Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 1 septembre 2014

Quand le P. Paolo dall’Oglio justifiait son engagement auprès de ses proches | La-Croix.com

Quand le P. Paolo dall'Oglio justifiait son engagement auprès de ses proches | La-Croix.com
1/9/2014

Quand le P. Paolo dall'Oglio justifiait son engagement auprès de ses proches

Les proches du P. Paolo dall'Oglio, enlevé en Syrie le 29 juillet 2013, ont rendu publique une lettre adressée à sa famille peu après son ordination diaconale, en 1983.

Le jésuite, qui a par la suite refondé le monastère syriaque de Mar-Moussa, revient sur les raisons profondes de son engagement au service du dialogue islamo-chrétien, une tâche qui incombe à l'Église tout entière.

« J'essaierai de contribuer au dialogue islamo-chrétien avec la claire conscience qu'on ne peut faire efficacement ce travail s'il reste un monopole clérical et ne devient pas un pour beaucoup de chrétiens une façon de vivre leur baptême. » Ainsi s'exprimait le P. Paolo dall'Oglio, dans une lettre dense adressée à sa famille le 30 octobre 1983, peu après son ordination diaconale.

Pour le trentième anniversaire de son ordination sacerdotale, ses proches ont voulu rendre public ce document où le jésuite, enlevé en Syrie le 29 juillet 2013, expliquait son choix de vie et sa volonté de se consacrer au dialogue et à la paix.

Le futur prêtre indique tout d'abord les principaux aspects de ce qui pourrait devenir sa mission au sein de la Compagnie de Jésus. « Cette mission, écrit-il, consiste en trois mots, celle d'être prêtre dans une Église en dialogue. En dialogue : c'est-à-dire dans l'ouverture à Dieu et au monde. »

Ordonné diacre dans l'Église syriaque, le jeune religieux perçoit le fait d'être né dans l'Église romaine comme une « grâce particulière » : « Si l'on ne tombe pas dans le romanocentrisme, on comprend qu'un service universel n'est possible que dans l'ouverture à la pluralité et l'accueil de la diversité. »

« Si nous ne vivons pas le dialogue à l'intérieur, comment le prêcherons-nous au dehors ? »

Quant à son engagement dans l'Église syrienne d'Antioche, le futur P. dall'Oglio le justifie comme un acte de « respect » et de « reconnaissance » à l'égard d'une « Église demeurée fidèle, malgré un océan de difficultés, à l'Evangile reçu des Apôtres et qui a donné à l'Église universelle une multitude de saints, martyrs, docteurs… »

« C'est une Église fière de son patrimoine, poursuit-il, et qui, si elle aime prier en syriaque, la langue parlée par Jésus et les juifs de son époque en Palestine, ne refuse pas de s'exprimer en arabe, la langue des fils d'Ismaël, des musulmans, avec lesquels le Seigneur l'a mise en contact depuis tant de siècles pour que, dans la fidélité et la souffrance, advienne le jour où tous les fils d'Abraham se reconnaîtront dans la Voie unique, la Miséricorde du Père. »

Concernant le dialogue islamo-chrétien auquel il entend se consacrer, le jeune religieux interroge tout d'abord : « Si nous ne vivons pas le dialogue à l'intérieur, comment le prêcherons-nous au dehors ? Si les Églises puissantes et majoritaires demeurent notre modèle de développement, comment demander aux chrétiens privés de pouvoir ou minoritaires de ne pas céder à la tentation de se replier sur eux-mêmes ou d'émigrer, comme cela se passe au Proche-Orient ? »

« Dans cette optique, poursuit-il, l'islam constitue une épreuve, un défi, un appel indirect à la conversion pour connaître et imiter Jésus, pour les chrétiens du Proche-Orient comme pour l'Église tout entière. »

« Le dialogue est pour moi un engagement politique »

Ainsi, pour le jeune jésuite, toute l'Église, y compris à Rome, est appelée à vivre un « processus d'ouverture aux grandes réalités non chrétiennes qui nous entourent et véhiculent des valeurs, ou du moins des exigences authentiques (…) Nous pourrons alors, sans peur, pénétrer toutes les réalités et au contact de celles-ci, il nous sera enseigné ce qu'il faut dire ; la foi se revêt, s'incarne, s'exprime dans la réalité rencontrée et moi-même, en présence du frère rencontré, je fais l'expérience nouvelle de la sagesse multiforme de Dieu ». « Ce processus, poursuit le jeune diacre, est celui de l'incarnation et s'applique à la vie concrète de chacun : famille, travail, culture, idéologie… Bien entendu, ce n'est pas moi qui m'incarne, mais la vérité qui, à travers le dialogue, advient parmi nous. »

« Il s'agit bien plus souvent d'un problème de méthode que d'étiquette, poursuit le futur fondateur du monastère syriaque de Mar-Moussa, en Syrie. Avec un ami musulman, nous avons l'habitude de dire qu'il n'y a que deux partis : celui de l'extrémisme fanatique (où je suis le critère pour juger les autres) et celui de Dieu (au contraire du premier, il invite à chercher et trouver la beauté de son visage en toutes choses). Il me semble qu'il y a là un bon critère de jugement et d'autocritique pour le monde et l'Église d'aujourd'hui. »

« Le dialogue est également pour moi un engagement politique parce qu'il aboutit à la paix et à la justice », développe-t-il encore. Fondé sur des « gestes concrets » et non sur du « bavardage », ce dialogue implique tous les niveaux de l'existence, de la religion à l'économie. « Il y a du travail pour tout le monde  ! », conclut-il.



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Chrétiens d'Orient




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Les enjeux du soutien aux chrétiens d'Orient, par Vincent Badré
La culture des chrétiens d'Orient peut aussi nous donner des exemples de vie avec un patrimoine et des traditions vivantes. Ils peuvent recouvrir de ...
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M. Frangié a souligné dans ce cadre que les chrétiens d'Orient ne doivent pas être perçus comme une minorité en quête de protection, mais comme ...
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dimanche 31 août 2014

Raï à Rome : pour « une force de l’Onu contre les groupes fondamentalistes au M-O » - L'Orient-Le Jour

Raï à Rome : pour « une force de l'Onu contre les groupes fondamentalistes au M-O » - L'Orient-Le Jour

Raï à Rome : pour « une force de l'Onu contre les groupes fondamentalistes au M-O »

Pour sa première journée à Rome jeudi, le patriarche maronite Béchara Raï a participé à l'inauguration du congrès annuel du Réseau international catholique de législateurs (ICLN), sur invitation du cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne. Un grand nombre de parlementaires, de sénateurs et de responsables politiques de divers pays prennent part à cet événement. Cette année, ce congrès se penche sur la situation des chrétiens au Moyen-Orient et les défis auxquels ils font face, des thèmes abordés par Mgr Raï lors de son discours d'ouverture.
« La situation au Moyen-Orient, surtout après la déroute de ce qu'on a appelé le printemps arabe, a pris un tour préoccupant, particulièrement marqué par la brusque montée du fondamentalisme musulman, a-t-il dit. Cette tendance a culminé avec l'émergence du groupe appelé Daech, ou État islamique. Dans tout ce processus, les chrétiens finissent par payer le prix fort. Leur présence dans la région, qui remonte à l'époque du Christ, est actuellement en danger. »
Le patriarche est revenu sur les récents épisodes douloureux de l'exode des chrétiens, des attaques dont ils ont fait l'objet, des exactions... « Il faut mettre fin aux organisations terroristes, a-t-il martelé. Les pays musulmans ne peuvent demeurer des observateurs muets alors que Daech, et d'autres, sont en train de nuire à l'islam même. » Il a ainsi proposé « de créer une force militaire sous les auspices de l'Onu pour mettre un terme à l'avancée des organisations terroristes ». « Nous considérons que la communauté internationale assume une part de responsabilité dans le développement des organisations terroristes et dans la situation actuelle au Moyen-Orient, a-t-il poursuivi. Chacun sait que les pays (de cette région) sont victimes d'un conflit international exacerbé par les intérêts politiques, économiques et stratégiques, liés à l'exploitation du gaz et du pétrole dans la région. »
Le patriarche a, de ce fait, appelé les pays arabes à faire pression sur tous ceux qui financent de telles organisations, et le monde à soutenir les chrétiens pour qu'ils demeurent sur leur terre, en initiant un dialogue interreligieux et en renforçant la coexistence pacifique entre les cultures et les civilisations. Selon lui, « les chrétiens restent très attachés à leur terre natale, à leur pays mais aussi à la liberté d'expression et au respect des différences ».
Le patriarche Raï a été plus loin, donnant sa vision d'une solution pour les tragédies du Moyen-Orient. Pour lui, « si l'on veut trouver des solutions aux problèmes du Moyen-Orient, il faut en connaître les causes ». Il s'agit « d'œuvrer pour la réconciliation entre les composantes des pays » et « ne plus employer, financer ou armer des fondamentalistes et des mercenaires ». « Les Arabes et les musulmans devraient s'interroger sur les raisons de l'échec du printemps arabe, et les raisons pour lesquelles il a été remplacé par des conflits sectaires et des guerres lancées par des organisations terroristes contre les régimes, a-t-il dit. Tout cela ne souligne-t-il pas la fragilité de ces gouvernements et de leurs frontières géopolitiques ? »
Le prélat s'est dit convaincu qu'en vue d'une paix globale et durable, les pays de cette région devraient exercer la séparation de pouvoirs entre la religion et l'État. Il a, surtout, appelé la communauté internationale à intervenir en vue de mettre un terme à la tragédie humaine qui frappe les chrétiens et les yazidis d'Irak, afin de les aider à rentrer chez eux. De même, il l'a exhortée à intervenir en Syrie où trois ans et demi de conflits ont nui à la coexistence entre les communautés, rappelant à la mémoire de tous l'enlèvement, il y a un an, des deux évêques Youhanna Ibrahim et Paul Yazigi à Alep.
Par ailleurs, le cardinal Raï a présidé, le jour de son arrivée, la messe à l'église Saint-Maron à Rome. Il a reçu un groupe de l'Association du lieutenant-colonel martyr Sobhi Akouri. En présence de cette délégation, il a prononcé un mot dans lequel il a considéré que « les martyrs sont le cœur vivant de la nation et de son cheminement vers la souveraineté et l'indépendance », rendant hommage à l'armée.



Envoyé de mon Ipad 

Un média russe s’étonne de « l’effrayant balbutiement du Vatican devant la souffrance et la persécution » des chrétiens d’Orient

Un média russe s'étonne de « l'effrayant balbutiement du Vatican devant la souffrance et la persécution » des chrétiens d'Orient

Un média russe s'étonne de « l'effrayant balbutiement du Vatican devant la souffrance et la persécution » des chrétiens d'Orient

Dans l'avion de retour de Corée du Sud à Rome, le Pape François a répondu aux journalistes sur le massacre des chrétiens en Irak. Il a affirmé que pour stopper les djihadistes « il ne faut pas bombarder, ni faire la guerre, mais les arrêter », et que la décision sur une intervention au Proche-Orient doit être remise aux Nations-Unies, c'est-à-dire justement à l'organisation qui pendant 70 ans s'est montrée totalement incapable de gérer tout conflit et qui mène aujourd'hui une politique violemment opposée aux principes chrétiens, du soutien à l'avortement jusqu'à l'idéologie du genre. D'ailleurs, comment arrêter des combattants cruels et puissants tels que les djihadistes en Irak sans une action militaire (« ni bombarder, ni faire la guerre »), c'est un mystère dépassant en même temps la raison et la foi. Ces déclarations étonnantes ne sont que le dernier anneau d'une chaîne de réticence que le Vatican a montré depuis l'élection de Jorge Mario Bergoglio, devant la souffrance et les persécutions des chrétiens. Alors qu'on observe des dénonciations très fortes des maux de l'économie contemporaine (sans pour autant affirmer clairement à quel modèle alternatif on devrait faire référence), ou bien une sollicitude montrée à coup de fils envers de non-chrétiens, des journalistes athées etc, on constate un certain silence sur ce thème. Si beaucoup d'évêques locaux dénoncent les persécutions, le Pape et les autorités ecclésiastiques romaines sont au contraire très prudents : on aurait du mal à repérer des dénonciations aguerries, par exemple, sur les cas de Asia Bibi ou Meriam Ibrahim, deux femmes chrétiennes condamnées à mort pour apostasie dans des pays musulmans.

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Force est de constater que le pontificat du Pape François se caractérise pour une volonté de plaire à une certaine opinion publique laïque et progressiste, alors que le christianisme devrait être « signe de contradiction » devant le monde. Pour s'en convaincre, il suffit de comparer la timidité des déclarations sur la persécution des chrétiens avec l'énergie des appels à l'aide humanitaire lors de la mort des migrants au large de Lampedusa. Le mot d'ordre de ce pontificat, de toute évidence, est bien le « dialogue », qui ressemble toutefois à une éternelle conversation où les parleurs causent à l'infini sans jamais s'entendre. Le juste refus de la violence contre les innocents se transforme ainsi en un pacifisme lâche que le christianisme apostolique (catholique et orthodoxe) n'a jamais prêché. Bien au contraire, dans l'histoire de la civilisation chrétienne la mobilisation armée contre l'ennemi persécuteur a toujours été, tant dans le catholicisme que dans l'orthodoxie, un élément fondamental de la profession de foi. Il suffit de rappeler la glorieuse victoire de Lépante en 1571, la victoire à Vienne sur l'Empire Ottoman en 1683, les extraordinaires entreprises de Georges Skandenberg, le formidable combattant albanais contre les Turcs du XVe siècle, ou encore l'émouvante victoire de Dmitri Donskoy dans la bataille de Kulikovo en 1380 avec le soutien spirituel de Saint Serge de Radonezh.

La Tradition de l'Église enseigne en fait qu'un chrétien ne peut jamais aimer la guerre en soi et devrait faire toujours tout effort pour l'éviter, mais aussi que la défense armée des plus faibles, tout comme celle de la foi et des chrétiens persécutés, à certaines conditions, n'est pas seulement légitime : elle est aussi un devoir. Ce n'est pas un hasard si pendant 2000 ans des figures comme Saint Michel Archange ou bien Saint Georges ont été l'objet d'un culte répandu universellement : avec leur épée et leur dignité dans le combat, il symbolisent justement ce principe guerrier où la bataille spirituelle et matérielle se reflètent souvent l'une dans l'autre. La lutte contre le mal que chaque chrétien doit faire en lui-même peut donc s'accompagner de l'honneur des armes contre les ennemis de la Foi et de la Patrie, comme l'ont témoigné les grands souverains et combattants auxquelles l'Église catholique donnait autrefois le titre d'« Athleta Christi » : par exemple, l'orthodoxe Étienne III de Moldavie et les catholiques hongrois Louis Ier et Jean Huniade entre les XIVème et XVème siècle. La chevalerie chrétienne du Moyen-âge, avec ses valeurs de prouesse et de sagesse, de respect pour la femme et de fidélité à l'Église, de haute politesse en société et d'héroïsme sur les champs de batailles, a incarné cet idéal bien fixé aussi dans la grande littérature européenne.

Saint-François, le grand religieux médiéval qui a inspiré, semble-t-il, le choix du nom au Cardinal Bergoglio lors de son élection de Pontife romain, rencontra pendant les Croisades le Sultan d'Egypte, non pas pour « dialoguer » avec lui, mais bien pour le convertir à la foi chrétienne. Quel contraste avec l'initiative prise par le Pape François concernant la soi-disant « prière pour la paix » du 8 juin dernier ! Shimon Peres, Mahmoud Abbas et le Pontife romain réunis dans les jardins du Vatican pour invoquer on ne sait pas bien quel divinité en commun, en présence d'un imam musulman qui priait pour le soulèvement contre les chrétiens juste au cœur de la chrétienté catholique. Le résultat, d'ailleurs, est embarrassant : peu de temps après cette prière en commun, la guerre entre Israéliens et Palestiniens a éclaté à nouveau avec une violence qu'on n'avait plus vue depuis des années. Beaucoup de catholiques se demandent si le Pape François, dans sa conscience, regrette ou non ce genre d'initiatives et s'il commence à douter de la justesse de cette stratégie.

On ne veut pas dire ici que les autorités catholiques auraient dû nécessairement appeler aux armes les nations de tradition chrétienne contre l'État islamique du Levant. Ce qui est étonnant, c'est surtout la timidité avec laquelle le Vatican juge les massacres djihadistes et, plus généralement, les persécutions antichrétiennes dans le monde entier. Le maximum auquel on arrive, c'est quelques mots génériques contre une imprécisée « violence religieuse », sur le fait qu'on est tous égaux devant Dieu et qu'on ne devrait jamais tuer quelqu'un d'autre s'il a des convictions religieuses différentes. Il s'agit de propositions d'une banalité déconcertante, qui évitent soigneusement d'affirmer qu'en Syrie et en Irak, on est devant une tuerie de chrétiens perpétrée par des musulmans sans qu'aucune autorité islamique ne vienne demander pardon (comme les représentants de l'Église catholique aiment faire souvent pour les fautes réelles ou présumées du christianisme dans l'histoire). De même, pas un mot fort sur le sens du martyr chrétien, sur la foi témoignée jusqu'à l'effusion du sang qui devrait donner force à chaque chrétien ayant du mal à vivre sa vie religieuse dans un monde hostile (c'est justement à cela qu'on s'attendrait en principe de la part du Chef de l'Église catholique).

Pendant qu'en Irak les djihadistes continuaient de crucifier, tuer et chasser les chrétiens, le Pape à Séoul béatifiait 124 martyrs coréens. Mais ses mots ont été là aussi stupéfiants pour leur manque de sens religieux, pour le silence sur la valeur du sacrifice et de la lutte qui selon Saint Paul est le signe de l'existence chrétienne : « J'ai combattu le bon combat, j'ai terminé ma course, j'ai gardé la foi » (2 Tm, 4,7). Bergoglio, au contraire, a affirmé que l'héritage des martyrs « peut inspirer tous les hommes et femmes de bonne volonté à œuvrer en harmonie pour une société plus juste, libre et réconciliée, contribuant ainsi à la paix et à la défense des valeurs authentiquement humaines, dans ce pays et dans le monde entier ». Il s'agit d'une contradiction évidente : quel paix et quelle harmonie peut inspirer la lutte entre persécuteurs et persécutés ? Au contraire, le martyre représente justement le contraste entre le chrétien et le monde, expliqué par Saint-Augustin comme la lutte entre les deux Cités. Le Christ lui-même a été très clair sur le sujet : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne » (Jn 14, 27). Cela veut dire que la vrai paix n'équivaut pas à l'absence de conflit et à une promotion de valeurs humaines « comme le monde la donne », mais suppose l'effort d'aller jusqu'au bout dans la foi, même lorsque cela détermine un conflit avec les autres.

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Devant une persécution objectivement terrible, beaucoup de fidèles et de chrétiens voudraient peut-être écouter quelque chose de plus opportun de la part des autorités catholiques. Mais il paraît que l'orientation générale des hiérarchies ne va pas changer de si vite. Par exemple, le 1er septembre prochain, à Rome, va être organisé un « match interreligieux pour la paix » fortement voulu par le Pape François. Reste à savoir s'il y aura aussi des joueurs de football venant de l'État islamique du Levant : il n'y a aucun doute qu'ils aimeraient beaucoup inscrire un énième but contre les chrétiens.



Envoyé de mon Ipad 

samedi 30 août 2014

Raï fulmine : « La Chambre des députés viole la Constitution » - L'Orient-Le Jour

Raï fulmine : « La Chambre des députés viole la Constitution » - L'Orient-Le Jour

Raï fulmine : « La Chambre des députés viole la Constitution »

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, s'est littéralement déchaîné hier contre la persistance de la vacance présidentielle, accusant la Chambre des députés et « ceux qui se tiennent derrière » de violer la Constitution et qualifiant d'« hérésie » la théorie selon laquelle un accord sur le président doit précéder le vote.
Le chef de l'Église maronite, qui s'exprimait à l'aéroport avant son départ pour Rome, où il doit séjourner plusieurs jours, a également réclamé de rendre obligatoire le dépôt de candidature pour la présidence et il a, par ailleurs, évoqué longuement la situation des chrétiens d'Orient.

Mgr Raï était salué à l'aéroport par le vicaire patriarcal Mgr Boulos Sayah, l'ambassadeur du Liban au Saint-Siège Georges Khoury, le président du Conseil général maronite, Wadih el-Khazen, ainsi que par des responsables militaires.
Le patriarche a d'abord indiqué qu'il se rendait à Rome pour prendre part à une conférence interparlementaire internationale qui devait entamer ses travaux hier au Vatican et les poursuivre jusqu'à dimanche sous le thème de « l'oppression des chrétiens au Moyen-Orient », en particulier en Irak et en Syrie. « Il m'a été demandé d'intervenir sur ce thème en parlant de ce qui se passe sur le terrain. »
Par la même occasion, une rencontre est prévue avec le pape François et les autres hauts responsables du Saint-Siège pour un tour d'horizon de la situation au Liban et au Moyen-Orient. « Tout le monde sait que le Vatican et Sa Sainteté le pape ont un rôle au service de la paix mondiale et que ce rôle est loin de toute considération d'intérêts politiques ou stratégiques ou économiques ».
« Il est vrai que le Vatican est un État, mais il ne s'occupe pas de questions sécuritaires, militaires, économiques ou commerciales, a déclaré Mgr Raï. C'est cependant un État qui a une puissance morale et diplomatique, un État qui s'adresse aux consciences, aux raisons et aux cœurs. Or les gens ont toujours besoin d'entendre une voix qui secoue leur conscience, leur raison et leurs sentiments. Voilà le rôle de l'Église », a-t-il dit.

Daech et les chrétiens d'Irak et de Syrie
Interrogé sur les accusations lancées par le patriarche chaldéen, Mgr Louis Raphaël 1er Sako, contre les États-Unis, affirmant que ces derniers se tiennent derrière l'État islamique (EI, ex-Daech), Mgr Raï a répondu qu'il a lu ces propos dans la presse. « En tout état de cause, a-t-il ajouté, nous ne sommes pas dans une posture d'accusation, nous demandons seulement aux États, et à leur tête l'Amérique puisque c'est l'une des grandes puissances, de se rassembler et de coopérer entre eux afin d'en finir avec tous ces mouvements fondamentalistes terroristes. Cela est le devoir de la communauté internationale. Sans vouloir le moins du monde jouer aux accusateurs, nous pouvons avoir des doutes lorsque nous voyons les États rester les bras croisés face à une réalité comme celle de l'Irak. »

Et le patriarche de poursuivre : « Nous avons vu comment une organisation appelée Daech a expulsé les chrétiens de leurs foyers, nus, dépouillés de tout, puis comment elle a émis des fatwas ordonnant le transfert des propriétés des chrétiens à ses membres. Ensuite, ils sont entrés dans les églises, ils ont cassé les croix et se sont livrés à des profanations. Ils s'en sont également pris à d'autres minorités, comme les yazidis, qu'ils ont massacrés et dont ils ont agressé les femmes. Il y a aussi les décapitations et les bras tranchés. Face à tout cela, la communauté internationale, à commencer par les États-Unis, est restée les bras croisés. Comment dès lors ne pas douter, comment ne pas s'interroger sur la signification de la communauté internationale, des Nations unies, de la Cour pénale internationale. »

Interrogé sur l'attitude des ambassadeurs des grandes puissances, mercredi, lors de la réunion des patriarches d'Orient à Bkerké, Mgr Raï a relevé que « le représentant du secrétaire général de l'Onu, Derek Plumbly, avait affirmé que tous les ambassadeurs ont repris à leur compte ce que les patriarches avaient dit au sujet de l'Irak, de la Syrie et de la Palestine et qu'ils ont promis de s'en remettre à leurs gouvernements. On ne peut pas laisser les choses telles qu'elles sont, ce serait une infamie pour l'humanité ».
« Tel était l'objectif de notre réunion d'hier (mercredi). Nous voulions d'un côté lancer un appel à la communauté internationale et de l'autre constituer une force capable de limiter l'essor des organisations telles que Daech et ses consœurs. Nous avons aussi demandé à la communauté islamique et aux instances musulmanes civiles et religieuses de trancher la question, de parler avec franchise et d'émettre des fatwas (contre l'extrémisme islamique), car les comportements odieux que nous dénonçons sont d'abord contre l'islam. Nous-mêmes nous refusons en tant que chrétiens cette image donnée des musulmans et nous souhaitons que les instances islamiques expriment ce rejet et condamnent toute agression contre les chrétiens et contre toute personne dans cette société. Et nous leur demandons aussi de s'engager militairement aux côtés des puissances pour éradiquer le terrorisme », a encore dit le patriarche.

La présidentielle
Passant à la question présidentielle libanaise, Mgr Raï a fulminé : « Lorsque j'entre dans ce salon, je regarde par terre (pour ne pas voir l'emplacement vide du portrait du président de la République) afin de ne pas être davantage blessé. Voilà plus de cinq mois que nous sommes blessés dans notre dignité libanaise parce que la Chambre des députés et ceux qui se tiennent derrière violent la Constitution de manière franche et criante. »
« Je le dirai une fois de plus : la Constitution impose à la Chambre d'élire un président deux mois avant la fin du mandat présidentiel. Et en cas de vacance de la présidence pour une cause ou une autre, telle que le décès du chef de l'État ou sa démission, la Constitution dit que la Chambre doit immédiatement procéder à l'élection de son successeur et le gouvernement est censé expédier les affaires courantes », a-t-il noté.


Et le patriarche de se déchaîner : « Je n'arrive pas à regarder ce cadre (de portrait) vide. Je ne suis plus en mesure de supporter cela. Et c'est le cas de tous les gens qui viennent se plaindre de cette situation à Bkerké. Au nom du peuple, j'affirme que c'est une honte pour les Libanais que le pays reste sans président. C'est une violation de la Constitution. La séparation des pouvoirs implique qu'il doit exister un président, un gouvernement, un Parlement et une justice. J'espère que tous les Libanais et ceux qui sont derrière prendront conscience qu'il y a une grande violation de la Constitution. Nous nous vantons du Liban et de sa civilisation et nous n'avons même pas de président. Pire, on dirait que la question présidentielle est devenue taboue. »

(Lire aussi: A. Gemayel chez Deriane : Pour la présidentielle, la bénédiction du mufti d'abord)


« Au Liban, hélas, il n'y a pas de dépôt de candidature pour l'élection présidentielle. Je souhaite, après l'élection d'un président, que la première chose qui se fera soit de rendre obligatoire le dépôt de candidature pour le scrutin présidentiel comme c'est le cas pour les législatives et aussi d'amender la Constitution de façon à empêcher toute vacance à l'expiration des six années du mandat présidentiel, autrement dit de permettre au chef de l'État en place de continuer à exercer ses fonctions jusqu'à ce qu'un successeur lui soit élu », a-t-il préconisé.

Et de poursuivre : « La Chambre doit faire son devoir. Il n'y a pas de place pour une théorie qui voudrait qu'il y ait un accord sur un président parce qu'il n'y a pas de candidature. Lors des opérations de vote, on peut essayer une, deux ou trois fois et puis, s'il est impossible d'avoir un président par voie de vote, on peut parler alors de compromis. C'est à ce moment-là qu'on appellerait à un accord. Mais dire que les chrétiens, et les maronites en particulier, devraient d'abord s'entendre, cela est contraire à la Constitution et puis nul n'a le droit de classifier les gens qui se présentent ou qui ne se présentent pas. Quant à prétendre qu'il faut un accord avant le vote, c'est une grande hérésie. »
Insistant encore une fois sur la candidature obligatoire, le patriarche a appelé à « mettre fin à cette mascarade » de l'impasse présidentielle et assuré que Bkerké n'avait aucun candidat.

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