Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

jeudi 5 décembre 2013

Les évêques maronites tirent la sonnette d’alarme : Le pays se désintègre sous nos yeux - L'Orient-Le Jour

http://www.lorientlejour.com/article/845535/les-eveques-maronites-tirentla-sonnette-dalarme-le-paysse-desintegre-sous-nos-yeux.html
oLJ- 5/12/2013- Les évêques maronites tirent la sonnette d'alarme : Le pays se désintègre sous nos yeux

C'est un réquisitoire très sévère, tout en restant poli, que l'Assemblée des évêques maronites, réunie à Bkerké sous la présidence du patriarche Béchara Raï, a dressé contre la faune politique qui s'abandonne au suivisme, conduit le pays au vide, au clientélisme le plus effréné et à la corruption, l'exposant au risque de désintégration.


Dans un communiqué consacré, pour l'essentiel à la crise interne dans ses composantes régionales, l'Assemblée mensuelle des évêques maronites, qui se tient le premier mercredi de chaque mois, a commencé par exprimer de nouveau son inquiétude au sujet de l'état de la sécurité au Liban.
« Attentats, menaces de violence, situation tragique à Tripoli, où règne la loi de la jungle, celle du meurtre, de la destruction, de l'expulsion en sont les illustrations », a poursuivi un communiqué publié à la fin de la réunion. À cet égard, les évêques ont exprimé « leur plus haute estime pour le rôle joué par l'armée et toutes les forces de l'ordre (...) pour empêcher l'extension des violences à d'autres parties du pays ».
« Cette inquiétude, ajoute le communiqué, ne fait pas oublier le piratage de la souveraineté libanaise par Israël, par le biais de son réseau de surveillance et d'espionnage, et la violation de son espace aérien. »
Et le texte de poursuivre : « Certains États se conduisent envers le Liban comme s'il n'était pas un État souverain lui-même, comme s'ils avaient sur lui un droit de tutelle. Ceci n'exonère pas les Libanais de leurs responsabilités dans ce qui se produit dans leur pays. En se refusant au dialogue interne, chaque communauté se reporte sur l'édification de son mini-État propre, tirant sa force d'une allégeance à un pouvoir ami ou frère. De ce fait, le Liban devient l'otage de confrontations et d'équilibres régionaux, et le prisonnier de politiques internationales. »

Démantèlement des institutions
Les évêques ont ensuite « appelé les hommes politiques à s'entendre au plus tôt sur une nouvelle loi électorale, et à former un gouvernement capable d'assumer ses devoirs à l'égard de toutes les échéances constitutionnelles, en premier lieu celle de l'élection d'un nouveau chef de l'État, qui doit se tenir dans les délais impartis, le Liban n'étant plus en mesure d'assumer davantage de séquences de vide constitutionnel, ce qui risque de déclencher un processus de démantèlement des institutions et de désintégration irréversible du pays ».
« La situation gouvernementale et la paralysie qui affectent le pays s'étendent progressivement au secteur public et au fonctionnement des institutions, poursuit le communiqué, encourageant la corruption et le clientélisme, qui sont en progrès. C'est un sujet d'inquiétude général pour les évêques et tous les Libanais, surtout quand ils constatent la grave entorse au principe de la parité au sein de certaines administrations, dont certains secteurs sont financièrement alourdis d'embauches sauvages d'une seule couleur confessionnelle. Et ce pour ne rien dire de la corruption qui ronge les services publics comme si aucun compte ne devait être rendu, un laisser-aller propice à la multiplication de toutes les vilenies. »
Par ailleurs, l'Assemblée a dénoncé le rapt des religieuses de Maaloula, estimant que les monastères et lieux de culte jouissent naturellement d'une « immunité » que rien ne doit mettre en question et exhortant la communauté internationale à agir de manière que les moniales retrouvent leur couvent et leur vie de prière.



Envoyé de mon Ipad 

mercredi 4 décembre 2013

Invitation à une action de rupture personnelle comme action de protestation.


Syrie (Maaloula) - 02 Décembre 2013 - Confirmation vient d'être faite que 16 soeurs dont la supérieure du Couvent de Sainte-Thècle (Mar Takla) à Maaloula (Mère Pelagia Sayyaf) viennent d'être prises en Otage avec des Orphelines qui étaient sous leur protection ; elles auraient été transportées à Yabroud. 

Appel - Mgr. Luc Khoury, Vicaire Patriarcal de Sa Béatiude le Patriarche Jean X pour les grecs orthodoxes, a lancé un appel à Sa Béatitude le Patriarche de Moscou et de toute la Russie et au Grand Mufti de la Russie pour sauver Maaloula et les religieuses enlevées par les organisations terroristes armées. 

Prendre des Otages est un crime en soi.
 
Prendre des Religieuses en Otage est un crime devant les hommes.

Prendre des Religieuses et des Orphelines en Otage est un crime devant l'humanité entière.

Posséder la Force et ne rien faire contre les preneurs d'Otages de Religieuses et d'Orphelines est un crime en soi, devant les hommes, devant l'humanité entière et devant Dieu.

Face à ce crime, nous appelons les Etats responsables et l'Eglise universelle à rompre le dialogue avec le monde sunnite jusqu'à ce que les Etats de cette nation s'élèvent pour faire arrêter les Pogroms de chrétiens et de minorités en Syrie.

Pareillement, nous appelons les chrétiens de tous les pays à rompre avec la logique de leurs gouvernements (par exemple : en rompant avec le média télévision ou en arrêtant la consommation à l'approche des fêtes de la Nativité *), si leurs dirigeants ne dénoncent pas de façon très ferme cette prise d'Otages et s'ils ne demandent pas l'intervention armée contre les infidèles takfiristes qui, nous le savons maintenant, n'arrêteront pas les persécutions à l'approche des fêtes de la Nativité.

Chrétiens de tous les pays, à ce jour nous étions assis pour assister mollement aux attaques dont sont victimes nos frères et soeurs chrétiens de Syrie....Passons à l'étape suivante. Mettons-nous debout avant de commencer des marches de protestations, là où vous vous trouvez, en faveur de la Syrie.

Le Veilleur de Ninive

Le pape lance un appel pour les religieuses de Maaloula enlevées | La-Croix.com

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Rome/Le-pape-lance-un-appel-pour-les-religieuses-de-Maaloula-enlevees-2013-12-04-1071006?xtor=EPR-9-%5B1300542881%5D
Le pape François embrassant une petite fille lors de l'audience générale Place Saint-Pierre le mercredi 4 décembre 2013.

Le pape François a lancé mercredi 4 décembre un appel pour les douze sœurs grecques-orthodoxes du monastère Mar Takla, de Maaloula, en Syrie, enlevées par des rebelles syriens et « toutes les personnes enlevées en raison du conflit » dans ce pays.

« Nous prions pour ces sœurs et pour toutes les personnes enlevées en raison du conflit. Continuons à prier et à opérer ensemble pour la paix », a-t-il lancé devant 30 000 personnes rassemblées sur la place Saint-Pierre pour l'audience générale, par un beau temps froid.

Le pape a prononcé ensuite un Ave Maria pour elles en latin.

Contraintes de quitter leur couvent par un groupe armé

Les moniales, qui s'occupaient d'orphelins, ont été contraintes de quitter leur couvent par un groupe armé qui les a emmenées vers Yabroud, au nord de Maaloula. Le nonce apostolique à Damas, Mgr Mario Zenari, avait indiqué mardi 3 décembre que les douze religieuses, syriennes et libanaises, avaient « été contraintes par un groupe armé de quitter le monastère par la force » puis conduites vers Yabroud. Mgr Zenari était resté prudent sur un éventuel enlèvement, et le pape François a observé la même prudence en ne parlant pas directement d'enlèvement pour elles.

Interrogée au téléphone, la mère supérieure d'un couvent situé à Sadnaya (sud), Sivronia Nabhane, a assuré avoir pu parler avec la supérieure de Maaloula, Pelagia Sayyaf, lundi soir. Elle a affirmé qu'« elle et les onze autres religieuses, accompagnées de trois jeunes domestiques, étaient confortablement installées dans une maison de Yabroud », ville rebelle située à une vingtaine de kilomètres de Maaloula.

Plusieurs prêtres enlevés en 2013

Deux évêques orthodoxes, plusieurs prêtres, dont le jésuite italien Paolo Dall'Oglio, ont été enlevés cette année par des groupes armés souvent liés aux islamistes, et leur sort est incertain. En octobre, le cadavre horriblement supplicié d'un prêtre grec-orthodoxe, le P. Fadi Jamil Haddad, enlevé par un groupe armé, avait été retrouvé au nord de Damas, selon l'agence Fides.

La minorité chrétienne, qui a soutenu en majorité le régime de Bachar Al Assad, est prise en tenailles dans la guerre civile. Elle craint particulièrement les représailles des groupes djihadistes parfois étrangers qui saccagent leurs lieux de culte.

De son côté, le primat de l'Église grec-orthodoxe d'Antioche, le Patriarche Jean X, a lancé mardi 3 décembre un appel « à la communauté internationale et à tous les gouvernements du monde entier » pour la libération des moniales retenues. « Je lance un appel, en comptant sur le brin de conscience que Dieu a planté dans tous les êtres humains, y compris les responsables de cet enlèvement, pour libérer nos sœurs saines et sauves, a-t-il déclaré. La séquestration des moniales jusqu'à ce moment, en dépit de tous les contacts déployés, constitue une agression criante à l'encontre de la dignité des personnes humaines et de la voix de la paix et de la prière dans les contrées syriennes et dans tout l'Orient. »

Avec AFP


Envoyé de mon Ipad 

Une Eglise arabe, en communion avec Rome, dans un monde musulman

L'Eglise melkite, une "Eglise en détresse" (texte intégral)

Patriarche Gregorios III

ROME, 3 décembre 2013 (Zenit.org) - Une Eglise "en pleine communion avec Rome", "arabe", "dans un monde à majorité musulmane": ce sont les trois caractéristiques de l'Eglise melkite soulignées apr le patriarche Gregorios III Laham lors de sa rencontre avec le pape François, samedi dernier, 30 novembre, au Vatican, avant d'ajouter: "Cette Eglise que vous aimez est aujourd'hui une Eglise en détresse" (cf. Zenit du 2 décembre pour le discours du pape François)

"Notre Eglise, ajoute Gregorios III, est une Église de Communion et de Témoignage.. ; (qui) a une responsabilité toute spéciale envers ce monde, qui est notre monde. C'est là que nous vivons notre christianisme depuis près de deux mille ans, dont 1.434 années avec l'Islam."

Discours du patriarche Gregorios III


Très Saint Père,
 
       "Ubi caritas et amor, ibi Deus est! Congregavit nos in unum Christi amor".
       C'est l'antienne qui répond à la promesse de Jésus: « Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon Nom, je suis présent au milieu d'eux » (Matthieu 18, 20).
       C'est aussi le beau titre donné à l'Eglise de Rome par Saint Ignace d'Antioche: l'Eglise « qui préside dans la charité. »
       Tout cela s'est réalisé d'une manière éclatante depuis la première heure de votre Pontificat. « Deus caritas est », a dit l'Evangéliste Saint Jean le Théologien (1 Jean 4, 8). On peut dire aussi, de Votre Sainteté, « Franciscus caritas est ». On lit dans les vêpres de la fête du trépas de Saint Jean le Théologien cette très belle phrase: « Merveille qui dépasse notre esprit, affaire concernant les sages: Celui qui était plein d'amour fut aussi comblé de théologie! »
       Je crois voir dans cette louange une expression éloquente et adéquate du ministère pétrinien de Votre Sainteté: vous êtes plein d'amour et pour cela un grand théologien!
       C'est pour notre Eglise patriarcale d'Antioche une très grande joie de saluer Votre Sainteté aujourd'hui. Nous vous portons le salut filial et dévoué de nos prêtres, religieux, religieuses, diacres et laïcs, hommes et femmes engagés à côté de leurs pasteurs dans les différentes formes d'apostolat et le service des pauvres, dans les universités, les écoles, les hôpitaux, les orphelinats, les confréries, les groupes de jeunes...
       Notre Eglise est fière d'être en pleine communion avec le Siège de Pierre et avec Votre Sainteté. Communion à laquelle nous avons été fidèles malgré les persécutions qui ont fait de nous, pendant des décennies, une Eglise des Catacombes.
       Trois aspects caractérisent notre Eglise:
       1) Nous sommes une Eglise en pleine communion avec l'Eglise de Rome, fidèle à notre tradition orientale, en très bonne relation avec l'Eglise-sœur, orthodoxe, dans les Patriarcats d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem.
       2) Nous sommes une Eglise arabe par ses origines et ses racines.
       3) Nous sommes une Eglise dans un monde à majorité musulmane. 
       C'est ce qui m'a poussé à recourir à une terminologie, pour d'aucuns osée, car mal comprise. Nous sommes l'Eglise des Arabes (en plus d'être une Eglise arabe) et une Eglise de l'Islam, c'est-à-dire une Eglise dont l'histoire, le présent et l'avenir sont liés à l'Islam: une Eglise arabe, avec et pour les Arabes; une Eglise de l'Islam, avec et pour l'Islam. En tant qu'Eglise au Proche-Orient, nous avons donc une responsabilité toute spéciale envers ce monde, qui est notre monde. C'est là que nous vivons notre christianisme depuis près de deux mille ans, dont 1.434 années avec l'Islam. Notre Eglise est celle qui est définie par le Synode pour le Moyen-Orient et dans l'Exhortation Apostolique Post-Synodale Ecclesia in Medio Oriente, de votre cher prédécesseur, Sa Sainteté Benoît XVI, sur le thème: « Communion et témoignage. »
       Notre Eglise est répandue dans tous les pays du Proche-Orient et, dans des proportions différentes, dans les pays d'émigration. C'est ce qui explique les caractéristiques que je viens de mentionner.
       Vous avez rencontré notre Eglise de l'émigration en Amérique Latine, notamment dans votre pays, l'Argentine. J'ai eu le plaisir de vous faire une visite à Buenos Aires le 26 août 2010. Vous connaissez et vous aimez cette Eglise orientale, dans la richesse de l'Orientale Lumen, de ses rites, de sa spiritualité, de sa théologie et de toutes ses traditions.
       Cette Eglise que vous aimez est aujourd'hui une Eglise en détresse. Vous ne cessez d'en parler, et surtout de cette Syrie que vous appelez « bien-aimée », où se trouve le siège de notre Patriarcat antiochien.
       Pour cette Eglise qui est dans une situation inédite dans son histoire, vous êtes Simon le Cyrénéen, qui portez sa croix avec elle, et cela avec compassion et amitié. Pour cette Eglise orientale, surtout en Syrie, vous êtes comme le Christ  qui apaisa la tempête sur le lac de Tibériade.
       Comme le Bienheureux Pape Jean Paul II, qui fit tomber le mur de Berlin par sa prière et ses interventions courageuses, vous avez fait, Très Saint Père, un miracle en appelant les chrétiens et le monde entier au jeûne et à la prière, le 7 septembre dernier. Vous avez ainsi provoqué un tournant dans la crise syrienne, et même dans la vision de la politique mondiale. Le monde a changé, après le 7 septembre 2013!
       Nous pressentons que vous préparez des initiatives qui vont changer la vision du monde, surtout au Proche-Orient, et par là dans le monde entier.
       Oui! Nous attendons une initiative qui aboutisse à résoudre le conflit israëlo-arabo-palestinien, et établisse une paix juste, durable et totale au Proche-Orient, à partir de la Terre Sainte et de Jérusalem, cette Ville de la Paix qui est notre mère. C'est vous qui allez faire tomber le mur qui, malheureusement, ne sépare pas seulement Juifs et Palestiniens, mais aussi les pays arabes entre eux, ce qui menace la convivialité, le dialogue islamo-chrétien et les valeurs humaines.
       Résoudre ce conflit, qui dure depuis 65 ans, cela veut dire résoudre 50 pour cent des problèmes du Proche-Orient et garantir la présence chrétienne, une présence tellement importante, de communion et de témoignage.
 
Très Saint Père,
       Beaucoup de nos fidèles ont quitté le Proche-Orient. Beaucoup d'autres veulent partir. Nous déployons tous les efforts possibles pour les aider à rester. L'Eglise déploie une activité très intense pour assurer un minimum d'aide humanitaire. Nous remercions Votre Sainteté, la Congrégation pour les Eglises Orientales et les différents organismes qui nous assistent à cet effet.
       Nous vous assurons que, malgré les malheurs et la situation tout à fait tragique que nous vivons depuis bientôt trois ans, nous voulons rester et aider nos fidèles à rester.
       Vous nous avez interpelés en nous disant de ne pas laisser la flamme de l'espérance s'éteindre dans nos cœurs. Aidés et soutenus par vos prières, votre sollicitude et vos initiatives prophétiques, courageuses et évangéliques, nous voulons rester sur cette terre bénie, berceau du christianisme. Nous voulons être martyrs sur cette terre, martyrs par le sang, comme c'est le cas de certains de nos fidèles, dont trois hommes de Maaloula: Michel Thalab, Mtanios Thalab et Sarkis Zachem.
       Très Saint Père, ce sont de vrais martyrs, qui ont été sommés d'abjurer et ont fièrement refusé. Trois autres, cependant, ont cédé et ont été obligés de professer l'Islam, mais ensuite ils sont revenus à la foi de leurs ancêtres.
 
Très Saint Père,
       Aidez-nous à rester au Proche-Orient: ex Oriente lux
       J'ai récemment lancé, pour notre Eglise Grecque-Melkite Catholique, un triple slogan qui est comme un engagement, que j'aime répéter devant Votre Sainteté, en mon nom propre et au nom de toute notre Eglise:
       1) Nous devons rester ensemble, chrétiens et musulmans, pour être témoins de l'Evangile et construire ensemble, chrétiens et musulmans,  un monde et un avenir meilleurs pour nos jeunes générations.
      2) Nous pouvons rester ensemble, chrétiens et musulmans, pour être témoins de l'Evangile et construire ensemble, chrétiens et musulmans, un monde et un avenir meilleurs pour nos jeunes générations.
       3) Nous voulons rester ensemble, chrétiens et musulmans, pour être témoins de l'Evangile et construire ensemble, chrétiens et musulmans, un monde et un avenir meilleurs pour nos jeunes générations.
 
Très Saint Père,
 
       Nous voulons rester dans ce Proche-Orient pour répondre à l'appel de Jésus, qui nous répète continuellement (et vous ne cessez de nous le rappeler): "N'aie pas peur, petit troupeau" (Luc 12, 32), et  cela parce que nous avons une grande mission à accomplir pour le grand troupeau. N'ayez pas peur, nous dit le Christ, car "Je suis avec vous, pour toujours, jusqu'à la consommation des temps" (Matthieu 28, 20).
       Oui, nous voulons rester et être, comme Jésus nous l'a demandé, lumière, sel et levain (Matthieu 5, 13-14).
       Nous vous assurons de nos prières, et nous demandons les vôtres et votre bénédiction.
       Nous vous aimons, Pape François!


Envoyé de mon Ipad 

Syrie: enlèvement de religieuses orthodoxes à Maaloula


Un village qui est un lieu saint, pas seulement pour les chrétiens

Anita Bourdin

ROME, 3 décembre 2013 (Zenit.org) - Des religieuses orthodoxes ont été enlevées en Syrie, à Maaloula, dans la nuit du 1er au 2 décembre, la nouvelle a été confirmée le 2 décembre par le patriarcat grec-orthodoxe et par le nonce apostolique à Damas. Les otages seraient au nombre de cinq (et non pas 12), a indiqué ce mardi 3 décembre, Mgr Audo au micro de Radio Vatican.

Les rebelles syriens sont entrés dans le monastère orthodoxe Sainte-Thècle (Mar Takla) de Maaloula et ils ont emmené de force un groupe de religieuses.

Maaloula est un village chrétien, dans la montagne, à 55 km au nord-est de Damas. La population parle encore la langue de Jésus, l'araméen. Un tiers de la population est musulmane sunnite. Le monastère abritait 40 sœurs et des orphelins.

Le nonce apostolique, Mgr Mario Zenari a déclaré le 2 décembre qu'il s'agissait de « religieuses syriennes et libanaises » et qu'il semble que « les rebelles djihadistes les aient emmenées dans le nord, vers Yabroud ». Il ajoute que « l'on ne connaît pas encore les motifs de cette action : comme otages ou pour s'emparer du monastère et contrôler tout le village ».

Malgré le danger, dit-il, les soeurs avaient choisi « de rester et de témoigner ». Mgr Zenari, espère qu'elles soient bien traitées et en lieu sûr : « c'est notre souhait et notre prière ».

« C'est très inquiétant ce qui se passe actuellement », déclare Mgr Zenari, préoccupé pour toute la population syrienne, notamment les chrétiens, après de nombreuses attaques: il n'est pas rare que des rebelles entrent dans un village et contraignent les chrétiens à fuir. Les églises sont souvent profanées, les objets religieux détruits, résume Radio Vatican.

Mgr Antoine Audo, évêque d'Alep des Chaldéens et président de Caritas Syrie précise, toujours à Radio Vatican, ce 3 décembre, qu'il s'agit de la supérieure des sœurs et de quatre religieuses. Il confirme qu'elles ont été emmenées en otage à Yabroud, mais qu'aucune nouvelle n'est parvenue depuis. « J'espère que les sœurs soient libérées rapidement », ajoute Mgr Audo.

Il souligne que Maaloula est un « symbole important non seulement pour les chrétiens mais aussi pour les musulmans de Syrie et du Moyen-Orient parce qu'ils savent qu'on y parle encore aujourd'hui la langue du Christ, un dialecte araméen, c'est pourquoi les gens sont frappés par cet événement ».
L'évêque précise que les religieuses appartiennent à un « monastère orthodoxe traditionnel » c'est-à-dire où l'on « pratique beaucoup la miséricorde », d'où l'accueil des orphelins. Le pèlerinage, ajoute-t-il, « est très fameux » : « En Syrie, tout le monde va en pèlerinage à Maaloula et Saidnaya. Surtout pour la fête de la Croix, le 14 septembre, sur la montagne de Maaloula »
Pour ce qui est des raisons de l'enlèvement, il est dû « à la guerre » : « Nous, en tant que chrétiens, comme Eglise en Syrie, nous ne voulons pas que ce soit une guerre contre les chrétiens, parce que nous voulons être une présence de réconciliation et de cohabitation. Voilà notre vocation. Nous ne voulons pas de provocation avec les musulmans ».
Pourtant, les chrétiens se sentent « menacés » désormais parce que attaquer Maaloula c'est « toucher à un lieu saint de la chrétienté » et « personne, jusqu'à aujourd'hui, depuis des siècles, n'a jamais fait une chose semblable à Maaloula, un lieu chrétien, saint pas seulement pour les chrétiens, mais aussi pour tous les autres ».

Les rebelles ont conquis le village, après cinq jours de combats, dans la nuit de dimanche à lundi, à l'aide d'explosifs notamment. Ce seraient des djihadistes du Front al-Nusra lié à Al-Qaïda. Un premier assaut, le 9 septembre dernier, avait été repoussé par l'armée syrienne qui avait repris le contrôle du village.

Le patriarche melkite, catholique, Gregorios III Laham est lui aussi inquiet après la prise de Maaloula. Lors de la rencontre, samedi, 30 novembre, au Vatican, avec le pape François, il avait déclaré: « Nous sommes décidés à rester sur cette terre bénie même au prix du martyre et du martyre par le sang. C'est ce qui est déjà arrivé à certains de nos fidèles, comme les trois hommes de Maaloula, Michael Taalab, Antonios Taalab et Sarkis Zakhem : ce sont des vrais martyrs qui ont été tués après avoir refusé de renier leur foi » (cf. Zenit de ce 3 décembre pour le texte intégral).

Radio Vatican fait état de 9 millions de déplacés parmi la population syrienne, dont plus de 1, 2 million au Liban, dont 42 000 chrétiens. Les chrétiens seraient – toutes confessions confondues - 450 000 à avoir choisi de partir à l'étranger. Plus de 1200 auraient perdu la vie et 60 églises auraient été endommagées.