Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mardi 30 septembre 2014

Quel avenir pour les chrétiens d'Orient ? | Réforme

Quel avenir pour les chrétiens d'Orient ? | Réforme

Quel avenir pour les chrétiens d'Orient ?


Pourquoi le nombre de chrétiens régresse-t-il au Moyen-Orient ?

Il faut avant tout rappeler que le chiffre est une arme politique. Il convient toujours de s'en méfier. Le déclin en proportion des chrétiens d'Orient s'explique surtout par l'émigration et par le dynamisme démographique. Jusque dans les années 1930, en partie grâce à leur taux de mortalité plus favorable, on pensait que l'Orient allait devenir chrétien. Au cours du XXe siècle, la dynamique s'est cependant inversée, car les chrétiennes ont connu la transition démographique bien avant les musulmanes. Aujourd'hui, la fécondité des femmes chrétiennes et musulmanes est relativement identique.

L'émigration s'explique par les vagues de violences récurrentes à l'encontre des chrétiens, mais pas seulement. La politique économique des États de la région, et notamment les nationalisations, y a également joué un rôle. Beaucoup de chrétiens en ont en outre assez de la corruption, de l'autoritarisme, ils sont las de ne pas se sentir en sécurité et de ne pas pouvoir faire de projets à long terme. Comme ils disposent souvent de réseaux au sein de la diaspora, il est plus facile pour eux d'émigrer vers les pays occidentaux et de s'y intégrer.

On sait les chrétiens d'Orient divisés, morcelés. Qu'est-ce qui les rassemble ?

On remarque que les minorités chrétiennes se structurent souvent sur le modèle de la majorité. En Irak, les assyro-chaldéens ont ainsi longtemps été organisés selon le modèle tribal, tout comme les Kurdes au sein desquels ils vivaient. Au Liban, lors de la guerre civile, les chrétiens maronites se sont structurés en milices, tout comme leurs ennemis musulmans.

Les chrétiens d'Orient se rejoignent aussi par leur lien complexe vis-à-vis de l'Occident. De manière générale, nombre d'entre eux sont passés par les universités européennes ou américaines. Pourtant, leur rapport à l'Occident est souvent critique, voire franchement hostile – on le voit chez les coptes d'Égypte.

Enfin, ces chrétiens ont pour point commun de disposer d'importantes diasporas. Un certain nombre de ces Églises – c'est notamment le cas de l'Église assyrienne de l'Est, dont le siège est à Chicago – ont plus de fidèles dans l'émigration qu'au Moyen-Orient. Cette diaspora, par sa puissance financière et sa liberté d'expression, est un acteur incontournable.

Se dirige-t-on vers un Moyen-Orient sans chrétiens ?

Au vu de la situation actuelle en Irak et en Syrie, il est légitime que nombre de chrétiens cherchent à quitter leur pays. Mais de ce fait, des territoires marqués par une présence chrétienne millénaire ne le sont plus aujourd'hui. Dès lors, une question se pose : là où les chrétiens ont disparu, en Turquie ou en Irak, est-ce que les populations sur place vont assumer l'héritage chrétien de leur territoire ? Car en faisant sauter le mausolée de Jonas à Ninive, en Irak, les islamistes veulent faire table rase du passé. Beaucoup de lieux, comme ce mausolée, ont longtemps appartenu aux trois religions du Livre ; ils étaient partagés mais ne le sont plus aujourd'hui. L'enjeu mémoriel devient dès lors essentiel pour l'avenir.

Propos recueillis par Louis Fraysse

En savoir plus

Les chrétiens au Moyen-Orient, de la compassion à la compréhension
Bernard Heyberger
Manuels Payot, 2013, 16 €



Envoyé de mon Ipad 

Irak/Syrie: sommet des ambassadeurs du Saint-Siège au Vatican - L'Orient-Le Jour

Irak/Syrie: sommet des ambassadeurs du Saint-Siège au Vatican - L'Orient-Le Jour

Irak/Syrie: sommet des ambassadeurs du Saint-Siège au Vatican

Les ambassadeurs du Saint-Siège dans tout le Moyen-Orient seront convoqués de jeudi à samedi à Rome, alors que le Vatican a préconisé devant l'ONU une intervention contre l'organisation de l'Etat islamique (EI) sous l'égide du Conseil de sécurité, a-t-on appris mardi au Vatican.

Selon le site d'informations sur le Vatican, Il Sismografo, les nonces (ambassadeurs) en Jordanie-Irak, en Iran, au Liban, en Syrie, en Egypte, en Turquie, en Israël-Palestine, et les ambassadeurs du pape auprès de l'ONU à Genève et à New York, et auprès de l'Union européenne, examineront sous la présidence du secrétaire d'Etat Pietro Parolin la très grave crise due, entre autre, à l'offensive de l'EI.Des chrétiens et d'autres minorités installées depuis des siècles dans la région sont menacés par la poussée des jihadistes.


Plusieurs hauts responsables de la Curie dont le secrétaire pour les relations avec les Etats, le Français Dominique Mamberti, et le cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, qui avait été envoyé le mois dernier en Irak, seront présents.


Devant l'Assemblée générale de l'ONU, lundi, le numéro deux du Vatican Pietro Parolin a affirmé qu'il est à la fois "licite et urgent" d'arrêter les jihadistes en Irak, toute intervention devant se faire sous l'égide du Conseil de sécurité et avec "l'accord" de l'Etat concerné.


Dans sa très longue intervention dont le texte a été publié mardi par le Bureau de presse du Saint-Siège, Mgr Parolin a repris en substance ce que le pape François avait dit aux journalistes dans l'avion à son retour de Corée en août: "Il est à la fois licite et urgent d'arrêter l'agression par une action multilatérale et un usage proportionné de la force", a dit Mgr Parolin.


Le Saint-Siège s'était opposé à toute intervention contre le régime syrien de Bachar el-Assad en 2013, suivant la demande unanime des évêques de la région hostiles à des raids aériens. Mais il a adopté cette année une attitude favorable à une intervention armée contre l'EI, tout en souhaitant qu'elle se fasse avec l'accord de l'ONU.
"Même si le pape a dit de ne pas bombarder et de ne pas faire la guerre, dans les faits le Vatican ferme les yeux" sur l'intervention américaine, avait estimé à l'AFP un diplomate sous le couvert de l'anonymat.


Beaucoup d'évêques du Moyen-Orient ont déploré une réaction trop faible de la diplomatie du Saint-Siège face à la menace jihadiste, certains soutenant bien plus explicitement l'intervention aérienne extérieure au nord de l'Irak, sollicitée par Bagdad. Les évêques de Syrie sont bien plus réservés sur des frappes dans leur pays sans accord de Damas.



Envoyé de mon Ipad 

Recension : Géopolitique des Chrétiens d’Orient d'Antoine Fleyfel » Chrétiens de la Méditerranée

Recension : Géopolitique des Chrétiens d'Orient d'Antoine Fleyfel » Chrétiens de la Méditerranée

Chrétiens de la Méditerranée

Titre : Géopolitique des chrétiens d'Orient
Sous-titre : Défis et avenir des chrétiens arabes
Auteur : Antoine Fleyfel
Editeur : L'Harmattan, novembre 2013, 216 pages, 23 €
Collection : Pensée religieuse et philosophique arabe

Antoine Fleyfel, franco-libanais, docteur en théologie et en philosophie, est maître de conférences à l'Université catholique de Lille. Responsable des relations académiques à l'OEuvre d'Orient, il est rédacteur en chef de sa publication annuelle : Perspectives et réflexions.

Son livre, Géopolitique des chrétiens d'Orient, est consacré à une analyse de la situation des chrétiens dans 6 pays arabes, pour chacun desquels il retrace l'histoire de leur relations avec l'Etat et la société de leur pays, la place qui leur est reconnue (ou pas) au sein des institutions, la forme que prend leur « dialogue de vie » avec l'islam, et il énonce les défis qu'ils ont à affronter.

Après avoir précisé la notion de « géopolitique », prise au sens de l'espace géographique, historique, politique et culturel dans lequel les chrétiens s'inscrivent dans ces pays arabes, il consacre un premier chapitre à expliciter le terme de « chrétiens d'Orient » (équivalent pour son étude à celui de « chrétiens arabes ») et à présenter la diversité des Eglises d'Orient, dont il propose un regroupement en 7 grandes familles (cf pages 24 à 26). Bien qu'elles soient loin de constituer un ensemble homogène, ces communautés sont pour lui réunies par 3 caractéristiques essentielles :
- l'arabité – en tant que langue, culture et appartenance – qui constitue le dénominateur commun des chrétiens d'Orient ;
- le dialogue de vie avec l'Islam, imposé par la cohabitation historique islamo-chrétienne dans l'Orient arabe ;
- et enfin, la question palestinienne et l'engagement pour la cause palestinienne, qui constituent la « cause commune » du monde arabe. A l'exception de l'Irak, tous les pays qu'il étudie ont d'ailleurs une frontière commune avec la Palestine.
Ces pays se voient ensuite chacun consacrer un chapitre, dont le titre éclaire la situation et les défis des chrétiens arabes qui en font partie :
- « Le Liban, pays du régime confessionnel » (ch. 2)
- « La Jordanie, royaume des chrétiens heureux ? » (ch. 3)
- « L'Irak, terre des exodes chrétiens ? » (ch. 4)
- « La Terre Sainte, souffrances et espoirs du lieu d'origine » (ch. 5, consacré à la situation des Palestiniens chrétiens, à la fois en Palestine et en Israël)
- « L'Egypte, le combat pour la citoyenneté » (ch. 6)
- « La Syrie, pays des minorités protégées ? » (ch. 7)

Chacun de ces chapitres constitue une passionnante étude associant un rappel des principaux évènements historiques ayant durablement façonné la situation des chrétiens dans ce pays ; une estimation de leur poids démographique et politique ; leurs rapports avec les institutions de l'Etat ; leur rôle éducatif, culturel et social ; et les enjeux actuels de leur présence et des questions auxquelles ils sont confrontés. C'est une très utile présentation du contexte historique et politique de ces pays et des relations islamo-chrétiennes qui s'y sont établies, ainsi qu'une aide précieuse à la compréhension des évènements, y compris les plus difficiles voire tragiques, auxquels ces communautés ont pu être confrontées.

A noter, bien que l'écriture du livre ait été achevée à l'été 2013, le chapitre consacré à l'Irak qui s'avère particulièrement éclairant sur les causes et les étapes d'une « longue descente aux enfers qui n'en finit pas » (p. 99) et d'un « chaos sécuritaire poussant violemment et rapidement à l'exode » (p. 115) malgré les efforts des Eglises pour préserver une présence chrétienne dans ce pays.

La question que pose l'auteur pour les chrétiens d'Irak (et qui peut valoir pour d'autres pays arabes) est dès lors la suivante : « Le gouvernement central et l'islam politique auront-ils le courage de relever le défi du pluralisme, de la citoyenneté et des droits de l'homme ? Seul ce défi peut actuellement prévaloir sur le fanatisme et le terrorisme » (p. 121).

Dans la plupart des pays décrits par l'auteur cette question est d'autant plus d'actualité que la légitimité du pouvoir politique est souvent fragile, constituant ainsi une source d'insécurité et un facteur d'émigration pour les minorités (dont les chrétiens). Et par ailleurs la société dans laquelle vivent les chrétiens arabes est confrontée à l'influence croissante d'un islam radical, qui fragilise les formes historiques du dialogue interreligieux qui a pu être établi avec un islam modéré. C'est notamment le cas en Egypte, auquel l'auteur consacre un chapitre très éclairant sur les discriminations subies par les coptes et l'évolution des relations entre l'église copte et le pouvoir politique.

La question de la permanence de la présence de chrétiens dans ces pays se pose donc souvent de façon aiguë, surtout lorsque, comme en Palestine, une situation économique très précaire laisse peu d'alternative à l'exil.
A contrario, on lira avec intérêt la description de la situation des chrétiens en Jordanie, où le soutien de la monarchie hachémite mais aussi des garanties institutionnelles paraissent avoir pu assurer une liberté de culte et une protection contre les discriminations, et permettent en corollaire aux chrétiens un engagement important dans le domaine éducatif, culturel et social.

Dans la conclusion du livre, A. Fleyfel souligne que les chrétiens d'Orient représentent « l'Autre » dans l'Orient arabe, « l'élément qui pousse à sortir de soi, qui provoque à la recherche de régimes politiques citoyens, garants de la diversité humaine et de la liberté de conscience » (p. 212).
L'auteur, convaincu de l'importance de la présence de communautés chrétiennes dans ces pays, fait preuve d'une grande lucidité sur les menaces qui existent (y compris parfois les « démons internes » des églises) et les défis qu'elles doivent relever. Et à ce titre, sans sous-estimer les difficultés auxquelles ces chrétiens sont confrontés, il relève comme un signe d'espoir pour l'avenir le fait que « beaucoup de chrétiens et de musulmans arabes se rejoignent dans un combat laïc et citoyen pour l'homme arabe ».

Relativement court pour un aussi vaste sujet, d'une écriture dense mais claire, cet ouvrage s'appuie sur une solide documentation complétée par de nombreuses notes de bas de page. Celles-ci fournissent de nombreuses pistes d'approfondissement (par exemple en ce qui concerne les positions des églises chrétiennes arabes sur la Palestine, ou sur l'engagement des communautés chrétiennes dans l'action éducative et sociale). Voici donc un livre qui apporte d'indispensables et passionnantes clés de compréhension historique sur les situations si diverses dans lesquelles se trouvent ces communautés chrétiennes, qu'elles soient importantes quantitativement (Egypte) ou proportionnellement à la population (Liban), ou, au contraire, devenues très minoritaires.

Ce livre ouvre des pistes de réflexion très éclairantes quant à l'avenir possible de la présence et du témoignage des chrétiens sur le sol arabe.

Bertrand Wallon



Envoyé de mon Ipad 

lundi 29 septembre 2014

« Les hommes en trop. La malédiction des chrétiens d’Orient », un nouveau livre de Jean-François Colosimo | Orthodoxie.com

« Les hommes en trop. La malédiction des chrétiens d'Orient », un nouveau livre de Jean-François Colosimo | Orthodoxie.com

« Les hommes en trop. La malédiction des chrétiens d'Orient », un nouveau livre de Jean-François Colosimo

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Jean-François Colosimo, « Les hommes en trop. La malédiction des chrétiens d'Orient », Paris, Fayard, 312 p.
Les éditions Fayard viennent de publier un nouveau livre de Jean-François Colosimo, directeur des éditions du Cerf, professeur à l'Institut Saint-Serge, chroniqueur et essayiste dans le domaine de la géopolitique et de la sociologie des religions. Cet ouvrage qui se situe dans la ligne des précédents essais de l'auteur (Dieu est américain, L'Apocalypse russe et Le Paradoxe persan).
Présentation de l'éditeur:
« Coptes, Chaldéens, Arméniens… Nul ne peut plus ignorer leur tragédie. Les journalistes en font leur une, l'opinion s'en émeut, les publicistes l'exploitent. Nul ne sait pourtant vraiment qui ils sont. Hier encore médiateurs entre l'Orient et l'Occident, ces chrétiens des origines sont devenus les otages de la globalisation. Retour du religieux en politique, choc des civilisations, implosion des cultures, éradication des mémoires, sort des minorités, liberté de conscience, avenir de la démocratie, universalité de la laïcité: les voilà placés au cœur des plus graves enjeux planétaires. Or, de notre crise, ils ne sont pas que le signe, mais aussi le prisme.
En rappelant combien ils incarnent le christianisme des sources, en reprenant les heures glorieuses et terribles de leur chronique deux fois millénaire, en montrant comment ils ont résisté aux invasions et aux massacres, aux croisades et aux djihads, et comment seul le règne des idéologies au XXe siècle a inauguré leur déclin, c'est toute une page méconnue de notre histoire que livre ici Jean-François Colosimo. Mais aussi de notre présent le plus brûlant. À l'heure où la sécularisation semble triompher au Nord, et l'intégrisme au Sud, à l'heure aussi où les urnes paraissent consacrer l'islamisme tandis que l'islam lui-même sombre dans une guerre civile entre sunnites et chiites, il n'est d'autre urgence que de renouveler la traditionnelle "Question d'Orient" qui, aujourd'hui comme hier, commande notre vision du monde. Et notre action sur lui. Car c'est aussi de l'avenir des chrétiens d'Orient que dépend notre futur. »
Présentation de l'auteur:
« Qu'ont à nous dire les petites filles aux prénoms tirés de l'Évangile, aux boucles d'oreille arrachées, aux lendemains sans avenir, qui fuient Mossoul dans les bras de leurs parents pour échapper aux djihadistes? 
Que, cette fois, c'en est fini des chrétiens à l'endroit même où est né le christianisme.
Que, pendant des siècles, ils ont survécu en vain comme otages de la domination musulmane, mais aussi du colonialisme européen. 
Que la mondialisation a brisé leur résistance. Que nous venons de les sacrifier à la guerre impériale de l'Amérique contre l'islam, à la guerre civile qui dévore sunnites et chiites. 
Que leur catastrophe est la nôtre, car avec eux sont anéantis notre plus ancienne mémoire, notre seul espoir de médiation entre l'Occident et l'Orient.
Et que nos croisades revanchardes comme nos lamentations humanitaires leur sont amères car, jusque dans leur agonie, nous continuons à les instrumentaliser dans la négation de notre dette de civilisation à leur égard. 
Irak, Syrie, Égypte, Israël, Palestine, Liban, Jordanie, Turquie, Arménie: ce livre éclaire l'actualité à travers vingt siècles d'histoire et permet de comprendre pourquoi cette tragédie signe notre suicide moral. »



Envoyé de mon Ipad 

AFRIQUE/EGYPTE - Vers la présentation de suggestion de la part des chrétiens à propos des nouvelles règles relatives à la construction des églises


Envoyé de mon Ipad 

Le Caire (Agence Fides) – Les représentants des églises et des communautés chrétiennes présentes en Egypte se réuniront la semaine prochaine afin de perfectionner les derniers détails d'une série de propositions et de suggestions concrètes à propos du projet de loi qui devra être discuté par le prochain parlement relativement aux nouvelles règles en matière de construction de lieux de culte sur le territoire national. « Nous voulons que le nouveau projet de loi – explique à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Gizeh – soit discuté dès la première session législative du nouveau Parlement, lorsqu'il sera élu. C'est pourquoi, il est utile de préparer dès maintenant un projet dans lequel les problèmes sont affrontés et qu'il ne soit pas perdu de temps supplémentaire au cours des phases préparatoires ».
En juillet dernier, les fonctionnaires du Ministère de la Justice avaient convoqué les représentants des différentes églises et communautés chrétiennes afin de les solliciter à définir des propositions concrètes visant à surmonter tous les problèmes relatifs à la construction d'églises qui ont marqué également la présidence Moubarak. « Dans ces points importants – indique l'Evêque – notre proposition est désormais presque prête. Elle suggère que soient utilisés pour la construction des églises les mêmes critères que pour la construction des édifices privés, à commencer par l'absence de contentieux portant sur la propriété des terrains sur lesquels devraient être édifiés les églises. Nous suggérons également que l'évaluation de la faisabilité et du caractère congru des projets de construction – tenant compte par exemple du nombre de chrétiens présents dans la zone en question –soient réalisés par des commissions soumises aux collectivités locales ou au plus aux gouverneurs. Actuellement, dans la législation en vigueur, toute nouvelle église doit être autorisée par un décret présidentiel qui arrive seulement lorsqu'une série d'organismes centraux, à commencer par le Ministère de l'Intérieur, ont donné leur nulla obstat ».
Les règles bureaucratiques qui compliquent la construction de nouvelles églises remontent en partie à l'époque ottomane. En 1934, le Ministère de l'Intérieur ajouta ce qu'il est convenu d'appeler les « dix règles » - « nous les appelons les dix commandements » précise l'Evêque sur le ton de la plaisanterie – qui interdisent entre autre de construire de nouvelles églises dans les environs des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l'application rigide de ces règles a empêché de construire des églises dans des villes et des villages habités par des chrétiens, surtout dans les zones rurales de la Haute Egypte. Parfois, des communautés chrétiennes provenant de zones privées de lieux de culte, qui se déplaçaient dans d'autres villages pour prier et participer aux liturgies dans une église, ont été agressées par des bandes de salafistes fanatiques. (GV) (Agence Fides 27/09/2014