méthode à suivre pour assurer le succès de l'initiative est de « rassembler les armes chimiques et de les détruire ».
Pour sa part, le patriarche Raï avait fait part à l'ambassadeur du « rejet par l'Église de toutes les formes de violence, de guerre, de terrorisme et de kidnapping », et de son soutien au « règlement des conflits par les voies pacifiques et le dialogue ».
« Mais le refus de la guerre ne signifie pas que l'Église soutient l'une des parties au conflit en Syrie ou dans d'autres pays de la région », a souligné Mgr Raï, qui a également passé en revue avec le diplomate les effets de l'exode massif de populations syriennes au Liban.
Il a, en outre, évoqué avec lui la question des otages libanais retenus en Syrie et celle de la disparition des évêques Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, ainsi que « les agressions contre les lieux de culte et contre les croyants en général et les chrétiens en particulier à Maaloula, à Bloudane et dans d'autres régions ». Mgr Raï a souligné à cette occasion l'importance du maintien de la présence chrétienne au Moyen-Orient.

Chez Kabalan
L'ambassadeur devait par ailleurs être reçu par le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan. Ce dernier a appelé à cette occasion les États-Unis à « bien voir ce qui se passe en Syrie » et à « ne pas soutenir les takfiristes et les criminels qui tuent des innocents et violent les droits de l'homme ».
Cheikh Kabalan a également transmis un message à l'administration américaine, lui réclamant d'« œuvrer en vue d'une solution politique en Syrie, fondée sur le dialogue, loin des solutions militaires qui sont de nature à avoir d'importantes retombées sur toute la région ».
De son côté, M. Hale a souligné dans une déclaration l'importance qu'accorde son pays aux « rapports avec les composantes du peuple libanais et avec les chefs des communautés spirituelles ».
« À nos yeux, la stabilité au Liban est d'une importance extrême », a-t-il dit, soulignant « l'importance de la coopération et des contacts entre les diverses composantes de ce peuple en vue de sauvegarder l'unité du Liban et sa stabilité ».
Signalons, enfin, que M. Hale a aussi été reçu par le ministre sortant des Finances, Mohammad Safadi. L'ambassadeur a réaffirmé à cette occasion le soutien de Washington « au Liban et à ses institutions, et à leur tête l'armée », et souligné à nouveau « la nécessité de tenir le Liban à l'écart des effets de ce qui se passe en Syrie ».

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