Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mardi 7 janvier 2014

Incendie de la bibliothèque de Tripoli, « il faut préserver la diversité des cultures au Liban » | La-Croix.com

6/1/2014-Un soldat libanais monte la garde après l'incendie de la bibliothèque appartenant au prêtre grec-orthodoxe de Tripoli AFP PHOTO IBRAHIM CHALHOUB

Que vous inspire le tragique incendie criminel de la bibliothèque de Tripoli ?

Je connaissais bien la bibliothèque al-Saeh, un lieu à vocation de librairie autant que de bibliothèque, ainsi que le prêtre grec-orthodoxe Ibrahim Srouj, dont le travail m'a toujours impressionné positivement. Cet incendie est malheureux, quels que soient les arguments des terroristes, qui accusent le prêtre d'avoir publié un tract offensant l'Islam. Même -et je ne le crois pas – si c'était le cas, leur acte resterait totalement condamnable. Au-delà du symbole que cela représente, il est inadmissible de punir toute une population, toute une région, en la privant d'une source d'enrichissement telle que la bibliothèque al-Saeh.

Les intégristes savent que la culture, le livre et l'éducation sont des armes dangereuses contre leur fanatisme, c'est pour cela qu'ils les attaquent. Il ne faut pas désespérer et continuer de préserver la diversité de la culture du monde arabe dans notre pays, une culture riche de toutes les religions qui sont passées au Liban, comme l'a toujours fait le père Srouj, un prête attentif à toutes les communautés et toutes les religions du pays. Il a toujours veillé à ce que sa librairie compte des ouvrages de toutes sortes et de toutes origines, y compris non-chrétiens.

Est-ce la première fois qu'un tel lieu est attaqué au Liban ?

C'est la première fois qu'un lieu culturel est atteint spécifiquement dans notre pays. Durant toute la guerre civile, de 1975 à 1982 et jusqu'à 1990, jamais il n'y a eu d'atteinte directe d'un lieu de culture aussi important – si l'on excepte, en 2006, la destruction entre autres bâtiments de bibliothèques publiques du Sud-Liban par les bombardements israéliens. Mais rien de cette dimension n'avait encore eu lieu.

Tripoli, la deuxième ville du pays, n'est pas la ville intégriste qu'une vision partielle de l'actualité peut faire croire. La majorité n'est pas intégriste. La population civile est descendue dans la rue pour manifester sa colère le lendemain de l'incendie, et, surtout, elle s'est mobilisée sur le champ pour aider à nettoyer et trier les livres. Ce matin, lundi 6 janvier, ils recherchaient des professionnels pour les aider à faire le travail de sélection et de sauvetage des ouvrages qui pouvaient l'être, et pour inventorier ce qu'il faudrait racheter… Je suis très confiant dans cette reconstruction de la bibliothèque.

Êtes-vous inquiet, en tant que libraire beyrouthin, et en tant que citoyen libanais ?

Même s'il faut absolument ne pas céder au désespoir, nous sommes inquiets de tout actuellement. Dire le contraire serait mentir. Il faut se rassurer en se rappelant que cet élan antichrétien n'est ni majoritaire, ni emblématique. Mais il y a de quoi se soucier de la détérioration de la situation économique et sécuritaire. Si la crise touche le livre partout dans le monde, on la ressent encore plus au Liban, avec une diminution du pouvoir d'achat répercutée sur les ventes de livres, et une population qui, craignant les attentats, se déplace beaucoup moins en centre-ville. La baisse globale des budgets institutionnels se répercute sur l'ensemble du secteur culturel, malgré le dynamisme des bibliothèques publiques.

Recueilli par SABINE AUDRERIE


Envoyé de mon Ipad 

dimanche 5 janvier 2014

La société civile se mobilise pour la bibliothèque incendiée de Tripoli - Elie WEHBE - L'Orient-Le Jour

4/1/2014-La société civile se mobilise pour la bibliothèque incendiée de Tripoli - Elie WEHBE

Quelques heures après l'incendie criminel qui a ravagé vendredi soir la librairie Saeh à Tripoli (Liban-nord), l'une des plus vieilles bibliothèques du pays, la société civile s'est mobilisée et a organisé samedi un rassemblement pacifique et une campagne pour aider à la reconstruction de cet endroit historique.

"Cette bibliothèque fait partie du patrimoine de la ville de Tripoli. C'est une librairie historique", explique à Lorientlejour.com Me Khaled Merheb, avocat à la cour de la grande ville du nord et l'un des organisateurs de la campagne.

La bibliothèque Saeh, qui appartient au père Ibrahim Surouj, un prêtre orthodoxe de Tripoli, a été incendiée dans la nuit de vendredi à samedi par des inconnus. Le feu a détruit les deux tiers des quelque 80.000 livres et manuscrits qui y étaient entreposés.
"Nous étions mobilisés même avant l'incident car le père Ibrahim Surouj avait reçu des menaces (...). Mais les autorités nous avaient rassurés", ajoute Khaled Merheb qui réside à Tripoli. 

L'incendie est survenu alors qu'avait été découverte une "brochure offensante à l'égard de l'islam et du prophète Mahomet", a affirmé samedi à l'AFP une source proche des services de sécurité. Selon des membres de la société civile, cette brochure a été attribuée au père Surouj, ce qui a provoqué des tensions dans la ville. Mais selon la source citée par l'AFP, le prêtre a rencontré des dirigeants musulmans de la ville et "il est apparu évident qu'il n'avait rien à voir avec la brochure".
Lors d'une conférence de presse, le responsable des Forces de sécurité intérieure (FSI) à Tripoli, Bassam al-Ayoubi, a confirmé que le père Surouj n'avait "absolument aucun lien avec la brochure".

Me Merheb affirme avoir été choqué lorsqu'il a appris que la librairie avait été incendiée et dénonce le manque de sérieux des autorités. Le père Ibrahim Surouj "a été menacé à plusieurs reprises... Est-ce logique de laisser la bibliothèque sans protection ?", s'insurge l'avocat.
"Le père Surouj est respecté et aimé par les musulmans plus que les chrétiens. C'est un vrai Tripolitain qui n'a jamais abandonné la ville même durant la guerre", poursuit-il.
"Le Père Surouj nous représente tous. Le silence des habitants de Tripoli est inacceptable. Notre rassemblement aujourd'hui est symbolique et constitue le premier d'une série de mouvements que nous allons organiser en guise de solidarité avec le prêtre. Nous ne voulons pas que les politiciens se mêlent de cette affaire, insiste l'avocat. Les responsables de ce crime doivent être arrêté et punis".

S'exprimant à la télévision libanaise, le prêtre a assuré qu'il "pardonnait" à ceux qui avaient incendié sa bibliothèque.

Une page Facebook a été créée samedi en soutien au père Surouj et des appels à manifester pacifiquement et à aider à la reconstruction de la librairie ont été lancés. Dès samedi, des activistes se sont rendus sur place pour aider à sauver et préserver ce qui reste de la bibliothèque, selon Me Merheb.

Parmi ces activistes, Taha Baba, un résident du quartier de Abi Samra à Tripoli, qui ne connaissait pourtant même pas l'existence de la bibliothèque avant l'incendie de vendredi soir.
"Lorsqu'on m'a dit qu'une librairie avait été incendiée, j'ai cru qu'il s'agissait d'une librairie comme les autres (...). Et puis j'ai compris que cette librairie contenait des livres d'une valeur inestimable... Nous avons même trouvé des livres écrits à la main et qui datent de plus de 400 ans", raconte Taha, 25 ans. "Je ne suis pas un amateur de lecture, mais lorsque j'ai découvert que cette bibliothèque est vraiment la plus importante et la plus ancienne de Tripoli, j'ai décidé de participer à cette campagne."

Selon la LBC, deux personnes à l'origine de l'incendie ont été identifiées. 

Le sinistre a été condamné par de nombreux responsables du Liban-Nord.
L'un des leaders salafistes de Tripoli, Cheikh Salem al-Rafeï, a souligné que l'"islam condamne les actes injustes contre qui que ce soit". "Certains groupes veulent instiller la sédition entre musulmans et chrétiens à Tripoli", a-t-il ajouté. "Ceci ce peut pas arriver, ces actes visant à semer la division doivent être stoppés", a déclaré, pour sa part, le mufti de Tripoli et du Liban-Nord, Cheikh Malek al-Chaar, soulignant qu'incendier une bibliothèque est "contraire à l'islam".

Le Premier ministre sortant Nagib Mikati a, lui aussi, condamné l'incendie, déclarant : "Nous, Libanais, sommes contre tout extrémisme, chrétien, sunnite ou chiite".
"Ceux qui sont responsables de cet acte travaillent au profit des ennemis du Liban, a affirmé pour sa part l'ancien Premier ministre Fouad SIniora. Ils cherchent à détruire l'image de Tripoli".
Le député Robert Fadel a, de son côté, souligné que Tripoli restera toujours une ville de coexistence religieuse.


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Envoyé de mon Ipad 

samedi 4 janvier 2014

L'une des plus vieilles bibliothèques du Liban incendiée - L'Orient-Le Jour-4/1/2014

L'une des plus vieilles bibliothèques du Liban incendiée 

Une bibliothèque vieille de plusieurs décennies et appartenant à un prêtre orthodoxe grec a été incendiée vendredi soir à Tripoli, ville à majorité sunnite dans le nord du Liban, au lendemain de frictions communautaires, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.

"Des agresseurs non identifiés ont mis le feu à la Librairie Saeh à Tripoli, détruisant les deux tiers des quelque 80.000 livres et manuscrits qui y étaient entreposés", a indiqué cette source à l'AFP sous condition d'anonymat.

L'incendie survient au lendemain de la découverte d'une "brochure offensante à l'égard de l'islam et du prophète Mahomet", a ajouté la source. "Ensuite, le propriétaire de la bibliothèque, le père Ibrahim Surouj, a rencontré des dirigeants musulmans à Tripoli. Il est apparu évident que le prêtre n'avait rien à voir avec la brochure, et une manifestation prévue a été annulée", a-t-on expliqué de même source.

L'ancien Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a condamné l'attaque contre la librairie du prêtre orthodoxe, qualifiant l'incident de "criminel". "Ceux qui sont responsables de cet acte travaillent au profit des ennemis du Liban, a dit le chef du bloc parlementaire du Courant du Futur. Ils cherchent à détruire l'image de Tripoli".

Dans un communiqué publié samedi, l'ancien chef des services de renseignement des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Achraf Rifi, a affirmé qu'une "brochure mensongère et écrite au nom du père Surouj circulait depuis quelques temps sur Internet". Selon lui, la personne à l'origine de ces "mensonges" n'est pas de nationalité libanaise. "Le père Surouj est un prêtre intellectuel originaire de Tripoli, poursuit le général Rifi. Il y a vécu toute sa vie et a entretenu de très bonnes relations avec tous ses habitants. Le père Surouj est connu et respecté pour ses positions appelant au dialogue, à la coexistence et au respect des religions".

Le général Rifi accuse les agresseurs de vouloir porter atteinte à la coexistence dans la ville de Tripoli, appelant les autorités sécuritaires et judiciaires à arrêter les coupables "sans attendre".



Envoyé de mon Ipad 

mardi 31 décembre 2013

Syrie : le Président Assad écrit au Pape François - Une délégation syrienne au Vatican - Le blog de Père Patrice Sabater

28/12/2013-Syrie : Le Président Assad Écrit Au Pape François - Une Délégation Syrienne Au Vatican

 ROME, 28 décembre 2013 (Zenit.org) - La diplomatie vaticane poursuit son action en vue du dialogue et de la paix en Syrie, comme le manifeste l'accueil d'une délégation du gouvernement syrien, ce samedi 28 décembre, au Vatican.

Le Secrétaire d'Etat du Saint-Siège, Mgr Pietro Parolin, et le Secrétaire pour les Rapports avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti, ont reçu ce matin cette délégation, annonce le Porte-parole du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, sj.

 « La délégation a apporté un message du Président Assad pour le Saint-Père et elle a exposé la position du gouvernement syrien », indique la même source.

La délégation était composée de M. Joseph Sweid, ministre d'Etat – il est chrétien, grec-orthodoxe -, de M. Hussam Eddin Aala, vice-ministre directeur pour l'Europe auprès du ministère syrien des Affaires étrangères, ancien ambassadeur près le Saint-Siège : il avait présenté ses lettres de créance le 9 juin 2011 à Benoît XVI qui déjà plaidait pour la paix et la fraternité dans le pays.

La paix en Syrie a été au cœur du message de Noël du Pape François, mercredi, 25 décembre : le Pape a demandé le cessez-le-feu et la possibilité d'acheminer de l'aide humanitaire à la population.

Depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre, le Pape a lancé cet appel à la paix pour la Syrie et monde entier: « Les guerres brisent et blessent tant de vies ! Le conflit en Syrie en a trop brisé ces derniers temps, fomentant haine et vengeance. Continuons à prier le Seigneur, pour qu'il épargne au bien-aimé peuple syrien de nouvelles souffrances et que les parties en conflit mettent fin à toute violence et garantissent l'accès aux aides humanitaires. Nous avons vu combien la prière est puissante ! Et je suis heureux qu'aujourd'hui des croyants de diverses confessions religieuses s'unissent aussi à notre supplication pour la paix en Syrie. Ne perdons jamais le courage de la prière ! Et j'invite aussi les non-croyants à désirer la paix, avec un désir qui dilate le coeur. Tous unis, soit par la prière, soit par le désir, mais tous pour la paix. Le courage de dire : Seigneur, donne ta paix à la Syrie et au monde entier. »

Par cette affirmation de la puissance de la prière, le Pape faisait probablement allusion à la journée de jeûne et de prière dont il a eu l'initiative, le 7 septembre dernier, devant le risque d'une intervention militaire des Etats-Unis et de la France dans le conflit.

Le Pape avait int  erpellé les consciences et achevé ainsi son allocution: « Je voudrais demander au Seigneur, ce soir, que nous, chrétiens, frères des autres Religions, chaque homme et chaque femme de bonne volonté crie avec force : la violence et la guerre ne sont jamais la voie de la paix ! Que chacun s'applique à regarder au fond de sa conscience et écoute cette parole qu'elle dit : sors de tes intérêts qui atrophient le cœur, dépasse l'indifférence envers l'autre qui rend le cœur insensible, vaincs tes raisons de mort et ouvre-toi au dialogue, à la réconciliation : regarde la douleur de ton frère et n'ajoute pas une autre douleur, arrête ta main, reconstruis l'harmonie qui s'est brisée ; et cela non par le conflit, mais par la rencontre ! Que se taisent les armes ! La guerre marque toujours l'échec de la paix, elle est toujours une défaite pour l'humanité. (…) Pardon, dialogue, réconciliation sont les paroles de la paix : dans la bien-aimée Nation syrienne, au Moyen-Orient, partout dans le monde ! Prions pour la réconciliation et pour la paix, travaillons pour la réconciliation et pour la paix, et devenons tous, dans tous les milieux, des hommes et des femmes de réconciliation et de paix. »

Le Vatican montre qu'il ne relâche pas son travail dans cette direction indiquée par le Pape François.



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L’idée de la lettre de Chatah à Rohani a germé lors d’un dîner à Bkerké, selon de Freige - L'Orient-Le Jour

31/12/2013-L'idée de la lettre de Chatah à Rohani a germé lors d'un dîner à Bkerké, selon de Freige

Le député Nabil de Freige a assuré que le projet de lettre destinée au président iranien, Hassan Rohani, ferait partie, entre autres, des mobiles de l'assassinat de l'ancien ministre Mohammad Chatah. « Ni le régime syrien ni l'aile dure iranienne ne veulent que le Liban reste à l'abri des bouleversements en Syrie, puisqu'ils utilisent le pays pour soutenir le régime » de Bachar el-Assad, a indiqué le parlementaire dans une déclaration, avant de faire état de « la présence d'une cellule directement liée à des parties extérieures qui lui donnent l'ordre de commettre des assassinats ».
Il a rappelé que l'idée d'envoyer la lettre au président iranien avait germé au cours d'un dîner auquel le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, avait convié une délégation du courant du Futur, il y a deux semaines. « Le patriarche était très contrarié par la situation dans le pays et les effets de la guerre syrienne sur le Liban, surtout à cause de l'impossibilité de former un gouvernement. Il redoutait également un vide au niveau de la présidentielle. Ce jour-là, nous nous sommes mis d'accord pour adresser une lettre au président Rohani, expliquant les conséquences, sur le Liban, de l'implication du Hezbollah en Syrie », a indiqué M. de Freige, en précisant qu'il était également entendu que Bkerké devra en agréer le contenu avant que des copies ne soient envoyées à l'ONU et à la Ligue arabe.
M. Chatah avait été chargé de préparer le texte et avait engagé pour cela des concertations avec les ambassadeurs des pays membres permanents du Conseil de sécurité qui y ont réagi favorablement, a expliqué le député, avant de souligner que la missive est toujours à Bkerké. « Il faut que la mission commencée par Mohammad Chatah soit complétée », a-t-il insisté.



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