Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mercredi 20 novembre 2013

L’exode des chrétiens, une souffrance pour les Églises d’Orient | La-Croix.com


La Croix  20/11/2013-Les patriarches Grégoire III Laham (melkite) et Nerses Bedros XIX Tarmouni (arménien) et Mgr Sviatoslav Shevchuk (archevêque majeur de Kiev et de Galicie des ukrainiens) lors de la messe d'ouverture de l'Année de la Foi, le 11 octobre 2012 sur la place Saint-Pierre.

Les responsables catholiques orientaux sont réunis depuis mardi 19 novembre au Vatican, où le pape les recoit ensemble jeudi, pour la première fois.  

Ballottées par l'instabilité du monde arabe et fragilisées par l'exode de nombreux fidèles, ces Églises issues des temps apostoliques s'interrogent sur leur avenir.

Confronté à « un exode de masse », il existe un réel danger « de voir le christianisme disparaître dans certaines régions ». Une fois n'est pas coutume, ce constat n'émane pas d'un spécialiste de l'Orient chrétien mais d'une ministre britannique, qui plus est musulmane.

Dans un long réquisitoire contre les « persécutions » et les « punitions collectives » infligées aux chrétiens en Syrie, en Iran ou au Pakistan, Sayeeda Warsi, chargée des religions au sein du gouvernement britannique, et numéro deux des affaires étrangères, a formulé ce constat la semaine dernière devant l'Université Georgetown à Washington : « Guerres civiles, troubles sociaux, transition politique ou encore terrorisme » contribuent à fragiliser les chrétiens dans ces pays où la foi est trop souvent utilisée « en appui » des divisions, a-t-elle argumenté, en référence aux courants islamistes en plein essor au Proche-Orient.

Assez naturellement, ce thème de l'émigration des chrétiens imprègne la rencontre organisée cette semaine à Rome avec tous les responsables des Églises orientales catholiques, patriarches et archevêques majeurs en tête, similaire à celle qui s'était tenue en 2009 autour de Benoît XVI.

Préserver leur identité en diaspora

« Chaque jour, deux ou trois familles quittent le pays, alertait il y a quelques jours le patriarche chaldéen Louis-Raphaël Sako, sur les ondes de Radio Vatican. Cela signifie que des ambassades étrangères leur donnent des visas. Dans toutes les paroisses, des gens viennent demander des certificats de baptême pour pouvoir partir. Ceux qui sont menacés ont, bien sûr, le droit de se réfugier à l'étranger mais d'autres quittent des régions sûres, dans le Nord de l'Irak parce qu'ils ont peur de l'avenir, de l'instabilité ». Or, leur présence est « vitale » pour l'équilibre du pays, souligne ce primat qui redoute de voir le Moyen-Orient « se vider » de ses chrétiens.

À la tête de l'Église melkite, affaiblie, elle, par l'embrasement de la Syrie, le patriarche Grégoire III Lahham partage cette analyse. Selon lui, 450 000 chrétiens syriens auraient déjà été déplacés par le conflit, dont plus de 40 000 au Liban. Cet exode a pris de telles proportions qu'il risque d'éclipser d'autres sujets forts pour ces Églises, notamment politiques – le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, préside ce matin une messe pour la paix et la réconciliation en Terre Sainte, Syrie, Irak, Égypte – mais aussi pastoraux – c'est par une séance plénière consacrée à l'héritage de Vatican II dans les Églises orientales, en particulier en matière de formation et de liturgie, que s'est ouverte, mardi, la rencontre.

Mais pour beaucoup, les priorités sont ailleurs : un responsable du Patriarcat copte-catholique reconnaît que sa communauté est davantage préoccupée par la « nécessité d'établir de nouvelles paroisses à l'étranger », soucieuse de préserver l'identité copte et égyptienne parmi la diaspora.

Oecuménisme et dialogue interreligieux

Confrontées à des lendemains incertains, ces Églises éprouvées subissent le poids de l'incertitude. « S'agissant de l'avenir de la Syrie, nous ne sommes pas prophètes », témoigne Mgr Maroun Lahham, vicaire patriarcal latin en Jordanie, dont l'Église ne cesse de venir en aide aux réfugiés. « Les vraies décisions, elles, se prennent à Washington et à Moscou, pas à Damas », déplore l'évêque.

Au fond, pour ces Églises, l'enjeu de cette rencontre réside dans une vision commune de leur avenir, même si leurs situations sont loin d'être interchangeables. « L'urgence, c'est la question syrienne, et à travers elle la présence chrétienne au Moyen-Orient », confirme le P. Fadi Daou, chargé de l'œcuménisme et du dialogue interreligieux dans l'Église maronite. « Nous n'attendons pas des solutions toutes faites de la part du Vatican. L'intérêt, c'est aussi que le pape entende d'une manière directe la voix des pasteurs. Ce dialogue peut aboutir à une meilleure connaissance de nos difficultés et à un plus grand soutien en faveur de la présence chrétienne ».

Ce futur, le patriarche Sako le soumet à deux conditions. En premier lieu, une plus grande unité entre catholiques et orthodoxes, liés par un destin commun : « Je fais assumer à tout le monde la responsabilité de la réalisation de cette unité, notamment aux patriarches d'Orient », déclarait-il en septembre, après avoir proposé au primat de l'Église assyrienne d'Orient de conduire ces Églises sœurs vers la pleine communion.

Seconde urgence : renforcer l'unité islamo-chrétienne pour contrer l'intégrisme. « Les condamnations et les protestations ne suffisent plus. Il faut faire en sorte que les chrétiens puissent rester sur cette terre dont ils sont originaires ». Et agir vite, « car le volcan risque d'entraîner tout dans son éruption. »

Anne-Bénédicte Hoffner et François-Xavier Maigre


Envoyé de mon Ipad 

mardi 19 novembre 2013

Les souffrances des Chrétiens d'Orient portées au Vatican

Une dizaine de Patriarches et d'Archevêques Majeurs des Eglises catholiques orientales se retrouvent à partir de mardi 19 novembre au Vatican. Temps fort de leur visite : la rencontre avec le pape François, jeudi matin. Ils pourront, à cette occasion, exposer la situation de leurs communautés.

Une rencontre similaire s'était tenue en 2009 autour de Benoît XVI. Cette audience intervient à l'heure où la guerre en Syrie, l'instabilité en Irak, les derniers développements en Egypte et la montée de l'islamisme inquiètent profondément les minorités chrétiennes d'Orient. Selon le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, la présence des Patriarches sera l'occasion pour réfléchir aux possibilités de paix en Syrie, en Terre Sainte et au Moyen-Orient et d'élever une prière collégiale pour les chrétiens de ces pays.

Messe pour la paix et la réconciliation

Jeudi matin, le cardinal Sandri présidera, dans la Basilique Saint-Pierre, une messe pour la paix et la réconciliation en Terre Sainte, Syrie, Irak, Egypte. La présence à Rome des Patriarches et Archevêques majeurs d'Orient se situe dans le cadre de l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour les Eglises orientales. Une vingtaine de cardinaux, archevêques et évêques, ont également été invités à participer à cette assemblée du 19 au 22 novembre. Celle-ci se concentrera sur l'héritage du Concile Vatican II pour l'Orient chrétien.

L'accent sera mis sur la liturgie et la formation. Au cours des cinquante dernières années, l'intérêt de l'Eglise universelle à l'égard des catholiques orientaux n'a cessé de grandir, en particulier face à l'ampleur de l'exode des chrétiens du Moyen-Orient. Dimanche, les prélats orientaux concélèbreront aux côtés du Souverain Pontife la messe conclusive de l'Année de la Foi en signe de communion avec le Successeur de Pierre.

(Photo ; une femme prie dans l'église de la Nativité à Bethléem, en Israël)


Envoyé de mon Ipad 

jeudi 14 novembre 2013

Les évêques de France face à l’Orient compliqué | La-Croix.com

9/11/2013-LES CHRÉTIENS PAS SEULES VICTIMES

Réunis en Assemblée plénière à Lourdes jusqu'à dimanche midi, les évêques de France ont travaillé samedi 9 novembre sur la question des chrétiens d'Orient, notamment en Syrie, à partir d'une intervention de Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l'œuvre d'Orient. Devant les journalistes, celui-ci a mis en garde contre la tentation d'envisager ce qui se passe au Proche-Orient comme un conflit entre chrétiens et musulmans.

« Dans cette région, il est tout à fait hors de réalité d'imaginer un conflit entre musulmans et chrétiens, a-t-il expliqué. Avec une grosse partie de la population musulmane, ceux-ci ont la volonté de construire un pays – leur pays – vers la modernité. Il y a des tensions et l'islamisme politique surfe sur ces tensions, mais il est rejeté par la majorité des peuples arabes. »

De retour de Jordanie et du Liban avec une délégation interreligieuse partie à la rencontre des réfugiés syriens, Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi-France, a témoigné de l'appel exprimé sur place par Mgr Maroun Lahham, vicaire patriarcal latin d'Amman de « ne pas réduire le problème aux chrétiens ». « Les chrétiens syriens ont souffert non pas parce qu'ils étaient des chrétiens mais parce qu'ils étaient des Syriens victimes d'une civile nous a-t-il expliqué. Les musulmans sont autant victimes des fondamentalistes que les chrétiens », a martelé Mgr Stenger.

Éviter les caricatures

Face à la complexité de la situation sur place, Mgr Gollnisch a donc exhorté à ne pas se satisfaire de « caricatures », se félicitant également de la proximité des chrétiens de France vis-à-vis des chrétiens d'Orient. « Il n'y a pas un évêque qui ne m'en parle pas », a-t-il expliqué, témoignant de « proximité des catholiques français vis-à-vis des chrétiens d'Orient par la prière et la générosité ». Selon lui, les différents organismes d'Église de France ont ainsi versé environ 10 millions d'euros d'aide d'urgence à la Syrie.

Donner de la présence aux chrétiens orientaux en France

Interrogé sur la question de savoir ce que les catholiques français pouvaient de plus en faveur des chrétiens d'Orient, il a également insisté sur la nécessité de mieux rencontrer ceux qui étaient en France. « Il y a en France trois diocèses maronite, arménien et ukrainien, beaucoup de paroisses ou simplement des familles orientales qui arrivent dans nos paroisses, a-t-il constaté. Il serait bien que paroisses et diocèses donnent plus de visibilité à cette présence des Orientaux en France, par exemple en leur donnant la possibilité de témoigner. »

Nicolas Senèze (à Lourdes)


Envoyé de mon Ipad 

Les évêques catholiques du Liban se retrouvent dans un contexte tendu | La-Croix.com

13/11/2013-« NI REPLI SUR SOI, NI PEUR, NI ÉMIGRATION »

La 47e assemblée des patriarches et évêques catholiques au Liban s'est ouverte mardi 12 novembre à Bkerké, sous la présidence du patriarche maronite Béchara Raï et en présence notamment des patriarches arménien-catholique, Nersès Bédros XIX Tarmouni, et syrien-catholique, Ignace III Younan, du cardinal Nasrallah Sfeir, patriarche maronite émérite, et du nonce apostolique, Mgr Gabriele Caccia, rapporte le quotidien libanais L'Orient-le Jour .

Cette assemblée se déroule dans un contexte tendu alors que le Liban est déstabilisé par les centaines de milliers de réfugiés syriens qu'il accueille depuis le début du conflit et que les différentes composantes politico-religieuse du pays n'arrivent pas à se mettre d'accord sur une nouvelle loi électorale.

Dans son discours d'ouverture, le cardinal Raï a rappelé que la présence des chrétiens au Liban remonte aux débuts de l'ère chrétienne, que les chrétiens ont joué un rôle essentiel dans la Renaissance arabe, ainsi que dans la formation de la civilisation arabo-musulmane. « Nous ne pouvons, de ce fait, nous tenir les bras croisés et assister passivement à la tentative menée par certains pour détruire une civilisation islamo-chrétienne vieille de 1400 ans », a-t-il souligné.

Les maronites libanais craignent particulièrement que la situation actuelle ne favorise l'émigration des chrétiens, ce que le patriarche Raï, recevant récemment une délégation islamo-chrétienne français, a qualifié de « ruine pour le pays » et de « destructeur pour la culture du pays ».

« Le devoir national nous commande de n'épargner aucun effort pour trouver une issue à la crise politique et économique au Liban, à commencer par la formation d'un nouveau gouvernement, sans oublier l'élaboration d'une nouvelle loi électorale assurant la parité et une juste représentation, et à l'organisation le plus rapidement possible de ces élections », a ajouté le cardinal Raï.

« Ni repli sur soi, ni peur, ni émigration ne doivent être des obstacles devant le témoignage de service de la présence chrétienne au Liban et au Moyen-Orient », a-t-il conclu.

N. S. (avec L'Orient-le Jour)


Envoyé de mon Ipad 

samedi 9 novembre 2013

la cathedrale saint simon le stylite cible des islamistes


Couvent Mar Semaan (Alep) - le 05 Novembre 2013 - Les forces islamiques d'opposition au régime syrien ont commencé à prendre pour cible la Cathédrale Saint-Siméon-le-Stylite en détruisant les vestiges qui se trouvent à l'intérieur ; ils ont aussi volé les pièces importantes qu'elle contient en faisant usage de toutes les armes à leur disposition.

La chaîne satellitaire Ishtar a déclaré que les destructions en Syrie n'ont pas laissé une seule église ou mosquée intacte, et selon les statistiques, ce sont plus de dix mille sites et quarante musées archéologiques qui ont été atteints depuis le début des affrontements.
Mais il est à noter que les musulmans en Syrie appartiennent à différents rites qui s'affrontent entre-eux et se détruisent leurs mosquées mutuelles, tandis que les chrétiens qui ne combattent aucune des parties voient leurs églises détruites également.

Informations sur le Couvent lui-même.

Le Couvent de Saint-Siméon-le-Stylite est considéré comme une des plus belles et des plus imposantes églises bâties dans le monde. Il date du IVe siècle, du vivant de Saint-Siméon et se situe au Nord de la ville d'Alep.

Le qualificatif de Stylite fut attribué à Saint-Siméon car il fut le premier à s'isoler en ermite sur une colonne de pierre devenant ainsi un modèle qui va se répandre à plusieurs cités de la Syrie du Nord et, de là, jusqu'en Europe.

La Cathédrale abrite la colonne du Saint qui attteint une hauteur de 15 mètres et se trouve au milieu du bâtiment qui présente un plan octogonal, au sein duquel se trouvent quatre églises de style basilical formant une croix. La surface totale de la Cathédrale s'élève à 5000 mètres carrés.

Du Couvent de Siméon-le-Stylite à Alep


Maaret el-No'man - le 05 Novembre 2013 - Des nouvelles tout aussi graves parviennent de Maaret el-No'man où il se confirme que des vols de trésors patrimoniaux sont en cours sous la houlette d'archéologues véreux.

Le Musée de Maaret el-No'man contient des mosaïques exceptionnelles du patrimoine mondial, notamment celle du Bon Pasteur, des baptistères et des portes tombales en basalte. Mais la plus grande catastrophe se produit par la destruction des mosaïques de Taybet Imam qui sont les plus étendues que nous connaissions avec plus de 600 m2.
Ci-contre la mosaïque du Bon Pasteur.
Publié par la F.C.S.O.