Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

vendredi 25 avril 2014

Raï se prononce, chez Berry, pour « un président accepté de tous » - L'Orient-Le Jour

Raï se prononce, chez Berry, pour « un président accepté de tous » - L'Orient-Le Jour

Raï se prononce, chez Berry, pour « un président accepté de tous »


Olj25/42014

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a de nouveau appelé les députés à assurer le quorum mercredi prochain, au Parlement, pour élire un nouveau chef de l'État.
Le patriarche maronite a pris l'avion hier pour le Vatican où il doit assister dimanche à la canonisation des papes Jean-Paul II et Jean XXIII. Avant son voyage, le chef de l'Église maronite a fait un crochet par Aïn el-Tiné pour un entretien avec le président de la Chambre, Nabih Berry, au sujet de l'élection présidentielle et de la réunion électorale de mercredi, place de l'Étoile. Il était accompagné des évêques Youssef Sayyah et Salim Mazloum.


Répondant aux questions de la presse au terme de l'entretien, il a jugé nécessaire que les « séances électorales se poursuivent jusqu'à ce qu'il soit possible, après concertations et par voie de vote, à élire un nouveau président pour le Liban ».


Quant au profil du nouveau locataire de Baabda, il doit être, selon Mgr Raï, « accepté de tous, puisqu'il est le président de tous les Libanais ». « Cela ne veut pas dire comme le prétendent certains qu'il est faible. Sa force réside dans le fait qu'il soit accepté de tous étant donné que nous avons besoin, au Liban, de quelqu'un qui puisse réunifier les Libanais et qui puisse avoir une envergure arabe et internationale », a-t-il affirmé, avant d'ajouter : « Suite à la réunion de mercredi et à ses résultats et d'après ce que j'ai entendu à travers les médias, je répète que le Liban a besoin de charité et de communion parce qu'il n'est pas permis qu'à chaque événement, nous nous mettons à nous blesser et à nous insulter mutuellement. »

« L'élection, un devoir... »
Le patriarche a démenti des informations de presse selon lesquelles il envisage de convoquer un sommet spirituel pour exercer des pressions sur les députés afin qu'ils assurent le quorum à la deuxième séance. « La présence des parlementaires à la réunion électorale est un devoir que dicte la conscience de chaque député. Celui-ci est mandaté par le peuple pour accomplir un certain nombre de devoirs dont l'élection d'un chef de l'État. Il ne peut pas se servir de ce mandat comme d'une propriété privée. Pas besoin donc de les convoquer. Ils doivent se rendre d'eux-mêmes au Parlement et ne peuvent pas s'absenter ou provoquer un défaut de quorum », a insisté le patriarche.


Il devait reprendre les mêmes propos à l'aéroport de Beyrouth où il a pris l'avion pour l'Italie en compagnie de Mgr Mazloum, du directeur des relations publiques à la Banque de Beyrouth, Antoine Habib, et de son épouse, Claude, de Mme Marie-Claude Sfeir et du responsable de l'information à Bkerké, Walid Ghayad.
Mgr Raï a rejeté l'appellation « président d'entente ou consensuel », en expliquant que lorsqu'un chef de l'État est élu, que ce soit par les deux tiers des voix parlementaire ou par la majorité simple, « il restera celui que le Parlement aura choisi et qui sera donc le meilleur ». Il a affirmé avoir voulu que le Parlement passe directement mercredi, au deuxième tour, avant d'indiquer en réponse à une question, que M. Berry l'a informé qu'il compte continuer de convoquer la Chambre jusqu'à ce qu'elle élise un chef de l'État.

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OASIS - LIBAN- Salim Daccache:pourquoi réinventer l'identité libanaise » Chrétiens de la Méditerranée

OASIS - LIBAN: pourquoi réinventer l'identité libanaise » Chrétiens de la Méditerranée

OASIS – LIBAN: POURQUOI RÉINVENTER L'IDENTITÉ LIBANAISE- 23-4-2014

Pour faire face à l'onde de choc des événements qui secouent le Proche-Orient, le Liban est appelé à réformer ses institutions et à abandonner la logique confessionnelle sur laquelle elles reposaient, il doit repenser le pacte de coexistence entre les communautés qui la composent.

Les derniers développements sur la scène libanaise (pénibles difficultés à former un gouvernement, les problèmes des réfugiés syriens, une crise sociale et économique montante, l'insécurité sans frein, la cassure entre musulmans sunnites et shiites, l'implication massive du Hezbollah en Syrie) ne relèvent pas de l'accidentel mais de la crise perpétuelle du système politique confessionnel lui-même. Ils démontrent par leur pression que les Libanais doivent incessamment trouver une issue à une crise politique qui est le résultat de deux facteurs interdépendants : un système qui fait prévaloir une logique confessionnel entre les différentes communautés libanaises, otages des politiciens de tous bords avec la complicité de certains dignitaires religieux, et la sollicitation ouverte de forces extérieures, généralement antagonistes, afin qu'elles interviennent dans le pays, ce qui ne fait qu'exacerber les oppositions et les anathèmes entre les parties libanaises.

Dans ce contexte, la planche du salut ne peut être qu'une ré-invention de l'identité libanaise ou bien de la fameuse libanité, concept forgé par Choukri Ghanem, célèbre homme de lettres libanais du début du 20e siècle (1861-1930). Cette identité n'est rien moins aujourd'hui qu'une « Arche de Noé », en dehors de laquelle les Libanais seront probablement emportés par le déluge qui sévit dans la région et qui commence à laisser ses traces tant sur le devenir des âmes que sur l'ensemble des relations sociales.

Toutefois adhérer au Liban et intégrer l'identité libanaise au cœur même de chaque communauté libanaise nécessite un changement de cap de toutes les forces politiques en présence. Il est nécessaire que les composantes du 8 Mars, surtout les partis shiites, acceptent d'intégrer l'État en mettant leur confiance dans les forces de sécurité, qui ont marqué beaucoup de points positifs ces derniers temps, et en énonçant une position claire quant à l'avenir de leurs forces militaires et quant à leur demandes politiques. Une volonté politique de négocier de bonne foi est nécessaire à ce niveau. L'exemple de la déclaration de Baabda n'est plus à répéter. Publiée le 11 juin 2012 par les participants à la table du dialogue entre Libanais, elle avait mis les fondations d'une nouvelle entente politique et une feuille de route pour tous mais a été reniée quelque temps après avoir reçu l'aval de tous.

Il devient inévitable que le 14 Mars, surtout dans ses composantes sunnites, accepte une réforme profonde des institutions de l'État, y compris un remodelage du pouvoir plus rationnel, au-delà des accords de Taëf, en dépassant le modèle d'un fonctionnement tel qu'il a été appliqué sous la tutelle syrienne et qui faisait du système politique libanais un simple otage entre les mains d'une grand frère ou d'une grande sœur. Il ne suffit plus de proclamer l'obligation de l'adhésion et l'appartenance à l'État ; il faut présenter la vision d'un État capable de fonctionner et de réaliser les intérêts des Libanais.
Les chrétiens sont tenus de donner un « contenu d'avenir et d'avant-garde » à leurs choix historiques, car il ne suffit plus de vivre sur ses lauriers en faisant valoir l'initiative d'avoir fondé le Liban moderne. L'attachement inébranlable des chrétiens au Liban, patrie du présent, devra se traduire par l'élaboration d'un projet d'avenir. Celui-ci devra être axé sur un choix lucide et courageux, quant au fondement de la légitimité du pouvoir, dépassant l'attachement à tout prix au partage confessionnel du pouvoir et optant pour la citoyenneté consensuelle qui est au cœur même des revendications des révolutions arabes, malgré les déviations les plus malheureuses. La ferme volonté des chrétiens, envers et contre tout, de ne fonder le pouvoir que sur l'adhésion de tous à un ensemble commun de valeurs sociaux et politiques fera de leur choix un défi pour tous.

Les chrétiens ont réussi, malgré les régressions à incarner le principe du pouvoir fondé sur le consensus, et à continuer à le proposer à leurs concitoyens. C'est un choix qui s'est longtemps opposé au choix du pouvoir minoritaire et totalitaire : autant de chants de sirènes stridents, qui ont longtemps assourdi notre région, au nom de causes où se confond le factice et le légitime.
Le drame syrien est la preuve tragique des dangers de tels choix, et de leurs horizons sinistres et bloqués. Les implications du déchirement de la Syrie sur le Liban et au Liban, doivent inciter les forces politiques à repenser leur choix. L'implication des Libanais en Syrie ne peut être qu'étatique, donc non partisane. Elle ne peut être axée que sur la médiation, et donc prêchant la réconciliation et le redressement de l'État voisin.

Les forces politiques devraient abandonner la chimère d'une victoire de l'un des deux camps de la guerre civile syrienne, fondée sur l'idée que pareille victoire constituerait un atout quantifiable dans notre jeu politique interne. Indépendamment de l'impact que pourrait avoir l'intervention d'un groupe de Libanais dans ce carnage, il vaut mieux que tous les Syriens se rappellent, dans l'avenir proche et lointain, que leurs voisins n'ont agi que pour leur épargner cette épouvantable descente aux enfers. Le Liban a grand intérêt d'agir de cette manière afin de s'alléger le poids que représentent les réfugiés syriens sur son territoire et afin de les aider à retourner le plus tôt possible à leurs cités et villages. Quel Liban aurions-nous au cas où la vague de réfugiés syriens s'installe dans le Pays, alors que le Liban n'a jamais pu assumer la présence de la vague palestinienne de réfugiés ?

Le Liban à une mission historique à laquelle il doit être fidèle : être un pays porteur de valeurs de vivre-ensemble et de respect de la diversité et des droits de chacun et de chaque communauté. Il est important d'aider les Libanais et d'éclairer le chemin qu'ils doivent traverser et qui mènera les institutions de l'État de la phase confessionnelle où elles se trouvent, a l'étape d'un État de droit moderne. C'est une marche complexe, qui comporte une dimension éducative certaine ; mais aussi un volet social, au niveau de l'évolution des mœurs et du comportement politique, surtout des jeunes générations. Il faudra aussi s'assurer que les communautés libanaises, sans aucune exception, jouissent des garanties politiques et constitutionnelles quant à leur droits et à leur devenir.
Encore le Liban, oui ! Car son rôle est plus que jamais déterminant pour la région et pour la nécessité de sortir de la guerre et ses violences. Pour cela, il devra faire le pas vers un nouveau printemps.

Salim Daccache – OASIS



Envoyé de mon Ipad 

Persécution des chrétiens : une affaire qui marche... - Le Point

Persécution des chrétiens : une affaire qui marche... - Le Point

Persécution des chrétiens : une affaire qui marche...

Le monastère Saint-Serge-et-Saint-Bacchus de Damas, en Syrie, attaqué par les brigades islamistes du Front Al-Nosra qui ont fait des dizaines de morts, en septembre 2013.

Les tueurs sont oecuméniques. Ils ne font pas de différences entre catholiques, protestants, orthodoxes, Églises autocéphales. Dans des dizaines d'États, d'un bout à l'autre de la planète, le seul fait d'être chrétien suffit pour être désigné à la vindicte et considéré comme une cible potentielle par les sicaires de tout poil. Le relevé macabre et méticuleux effectué chaque année par l'ONG (de sensibilité protestante) Portes ouvertes fait froid dans le dos. Dans l'édition 2014 de son Index mondial de la persécution, elle dresse un annuaire des cinquante pays où être chrétien coûte le plus.

On y trouve, bien sûr, les zones géographiques gangrénées par l'islamisme radical. Le Sahel, le Maghreb, le Proche-Orient arrivent en tête du palmarès en matière d'assassinats, de lieux de culte ravagés, pillés, incendiés, d'intolérances et de violences diverses. En Syrie, en Irak et en Égypte, l'ONG parle d'un "hiver chrétien", avec des exodes massifs de population. En Syrie, plus d'un millier de chrétiens ont été assassinés l'an dernier. Un contrecoup dramatique des Printemps arabes et de la montée du fondamentalisme musulman.

Mais l'Asie n'est pas en reste. Car les extrémistes musulmans ne sont pas les seuls à s'en prendre aux chrétiens. En Inde, par exemple, les nationalistes du BJP, qui sont en passe de remporter les élections en cours, prônent une idéologie ethnico-religieuse qui ne laisse aucune place aux minorités. Un bon Indien doit être de religion hindouiste. Cinq des vingt-huit États de l'Union indienne ont adopté des lois criminalisant la conversion au christianisme. Au Sri Lanka, dirigé par des bouddhistes purs et durs, une cinquantaine d'attaques d'églises ont été recensées.

La peine de mort pour les apostats

L'Index opère une classification selon les motivations des persécuteurs. L'islamisme radical entend incorporer tous les citoyens, de gré ou de force, dans le Dar al-Islam (la maison de l'islam). Le laïcisme intolérant, genre dictatures communistes, veut éliminer le moindre germe risquant de contaminer l'idéologie dominante et obligatoire. Le totalitarisme pur jus, lui, cherche surtout à empêcher tout contre-pouvoir.

Force est tout de même de constater que, du Nigeria à l'Irak, ce sont les militants enfiévrés d'une lecture anachronique du Coran qui font courir les plus grands risques aux chrétiens. Car même quand la législation prévoit la liberté de culte, l'apostasie (le fait de renoncer à sa religion) est la plupart du temps considérée comme un crime et passible de la peine de mort. En Arabie saoudite, les choses sont plus simples : tout culte autre que l'islam est interdit. Raison invoquée : la totalité du royaume, où se trouvent les lieux saints de La Mecque et Médine, est considérée comme une immense mosquée... Fermez le ban !

Dans ce tableau bien sombre, quelques petites lueurs d'espoir cependant. Le Qatar, qui observe pourtant le rigoureux rite wahhabite comme l'Arabie voisine, a récemment autorisé la construction d'églises (très discrètes...), comme c'était déjà le cas à Bahreïn, aux Émirats arabes unis ou à Oman.

L'Index mondial de la persécution est en vente (5 euros) sur le site : www.portesouvertes.fr.



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mercredi 23 avril 2014

La Turquie d’Erdogan fait un pas en direction des Arméniens | La-Croix.com

La Turquie d'Erdogan fait un pas en direction des Arméniens | La-Croix.com

Le génocide arménien commémoré en Turquie aussi

D'une façon totalement inattendue, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a présenté le 23 avril les condoléances de la Turquie « aux petits-enfants des Arméniens tués en 1915 » lors des massacres visant cette communauté sous l'empire ottoman. Le chef de gouvernement turc s'exprime pour la première fois aussi ouvertement sur ce drame survenu entre 1915 et 1917, reconnu comme le premier génocide du XXe siècle par de nombreux pays, sauf la Turquie.

« C'est un devoir humain de comprendre et de partager la volonté des Arméniens de commémorer leurs souffrances pendant cette époque », selon le communiqué. « Nous souhaitons que les Arméniens qui ont perdu la vie dans les circonstances du début du XXe siècle reposent en paix et nous exprimons nos condoléances à leurs petits-enfants.

Un épisode de l'histoire tabou en Turquie

Le 24 avril 1915 des centaines de milliers d'Arméniens de l'empire ottoman avaient été déportés, nombre d'entre eux tués (1,5 million selon les Arméniens) et la plupart de leurs biens confisqués.

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Cet épisode de l'histoire était tabou en Turquie. Mais les choses ont changé, avec la publication de récits d'histoires de familles turques qui découvrent qu'un membre de leur famille est arménien. Comme le livre de Fethiye Çetin. Avocate, militante des droits de l'homme, dans « Le Livre de ma grand-mère » (1), elle raconte le secret de Seher, sa propre grand-mère, qui un jour lui révèle qu'elle est arménienne, née dans un village de la province anatolienne de Maden, rescapée du génocide.

Encore enfant, sa grand-mère est arrachée des bras de sa mère par un officier qui l'adopte comme sa fille. Elle est plus tard mariée à un Turc. Son frère a, lui aussi, échappé à la mort, comme sa mère, ce qu'elle apprendra des années après.

« Le Livre de ma grand-mère »

L'ouvrage en est à sa douzième réédition en Turquie. Il a levé le voile sur une réalité historique jusque-là occultée. Dans un second livre, Fethiye Çetin, a donné la parole aux « petits-enfants » de ces grands-parents pour qu'ils racontent leur histoire afin que la Turquie regarde son histoire en face.

En septembre 2005, le colloque sur les « Arméniens ottomans au moment du déclin de l'empire », avait réuni à Istanbul plusieurs historiens, politologues et scientifiques pour discuter ouvertement des faits historiques de 1915 et ce malgré de fortes pressions du gouvernement.

Enfin, en 2015, la communauté arménienne s'apprête à commémorer le génocide, pour son centième anniversaire, avec de nombreuses cérémonies un peu partout dans le monde.

Agnès ROTIVEL


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mardi 22 avril 2014

Dernières nouvelles du Patriarche Maronite

16/4/2014-Le patriarche maronite à Genève : Les chrétiens et l'avenir du Proche-Orient

Mgr Béchara Raï à l'ONU avec Mgr Boulos Sayyah, vice-patriarche, et le nonce Silvano Tomasi.
Zahi HADDAD | OLJ16/04/2014

Vidéo youtube  sur le message de Pâques :http://youtu.be/m_O3gH6pCT0
Le patriarche maronite Béchara Raï était de passage à Genève, la semaine dernière, pour rencontrer la communauté libanaise et les Genevois, mais aussi pour donner une conférence au siège européen des Nations unies sur « Les chrétiens et l'avenir du Proche-Orient ».
C'est à l'initiative du nonce apostolique Silvano Tomasi, représentant le Saint-Siège auprès de l'ONU à Genève, que le patriarche Raï a fait un passage remarqué en Suisse. Pris en charge par l'Association pastorale maronite en Suisse, son programme de visite a d'abord commencé par l'hôtel Intercontinental pour un dîner avec quelque 150 représentants de la Genève locale, internationale et libanaise, et s'est conclu à la paroisse Jean XXIII, à Saint-Nicolas de Flüe, pour une messe solennelle.
Mais le point d'orgue de ce déplacement helvétique a été la conférence donnée au Palais des Nations devant un parterre de diplomates, journalistes et fonctionnaires internationaux, venus tenter de comprendre la place des « Chrétiens et le futur du Proche-Orient », sujet relativement peu relayé malgré l'intérêt suscité pour une région qui reste, avant tout, empreinte de mystères et de fantasmes.
Le responsable maronite a d'ailleurs commencé par rappeler la présence des chrétiens au Proche-Orient, depuis deux millénaires, ainsi que leur contribution, tant spirituelle que culturelle et économique, au développement des pays dans lesquels ils sont établis. « Les chrétiens sont des citoyens authentiques et originels de la région et leur interaction culturelle avec les musulmans a contribué à la modération et à l'ouverture » au Proche-Orient. Le patriarche a, en outre, défendu l'apport de « valeurs évangéliques, comme la sacralité de la vie humaine, la dignité de la personne, les libertés et les droits fondamentaux, la solidarité et l'interdépendance, la culture de la justice et de la paix, l'unité dans la diversité, les droits de citoyenneté, le respect de la différence, le sens de la démocratie, le dialogue et la participation à la gouvernance de la nation, l'ouverture et la modération ».

Sources instables
Dans la deuxième partie de son exposé, le patriarche a énuméré les causes de déstabilisation du Proche-Orient avec, en premier lieu, les « politiques décidées de l'extérieur », qui cherchent à modeler la région à leur guise. Dans son énumération, on trouve encore la récente « dislocation des régimes arabes » qui a souvent mené à la « mainmise d'une seule catégorie politique sur le pouvoir... marginalisant les autres entités ». La création de l'État d'Israël a, quant à elle, « attisé un conflit ouvert avec les Palestiniens et les pays arabes, introduisant la région dans une lutte idéologique, religieuse et confessionnelle ».
Et lorsqu'il aborde le conflit syrien, le patriarche maronite préconise un cessez-le-feu immédiat, la promotion des droits humains et un engagement, sans préconditions, de toutes les parties, pour que « les réfugiés syriens puissent rentrer chez eux ». En attendant, il demande à la communauté internationale de mettre en place « des camps d'hébergement dans les régions sûres en Syrie même » et de mettre « de côté ses intérêts propres ».

Solutions d'avenir
Puis se tournant vers l'avenir, le patriarche a exprimé l'espoir d'une accession au pouvoir de régimes modérés, « respectueux des droits de l'homme et de la liberté de conscience, de culte et d'opinion », ainsi qu'une « participation active de tous à la gouvernance des affaires de l'État ». Il a souhaité une « médiation active des pays amis et de la diplomatie du Saint-Siège pour encourager » les États de la région à « régler l'ensemble de leurs conflits par voie de négociations et non par les confrontations indirectes ».
Pour Béchara Raï, la stabilité régionale doit également passer par la résolution du conflit israélo-palestinien et l'application des « résolutions du Conseil de sécurité », relatives au retour des réfugiés, la création d'un État palestinien et « l'établissement d'un statut spécial pour la ville de Jérusalem afin qu'elle devienne une ville sainte ouverte au judaïsme, au christianisme et à l'islam ».

Séparation des pouvoirs
Au moment d'en terminer, le patriarche a appelé les religions du Proche-Orient à se séparer de la politique, tout en privilégiant une « indispensable collaboration ». « Tant que cette opération n'est pas faite, nous ne pouvons pas parler de démocratie, de libertés et de droits de l'homme. Le Liban offre un exemple dans ce sens. » Et de conclure : « Chrétiens et musulmans du Proche-Orient sont appelés à construire ensemble un avenir de convivialité et de collaboration, en vue du développement humain et moral de leurs peuples. »
Un argumentaire ambitieux qui, malgré les difficultés actuelles sur le terrain, a touché un auditoire international et onusien, lui aussi rompu au dialogue et à la mise en commun des efforts.

- 19/4/2014- Raï appelle les députés à élire "le meilleur président pour le pays"
OLJ19/04/2014

"Avec le peuple libanais, nous appelons à la protection de l'Etat et de l'argent
public", souligne le patriarche dans son message pascal.

Dans son message de Pâques cette année, le patriarche maronite Béchara Raï a indiqué samedi que "nous devons en cette occasion aspirer à une nouvelle vie capable de nous sortir de nos anciennes traditions". "La résurrection des cœurs est celle qui mène à la résurrection finale, en corps et en âme", a-t-il ajouté. Selon le patriarche, "nous somme appelés à renouveler notre vie et nos forces afin de sortir d'un passé routinier."

Ce renouvellement, selon le chef de l'Eglise maronite, concerne aussi les hommes politiques au Liban, notamment les députés et les ministres qui sont appelés à se consacrer au service du bien général, pour l'intérêt de tout le monde.

"La situation présente doit rappeler aux responsables que leur identité politique leur impose le devoir d'organiser la vie publique dans toutes ses ramifications et de gérer les affaires de l'Etat, a poursuivi le patriarche. Avec le peuple libanais, nous appelons à la protection de l'Etat et de l'argent public, nous appelons aux reformes nécessaires et à la résolution, au sein du Parlement, de toutes les questions en suspens".

Mgr Raï a remercié Dieu pour le gouvernement rassembleur qui œuvre à assumer ses responsabilités. "Nous remercions également le Parlement qui est appelé à élire un nouveau président de la République, un choix qui devrait être mûr à travers les séances électorales qui commencent mercredi prochain", a-t-il souligné.

Et de poursuivre : "Le regard du monde est tourné vers l'Assemblée : nous espérons que les députés respecteront leur devoir qui leur impose d'être présents et d'élire, en vertu des prérogatives qui leur ont été conférées par le peuple, le meilleur président pour le pays".

Les députés ont été convoqués le mercredi 23 avril à midi pour élire un nouveau chef de l'Etat devant succéder à Michel Sleiman dont le mandat s'achève le 25 mai. "La majorité des groupes parlementaires ont donné un avis favorable à la tenue de cette session et garanti que le quorum sera atteint", a expliqué à l'AFP Michel Moussa, un des trois députés désignés par M. Berry pour discuter avec les groupes parlementaires et les partis politiques de cette session. Pour la tenue d'une telle session, la présence des deux-tiers des 128 députés est requise.

21/4/2014-Présidentielle : le patriarche maronite appelle les députés à faire leur devoir

OLJ21/04/2014

Le patriarche maronite Béchara Raï a exhorté dimanche les députés à assister aux séances parlementaires en vue d'élire un nouveau président libanais.

"Les députés doivent jouer leur rôle et élire un nouveau président", a déclaré le patriarche lors de son sermon à Bkerké. "C'est un honneur pour les députés d'élire le chef de l'État", a-t-il souligné, rejetant tout vide à la tête du pays.

Le président de la Chambre, Nabih Berry, a convoqué mercredi dernier l'Assemblée le 23 avril afin d'élire un nouveau chef de l'État. Le collège électoral devra donc se présenter à la séance pour élire un successeur au président Michel Sleiman, dont le mandat expire le 25 mai. Jusqu'à présent, seul le leader chrétien Samir Geagea a officiellement fait acte de candidature. Ce dernier a annoncé mercredi dernier son programme électoral.

En s'adressant au président Michel Sleiman, présent à la messe, le patriarche a déclaré: "Vous avez dit la vérité, et confronté tout le monde sur les scènes locale et internationale".


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