Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

samedi 14 décembre 2013

Maronites en Europe ou maronites d’Europe ? - PARIS, de note envoyé spécial Fady NOUN - L'Orient-Le Jour

Connais-toi toi-même. C'est sous ce précepte socratique que se situe le synode diocésain maronite qui s'est ouvert jeudi à Paris et dont la session s'achève demain par une messe solennelle en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il s'agit là d'un des moments du synode. Celui-ci comprendra encore deux autres rencontres plénières avant que ses textes ne soient validés en 2015.
Cet appel à la connaissance s'adresse d'abord aux maronites eux-mêmes, mais il intéresse aussi l'Église latine de France, dans la mesure où la reconnaissance de l'autonomie de l'Église maronite entraîne la reconnaissance de ses droits à l'intérieur d'un « territoire » ecclésial où elle coexiste avec d'autres Églises. Cet appel est également un appel au réalisme, un appel à mesurer ses forces et à prendre la voie de la prudence, vertu qui a cruellement manqué au cours des longues années de guerre qui ont ravagé le Liban. C'est ainsi que l'entend Mgr Maroun-Nasser Gemayel, évêque maronite de France et visiteur apostolique en Europe occidentale et septentrionale. En historien de l'Église syriaque, Mgr Gemayel assure que « les maronites ont toujours perdu » quand, tout au long de leurs 1 400 ans de cohabitation avec l'islam, en lieu et place de leur érudition et de leur ouverture culturelle, ils ont eu recours aux armes et à la violence.

Les trois temps du synode
La journée s'est ouverte par une messe célébrée par Mgr Michel Aoun, évêque de Jbeil, représentant le patriarche maronite, en la chapelle de la Médaille miraculeuse. Sous les caractères d'or reproduisant les mots confiés par la Vierge à Catherine Labouré et près du fauteuil où elle s'est assise, selon le récit qu'en a fait la voyante, les trois « piliers » du synode patriarcal maronite de 2003-2006 ont été évoqués : identité, renouveau et mission. Qui sont exactement ces maronites qui ont choisi de s'installer en Europe et dont près de la moitié ont fait de la France leur seconde patrie ? Comment renouveler leur esprit anesthésié par le sécularisme où ils baignent ? Comment compter à nouveau sur eux pour remplir la mission que l'histoire leur a confiée ? Comment faire face à l'inéluctable naturalisation qui les transformera, en deux générations, de maronites en Europe en maronites d'Europe ?
Cet état des lieux est au cœur des travaux du synode, et cette première journée de réflexion collective, qui touche une centaine de prêtres et de laïcs venus de France et d'Europe (Belgique, Autriche, Suisse), sera conclue par une soirée à la salle Gaveau où des airs d'opéra célèbres exécutés par la soprano Rima Tawil permettront une levée de fonds en faveur de la nouvelle « éparchie », selon le terme utilisé ici.

De projets et de rêves
Les travaux du jeudi se sont déroulés en trois temps. Une présentation des « projets et rêves » de Mgr Gemayel pour son diocèse, un « brain storming » en petits comités et par thèmes sur ce qui est faisable et souhaitable, et enfin deux exposés théologiques.
C'est tout feu tout flamme que l'évêque maronite de France a fait part à l'assemblée de ses projets, en tête desquels figure l'achat ou la location d'un édifice qui lui servirait de logement et où des bureaux seraient aménagés. Les recherches sont sur le point d'aboutir, à Meudon. Pour le moment, l'évêque et son évêché sont très étroitement logés au Foyer franco-libanais de la rue d'Ulm.
Pour visiter les six paroisses maronites de France et quelques paroisses naissantes d'Europe, l'évêque et son secrétaire, le très efficace et résilient Raymond Bassil, ont, en moins d'un an et demi, parcouru quelque 55 000 km, sillonnant la France du nord au sud et d'est en ouest, à la recherche de ce commis voyageur de la petite entreprise indépendante qui dort au fond de chaque maronite. La guerre et le chômage ne sont pas étrangers à cette affluence. C'est bien l'augmentation du nombre des maronites fuyant la crise libanaise et ses conséquences économiques qui a rendu nécessaire l'établissement d'un diocèse. Et maintenant, l'heure de vérité est là. Si rien n'est fait, tout ce capital humain, abandonné à lui-même, pourrait très bien finir par se perdre, ce que Mgr Nasser Gemayel n'envisage que la mort dans l'âme. Pour empêcher cette catastrophe, l'évêque souhaite ajouter 14 paroisses aux six qui existent déjà, ce qui suppose, entre autres, trouver et former 14 prêtres pour cette mission et créer les structures paroissiales nécessaires. Plus facile à dire qu'à faire.
Au fond de lui-même, l'évêque désire capitaliser sur ce potentiel humain et intellectuel pour rendre quelque chose qu'elle n'a pas, ou qu'elle n'a plus, à cette France qu'il aime, et racheter ainsi la grande dette de reconnaissance que les maronites lui doivent. Après tout, dit-il, 6 000 médecins d'origine libanaise travaillent en France, pour ne rien dire des autres professions libérales !

Le patrimoine syriaque
Mgr Gemayel s'anime encore plus quand la question du patrimoine culturel syriaque est soulevée. C'est à la fois l'un des points forts de sa vision, dans la mesure où il est très difficile de résister à l'enthousiasme contagieux de l'évêque quand il parle des manuscrits syriaques de Sadad ou d'Alep, et des menaces de destruction qui pèsent sur ces documents inappréciables.
« Les bibliothèques d'Alep sont plus riches en manuscrits que celle de Bkerké, et Sadad est une mine de documents irremplaçable », s'écrie-t-il, précisant que lors des querelles entre syriaques, c'est là que les syriaques-orthodoxes, expulsés du Liban, ont emporté leurs bibliothèques.
« Croyez-moi, la guerre en Syrie n'est pas innocente », dit-il, discernant dans l'acharnement de certains groupes moins une intention stratégique militaire qu'une volonté maléfique d'effacer le christianisme de la surface du globe. Et de proposer d'offrir à ce trésor patrimonial « tout le capital informatique nécessaire » par la création d'un centre de documentation et de recherche en France, l'un de ses « rêves », pour la réalisation duquel il est prêt à donner, dès qu'il est constitué juridiquement, les 30 000 volumes de sa bibliothèque privée !

Les maronites et l'orientalisme
Nos rapports avec la France ne sont pas seulement religieux, ils sont aussi culturels, dit l'évêque, en rappelant qu'au XVIIe siècle, ce sont des maronites qui enseignaient l'arabe et le syriaque au Collège de France, posant ainsi la pierre angulaire d'une tradition qui allait s'épanouir avec les orientalistes des siècles ultérieurs. Après avoir été les traits d'union entre les Arabes et la philosophie grecque, les maronites furent les traits d'union entre l'Europe et le monde arabe. C'est par la culture qu'ils ont joué leurs rôles les plus brillants, non par leurs armes, et encore moins, aujourd'hui, par leur nombre. Suit une digression sur la problématique de l'existence (« woujoud ») et de la présence (« houdour »), où pointe une vision pessimiste de ce qui pourrait attendre les maronites et les chrétiens orientaux quand leur poids démographique « aura cessé de compter », pour reprendre les sombres conclusions de l'auteur du monumental ouvrage Vie et mort des chrétiens d'Orient.
Pour Mgr Gemayel, ce pronostic peut être adouci si les maronites décident de compenser par leur culture et leur érudition la perte d'influence qu'ils subissent sur le plan politique, du fait de leur recul démographique. Et de se lamenter sur la baisse de productivité intellectuelle des chrétiens, telle qu'il la constate dans les expositions du livre qui sont organisées au BIEL et ailleurs, par rapport à la hausse de la productivité des chercheurs des autres communautés. « Ouvrir des restaurants ne suffit pas à relever, intellectuellement, un peuple », lance-t-il.

Partis sans laisser d'adresse ?
C'est sur ce terrain qu'on n'ose plus – où qu'on ne veut plus – suivre Mgr Gemayel, pour lequel ce n'est pas l'appartenance à un territoire, mais la foi qui détermine l'identité d'un maronite. Et comment réfuter un tel raisonnement, quand on a autour de soi des maronites venus non plus seulement du Liban, mais aussi d'Israël, de Jordanie, d'Égypte, de Syrie, de différents pays d'Europe, du Canada et des États-Unis ?
« Mais un peuple n'a-t-il pas besoin d'une adresse ? » se demande-t-on, par crainte de voir les maronites renoncer à leur plus précieuse icône, le Liban. Mais une question si existentielle se passe de réponse.
C'est dire combien l'enjeu du synode diocésain maronite de France est important, non seulement pour ceux d'entre eux qui ont choisi la douce France pour remplacer leur patrie perdue, mais également pour tous les maronites. Toutefois, il faudra en passer par là. Il n'est plus possible de s'aveugler sur de si importantes vérités. Mgr Pierre Brossolette, l'une des grandes figures de l'Institut catholique, viendra enfoncer le clou en affirmant à son tour que ce n'est pas le territoire libanais, mais l'apostolicité antiochienne de l'Église maronite, c'est-à-dire son rattachement direct à saint Pierre, qui en détermine l'identité. Décidément, mine de rien, c'est l'Église maronite tout entière qui est en train d'être repensée là.

Pour mémoire
« On ne peut se résigner à un Moyen-Orient sans chrétiens », assure le pape François

Youhanna X Yazigi : Nous sommes là et nous y resterons

Pour le congrès des chrétiens d'Orient, un même danger, les takfiristes !

L'émigration maronite, entre aventure et nécessité



Envoyé de mon Ipad 

vendredi 13 décembre 2013

Le cardinal Sarah de retour du Liban

(RV)- Entretien- Le président du Conseil pontifical Cor Unum était la semaine dernière au Liban pour superviser le lancement de la mission sanitaire en faveur des enfants syriens, réfugiés au Liban. Cette opération, lancée par le dicastère aux côtés de l'hôpital pédiatrique Bambino Gesù de Rome et de la Caritas Liban, doit permettre de venir en aide à des milliers d'enfants, installés dans la vallée de la Bekaa à la frontière avec la Syrie.

De retour de cette visite de 4 jours sur le sol libanais, le cardinal Robert Sarah, a demandé aux différentes parties en conflit en Syrie de favoriser l'assistance humanitaire dans le pays et de « cesser toute violence ». Il décrit également des conditions de vie difficiles dans les camps de réfugiés syriens au Liban et explique le sens de l'initiative en faveur des enfants RealAudioMP3 Des propos recueillis par notre consoeur de la rédaction italienne Elvira Ragosta


Emminence, combien d'enfants syriens sont concernés par cette initiative?

Caritas Liban est en train de vraiment travailler pour qu'il y ait un soulagement réel porté à ces enfants syriens qui sont dans cette vallée de la Bekaa. Nous comptons au moins joindre trois à quatre mille enfants et probablement, tant que la guerre continue, le nombre va augmenter. Naturellement, en dehors de la Bekaa, il y a d'autres enfants . S'il y a des besoins, nous devrons aussi nous en occuper. Aujourd'hui, nous pensons rejoindre à peu près trois à quatre mille enfants.

Le problème dans la vallée de la Bekaa à présent, ce sont aussi les températures qui sont sous la barre des zéros ?

Effectivement, il y a le froid, la pluie et donc, ces personnes ont besoin d'un peu de chauffage, d'habits chauds et nous veillons également avec la Caritas Liban à organiser le chauffage des tentes. D'après ce que j'ai appris, ils ont essayé de mettre de l'étanchéité sur les tentes pour que la chaleur puisse rester dedans. Et surtout, protéger un peu l'ambiance parce qu'avec la pluie, l'hygiène peut être un élément très négatif à l'œuvre médicale que nous apportons. Donc, mettre un peu de propreté, d'hygiène pour que les maladies ne puissent pas détruire ce que nous sommes en train de faire pour soulager les enfants.

Et du point de vue spirituel ?

Je crois qu'il y a aujourd'hui une grande souffrance mais également une grande ferveur du point de vue spirituel. Les évêques syriens surtout ont dit que les gens prient beaucoup parce qu'ils n'ont que Dieu comme secours aujourd'hui. Tant qu'il n'y a pas de sagesse entre les hommes pour négocier la paix, on ne peut compter que sur Dieu. Et les évêques s'emploient à encourager, à prier avec eux pour que ce secours vienne de Dieu. Il y a en tout cas une grande ferveur, un grand courage. Je peux dire également que quelque fois, il y a du découragement et beaucoup de chrétiens syriens sortent et vont ailleurs. Et la grande peur des évêques, c'est de voir le Moyen-Orient vidé des chrétiens et leurs communautés disparaitre. Le souci spirituel, c'est vraiment d'encourager les chrétiens à rester sur place. Mais c'est difficile de les obliger à rester parce qu'ils cherchent la sécurité, ils cherchent du travail et ces gens-là n'en n'ont pas. Pour pouvoir vivre spirituellement, il faut aussi un minimum de bien matériel, n'est-ce pas ? Il y a donc une double action : soutenir spirituellement mais en même temps faire face aux besoins matériels pour maintenir les Syriens, au moins des chrétiens sur place.

Photo: un enfant syrien dans un camp de réfugiés à l'Est de la plaine de la Bekaa, au Liban.


Envoyé de mon Ipad 

| « Chrétiens d’Orient en danger » : un appel pour les religieuses de Maaloula

« Chrétiens d'Orient en danger » : un appel pour les religieuses de Maaloula

La Coordination « Chrétiens d'Orient en danger », que préside Patrick Karam, conseiller régional de l'Île-de-France et ancien délégué interministériel pour l'égalité des chances, la diffusé hier un communiqué demandant « une action forte en faveur des religieuses de Maaloula ». En voici le texte intégral.

Le village historique de Maaloula a été une fois de plus transformé en champ de bataille dans la guerre en Syrie et le sort de 12 religieuses appartenant à un couvent de la ville reste incertain.

La CHREDO appelle les autorités compétentes en France et en Europe à prendre les mesures d'urgence qui s'imposent pour sauver les chrétiens dans leurs villes et villages et empêcher les persécutions.

La CHREDO demande :

1. D'agir sans délai pour que la sécurité des religieuses de Maaloula soit garantie. Il est nécessaire qu'une organisation humanitaire internationale (ou une instance des Nations Unies) puisse avoir accès à ces religieuses et qu'elle puisse organiser leur transfert dans un site sûr de leur choix.

2. De diligenter une enquête internationale sur le sort des deux évêques d'Alep enlevés en Syrie, Mgrs Yazigi et Ibrahim et d'œuvrer pour leur libération.

3. D'obtenir de tous les belligérants qu'ils épargnent les sites religieux en Syrie qui constituent des hauts lieux du patrimoine mondial et d'interdire qu'ils soient la cible des attaques.

4. D'obtenir que les belligérants au conflit épargnent les populations civiles de toutes violences physiques et morales, de conversions forcées, de torture, d'enlèvements, de peines ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants.

La CHREDO va saisir les parlementaires français et en particulier les soixante-dix parlementaires qui la soutiennent, ainsi que les dirigeants français et européens sur ces trois points.

Source : CHREDO



Envoyé de mon Ipad 

Communiqué de Presse : L'Europe face aux défis de la paix au Moyen Orient » Chrétiens de la Méditerranée

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : L'EUROPE FACE AUX DÉFIS DE LA PAIX AU MOYEN ORIENT

L'EUROPE FACE AUX DEFIS DE LA PAIX AU MOYEN ORIENT

A Strasbourg du 12 au 14 décembre 2013, l'Université d'hiverorganisée par Chrétiens de la Méditerranée, le Réseau citoyen des acteurs de paix

En collaboration avec le Parlement européen et le Conseil de l'Europe

En partenariat avec les D.N.A., l'Œuvre d'Orient, les Amis de La Vie, la Maison de l'Europe

Le chaos en Irak, la tragédie syrienne et l'afflux journalier des réfugiés dans les pays voisins, le bras de fer avec l'Iran, le conflit israélo-palestinien interminable : tout le monde le sait, le Moyen-Orient est au bord du précipice, avec ses milliers de victimes innocentes, hommes, femmes et enfants pris dans la tourmente. Et peut-être demain le chaos.

Oui, la paix, le trésor le plus précieux de l'humanité est aujourd'hui menacée si nous n'y prenons garde. Telle est la raison profonde pour laquelle Chrétiens de la Méditerranée, le Réseau citoyen des acteurs de paix, ses amis de Strasbourg et ses partenaires ont décidé de prendre le temps de réfléchir, de débattre et d'interpeller l'Europe, trois jours durant, sur cette question majeure. Tel est le sens de l'Université d'hiver qu'ils organisent ensemble à Strasbourg, au Parlement européen d'abord, le jeudi 12 décembre de 14 h à 16 h, au Centre Saint Thomas (2, rue de la Carpe Haute) ensuite, les 13 et 14 décembre.

A quelques mois des élections européennes de 2014, au cœur d'une actualité qui suscite peurs, inquiétudes et replis identitaires sur tout notre continent, l'Université d'hiver s'interrogera sur les défis que l'Europe doit relever pour continuer d'être une véritable actrice de paix face aux menaces qui pèsent sur le Moyen-Orient et sur le monde. Elle le fera en donnant la parole à tous : élus et responsables européens, ONG, associations, acteurs de paix des sociétés civiles, responsables des différentes religions, médias, observateurs et témoins du Moyen-Orient. Parce que la paix est l'affaire de tous et le fruit du dialogue.

Conscients de l'enjeu, le Parlement européen et Mme la Député européenne Michèle Striffler, le Conseil de l'Europe et Mme Gabriella Battaini-Dragoni, sa Secrétaire générale adjointe, apporteront à l'Université d'hiver leur collaboration, tandis que M. Jacques Delors adressera un message aux participants et que Mme Catherine Trautmann donnera la conférence d'ouverture le vendredi 13 au matin. Des représentants de la Syrie, du Liban, de la Palestine et de la Tunisie diront ce qu'ils attendent de l'Europe, comme le feront également, au nom des chrétiens et des musulmans du Moyen-Orient, Mgr Gollnisch, directeur de l'Œuvre d'Orient, le père Fadi Daou et Melle Nayla Tabbara, fondateurs d'ADYAN à Beyrouth. Ce riche programme s'achèvera par un Appel des citoyens à l'Europe.

Jean Claude Petit
Président du Réseau Chrétiens de la Méditerranée



Envoyé de mon Ipad 

تفاصيل المفاوضات لإطلاق راهبات معلولا.. واحتمال نقلهن إلى لبنانnegotiations à propos des moniales de Maaloula

السفير -١٣/١٢/٢٠١٣

تفاصيل المفاوضات لإطلاق راهبات معلولا.. واحتمال نقلهن إلى لبنان
الراهبات المعلوليات إلى لبنان قريباً، حيث ملجأ الخاطفين الأخير، إذا لم تتوصّل الوساطات والقنوات المفتوحة معهم إلى حل سريع، وقبل توسّع هجوم الجيش السوري على يبرود في مقبل الأيام مع انطلاق المرحلة الثانية من العملية العسكرية في القلمون. 

اثنتا عشرة راهبة، أربع منهن لبنانيات، والأخريات سوريات. ثلاث قنوات للتفاوض تناوبت على محاولة الحصول على لائحة شروط الخاطفين للتوصل إلى عملية تبادل سريعة. ويغلب على عملية التفاوض نفسها بعض التفاؤل بسبب دخول الخاطفين فوراً في عملية حوار متعدد الجوانب والأطراف لإجراء صفقة حول الراهبات، وهو مؤشر مهم، لأنها المرة الأولى التي تبحث فيها «جبهة النصرة» بسرعة عن إجراء صفقة حول مخطوفين لديها، فيما كانت مصائر المخطوفين من قبل تنتظر أشهراً قبل اتضاحها أو حتى قبول الخاطفين مبدأ التفاوض.

وفي القنوات التي تفاوض، أو حاولت التفاوض، يغيب أي ممثل مباشر للحكومة السورية التي تكتفي بتلقي الطلبات أو مراقبة ما يجري عن بُعد. فهناك قناة محلية تقودها شخصية سورية ساهمت في الماضي في مفاوضات لتحرير رهائن، وهناك قناة قطرية بدأت بالعمل قبل يومين، وهناك قناة الأمم المتحدة.

ويقول مصدر في «الجيش الحر» في القلمون إن محادثاً من الفاتيكان يحاول فتح قناة رابعة، والتحاور مباشرة مع الخاطفين، وتقديم عروض مالية سخية مقابل إطلاق سراح الراهبات، لكن جماعة «النصرة» تطرح شروطاً، ليس منها، حتى الآن، أي شرط مالي أو فدية. ويقف في الظل إلى جانب «أمراء جبهة النصرة» في يبرود مثقال حمامة واحمد المقمبر، وهما مسؤولان محليان في إحدى كتائب «الجيش الحر»، ويحاولان الحصول على حصة من عملية التبادل وفدية مالية وضمانات أمنية شخصية.

ويتحدر احمد المقمبر من قرية المشرفة (فليطة) فيما يتحدر مثقال حمامة من بخعة في بلدة الصرخة القلمونية. ولعب حمامة دوراً رئيساً في انتزاع الراهبات من معلولا وإخراجهن من دير مار تقلا، الذي اقتحمه مع مجموعة من مقاتليه الذين ينضوون في «لواء تحرير الشام»، وهو لواء يضم 1200 مقاتل، يقوده النقيب المنشق فراس البيطار، ويعمل عناصره بشكل خاص في الغوطة والقلمون التي يتحدر منها البيطار أيضاً.

وكانت «جبهة النصرة»، التي قادت الهجوم على معلولا مطلع الأسبوع الماضي، قد وضعت يدها على الراهبات بعد إخراجهن إلى بلدة الصرخة تحت سيطرة مثقال حمامة، ونقلهن إلى يبرود التي يسيطر عليها «أمير النصرة» أبو مالك التلي، وهو سوري، ونائبه حمدي أبو عزام الكويتي، وهو كويتي - سوري، حيث إن والدته وزوجته سوريتان.
وكانت المفاوضات في الساعات الأخيرة قد حفلت بخروج قناة دولية للتفاوض مع «النصرة» لإطلاق الراهبات وأربعة أيتام كانوا في عهدتهن حملتهم «النصرة» معها من دير مار تقلا إلى قرية الصرخة، قبل أن يحطّ بهم الرحال جميعاً لدى التلي ونائبه الذي يتولى التفاوض باسمه أبو عزام الكويتي. كما حفلت بدخول القطريين على خط الوساطة بعد الزيارة التي قام بها للدوحة مدير الأمن العام اللواء عباس إبراهيم.

الأمم المتحدة حاولت، عبر الممثل الشخصي للمبعوث الدولي والعربي إلى سوريا الأخضر الإبراهيمي في دمشق مختار لماني، لعب دور في تسهيل المفاوضات لإطلاق سراح الراهبات. وتحدث لماني إلى رئيسة الراهبات الأم بيلاجيا بواسطة «سكايب» في البداية، إلا أن المحاولة اصطدمت بإصرار أبي عزام الكويتي على حضور الديبلوماسي الدولي إلى يبرود لإجراء المفاوضات وجهاً لوجه.

وترفض الأمم المتحدة ذهاب أيٍّ من ديبلوماسييها لمقابلة قيادة «النصرة» في يبرود لأسباب أمنية وقانونية، منها إدراج «النصرة» على لائحة الإرهاب، وعدم تقدم أبو عزام بطلبات يمكن التباحث حولها بوضوح. واشترط لماني أن يكون حضوره إلى يبرود لتسلم الراهبات، وهو ما أوقف المفاوضات من جانب «النصرة» وعطّل القناة الأممية.
ونشطت بعدها بقليل القناة المحلية السورية التي تلقت طلبات لإطلاق سراح الراهبات تشتمل على جوانب أمنية وعسكرية. وبديهي أن السلطات السورية لن تقبل بتنفيذ أي من الشروط العسكرية أو الأمنية التي يطرحها أبو عزام الكويتي، الذي يتولى التفاوض، فيما لم يتسنّ لأي من المفاوضين التحدث مباشرة إلى أبو مالك التلي حتى الآن. وتراوحت شروط أبو عزام الكويتي لإطلاق سراح الراهبات بين إرسال شحنات من الطحين والأغذية إلى المناطق المحاصرة في الغوطة الشرقية، ورفع الحصار عن معضمية الشام، وهي مطالب يمكن السير بها بحسب أحد المفاوضين.

ويُجمع كل من فاوضوا أبو عزام على تقديمه طلب إطلاق سراح ألف معتقلة في سجون النظام السوري، إلا أن أحداً لم يتلقَّ أي لائحة بأسماء من ينبغي مبادلتهن بالراهبات رغم مضي أكثر من أسبوع على بدء المفاوضات. ولكن ما يجعل المفاوضات في الطريق المسدود هو طلب «جبهة النصرة» وقف العملية العسكرية للجيش السوري في القلمون، في المآل الأخير للائحة الشروط العسكرية التي أملاها أبو عزام الكويتي على مفاوضيه. فقد طرح أبو عزام شرط انسحاب حاجز الجيش السوري على مداخل معلولا، وإخلاء دير الشيروبيم الاستراتيجي المطلّ على صيدنايا من عناصر الجيش، وخروج وحدة من الجيش السوري تتمركز في دير في قارة، وطالب بشكل عام بإخلاء «مناطق النصارى»، كما قال، من أي وجود للجيش السوري لتحييدها عن النزاع.

ويبدي المفاوضون انطباعاً بأن رجل «النصرة» في يبرود ليس من يقرر في النهاية، وانه يقوم بدور وساطة، ويتلقى أوامره من جهة خارجية على الأرجح، تحدّد مسار وشروط المفاوضات التي تعقدت في الساعات الأخيرة، بعد تهديد «النصرة» بإرسال الراهبات إلى لبنان. وترافق التهديد مع وصول «أبو حسن العرسالي» إلى يبرود منذ يومين، وهو أحد مسؤولي «الجيش الحر» في عرسال، وأحد المشرفين على عمليات الإمداد من الأراضي اللبنانية من دون معرفة ما إذا كان لذلك علاقة مباشرة بقضية الراهبات، أو التهديد بنقلهن إلى لبنان.

ويبدو دخول القطريين في الساعات الأخيرة على خط الوساطة مع المجموعة الخاطفة مشجعاً بعد أن دخلت قضية الراهبات في سباق مع العملية العسكرية باتجاه يبرود، والتي تتضارب التوقعات بشأن تأثيرها على المفاوضات. ويقول أحد العاملين على المفاوضات لـ«السفير» إن تقدم الجيش نحو يبرود لن يتيح الكثير من الخيارات أمام جماعة «النصرة»، وإن حماية الراهبات قد تتحول إلى عبء على الخاطفين في الأيام المقبلة.


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