Arabes du Christ
" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)
dimanche 22 décembre 2013
As-Safir Newspaper - la regression chretienne en Orient : un spectacle historique - 19/12/2013
Un religieux français partage son avis sur la situation en Syrie
Le Veilleur de Ninive |
Posted: 21 Dec 2013 04:46 AM PST Témoignage d'un religieux français, Frère Pierre *, vivant au Liban depuis longtemps et qui, durant un certain nombre d'années, a par ailleurs donné une part de vécu à la ville Alep. Cet homme de Dieu a préféré garder l'anonymat car il s'adresse à vous lecteur, dans son humanité terrestre et non comme religieux. Que nous dit-il ? Comment ne pas s'étonner du sort d'Alep, cette ville cosmopolite où la guerre n'avait guère de place, cette cité qui était devenue, par ses industries et son commerce, la ville nourricière de nombreux syriens et de voyageurs multiples ? Alep où avaient pris naissance de nombreuses congrégations chrétiennes, maronites et grecques melkites. Alep, cet évêché qui, souvent, donnait aux Eglises syriennes leurs Patriarches…Alep qui devint une ville martyre que sa population chrétienne abandonne lentement pour d'autres cieux….Mais les Chrétiens du monde savent-ils encore qu'Alep, la cité persécutée donnait, jusqu'au début des affrontements, le plus de vocations à l'Eglise d'Orient ? « La guerre actuelle qui ensanglante la Syrie révèle de plus en plus ses objectifs : un complot international décidé et entretenue par les puissances occidentales pour ne nommer qu'Israël, les Etats-Unis, la Grand-Bretagne et la France qui, tous quatre, grâce aux financements de l'Arabie-Saoudite et du Qatar et s'appuyant sur des slogans généreux et optimistes en faveur de la démocratie, sont à l'origine de cette violence, savamment réveillée et entretenue par des encouragements, des promesses et des livraisons de moyens de guerre accordés à une opposition aujourd'hui moribonde. Alors que la population syrienne qu'elle soit sunnite, alaouite, chrétienne ou légèrement chiite, subit avec résignation mais parfois dans la désespérance, les attaques de mercenaires étrangers, infiltrés de toutes parts, par la Turquie à sa frontière Nord, par le Liban à l'Est par la Jordanie et le Golan, au Sud. Voilà que ces mercenaires brutaux n'apportant avec eux que haine, barbarie, dédain des humains, totalement dépourvus d'idéal et de sens de l'élévation vers le Très-Haut, exécutent un plan ignoble, athée, matérialiste, idéologique et mondialiste, cherchant à détruire la Syrie, le berceau du christianisme. Israël judaïse les Lieux Saints, la Turquie a islamisé l'Asie-Mineure et voilà que la Syrie, siège de restes chrétiens les plus anciens est pillée et détruite pierre par pierre, vestige par vestige dont certains se retrouvent déjà dans des musées étrangers. Aujourd'hui, cette rébellion factice et instrumentalisée n'existe presque plus. Elle s'entretient dans des guerres intestines, faute de pouvoir éliminer l'ennemi que l'Occident leur a désigné : le régime syrien. Leur action destructive est sinistrement effrayante : bombardement de quartiers, destruction de logements, attaque d'hôpitaux, d'écoles, enlèvements, arrestations et exécution arbitraire d'humains, sans distinction d'âge ou de genre, insécurité généralisée dans les zones qu'ils contrôlent, chasse aux chrétiens qu'ils poussent à l'exode… L'émigration chrétienne de Syrie ressemblerait, quant à elle, à d'autres génocides vus dans le passé. Guerre d'Irak poussant à l'émigration perlée des chrétiens de ce pays, puis attaques systématiques et pogroms en Syrie, comme méthodes et solution pour pousser « massivement » les chrétiens syriens mais aussi irakiens, encore plus fragilisés, hors de leur pays ou finira t-on par le croire, à la mer. Les enjeux réels de cette entreprise, qui apparaît comme une farce, fallacieusement qualifiée de démocratique, se lisent de plus en plus clairement. 1° - Briser l'axe Iran-Syrie constitué au fil du temps par le refus d'Israël de signer une paix juste et véritable, il est vrai que l'attitude de ce dernier Etat a suivi le refus des arabes, durant des décennies, de signer avec Israël une paix garantissant l'existence de l'Etat Hébreux. 2° - Contrôler les circuits pétroliers et gaziers de la méditerranée orientale. 3° - Affaiblir les Etats voisins d'Israël pour permettre à ce dernier Etat d'être, pour un long avenir, l'Etat le plus puissant de la région. 4° - Détruire les traces d'un christianisme qui a survécu aux guerres, aux tremblements de terre, aux génocides durant deux milles ans. Que va laisser à la région cet immense gâchis syrien, après le gâchis irakien ? La démocratie ou bien des dizaines de millions de personnes malheureuses vivant en dessous du seuil de pauvreté, alors que les grandes puissances, par compagnies pétrolières et gazières interposées, se tailleront la part du lion des réserves énergétiques ? * Nous avons modifié le prénom du Frère pour des raisons de sécurité. |
samedi 21 décembre 2013
La Fondation maronite dans le monde en assemblée générale à Bkerké - L'Orient-Le Jour
La Fondation maronite dans le monde a tenu hier son assemblée générale annuelle au siège patriarcal maronite de Bkerké, en présence du patriarche maronite, Béchara Boutros Raï, et de son président, Michel Eddé. Le ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel, a été invité à assister à la réunion pour se familiariser avec les activités de la fondation et en mesurer l'importance, nul n'ignorant que les maronites résidents sont désormais en moins grand nombre que les maronites installés à l'étranger.
La séance s'est ouverte sur une prière et une exhortation du chef de l'Église maronite, qui a félicité la Fondation pour la croissance continue de ses services et l'extension de la zone géographique qu'elle couvre.
Le patriarche a réaffirmé l'engagement de tous les diocèses à coopérer avec les bureaux d'une fondation dont la création a été approuvée par le patriarche Sfeir, ainsi que l'appui sans réserve du patriarcat au projet de loi relatif à l'attribution de la nationalité libanaises aux ayants droit libanais de la diaspora et à leurs descendants, ainsi qu'à tous les projets que la Fondation maronite cherche à lancer pour atteindre ses objectifs : garder vivant le lien entre le Liban résident et le Liban émigré et sauvegarder la spécificité de la société libanaise et le système de partage du pouvoir, dans le respect des droits de toutes les communautés.
Le président de la Fondation a ensuite établi un bilan de ses activités en 2013, s'arrêtant aux réalisations de ses bureaux en Australie, en France, au Canada et surtout aux États-Unis, où la Fondation dispose à ce jour de 9 bureaux, et où, à l'initiative d'un groupe d'hommes d'affaires, elle a lancé la campagne « I am Lebanese » (Je suis libanais) grâce à laquelle son message a atteint de nouvelles couches d'Américains de souche libanaise.
L'assemblée a également pris note de la création de bureaux de la Fondation au Brésil, en Argentine, en Uruguay, au Venezuela et au Mexique, dans le sillage de la visite pastorale effectuée par le patriarche Raï, au printemps dernier, en Amérique latine.
Le président de la Fondation n'a pas manqué d'inviter, au passage, les Libanais, en général, et les chrétiens, en particulier, à maintenir envers la population syrienne déplacée une attitude d'ouverture et d'entraide, tout en notant que le Liban est l'unique pays au monde qui accueille une proportion de déplacés (2 millions) égale à la moitié environ de sa propre population. « Quand les Palestiniens ont trouvé refuge au Liban, on a pensé que c'était l'affaire d'un mois ou deux », a-t-il averti.
Préservation du patrimoine maronite
À son tour, le vice-président de la Fondation, Nehmat Frem, a présenté les projets récents de la fondation, dont le projet « Portal » destiné à aider les émigrés à communiquer entre eux, et la campagne « Yes I want ».
M. Frem a ensuite parlé de projets envisagés, comme la création de commissions de préservation du patrimoine maronite : il a pris acte du succès de l'Académie maronite, programme d'échanges sur le Liban et de visites au pays destiné aux jeunes, et a fait état du lancement d'une sorte de « wakf » financier appelé « Trust » (Confiance), un fonds destiné à attirer les donations de la diaspora en appui aux besoins propres de la communauté maronite résidente en matière d'hospitalisation, d'éducation et d'habitat, et en général à tout ce qui lui permet de rester enracinée en terre libanaise. La création d'un fonds d'investissement « Funds », destiné à orienter les investissements vers certains secteurs productifs, a également été décidée. Les commissions ont ensuite été formées, en fonction de ces données. Un déjeuner a suivi, en présence du patriarche et du ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel.
Envoyé de mon Ipad
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JTK
Les chrétiens d’Orient dans le tourbillon des révolutions » Chrétiens de la Méditerranée
LES CHRÉTIENS D'ORIENT DANS LE TOURBILLON DES RÉVOLUTIONS
La guerre civile en Syrie a rallumé la question des chrétiens d'Orient. Depuis que ce pays, berceau du christianisme, a plongé dans la tourmente, l'exode des chrétiens n'a cessé de s'amplifier. Ces derniers, qui représentent officiellement 10 % – sans doute moins dans les faits – des 22 millions de Syriens, forment l'une des plus anciennes et des plus diverses communautés au monde avec pas moins de onze Eglises.
Coincés entre un régime qui attend d'eux une allégeance sans faille et une rébellion à dominante de plus en plus islamiste, ils sont la seule communauté sans force militaire sur le terrain, à l'inverse des sunnites, massivement ralliés à l'insurrection, des Alaouites, qui ont investi tout l'appareil sécuritaire, des Druzes, à la forte tradition guerrière, et des Kurdes, dotés de milices autonomes.
L'exode des chrétiens de Syrie vient après l'hémorragie de ceux d'Irak, qui n'ont pas résisté au chaos sanglant qui a suivi l'invasion américaine de 2003.
Il vient également s'ajouter à l'inquiétude sur le sort des Coptes d'Egypte. Il n'existe pas de données fiables sur l'exode des chrétiens égyptiens, mais il ne fait aucun doute que celui-ci s'est accéléré depuis la révolution de 2011, qui s'est traduite par un effondrement de la sécurité et la multiplication des kidnappings, vols et rackets visant une communauté perçue comme plus riche que le reste de la population.
Le sentiment d'insécurité des Coptes a culminé a deux reprises : après le massacre de Maspero, en octobre 2011, lorsqu'un blindé de l'armée a écrasé des manifestants chrétiens, sur fond d'appels à la répression télévisés ; et au lendemain du massacre de Rabia Al-Adawiya, en août, quand une cinquantaine d'églises et de lieux de culte ont été incendiés en représailles à la sanglante répression des Frères musulmans par l'armée.
Quelques observateurs isolés voient d'ailleurs dans cette troublante simultanéité le signe d'une campagne orchestrée par les services de renseignement afin deterroriser les Coptes. Coincée, comme en Syrie, entre les deux principales forces politiques du pays, la majorité des chrétiens égyptiens a préféré choisir le camp des militaires, considérés comme un moindre mal, voire un rempart contre la menace islamiste.
CHEVAL DE BATAILLE
Les révolutions arabes sont-elles devenues le tombeau des chrétiens d'Orient ? Paradoxalement, c'est en Occident, plus encore qu'au Proche-Orient, que cette idée s'est diffusée. Ironie du sort, elle est bien souvent défendue avec véhémence par des courants issus de la « gauche anti-impérialiste », qui n'avaient jamais fait jusqu'à présent de la défense de la chrétienté un cheval de bataille. La défensedes minorités est bien souvent le cache-sexe d'un inavouable soutien à des dictatures prétendument laïques.
La défense des chrétiens d'Orient est une cause qui dépasse largement les clivages traditionnels : elle mobilise de la gauche de la gauche au Vatican, de la Russie de Poutine, allié indéfectible de Bachar Al-Assad et protecteur autoproclamé des Eglises d'Orient, à la France, principal soutien occidental de la rébellion, mais aussi « fille aînée de l'Eglise ».
Surtout, prétendre que les révolutions arabes portent en elles la fin des minorités chrétiennes revient à effacer le passé. A-t-on oublié que les pires attaques contre les Coptes se sont produites sous les présidences d'Anouar Al-Sadate et de Hosni Moubarak en Egypte ? Se souvient-on que ce dernier avait refusé de décréter un deuil national après l'attentat sanglant contre une église à Alexandrie, dans la nuit du 31 décembre 2010 ?
L'exode chrétien au Proche-Orient est un phénomène long et permanent. EnPalestine, il a largement précédé la naissance du Hamas. En Irak, il a pris son essor pendant la guerre contre l'Iran et s'est accéléré à la faveur de l'impitoyable embargo occidental (1991-2003). En Syrie, enfin, il a débuté dès le XIXe siècle, et c'est de cette diaspora qu'est issu l'ancien président argentin Carlos Menem.
Le Monde
Christophe Ayad
Envoyé de mon Ipad