Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 14 octobre 2013

Mgr Stenger : « Les réfugiés syriens que nous avons rencontrés restent debout face à l’adversité » | La-Croix.com

Mgr Marc Stenger, le patriarche melkite Grégoire III Laham et Tareq Oubrou observent une minute de silence pour le peuple syrien.


Une délégation interreligieuse et humanitaire conduite par Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France est rentrée samedi 12 octobre d'un voyage de six jours en Jordanie et au Liban.

Composée de responsables religieux (l'imam de Bordeaux Tareq Oubrou, le P. Christophe Roucou, directeur du Service des relations avec l'islam à la Conférence des évêques de France) et de représentants d'associations (Secours catholique, Secours islamique, CCFD-Terre Solidaire, Œuvre d'Orient, Chrétiens de la Méditerranée, Action chrétienne en Orient…) elle souhaite alerter l'opinion française sur les besoins des réfugiés syriens qu'ils ont rencontrés.

Que retenez-vous de ce voyage de six jours auprès des réfugiés syriens, en Jordanie puis au Liban ?

Mgr Marc Stenger : Nous avons non seulement rencontré des réfugiés, mais aussi ceux qui les accueillent. Quand j'ai eu l'idée de cette visite, il s'agissait dans mon esprit d'aller au-devant des réfugiés syriens pour leur dire notre compassion. Mais j'ai découvert ici l'engagement de ceux qui, au quotidien, les accompagnent pour les aider à aborder leur difficile condition de déplacés. Au Liban, ce sont essentiellement des organisations chrétiennes et musulmanes qui assument cet accueil, sans recevoir beaucoup d'aide de l'État.

Quelle image vous a le plus marqué au fil de ces visites ?

Mgr M. S. : Des images marquantes, il m'en reste beaucoup. Dans la plaine de la Bekaa (vaste région rurale située dans l'est libanais, NDLR), nous avons rencontré des familles qui vivent dans des conditions extrêmement difficiles, plus que précaires. Dans ces campements de fortune, tous se demandent comment ils vont pouvoir traverser l'hiver. Malgré cette angoisse, ils gardent une grande dignité, ne se laissent pas abattre. Les réfugiés syriens que nous avons rencontrés restent debout face à l'adversité.

Pourquoi avoir fait le choix d'une délégation composée de membres à la fois chrétiens et musulmans ?

Mgr M. S. : Au fil du voyage, nous avons mesuré l'importance symbolique d'une délégation interreligieuse dans le contexte du Proche-Orient. À travers ce choix, nous avons voulu manifester que les religions sont faites pour s'unir au service de l'homme et de la paix. Mais c'est aussi un message que nous souhaitons transmettre dans notre pays. En France, on réduit trop souvent les religions à des facteurs de division et de conflit. C'est un visage de communion que nous voulons opposer à cette vision. Loin d'être protocolaire, notre démarche était aussi animée par la foi. Celle de croyants qui vont ensemble à la rencontre de ceux qui souffrent.

Quelle atmosphère avez-vous ressenti au Liban, où l'équilibre intercommunautaire était déjà fragile avant l'afflux de réfugiés syriens ?

Mgr M.S. : Le pays est assurément sous pression. Le Liban compte plus de 4 millions d'habitants, auxquels s'ajoutent désormais un million et demi de réfugiés syriens. Sans oublier les centaines de milliers de réfugiés palestiniens qui y vivent toujours. Ce nouvel afflux est difficile à porter pour un pays en crise. Cela n'empêche pas les Libanais de les accueillir spontanément. Beaucoup nous ont dit : quand l'homme souffre, nous devons être là. En même temps, ils sont très conscients que la situation peut déraper à chaque instant. Cette présence constitue un facteur de déséquilibre. Elle risque de faire basculer le pays dans la violence. Mais – nous en avons été témoins – lorsque des hommes et des femmes vont au nom de leurs valeurs humaines et spirituelles à la rencontre de leurs frères, il y a là un puissant correctif à toute tendance au dérapage et au déséquilibre.

Que peut changer cette visite dans la façon dont les organisations françaises se mobilisent pour les réfugiés syriens ?

Mgr M.S. : Il est évident qu'il doit y avoir une suite à cette expérience. Cela ne doit pas être une visite de plus, une petite lueur d'espoir que l'on allume et qui s'éteint aussitôt. Nous ne devons pas perdre le contact avec les associations mobilisées sur le terrain. Je leur répète : vous nous aidez à assumer notre propre responsabilité envers ceux qui souffrent. Il est essentiel que nos organisations continuent à épauler ceux qui accompagnent les réfugiés. Nous avons évoqué la possibilité de soutenir ensemble un projet concret pour manifester notre unité.

Il faut aussi que nous sachions rendre compte de ce que nous avons vécu à notre retour en France. Beaucoup ignorent l'étendue réelle de ce drame. Nous voulons témoigner auprès de la société civile ce qui se passe ici.

Comment voyez-vous l'avenir de la Syrie ?

Mgr M.S. : Il est clair qu'il n'y a pas de solution en dehors de la politique, et que nous avons quelque chose à dire à ceux qui nous gouvernent. Le peuple syrien a besoin d'être protégé, soutenu, aidé à retrouver ses marques. Aujourd'hui, toute solution qui n'intègre pas cette dimension n'est pas une bonne solution. Ce qui est en jeu, ce sont des hommes, des femmes, des enfants qui ont le droit à la justice, à la paix, et il faut les leur accorder. Nous devons réfléchir aux moyens qui conduisent ou non à cette fin.

C'est aussi à chacun de nous de se mobiliser pour les Syriens. Nous ne pouvons pas nous décharger sur les politiques, sur les organismes ; nous sommes tous responsables de l'avenir de ce peuple, et de tous les peuples victimes de la violence. Grâce à ce voyage, nous connaissons mieux le périmètre de notre responsabilité. C'est celui de l'humanité, de la défense de la dignité des personnes, de la justice. Aucun de nous n'a le droit de se dérober.

Recueilli par François-Xavier Maigre (à Beyrouth)


Envoyé de mon Ipad 

Il faut sauver les Chrétiens Orient


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samedi 12 octobre 2013

L'observatoire de la Christianophobie | Conseil de Paris : vœu d’élus sur les chrétiens d’Orient

Conseil de Paris : vœu d'élus sur les chrétiens d'Orient

Le 11 10 2013 avec

Lentement, mais sûrement, une prise de conscience semble se développer parmi les élus sur le sort des chrétiens d'Orient. C'est le résultat du constat de l'abominable situation qui est la leur, mais aussi des efforts d'information de votre blogue et de bien d'autres associations. Notre travail n'est donc pas vain, et nous rendons grâce pour cela. La dernière démarche à enregistrer avec satisfaction est celle d'élus parisiens. On regrettera, bien sûr, l'absence d'élus de gauche dans cette initiative, mais enfin sachons apprécier celle d'élus de droite du groupe UMP. La voici.

Séance du Conseil de Paris des 14 et 15 octobre 2013

Vœu

déposé par Jean-François LEGARET, Claude GOASGUEN, Vincent ROGER, et les élus du groupe UMPPA

Relatif à la situation des chrétiens d'Orient.

Vu l'article 2 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme qui stipule que « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation »,

Considérant la situation particulièrement vulnérable des minorités chrétiennes du Proche et du Moyen Orient qui vivent sous la pression constante et dangereuse des islamistes radicaux,

Considérant la liste non exhaustive des graves atteintes portées à l'encontre de leur liberté de culte: des églises brûlées en Égypte et des attentats commis au Pakistan, ainsi que des exécutions publiques en Syrie,

Considérant que les chrétiens d'Orient sont les victimes d'une terreur quotidienne,

Considérant  que cette épuration religieuse massive ne suscite pas de réactions suffisamment fermes de l'ensemble des pays occidentaux,

Considérant que la contagion de ces violences au Proche et au Moyen Orient doit être stoppée au plus vite,

Considérant que la France, pays des Droits de l'Homme, se rendrait complice de ces crimes à grande échelle si elle n'intervenait pas pour soutenir ces minorités en danger,

Considérant la pétition « les Chrétiens d'Orient en danger » lancée le 27 septembre 2013 par Patrick Karam, conseiller régional d'Île-de-France, et signée par des élus parisiens et régionaux, les représentants des Églises d'Orient, les organisations religieuses et les différentes associations de soutien aux Chrétiens d'Orient,

Considérant l'appel lancé dans cette pétition aux chefs d'États européens et notamment à la France de prendre en compte l'existence de la situation alarmante des populations chrétiennes en Orient afin d'agir pour les protéger et y faire respecter leurs droits,

Considérant la réponse du Ministre des affaires étrangères à la question d'actualité posée le 1er octobre 2013 à l'Assemblée Nationale par Claude Goasguen, Député-Maire du 16ème arrondissement, sur la situation des chrétiens d'Orient,

Considérant que le 7 octobre 2013 le Président de la République a exprimé sa préoccupation concernant le sort des chrétiens d'Orient, notamment en Syrie, et la volonté de la France de se tenir à leurs côtés,

Jean-François LEGARET, Claude GOASGUEN, Vincent ROGER et  les élus du groupe UMPPA émettent le vœu que le Maire de Paris :

dénonce les persécutions des chrétiens d'Orient, et prenne l'initiative avec les représentants des organisations des chrétiens d'Orient d'un soutien matériel et financier.



Envoyé de mon Ipad 

vendredi 11 octobre 2013

Les chrétiens, inspirés par Dieu, doivent avertir la société

Les chrétiens, inspirés par Dieu, doivent avertir la société


Les chrétiens doivent adresser à la société les « avertissements que Dieu (leur) inspire », a martelé le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, lors de la traditionnelle messe de rentrée des responsables politiques et des parlementaires, mardi dernier à la basilique Saint-Clotilde, à Paris. S'interrogeant sur une comparaison possible entre « notre société » et « Ninive, la grande ville païenne », le cardinal a rappelé que cette cité n'était pas restée sourde aux avertissements du prophète Jonas. « Si éloignée que notre société nous paraisse de la foi et de la Parole de Dieu, nous ne pouvons pas nous récuser en arguant du fait que les croyants et spécialement les chrétiens ne dominent pas la société et que nous ne serions pas écoutés, a-t-il souligné. À cette société, comme à Ninive, nous sommes invités à adresser les avertissements que Dieu nous inspire, respectant la liberté personnelle de chacun pour les accueillir ou pour les réfuter, pour les suivre ou pour s'en détourner. »

Jean Pierre Raffarin, Erwann Binet et Frigide Barjot

Étaient présentes dans la basilique de rentrée plusieurs dizaines de personnalités politiques, parmi lesquels l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, l'ex-président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, l'ancien ministre de la justice Michel Mercier. À gauche, le rapporteur à l'Assemblée de la loi sur le « mariage pour tous », Erwann Binet, ou le député des Yvelines Jean-Philippe Mallé assistaient également à la messe. Frigide Barjot s'était jointe à l'assistance.
L'ancien président de la Conférences des évêques de France a évoqué en particulier trois domaines « dans lesquels le travail législatif est gravement impliqué ». Premièrement, la mise en œuvre de la « solidarité nationale ». « Est-il possible de progresser dans ce domaine sans affronter les avantages catégoriels, sans reconnaître que la consommation ne peut pas être le seul levier du dynamisme économique et social ? », a-t-il interrogé, alors que le débat sur le travail le dimanche provoque la polémique depuis la mi-septembre.

Chrétiens d'Orient

Par ailleurs, l'archevêque de Paris a attiré l'attention de ses interlocuteurs sur « le sort réservé aux enfants dans notre société ». « Dans beaucoup des débats que nous avons connus au cours de l'année écoulée et qui reviendront dans les mois qui viennent, on dissimule à peine la tendance lourde qui consiste à considérer l'enfant exclusivement du point de vue des désirs de l'adulte qu'il est supposé satisfaire. (…) On va le revoir dans le débat sur l'ouverture de l'assistance médicale à la procréation. » Il a souligné l'importance de la « dignité de la personne humaine », y compris lors de la « gestion de la fin de la vie ».
Enfin le cardinal Vingt-Trois a évoqué le sort des chrétiens d'Orient, invitant la France à accueillir largement les réfugiés. Il a appelé à « une grande attention dans l'aide militaire et diplomatique que nous pourrions apporter à des groupes » qui ne permettraient pas aux chrétiens de ces pays de « rester paisiblement dans leur patrie ».

Marthe ou Marie ?

L'archevêque de Paris a mis en garde contre une lecture dualiste de « la petite scène familiale » mettant en scène Jésus, Marthe et Marie dans l'Évangile. « Le durcissement du contraste, jusqu'à l'incompatibilité entre les deux missions, n'est-il pas une tentation récurrente pour celles et ceux qui sont appelés à vivre leur mission de disciples dans les terrains nécessairement indécis et troublés de la vie publique?, a-t-il interrogé. (…) Seraient-ils de meilleurs chrétiens s'ils abandonnaient la responsabilité de la gestion du monde à ceux qui ignorent tout de Dieu ou qui lui refusent de prendre en considération sa sagesse ? » Il a engagé ses auditeurs à « assumer les contraintes de l'existence humaine », tout en restant fidèle à la parole de Dieu.

De ce fait, a-t-il poursuivi, les élus ne doivent pas céder à la tentation de cette séparation pour comprendre « la place des croyances et des religions dans la société ». « Pour un certain nombre de nos contemporains, elles sont considérées comme des instances chargées de rappeler des principes moraux, a-t-il jugé. Au nom de la laïcité, on accepte qu'elles se fassent entendre, mais sans aller jusqu'à prendre en compte leurs observations. (…) Comme si la seule référence morale était de se modeler sur les comportements existants, y compris avec leurs contradictions, et de les rendre licites par la loi. » (La Croix)


Envoyé de mon Ipad 

Abbas Ibrahim à Bkerké

Abbas Ibrahim à Bkerké



Le patriarche maronite Béchara Raï a reçu hier à Bkerké le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, avec lequel il a passé en revue les développements et les informations concernant les deux évêques orthodoxes enlevés en Syrie en avril dernier. Mgr Raï a en outre reçu le commandant de la gendarmerie par intérim, le général Élias Saadé, avec lequel il a discuté des développements sécuritaires et de la nécessité de mettre un terme avec fermeté aux violations de propriété.
Il a aussi rencontré l'ancien président de l'association maronite « NAM », Amine Harb, qui a déclaré à l'issue de sa visite qu'il a mis le patriarche au courant du congrès annuel de l'association en juillet, qui a inclus une retraite spirituelle et des ateliers de travail. « Le rôle de l'Église maronite et du Liban dans le monde était au centre de ce congrès, et nous espérons que le patriarche Raï entreprendra de nouveau une tournée en Amérique car les chrétiens ont besoin de se sentir pris en charge. »

La chef du protocole au sein du ministère des Affaires étrangères, l'ambassadrice Mira Daher Violidès, l'avocat Jean Hawat, et les anciens ministres Naji Boustani et Joseph Hachem ont aussi été reçus hier par le patriarche, qui avait par ailleurs présidé en début de journée la réunion mensuelle des vicaires patriarcaux.

Envoyé de mon Ipad