Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 4 août 2014

Chrétiens d'Orient : Jean d’Ormesson déplore la passivité de l’Europe - Aleteia

Chrétiens d'Orient : Jean d'Ormesson déplore la passivité de l'Europe - Aleteia

Chrétiens d'Orient : Jean d'Ormesson déplore la passivité de l'Europe - Aleteia

"Les communautés chrétiennes d'Irak sont parmi les plus anciennes de l'histoire. Elles sont sur le point d'être exterminées", avertit Jean d'Ormesson dans un billet publié sur Le Figaro, dressant un parallèle entre le califat Abou Bakr al-Baghdadi, le national-socialisme d'Hitler et le communisme de Staline. 

Sans réclamer de statut particulier pour les chrétiens dans le monde, l'académicien appelle toutes les instances nationales et internationales à agir pour sauver ce qui peut encore l'être et s'interroge sur les moyens d'offrir notre soutien aux chrétiens d'Orient: "D'abord, ne pas les oublier. Prier pour eux si l'on est croyant. Agir en leur faveur par les voies politiques et diplomatiques. Les accueillir dans des pays où ils pourraient survivre. Leur témoigner de toutes les façons possibles une solidarité et un soutien", exhorte-t-il, dénonçant la faiblesse de l'Europe et l'inertie des Nations unies, qui ont "laissé se dérouler le fil des massacres annoncés". 

L'académicien salue cependant la visite du cardinal Barbarin, de Mgr Dubost (évêque d'Evry) et de Mgr Gollnisch (directeur de l'Oeuvre d'Orient) en Irak, affirmant que ce geste a "sauvé l'honneur d'une Europe et d'un monde désespérément absents".  

Et de conclure par cet appel adressé à tous les musulmans : "Il est impossible de ne pas souligner aussi le mal que fait à l'islam un mouvement comme celui de l'État islamique d'Abou Bakr al-Baghdadi. L'islam est une grande et belle religion. Il faut la reconnaître, la respecter, l'honorer. Mais il faut aussi que les musulmans dénoncent eux-mêmes avec force les abominations du soi-disant État islamique. Nous dénonçons ici toutes les formes d'intolérance qui peuvent se présenter chez nous à l'égard de l'islam. Nous attendons des musulmans de France et d'ailleurs qu'ils dénoncent aussi les horreurs du califat de Mossoul et qu'ils le combattent activement".

A noter qu'un récent sondage Ifop mené pour Le Figaro a révélé que les Français étaient très majoritairement favorables à une aide aux chrétiens d'Irak et que plus d'un Français sur deux (53%) se sent "personnellement touché" par le sort de ces chrétiens pourchassés et persécutés par les islamistes.  

ST


Envoyé de mon Ipad 

De retour d’Irak, la délégation de l’Église de France rencontre des membres du gouvernement | La-Croix.com


3/8/2014-De retour d'Irak, la délégation de l'Église de France rencontre des membres du gouvernement

Mgr Michel Dubost, évêque d'Évry, et Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l'Œuvre d'Orient, ont exposé les raisons de leurs réticences à l'asile proposé sans concertation par la France aux chrétiens d'Irak.

3/8/14 - 19 H 10Share on facebookShare on twitter
Le cardinal Philippe Barbarin bénit le 31 juillet une chrétienne d'Irak, lors de sa visite à Kirk...

MARWAN IBRAHIM/AFP

Le cardinal Philippe Barbarin bénit le 31 juillet une chrétienne d'Irak, lors de sa visite à Kirkouk, dans le nord du pays.

AVEC CET ARTICLE

Le voyage sur place d'une délégation de l'Église de France commence à faire des émules en Europe, particulièrement en Allemagne.

De retour de voyage dans le Kurdistan irakien où ils ont rencontré durant quatre jours, du 28 au 31 juillet, les communautés chrétiennes chassées de Mossoul par les djihadistes de l'État islamique (EI), Mgr Michel Dubost, évêque d'Évry, et Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l'Œuvre d'Orient, ont rencontré vendredi 1er août dans l'après-midi les ministres Laurent Fabius (affaire étrangères) et Bernard Cazeneuve (intérieur) pour échanger sur la situation des chrétiens en Irak.

Les deux responsables religieux ont commencé par aborder la délicate question de l'accueil en France des chrétiens réfugiés de Mossoul. Cette proposition – émise sans concertation avec les Églises – du gouvernement français s'était répandue sur place comme une traînée de poudre, beaucoup de chrétiens irakiens, après avoir tout perdu, ne voyant plus leur avenir qu'à l'étranger.

« Nous avons expliqué aux ministres que la première urgence est d'aider les réfugiés dans leur pays et que l'annonce de visas accordés par la France crée plus de problèmes qu'elle n'en résout », rapporte Mgr Pascal Gollnisch.

TRAITEMENT AU CAS PAR CAS ET DURÉE DE SÉJOUR LIMITÉE

Le directeur de l'Œuvre d'Orient reconnaît toutefois la difficulté pour le gouvernement de devoir gérer une situation contradictoire : se montrer prêt à accueillir des réfugiés en cas d'extrême urgence, sans donner un signal de départ alors que les familles chassées de Mossoul sont aujourd'hui plongées dans la détresse. Les évêques ont donc plaidé pour un traitement au cas par cas et une durée de séjour limitée.

Deuxième point sur lequel les religieux ont insisté : le sort des chrétiens d'Orient ne doit pas venir compliquer la question de l'islam en France, ou être récupéré de manière politicienne. D'autant que les minorités chrétiennes ne sont pas les seules, en Irak, à subir de plein fouet la politique de « purification » menée par les djihadistes du califat autoproclamé en juin dernier.

Enfin, s'appuyant sur les témoignages entendus sur place, l'évêque d'Évry et le directeur de l'Œuvre d'Orient ont mis en garde contre la tendance, dans les déclarations officielles comme dans les médias, à considérer la présence des terroristes de l'État islamique à Mossoul comme un « fait  irréversible ». « Il ne s'agit que de gangs dont l'emprise sur la population ne durera pas », estime Mgr Gollnisch.

AIDE HUMANITAIRE EXCEPTIONNELLE D'URGENCE

En présence de représentants des Églises d'Orient, des questions plus concrètes ont ensuite été abordées  : microcrédit, aide humanitaire... Sur ce plan, la balle est aujourd'hui dans le camp irakien où les besoins des populations déplacées doivent être évalués précisément afin de mieux répartir les ressources. Une aide humanitaire exceptionnelle d'urgence a déjà été débloquée par la France au bénéfice des déplacés en Irak.

Dans un communiqué rendu public à la fin de la rencontre, Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve ont réitéré leur volonté « d'assurer la protection des minorités afin de leur permettre de demeurer dans leur pays, et de préserver la diversité et l'intégrité de l'Irak ».

« La France propose qu'une résolution du Conseil de sécurité condamne dans les prochains jours les exactions de l'État islamique et exige qu'elles ne restent pas impunies, poursuit le communiqué. La France saisira également le Conseil des droits de l'Homme pour qu'une enquête soit menée sur ces crimes. »

DES ÉMULES EN EUROPE

Laurent Fabius a également fait savoir qu'il se rendrait en Irak « dès qu'un nouveau gouvernement sera nommé afin d'évoquer sur place ces questions et l'ensemble de la situation politique, sécuritaire et humanitaire irakienne. »

Pour l'heure, le voyage en Irak de la délégation conduite par l'archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin, fait des émules en Europe. De source religieuse irakienne, l'épiscopat allemand réfléchit à un prochain déplacement sur le même mode auprès des communautés chrétiennes réfugiées au Kurdistan.

Au Royaume-Uni, l'autre ex-puissance coloniale présente dans la région avec la France jusqu'à l'indépendance de l'Irak, le discours des responsables anglicans est aux antipodes de celui des évêques français. Ces derniers multiplient les pressions sur le gouvernement de David Cameron afin que celui-ci ouvre ses portes aux chrétiens d'Irak.

« Nous manquerions à nos obligations si nous n'accordions pas l'asile dans notre pays, a déclaré le Rev. David Walker, évêque de Manchester, dansThe Observer . Après être intervenu récemment et de manière si extensive en Irak, le Royaume-Uni est tenu par un devoir moral encore plus important que les autres pays. » La Grande-Bretagne avait été l'alliée le plus important des États-Unis lors de l'invasion de 2003 visant à renverser le régime de Saddam Hussein.

Envoyé de mon Ipad 

dimanche 3 août 2014

Irak : Ces gens ont accepté de tout perdre en raison de leur foi | Riposte-catholique

Irak : Ces gens ont accepté de tout perdre en raison de leur foi | Riposte-catholique

Irak : Ces gens ont accepté de tout perdre en raison de leur foi

Le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Michel Dubost, évêque d'Evry-Corbeil-Essonnes et Président du Conseil pour les relations interreligieuses, et Mgr Pascal Gollnisch, Directeur de l'Oeuvre d'Orient, sont de retour de leur voyage comme émissaires de l'Eglise catholique en France auprès des chrétiens d'Irak, accueillis par le Patriarche Chaldéen Louis-Raphaël Sako. Propos recueillis par Natalia Trouiller, responsable de la communication du diocèse de Lyon.

Que souhaitiez-vous faire par ce voyage auprès des communautés chrétiennes d'Irak ?

Mgr Dubost : Personnellement, j'avais 4 buts : tout d'abord, porter à la connaissance des catholiques irakiens l'immense souci des catholiques français à leur égard. Ensuite, nous mettre à l'écoute de ce qu'ils ont vécu et de leurs besoins immédiats. Puis aider à la mobilisation de ce qui est à faire maintenant. Enfin, aider à une réflexion à long terme sur l'avenir de l'Irak multiculturel.

Mgr Gollnisch : Ce voyage s'inscrit dans le souci permanent des évêques de France pour les chrétiens d'Orient. Nos liens sont forts, anciens et réguliers : dans ce cadre, il y a eu la venue du patriarche des Chaldéens Mgr Louis Raphaël Ier Sako à Lyon, du patriarche des Melkites Grégoire III Laham à Paris, du patriarche copte catholique Ibrahim Isaac Sidrak, et de nombreux autres évêques orientaux qui viennent en France. On le sait peu, mais il ne se passe pas un mois sans qu'un évêque oriental ne soit reçu chez nous ! Même si ce voyage revêt un caractère particulier en raison de l'actualité, ce n'est pas un acte isolé : il s'inscrit vraiment dans la continuité du souci qu'ont les évêques français de leurs frères d'Orient. Le précédent voyage en Irak d'évêques français remonte seulement à deux ans !

Mgr Barbarin : D'abord, il y a eu une relation personnelle avec Mgr Sako, patriarche des Chaldéens, et Mgr Youssef Thomas, archevêque chaldéen de Kirkouk, puis ces souffrances de juin et juillet avec l'invasion de Mossoul par le califat islamique autoproclamé ; nous avons alors été très régulièrement en contact, et l'idée de venir a germé naturellement, avec en ligne de mire l'idée que quand quelqu'un souffre on se fait proche de lui. J'ai demandé leurs avis au Secrétaire d'Etat, Mgr Parolin, ainsi qu'à Mgr Pontier de la Conférence des évêques de France, qui ont tous deux approuvé l'idée, et Mgr Pontier a décidé de faire de nous les porte-parole de la CEF.

Il fallait que les chrétiens d'Irak sachent que l'on prie pour eux : c'est chose faite. Nous n'avions pas la prétention de faire des choses extraordinaires, mais toutes simples : prier, manifester notre amitié, apporter une aide matérielle…

Considérez-vous que vous avez accompli votre mission ?

Mgr Barbarin : Nos espérances ont été dépassées. Nous voulions écouter les gens, nous avons entendu des témoignages tous les jours, plusieurs fois par jour. Quantité d'histoires personnelles bien concrètes. Nous en avons plein les yeux, les oreilles et le cœur, à raconter ! Ce qui me touche, ce que je garde de ce voyage, ce sont 2 remarques : une du patriarche, « De jour en jour, grâce à votre venue, on voyait leur espérance grandir » ; et une de Mgr Youssef Thomas, « Avant nous étions sans voix ; maintenant, enfin, nous avons une voix».

Mgr Dubost : Ce qui m'a beaucoup frappé, c'est de trouver des gens qui ont tout perdu en raison de leur foi : ils demandent justice, mais sans haine ni appel à la vengeance. L'immense solidarité du peuple irakien m'a aussi frappé : paroisses, écoles, salles communes, maisons, toutes les portes se sont ouvertes pour les déplacés. « Ils me demandent même ce que je veux manger !» témoignait une femme reçue dans le village de Malabrwan. Cela apporte quelque chose de fondamental dans le témoignage de la foi.

Mgr Gollnisch : Moi ce qui me frappe, ce sont ces gens qui ont accepté de tout perdre en raison de foi. Nous n'avons reçu aucun témoignage d'apostasie, pas même une rumeur. On sent aussi que beaucoup de musulmans sont choqués par ce qui se passe à Mossoul. L'un d'eux l'a même payé de sa vie : le professeur Mahmoud Al-Asali. Nous avons été aussi les témoins complices du ministère paternel du patriarche Sako, un homme exceptionnel. On sent force des liens qui l'unissent à son peuple.

Mgr Dubost : …et la force et le courage de cet homme qui appelle sans cesse à se battre sans les armes de la violence, et qui se fait applaudir par ces gens qui ont tout perdu !

Mgr Gollnisch : Ce voyage nous a permis aussi de percevoir à quel point ces gens sont très proches de nous. Il y a la barrière de la langue, mais on les sent dans une grande proximité avec nous, au niveau de la foi.

Mgr Barbarin : On a entendu l'expression de vraies souffrances, de blessures profondes : « Pourquoi ils nous persécutent ? Pourquoi ils ne nous aiment pas ? » Mais pas de désir de vengeance. De la lassitude, oui : ils ont été chassés du Kurdistan, puis de Mossoul… certains ont vécu trois, quatre, cinq exils… Ils se demandent : « Jusqu'à quand ? »

Mgr Dubost : Il y a un dilemme profond dans le cœur de beaucoup : partir ou rester ? Le patriarche Sako leur dit : « Vous êtes libres, mais c'est notre pays ». Les personnes que nous avons rencontrées ne veulent pas partir, elles subissent l'idée de devoir partir. Ce n'est pas du tout la même chose.

Mgr Barbarin : Nous avons été touchés aussi par ces députés chiites, sunnites qui disent : « Vous devez rester, nous avons besoin des chrétiens pour reconstruire notre pays ».

Mgr Dubost : Ils ont perdu papiers, travail, maison, argent, bijoux, souvenirs, logement, avec une question de survie immédiate : hier nous avons vu 24 personnes logées dans une salle de classe : où seront-elles dans un mois, quand l'école fera sa rentrée ?

Mgr Gollnisch : Contrairement aux rumeurs qui ont pu circuler, les chrétiens n'ont pas été tués. Ils ont en revanche été profondément traumatisés, atteints dans leur dignité.

Mgr Barbarin : Une coiffeuse, qui a sauvé ses bijoux en profitant de l'heure de la rupture du jeûne de Ramadan pour quitter Mossoul est aussi abîmée que ceux qui ont tout perdu. Mais toujours cette dignité : « je veux travailler, je ne veux pas l'aumône ».

Mgr Dubost : Le souci des enfants. Je pense à cet homme à qui on a refusé de rendre son fils tant qu'il n'aurait pas retourné la moindre de ses poches. Il a dû arracher son enfant à ses bourreaux.

Mgr Gollnisch : Ce voyage permet aussi de remettre les pendules à l'heure : non, ce n'est pas un combat des musulmans contre les chrétiens. C'est bien plus complexe. Le dernier attentat qui ait visé les chrétiens, avant la prise de Mossoul, c'est en 2010 dans la cathédrale de Bagdad : mais depuis, il n'y a pas eu d'attentat contre eux. En revanche, il y a une bombe par semaine dans les mosquées. Certains, chrétiens ou non, irakiens ou pas, appellent à créer des zones basées sur l'ethnie ou la religion : une région sunnite, une région chiite, une région kurde, une turkmène, et pourquoi pas une enclave chrétienne (bien qu'ils soient si peu nombreux que c'est impensable). Ce n'est pas la solution. Si l'on se met à créer des enclaves monoethniques ou monoreligieuses, forcément cela débouchera tôt ou tard sur la guerre. Regardez l'exemple de la Première guerre mondiale : en 1918, on dit « plus jamais ça », et on redessine l'Europe en mettant les Italiens avec les Italiens, les Allemands avec les Allemands, etc. Le résultat ? Moins de 30 ans plus tard, une nouvelle guerre terrible. C'est obligé : si une nation se base sur une culture rigoureusement unique, elle va forcément à un moment ou à un autre réclamer tel ou tel morceau de territoire qui lui a appartenu à un moment de son histoire. La beauté et la force des chrétiens d'Orient, c'est qu'ils permettent un dialogue.

Maintenant que vous êtes rentrés, que va-t-il se passer ?

Mgr Gollnisch : Il y a trois niveaux d'action. Le premier, c'est l'aide d'urgence : il faut appeler aux dons des fidèles en concertation avec la Congrégation pour les Eglises orientales. Il faut trouver des structures d'accueil d'ici l'hiver. Ensuite, ce n'est pas à l'Eglise seule d'assumer des dizaines de milliers de personnes déplacées. Il faut mobiliser l'opinion et les structures internationales. Communiquer sur ce qui se passe. Enfin, on ne pourra pas faire l'économie d'un travail en profondeur qui est aussi un travail de mémoire. Il faut qu'ils écrivent ce qui s'est passé. On ne peut que remarquer que nous allons célébrer le centenaire du génocide arménien et que nous assistons à des attitudes qui s'apparentent à ce qui s'est passé. Cette fois il n'y a pas de morts, mais il y a bel et bien épuration. Ce travail de mémoire est essentiel car c'est lui qui nous aidera à ne pas considérer que la situation à Mossoul est définitive. Regardons les choses en face : Il n'y a aucun Etat islamique à Mossoul, il y a un Etat islamique autoproclamé. Ce sont des bandes qui se proclament propriétaires de Mossoul, ce sont des occupants sans titres, illégitimes. Il est hors de question de les reconnaître ni de sembler accréditer la thèse selon laquelle ils sont chez eux !

Mgr Dubost : Cette actualité dramatique a révélé la capacité de prière des catholiques français. Il faut montrer que cette capacité est pérenne. Il faut aussi que nous réfléchissions au lien social dans notre propre pays. Si nous montrons que nous sommes capables de vivre ensemble, ce sera un témoignage pour eux. Enfin, je frappé par le nombre d'analyses basées sur du ressenti plus que sur des faits. Chacun utilise les chrétiens d'Orient contre quelque chose : contre les évêques, contre les musulmans, etc. Il nous faut nous former, et ne pas instrumentaliser. La situation à Mossoul est suffisamment tragique pour qu'on ne raconte pas n'importe quoi, par exemple que des chrétiens y ont été tués ! Nous devons éduquer à la paix en étant le plus vrai possible.

Mgr Barbarin : Ce que je garde comme un jalon pour l'avenir, c'est le sentiment de la catholicité de l'Eglise. Dans la cathédrale de Lyon, quand j'accueille quelqu'un comme le patriarche Sako, les gens viennent en foule ; ils sont heureux. Par la diversité des langues, des rites, ils voient que l'Eglise est toujours plus grande que l'idée que nous en avons ! Et les chrétiens d'Orient, à travers leur situation si différente de la nôtre, nous renvoient comme un miroir à nos propres tentations. Le patriarche Sako écoute son peuple et partage sa souffrance, mais il combat le péché de désespoir qui les guette et il appelle ses ouailles à fonder leur espérance dans la foi. Plusieurs fois nous l'avons entendu dire : « Jonas est sorti du ventre de la baleine, Mossoul, l'antique Ninive, sortira aussi de ces ténèbres ». Cela nous parle : nous-mêmes nous risquons le même péché, lorsque nous nous lamentons que les églises sont vides, qu'il n'y a plus de prêtres, etc !

Nous avons à être témoins de nos frères. Il nous faut raconter tout cela ! Cela va nous fortifier. Nous sommes largement gagnants dans cette rencontre. La façon dont le patriarche parle et écoute les fidèles dont il a la charge m'interroge sur ma propre manière de parler et d'écouter. C'est un vrai père, un pasteur. Grâce à lui, j'ai envie de me renouveler.

Mgr Gollnisch : J'ai fait plus de 40 conférences sur les chrétiens d'Orient, et à chaque fois les églises étaient pleines. On sent bien que les catholiques français s'interrogent sur leur propre foi à la lumière du témoignage de nos frères irakiens. Comme l'a dit le patriarche Sako : « Vous les Français, soyez forts dans votre foi ! »

En guise de conclusion, que diriez-vous ?

Mgr Dubost : Soutenons l'Œuvre d'Orient. Nous avons vu l'immensité de leur travail, le réseau de liens tissés de longue haleine, l'estime dont ils jouissent sur place, l'intelligence des projets qu'ils portent. Il faut absolument les soutenir.



Envoyé de mon Ipad 

Nice: Rassemblement de soutien aux chrétiens d'Orient - Yahoo Actualités France

Nice: Rassemblement de soutien aux chrétiens d'Orient - Yahoo Actualités France

1/8/2014-Nice: Rassemblement de soutien aux chrétiens d'Orient

Une croix tordue à Maaloula, la localité syrienne où les habitants parlent encore l'araméen, la langue du Christ, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même plus d'un mois après sa reprise par l'armée syrienne. photo du 14 mai 2014, Joseph Eid AFP

SOCIETE - Environ 250 personnes étaient présentes…

Environ 250 personnes dont de nombreux élus se sont rassemblées vendredi matin dans un parc de Nice pour marquer leur soutien aux chrétiens d'Irak et de Syrie, victimes de persécutions, a constaté l'AFP.

La manifestation avait été organisée par le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi et le père Gil Florini, délégué départemental de l'association l'OEuvre d'Orient. Des représentants des églises catholique, copte, arménienne, protestante et baptiste étaient présents.

Christian Estrosi a annoncé que la Ville de Nice allait participer à la fourniture de moyens de secours humanitaires pour les chrétiens chassés de Mossoul en Irak et a proposé également d'accueillir les enfants blessés dans un hôpital.

Secours humanitaires

Le député UMP Eric Ciotti, qui a créé un comité de soutien local aux chrétiens d'Orient, a dénoncé «le silence assourdissant» du gouvernement français. «Ce qui se passe en Irak et en Syrie est terrible, c'est un génocide, un coup porté à notre civilisation», a-t-il expliqué à l'AFP.

«Il faut que la France réagisse et prenne la tête de ce combat. Je réclame la réunion immédiate du Conseil de sécurité de l'Onu et du Conseil de l'Europe pour que soient envisagées toutes les mesures, y compris militaires, permettant de faire cesser cette barbarie», a-t-il ajouté.

Son tout nouveau comité de soutien local aux chrétiens d'Orient aurait déjà, selon lui, recueilli près de 2.000 signatures.

Fuite en masse

Eric Ciotti et Christian Estrosi ont par ailleurs co-signé, avec 70 autres parlementaires, une lettre adressée au président de la République lui enjoignant de prendre position à la fois auprès des autorités des pays concernés et auprès des Nations Unies.

A la mi-juillet, les chrétiens de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, ont dû fuir en masse après avoir reçu un ultimatum des djihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique (...) Lire la suite sur 20minutes.fr

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Ninive la dévastée

Ninive la dévastée

Ninive la dévastée

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le blogueur catholique Koz réagit à l'exode des chrétiens de Mossoul. Il exhorte les autorités politiques françaises à agir.


Koz tient le blog Koztoujours où il partage ses commentaires, ses réflexions, ses opinions et ses propositions en rapport avec l'actualité politique nationale, mais aussi la religion.


Depuis 1 800 ans soixante-dix générations d'hommes et de femmes chrétiens. Soixante-dix générations d'enfants qui rient, de femmes qui se marient, soixante-dix générations de baptêmes, de prêtres. Deux millénaires de vie, deux millénaires à fertiliser un sol et une culture.

Et voilà les chrétiens d'Irak en butte à la violence brute de l'idéologie bardée d'explosifs. Au déchaînement de la bêtise cuirassée des djihadistes qui défigurent jusqu'à l'islam. Condamnés aussi par les leurs, sunnites, ils ne vivent que pour l'anéantissement de tout ce qui n'est pas eux. Anéantissement des minorités: les chrétiens ne sont pas les seuls. D'autres, tels les Yézidis, sont frappés aussi durement. Les chiites, également. Anéantissement des chrétiens. Ils ont dynamité des mosquées, brûlé des églises, brûlé l'archevêché de Mossoul. Rasé le tombeau de Jonas, considéré comme un prophète par les trois religions, à Mossoul, l'antique Ninive. Rouleau compresseur, de haine, de violence et d'ignorance.

Mille huit cents années de présence aussi malgré les affrontements toujours recommencés. Est-ce sous les yeux de notre génération que les chrétiens disparaîtront d'Irak? Allons-nous baisser les bras à tel point qu'il ne sera plus possible aux chrétiens de rester sur place? Serons-nous les faibles, lâches et repus, anxieux d'une courbe de croissance quand nos frères sont pourchassés? Laisserons-nous faire l'épuration?

Nous sommes responsables. Notre pays est responsable. La France est protectrice des chrétiens d'Orient depuis 1535. Si nos autorités faillissent, c'est à chaque Français de reprendre l'engagement pour son compte.

Nous sommes responsables. Les Occidentaux sont responsables. Nous savons, pour l'avoir pratiqué, ce que préfigure le marquage des maisons d'un signe distinctif. Mais on n'entend guère non plus ceux qui, Américains et Britanniques, ont une responsabilité directe dans la situation de l'Irak actuel.

Depuis des années, l'exode des chrétiens d'Irak s'amplifie sans que nous ne fassions rien. C'est à nos autorités de trouver les moyens qui leur permettront de vivre en Irak… Mais que le matin, devant la glace, nos responsables politiques se découvrent au front la tache indélébile de la honte et de la lâcheté s'ils les abandonnent. Agissez!



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