Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mercredi 4 décembre 2013

Au Liban, un prêtre à contre-courant | Fadi Daou - La-Croix.com

Ses convictions, le P. Fadi Daou le sait, sont loin de tomber sous le sens dans son propre pays, le Liban. « Nous ramons à contre-courant », admet ce prêtre de 42 ans, figure atypique de l'Église maronite, dont il coordonne les relations œcuméniques et interreligieuses. Sa notoriété, cet universitaire au tempérament discret la doit surtout à la fondation Adyan, qu'il a créée en 2006 avec une poignée d'amis chrétiens et musulmans, tous convaincus de l'urgence de « trouver un espace d'engagement commun ». Elle n'a cessé de croître et emploie aujourd'hui douze personnes à plein-temps.

Associer druzes, sunnites, chiites et chrétiens de différentes Églises

En dépit des tensions qui traversent toujours, vingt-trois ans après la fin de la guerre civile, la société libanaise, cette organisation a fait le pari d'associer druzes, sunnites, chiites et chrétiens de différentes Églises autour de ses projets. C'est peut-être dans le domaine éducatif qu'ont eu lieu les avancées les plus spectaculaires : l'équipe du P. Daou a réussi le tour de force de faire signer une charte aux diverses communautés religieuses du pays, il y a un an. « Le gouvernement nous a confié un mandat pour réformer le programme scolaire, afin de repenser notre mémoire commune, souvent parcellaire, de façon à poser les fondements d'une nouvelle éducation à la citoyenneté. »

En cause : l'enseignement « tronqué », selon lui, de l'histoire dans les lycées, dont les programmes passent sous silence les faits postérieurs à l'indépendance du pays, en 1943. « Les élèves ignorent tout des années heureuses et méconnaissent la guerre, déplore-t-il. La mémoire du conflit n'est cultivée que par ceux qui l'ont conduite, ou par ceux qui voudraient reprendre les armes. Nos jeunes ne savent rien du tribut que nous avons payé. »

Manque d'autocritique de la part des chrétiens

Lucide, il n'hésite pas à ébrécher sa propre communauté, les chrétiens ayant été, à ses yeux, victimes et coupables des errances qui ont plongé le Liban dans le chaos. « C'est un travail sur soi auquel chacun doit se confronter. Aucun dialogue authentique ne peut naître sans un dialogue préalable avec soi-même. Notre drame repose sur un manque d'autocritique, qui empêche toute réconciliation. »

À en croire le président d'Adyan, qui fédère 760 jeunes autour de sa démarche, les Libanais sont de plus en plus conscients de la nécessité de ce travail de fond. À la faveur des cours de théologie qu'il dispense par ailleurs aux séminaristes, le P. Daou constate que les mentalités évoluent : « Nous savons ce qui nous a détruits. Il nous faut l'étudier pour ne pas le revivre », professe ce pédagogue dans l'âme, titulaire d'un DEA en philosophie politique et d'un doctorat en théologie, tous deux soutenus en France. 

Les religions, vecteur de cohésion

Qu'il se penche sur les enjeux interculturels de la mondialisation ou sur l'inculturation du christianisme au sein du monde arabe, le P. Daou s'attache à voir dans les religions un vecteur de cohésion. « Elles font partie de notre problème, mais elles peuvent contribuer à le résoudre. »

S'il se défend d'être un utopiste, il croit que son pays peut se relever. Dans les années 1970, argumente-t-il, les Libanais évoluaient dans une société plutôt moderne et aisée, sans oser affronter leurs différences. Tout s'est inversé après la guerre, chacun ne voyant plus l'autre qu'à travers un prisme religieux. 

« La plupart des Libanais restent modelés par les conséquences néfastes de ce communautarisme mais ils sont de plus en plus nombreux à se défaire de cette peur », avance le patient conciliateur, dont la vocation a germé sur les cendres de la guerre, lorsque, désireux de « reconstruire l'âme » de son peuple, il abandonna ses velléités politiques au profit de la prêtrise.

Pour se consacrer tout entier à son ministère, cet Oriental a fait le choix du célibat. À l'heure où des milliers de réfugiés syriens affluent au pays du Cèdre – en particulier ces jeunes dont « il faut sauver l'enfance » – il ne compte pas ses heures, soucieux d'aider ce peuple en exil à ne pas céder au piège de la radicalisation : « La guerre la plus importante, c'est en soi-même qu'elle se gagne. »

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Son inspiration

À l'école du « Gandhi musulman »

Admiratif de Bacha Khan (1890-1988), surnommé le « Gandhi musulman » en raison de son opposition non-violente à la domination britannique sur les Pachtounes dans l'actuel Pakistan, le P. Fadi Daou raconte avoir forgé ses convictions auprès de ceux qui ne partagent pas sa foi. Son prochain ouvrage en français, L'Hospitalité divine, coécrit avec une intellectuelle musulmane, Nayla Tabbara, éclaire cette théologie de la rencontre qui le pousse « à reconnaître des signes évangéliques chez les autres croyants ». 

Après la guerre, convaincu que le « communautarisme vide la foi de son sens », il a fait le choix de s'établir parmi les musulmans, à l'ouest de Beyrouth, où les tensions entre chiites et sunnites sont récurrentes. Ses proches s'inquiètent mais il répond : « Ma seule route, c'est Dieu. »

François-Xavier Maigre (à Beyrouth)


Envoyé de mon Ipad 

AUX COTES DES SYRIENS QUI SOUFFRENT

Cité du Vatican, 30 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin un pèlerinage melkite, guidé par le Patriarche d'Antioche SB Gregorios III Laham et les évêques de son Synode, "venus en témoins des origines apostoliques de notre foi". Malgré les multiples épreuves de votre histoire, a-t-il dit à ses hôtes, la joie de l'Evangile continue d'éclairer l'humanité... Mes pensées vont à nos frères et soeurs de Syrie" plongés dans de grandes difficultés. "Puisse le Seigneur essuyer leurs larmes" et la solidarité de l'Eglise toute entière les préserver du désespoir. "Croyant fermement dans la force de la prière et de la réconciliation, nous lançons à nouveau un vibrant appel aux responsables politiques à faire cesser la violence et trouver dans le dialogue une juste solution à un conflit qui n'a causé que trop de mal. J'encourage les diverses confessions à s'entraider dans la perspective d'un avenir fondé sur les droits inaliénables de la personne, y compris la liberté religieuse. Depuis des siècles, l'Eglise melkite a su vivre en paix avec les autres religions, jouant au proche et moyen Orient un rôle fraternel. Je le redis, ne nous résignons pas à" une Terre Sainte sans chrétiens. Certes "nombre de vos frères et soeurs ont émigré et une forte représentation de la diaspora est ici présente. Maintenez fermes vos racines et la tradition melkite, protégez partout cette identité gréco-catholique dont l'Eglise universelle a besoin, comme de tout le patrimoine de l'Orient chrétien... Soyez également un symbole pour tous nos frères orientaux de la communion que espérons partager avec eux... Soyez des évangélisateurs en cultivant une sensibilité oecuménique et inter-religieuse...en vue de l'unité à laquelle sont appelés les disciples du Christ. Or cette unité exige de tous une conversion permanente" tandis que "les divisions internes à nos communautés y font obstacle". Invoquant l'intercession de Marie et des apôtres Pierre, Paul et André, le Saint-Père a appelé ses hôtes à prier pour la paix du monde et la miséricorde des âmes".

mardi 26 novembre 2013

Vladimir Poutine se pose en défenseur des chrétiens | La-Croix.com

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Rome/Vladimir-Poutine-se-pose-en-defenseur-des-chretiens-2013-11-25-1065911
Le président russe Vladimir Poutine salue le patriarche Kirill de Moscou pour son 67e anniversaire, mercredi 20 novembre en la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.

« Votre présidence est un miracle ! » Lors des festivités cet été, du 1025 anniversaire de la christianisation de la Russie, le patriarche Kirill n'avait pas caché son enthousiasme à l'égard de Vladimir Poutine. À la tête de la Russie depuis treize ans, le chef du Kremlin ne se rend donc pas au Vatican aujourd'hui comme simple visiteur. Tout auréolé de son rôle politico-religieux sur la scène nationale, le président devrait évoquer avec le pape l'un de ses thèmes chers et fils conducteurs de sa politique : la défense des chrétiens.

En septembre, le chef du Kremlin n'a déjà pas hésité à se faire l'allié indirect du pape dans son opposition à toute frappe militaire contre la Syrie. En plein G20 à Saint-Pétersbourg, l'ancienne capitale des tsars, Vladimir Poutine avait révélé avoir reçu une lettre de François demandant à tous les dirigeants réunis de résoudre pacifiquement la crise syrienne sans « la poursuite futile d'une solution militaire ». Une lettre que les médias russes ont largement mise en valeur pour mieux justifier la position russe face au projet d'offensives franco-américaines, mais aussi pour présenter Moscou comme dernier rempart des chrétiens contre les extrémistes islamistes.

Défendre « l'identité russe »

Car, au-delà de son soutien inconditionnel au régime de Bachar Al Assad, marqué par des intérêts économiques et militaires, Vladimir Poutine n'a cessé d'inclure ces derniers mois la défense de la civilisation chrétienne dans ses argumentations. Au service d'une ligne diplomatique très dure, cette dimension religieuse lui permet d'assumer sa politique en Syrie, où vit la plus grande communauté d'orthodoxes en Orient.

C'est aussi un étonnant clin d'œil à l'histoire : en accusant l'Ouest d'aider trop vite les rebelles – en partie des extrémistes islamistes –, le chef du Kremlin reprend la rhétorique tsariste de soutien à tous les chrétiens de l'Orient abandonnés par les Occidentaux.

À la veille de sa réélection en 2012, Vladimir Poutine, qui se montre régulièrement à côté du patriarche Kirill lors de cérémonies orthodoxes, s'était engagé à faire de la protection des chrétiens persécutés l'une des priorités de sa politique étrangère. Cet attachement religieux est aussi au cœur de sa doctrine de politique intérieure. Avec une ambition : défendre « l'identité russe » qui, bousculée avec la chute de l'URSS, ne peut selon lui renaître qu'à travers une « quête de la spiritualité ».

Gardien des valeurs chrétiennes en Russie

Un discours très proche de celui d'Alexandre Soljenitsyne, que le chef du Kremlin aime ainsi citer. Attitude paradoxale pour l'ancien espion du KGB, qui rend régulièrement hommage aux services secrets présentés comme une élite au service des intérêts supérieurs du pays. Tout en se gardant bien de rappeler que cette même élite avait persécuté Alexandre Soljenitsyne et l'Église pendant la dictature communiste.

En se voulant gardien des valeurs chrétiennes en Russie, le président s'en prend aussi à la dérive européenne dont il dénonce régulièrement la « perte d'identité ». Un thème récurrent repris par le Kremlin lorsqu'il a moqué la volonté des États européens de libéraliser le mariage homosexuel. Vladimir Poutine assure d'ailleurs que la démocratie à l'occidentale se réduit à un jeu. Le chef du Kremlin, lui, s'est fixé une autre mission : que la Russie (re) devienne une grande puissance grâce à l'adoption de la foi chrétienne.

BENJAMIN QUÉNELLE, à Moscou


Envoyé de mon Ipad 

La Syrie au cœur de la visite de Poutine au Vatican

La Syrie au cœur de la visite de Poutine au Vatican
Le pape François, dimanche, sur la place Saint-Pierre, à Rome.

Le pape François reçoit le président russe pour la première fois lundi. Les relations entre catholiques et orthodoxes seront aussi au menu de cette audience.

La rencontre du président russe Poutine et du pape François, ce lundi au Vatican, n'est pas historique. Seule celle de Gorbatchev et Jean-Paul II le 1er décembre 1989 le fut. Les présidents russes visitent depuis les papes avec régularité. L'inédit du jour vient du pape François: c'est une première pour lui.

Les deux hommes ont toutefois acquis une certaine proximité. Le 5 septembre dernier, juste après l'affaire de l'usage d'armes chimiques, François a écrit au président Poutine«en tant que président du G 20» pour qu'il travaille à une solution pacifique en Syrie. Le succès de la diplomatie russe sur cet épisode de la crise donna à cet échange - volontairement rendu public par le Vatican - une amplitude mondiale.

Beaucoup estiment, dès lors, que le Vatican et Moscou se sont «rapprochés» sur le plan diplomatique. C'est le premier enjeu de l'entrevue de lundi où il sera effectivement question de la Syrie. Mais ce bon climat peut aussi contribuer au dégel des relations entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe russe. Cela forme le deuxième enjeu.

En effet, le 12 novembre, un autre échange, moins spectaculaire, d'ordre religieux, a eu lieu entre Rome et Moscou. Au Vatican, l'important métropolite Hilarion,- numéro deux du patriarcat de Moscou - était reçu par le Pape. En Russie, le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan (un ex-papabile) était chaleureusement accueilli par le Patriarche orthodoxe. Ces voyages croisés démontrent - même s'ils sont loin d'être les premiers -, une bonne volonté, de part et d'autre, de détendre les relations religieuses.

On reparle donc - troisième enjeu du jour - d'une rencontre entre le Pape et le patriarche Kirill même si c'est un serpent de mer: le sujet est sur la table depuis… vingt-cinq ans! Plusieurs tentatives sous les deux pontificats précédents ont toujours échoué.

Le prétexte, toujours invoqué - et rappelé ici par le métropolite Hilarion - est la question ukrainienne. Dans ce pays a notamment resurgi en 1989 une Église gréco-catholique, dite «uniate», pratiquant une liturgie orthodoxe mais liée à Rome. Ce qui agace prodigieusement Moscou. Le second prétexte, également évoqué avec constance côté russe, est qu'une telle rencontre entre le Pape et le Patriarche, pour hautement symbolique qu'elle soit, «ne servirait à rien», si elle n'était pas suivie d'effets. Les Russes voient donc ce sommet comme un couronnement, le Vatican plutôt comme un commencement.

Cette course de patience est ainsi loin d'être achevée. Le pape François a certes donné des gages. Il prend pour modèle l'Église orthodoxe - et son système démocratique de synode des évêques - pour réformer la curie romaine. Il rassure aussi par son souci de simplifier «la primauté» du Pape et s'en tient à son titre «d'évêque de Rome». Mais d'autres problèmes demeurent, du côté russe. L'opinion orthodoxe russe - à ne pas confondre avec l'opinion russe - n'est pas prête pour une telle rencontre. Un certain fondamentalisme orthodoxe prospère dans les rangs populaires du clergé et chez les fidèles de cette Église. Le patriarche Kirill et son équipe s'efforcent de le combattre mais la partie est complexe au point d'interdire, pour le moment, un tel rendez-vous entre le Pape latin et le Patriarche de toutes les Russies. L'avantage gagné en ouverture pour le patriarcat serait largement annihilé par le très sérieux risque de fractures internes, voire de schisme.

Dernier enjeu: en protégeant ses intérêts au Proche-Orient, la Russie, renoue avec une tradition, présoviétique, de protection de la Terre Sainte. Ce qui séduit fortement, les chrétiens de Terre Sainte, dont des catholiques, de plus en plus déçus par l'Occident. Mais qui aurait dit qu'un jour, le dialogue entre Rome et Moscou passerait par le chemin de Damas?



Envoyé de mon Ipad 

mercredi 20 novembre 2013

Un patriarche syrien appelle les chrétiens à rester en Syrie - L'Orient-Le Jour

19/11/2013-Un patriarche syrien appelle les chrétiens à rester en Syrie

Un patriarche syrien a pressé mardi ses compatriotes chrétiens à rester en Syrie où des centaines de milliers de personnes ont fui le conflit qui a fait plus 120.000 morts depuis mars 2011.

"Je dis à mes fils, restez dans votre pays, la situation est difficile mais l'avenir sera mieux si Dieu le veut", a dit à l'AFP Gregorios Laham III, patriarche grec melkite catholique.

Le patriarche, qui s'apprêtait à se rendre au Vatican pour des entretiens avec le pape François, a également appelé les pays européens à ne pas "encourager" les chrétiens de Syrie à émigrer.

"Je dis aux pays européens, aidez les gens en difficulté, mais ne les encouragez pas à émigrer".

Selon lui, 450.000 chrétiens de Syrie ont été déplacés par le conflit, et 40.000 d'entre eux se sont réfugiés au Liban.

Le patriarche a déploré qu'au "moins de 57 lieux de culte chrétiens ont été endommagés depuis le début du conflit" et accusé les Etats-Unis et les pays occidentaux de faire "perdurer" la guerre en fournissant des armes aux rebelles.

Une dizaine de patriarches et archevêques orientaux vont rencontrer le pape François jeudi afin de réfléchir aux moyens de maintenir leurs fidèles, menacés par l'islamisme et les conflits, sur leurs terres d'origine.

Les chrétiens forment forment environ 5% de la population syrienne. Dans le conflit syrien, une majorité de chrétiens ont soutenu Bachar al-Assad, par peur de l'alternative islamiste.


Envoyé de mon Ipad