Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

samedi 14 juin 2014

Irak : vive préoccupation du Saint-Siège

Intervention du card. Sandri

Anita Bourdin

ROME, 13 juin 2014 (Zenit.org) - Le Vatican exprime sa « vive préoccupation la détérioration de la situation » en Irak, indique un communiqué de la Congrégation romaine pour les Eglises orientales catholiques publié le 12 juin et traduit par Radio Vatican.

Les troupes djihadistes continuent leur avancée et prennent en effet peu à peu les principales villes du pays, provoquant un exode de centaines de milliers de personnes.

Collaboration entre habitants de différentes religions

Le cardinal préfet Leonardo Sandri, les supérieurs et les responsables de la Congrégation pour les Eglises orientales, « suit avec une vive préoccupation la détérioration de la situation, déjà délicate, en Irak ».

Il dit sa « proximité » au patriarche de Babylone des Chaldéens, Louis Sako, « qui, à plusieurs reprises depuis son élection, a soutenu, de toutes les façons possibles, le dialogue et la réconciliation nationale, ainsi qu'aux archevêques chaldéen et syro-catholique de Mossoul, leurs excellences, Mgr Nona et Mgr Moshe ».

« En ces heures tragiques, les deux prélats sont aux côtés de la population, chrétienne et musulmane, contrainte de fuir leurs maisons et leur ville, pour leur survie », souligne le communiqué.

Dans une conversation téléphonique, le 12 juin, le cardinal Sandri « a pu montrer personnellement à Mgr Nona la proximité de la Congrégation et du Sant-Siège ».

De son côté, « l'archevêque a assuré que les églises, les écoles et les autres structures catholiques étaient ouvertes aux réfugiés, en esprit de collaboration entre fidèles de plusieurs religions ».

Le cardinal a exprimé « le soutien et la paternité du Pape François, la sollicitude et la prière de l'Eglise universelle, afin que germent de nouvelles semences de justice ».

Il souhaite que « l'invocation pour la paix, prophétique, qui s'est tenue le dimanche de Pentecôte autour du Saint-Père et du Patriarche Bartholomée et les chefs des deux peuples en conflits, ouvre un horizon de paix sûre également en Irak et en Syrie, comme dans tout le Moyen-Orient ».

Le danger d'un bain de sang

Pour une source de l'agence vaticane Fides, la situation à Mossoul est de « calme apparent »: "La population s'est enfuie surtout parce qu'elle craint la réaction de l'armée qui pourrait provoquer des massacres de civils. La rapide avancée des insurgés ne s'explique pas qu'au travers de l'intervention de l'extérieur des djihadistes du prétendu Etat islamique d'Irak et du Levant mais révèle plutôt l'appui dont ils bénéficient auprès de vastes secteurs des sunnites irakiens, opposés au gouvernement de Bagdad".

Il indique que "parmi les groupes d'hommes armés qui, depuis lundi soir, ont pris le contrôle de Mossoul, une grande partie est composée d'irakiens de Mossoul ou des environs. Tous ne peuvent pas être étiquetés comme terroristes étrangers. Certains d'entre eux haranguent la foule dans la rue, disant vouloir garantir l'ordre, protéger la population et combattre l'injustice du gouvernement de Bagdad. Par leurs discours, ils veulent surtout exprimer leur hostilité au gouvernement d'al-Maliki. Des rumeurs indiquent qu'ils auraient nommé un gouverneur".

Fides fait état de la défense des Peshmergas kurdes qui "contrôlent les barrages établis sur la route portant de Mossoul à Erbil et sont intervenus également pour protéger la ville de Kirkouk, dont la population compte une forte composante kurde".

De fait il n'y a pas eu d'affrontements entre kurdes et miliciens sunnites qui "se dirigent vers le sud": "Ils veulent arriver à Bagdad et on a l'impression qu'ils ne veulent pas entrer en conflit avec les kurdes dans les régions du nord."

Le danger, indique Fides, ce sont des appels à armer toute la population pour l'envoyer combattre les terroristes: "Actuellement, toute erreur risque de provoquer un bain de sang", estiment les sources de Fides.

vendredi 13 juin 2014

L'Irak à l'agonie


Date: 13 juin 2014 20:46:13 UTC+3
Objet: L'Irak à l'agonie,

L'Irak à l'agonieChers amis,

La situation en Irak est très inquiétante. Mgr Nona, archevêque de Mossoul, nous alertait avant-hier au téléphone : ""Nous n'avons jamais rien vu de tel : une grande ville comme Mossoul en proie au chaos et aux attaques par des groupes !"

Depuis une semaine, en effet, la province de Ninive et son chef-lieu Mossoul, au Nord de l'Irak, sont tombés aux mains des djihadistes de l'État islamique d'Irak et du Levant (EIIL). 500 000 Irakiens ont fui en direction du Kurdistan. Ceux qui n'ont pas pu fuir si loin se dirigent vers la plaine de Ninive à la recherche de lieux pour s'abriter, d'autres sont pris au piège chez eux, en proie à la peur, aux attaques et à l'insécurité. La situation à Qaraqosh, ville chrétienne à l'est de Mossoul, est aussi très précaire.

Il y a dix fois moins de chrétiens en Irak aujourd'hui qu'il y a dix ans. A Mossoul, des 3 000 chrétiens qui y résidaient ces derniers mois, il n'en reste probablement plus aucun ce 13 juin 2014 après l'attaque des djihadistes. Les déplacements risquent de s'intensifier et la situation humanitaire de se dégrader durablement.

Va-t-on voir le reste de l'Irak subir la même agonie ?

Face à l'urgence et la gravité de la situation des chrétiens en Irak, l'AED souhaite intensifier son aide et compte sur votre générosité à l'égard de nos frères éprouvés. Notre maillage local nous permettra de prioriser notre aide selon les besoins les plus urgents.

Je vous invite également à prier particulièrement pour nos frères d'Irak, qui comptent sur nous. Le mois dernier, Mgr Nona déplorait : "Nous sommes sûrs que l'Église du monde entier prie pour l'Irak, mais l'Occident et ses gouvernements semblent avoir oublié le drame que traverse la population de ce pays… comme s'il était normal d'entendre chaque jour les nouvelles des morts, des attaques, des violences"Un prêtre irakien nous écrivait avant-hier : "Les chrétiens irakiens demandent la prière de leurs frères et sœurs en Europe."

Par avance je vous remercie de tout cœur, chers amis, pour votre prière et votre soutien très précieux.

Signature
Marc Fromager
Directeur de l'AED


PS
: L'année 2013 a été en Irak la plus meurtrière en termes d'attentats depuis cinq ans, avec près de 26 morts par jour. L'hémorragie chrétienne continue dramatiquement, ils ont vraiment besoin de notre aide.

AED



"La contribution la plus importante qui peut nous être donnée est de savoir que notre situation aide les autres à vivre leur propre foi avec une plus grande force, avec joie et confiance." Mgr Nona

Petite fille chrétienne d'Irak : quel sera son avenir ?

Je fais un don pour les Syriens


L'année 2013 a été la plus meurtrière en Irak depuis 5 ans, avec près de 26 morts par jour...



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jeudi 12 juin 2014

Que se passe-t-il dans le nord de l’Irak ? | La-Croix.com-12/6/2014

Que se passe-t-il dans le nord de l'Irak ? | La-Croix.com

Que se passe-t-il dans le nord de l'Irak ?

En Irak, la province de Ninive et la ville de Mossoul sont tombées mercredi 11 juin aux mains de groupes armés djihadistes sunnites. Ces derniers avancent vers la capitale Bagdad dans une offensive fulgurante, obligeant le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir jeudi 12 juin et Washington à envisager des frappes aériennes.




ENTRETIEN avec Gilles Chenève, Expert du monde arabe, en mission au Proche-Orient (1)

La Croix : Que se passe-t-il dans la province de Ninive ?

 Gilles Chenève : Depuis le 6 juin, des groupes armés djihadistes sont entrés dans la ville de Mossoul (nord-ouest). Une partie d'entre eux vient de Syrie et a fait jonction avec des combattants qui étaient déjà présents dans le nord ouest de l'Irak.

Dès les premières attaques, ils ont pris le dessus aux dépens des policiers et des militaires irakiens. Pris par surprise, un certain nombre d'entre eux s'est fait tuer. D'autres ont fui en laissant leurs armes.

Les groupes armés ont pris le contrôle de la partie ouest de Mossoul, le 9 juin dans la journée. Puis, le soir même, ils ont essaimé dans l'ensemble de la ville, sans rencontrer de résistance. Le 10, ils contrôlaient l'essentiel de la province, à l'exception de son extrémité ouest (frontière irako-syrienne), tenue par des unités kurdes.

L'État Islamique en Irak et au Levant a-t-il pris à lui seul le contrôle de la province ?

 G.C : Ce raid sur Mossoul est le fait de combattants djihadistes, de différentes obédiences. Mais les plus organisés et les plus nombreux sont ceux de l'État Islamique en Irak et au Levant ((EIIL, Da'esh selon l'acronyme arabe).

Le contingent de Da'esh comptait probablement entre 1 000 et 3 000 hommes. Il y a eu çà et là des soulèvements isolés contre l'armée fédérale. Mais fondamentalement, la population (majoritairement sunnite) a été surprise par ce raid et mise devant le fait accompli.

Cette prise de contrôle peut-elle aboutir à une partition de l'Irak ?

 G.C : Il est un peu tôt pour parler de partition, mais on voit mal comment Bagdad pourrait reprendre pied de sitôt dans le nord. La jonction de l'EIIL entre sa composante syrienne et irakienne va être facilitée.

Da'esh va augmenter de manière considérable ses capacités militaires, avec le matériel récupéré dans les casernes. À supposer que les combattants djihadistes sachent s'en servir, ils pourront utiliser des véhicules, des canons et même des hélicoptères contre Bagdad.

Da'esh va pousser son avantage vers d'autres régions de population sunnite. Les militaires qui s'y trouvent ont une faible motivation et ont tendance à déserter.

Les Kurdes irakiens qui considèrent cette région comme faisant partie du Kurdistan, vont-ils essayer de la récupérer ?

 G.C : La situation va modifier les équilibres entre Bagdad et les Kurdes. Ceux-ci font face dans l'immédiat à un afflux massif de réfugiés arabes qui veulent se mettre à l'abri au Kurdistan, région réputée calme. Parallèlement, le gouvernement autonome kurde va envoyer ses Peshmergas dans les régions où se trouvent des minorités kurdes menacées (dans les « territoires disputés »), pour les protéger. Les Kurdes auront beau jeu de justifier ce déploiement de troupes en invoquant la carence de l'armée fédérale, qui fuit devant Da'esh.

Une fois que les Peshmergas auront pris position dans ces villes et villages, il est probable que les Kurdes ne les en retireront pas. Ce n'est pas tant à Mossoul qu'ils vont se déployer, mais surtout à Kirkouk, considérée comme la capitale historique des Kurdes.



Envoyé de mon Ipad 

mercredi 11 juin 2014

Fwd: المطران الجميل يختتم زيارته الراعوية الأولى إلى هولاندا ثم يشارك في مجمع بكركي



Expéditeur: georges georges <sassineg@gmail.com
Date: 11 juin 2014 18:51:57 UTC+3
Destinataire: "L'Amicale des Anciens du Seminaire" <aaspm.lb@gmail.com>
Objet: المطران الجميل يختتم زيارته الراعوية الأولى إلى هولاندا ثم يشارك في مجمع بكركي

 

قام المطران مارون ناصر الجميل، راعي أبرشية سيدة لبنان للموارنة في فرنسا والزائر الرسولي على موارنة أوروبا، بزيارته الراعوية الأولى إلى هولندا، وذلك في اطار جولاته الدورية لتكوين صورة متكاملة عن الموارنة خصوصاً، مقدمة للاستجابة إلى حاجاتهم الروحية والرسولية والاطلاع على أوضاع مسيحيي المشرق عموماً.

وامضى المطران الجميل وأمين سر الأبرشية الخوري ريمون باسيل، يومي السبت والأحد في هولندا، حيث حلا في دير مار افرام بضيافة النائب البطركي للسريان الأرثوذكس المطران بوليكربوس أوجين أيدين، كما التقى السفير البابوي المونسنيور أندريه دوبوي، الذي عاش جزءاً من حياته في لبنان وفي بلدان المشرق.

ورافق المطران الجميل الخوري ميلاد عبود إلى كل من انشخيدي وأمستردام حيث احتفل فيهما بقداس العنصرة وعاونه كهنة وشمامسة لاتين بحضور كاهن سرياني أرثوذكسي وجمع غفير من المؤمنين. وفي أنشخيدي دُعي إلى عشاء خيري يعود ريعه إلى مسيحيي المشرق.

وبعد القداسين أجرى لقاءات مع أبناء الرعيتين واطلع على التحديات التي يواجهونها بعيداً عن الوطن الأم،  وعلى هموم الأهل في تربية الأجيال الصاعدة وعلى أهمية الحفاظ على الهوية المارونية الانطاكية في بلدان الانتشار. كما تداول مع المسيحيين المشرقيين هناك في شؤون الساعة وفي تطلعاتهم ، ذلك أن لهم وجود متنامٍ في القارة الأوروبية ودور فاعل في المجتمعات التي يعيشون فيها على الرغم من الأزمات الاقتصادية والاجتماعية الراهنة. أما ما يوحدهم فهما الرغبة في التشبث بأصولهم  وارادتهم في تقديم يد العون لأخوتهم في المشرق.

 يُذكر أن الخوري عبود مقيم في مونستر في ألمانيا ويأتي بشكل خاص الى أمستردام وانشخيدي منذ سنوات للقيام بمهماته الراعوية فيهما، على رغم تنكبه مشقات السفر. ومن المعلوم أن المطران الجميل يبحث في كل زياراته الراعوية مع السلطات الكنسية المحلية في شأن صيغ التعاون التي تعود بالخير على الموارنة والمسيحيين المشرقيين خصوصاً والكنائس الكاثوليكية عموماً. يبقى أن إجادة اللغة الهولندية نادرة في الوسط الكهنوتي والرهباني.

وبعد زيارته إلى هولندا، سافر المطران الجميل إلى لبنان للمشاركة في مجمع المطارنة الموارنة في بكركي الذي بدأ في التاسع من حزيران ويستمر أسبوعين.

Ouverture du Synode maronite

إفتتاح سينودس الكنيسة المارونية المقدس السنوي صباح اليوم في بكركي

ويواصل السينودس أعماله المجمعية يوم الاثنين في 16 وتستمر لغاية مساء الخميس في 19 الحالي، على ان يصدر في نهايته البيان الختامي ويتضمن المواضيع كافة التي تم بحثها.

وافتتح البطريرك الراعي السنودس بكلمة قال فيها:

"نشكر الله على انه يجمعنا بنعمة من جودته ومحبته على خير، في هذه الرياضة الروحية التي نخصص لها اربعة ايام ثم يليها انعقاد سينودس كنيستنا المقدس صباح الاثنين المقبل ولمدة اربعة ايام ايضا، فيطيب لي ان احييكم وارحب بكم ونرحب معا بالعزيز الخوري مكرم قزح، مرشد الرياضة الروحية وهي بعنوان " فرح الانجيل يملآ قلب الذين يلتقون بيسوع"، ونشكره مسبقا على التأملات التي سيلقيها علينا. نسأل الله ان يكافئه بفيض من نعمه الالهية، يوجد بين يديكم برنامج الرياضة وجدول اعمال السينودس المقدس".

اضاف: "اننا نرحب بأخينا المطران الياس عبدالله زيدان، مطرانية ابرشية سيدة لبنان لوس انجلس – سانت لويس الذي يشارك معنا للمرة الاولى، كما نرحب بالاباتي سمعان ابو عبدو المدبر البطريركي لابرشية حلب، وبالخور اسقف سيمون فضول اكسرخوس افريقيا الوسطى والغربية والزائر الرسولي على افريقيا الجنوبية، اللذين يشاركان في الرياضة الروحية واعمال المجمع من دون امكانية التصويت والانتخاب".

وتابع: "لقد اعتذر خطيا عن عدم الحضور المطران ادمون فرحات لاسباب قاهرة والمطران منصور حبيقة لدواع صحية كما يغيب بداعي السن واسباب صحية السادة المطارنة بطرس الجميل، يوسف حتي، هيكتور دويهي، مارون صادر، جوزف الخوري، روبيرت شاهين، ويوسف مسعود، اننا نذكرهم في صلاتنا ونتمنى لهم الشفاء والصحة".

وقال: "اننا نحمل بصلاتنا كل ابناء كنيستنا وبناتها ومؤسساتها في لبنان والنطاق البطريركي وبلدان الانتشار، ونصلي مع قداسة البابا فرنسيس من اجل السلام العادل والشامل والدائم وحل النزاعات العالقة في الاراضي المقدسة، ومن اجل انهاء دوامة الحرب والعنف في سوريا والعراق ومن اجل احلال السلام فيهما بالطرق السلمية وعودة النازحين الى اراضيهم ونصلي من اجل بعضنا البعض لكي نكون رعاة مخلصين للمسيح، الكاهن الازلي والراعي الصالح للابرشيات التي اقامنا عليها الروح القدس لنبلغ بابنائها وبناتها الى معرفة الحقيقة والخلاص".

وتابع الراعي: "نصلي خلال هذه الرياضة الروحية من اجل الاستقرار في لبنان والخروج من ازماته السياسية والمعيشية والاقتصادية والامنية، نصلي لكي يمس الله ضمائر نواب الامة لكي يلتزموا بما يوجب عليهم الدستور وهو ان ينتخبوا فورا رئيسا للجمهورية بحكم المادتين 73و74 وان يتوقفوا عن اي عمل تشريعي عملا بالمادة 75، وان يلتزموا بما يفرضه الميثاق الوطني وهو توزيع السلطات العليا بين رئيس للجمهورية ماروني ورئيس لمجلس النواب شيعي، ورئيس لمجلس الوزراء سني، ان الممارسة الحالية في عدم انتخاب رئيس جديد للجمهورية تنتهك الدستور والميثاق الوطني معا، وهذا امر مرفوض بالطلق ومعيب بكرامة المجلس النيابي والشعب والوطن".

وقال: "الى جانب الصلاة التي تلهم وتساعد على الوقوف امام الله والذات والضمير ينبغي القيام بمبادرات شجاعة اذ لا احد منا الا وتأثر بمشهد الاحد الماضي، حيث رأينا قداسة البابا فرنسيس محاطا برئيسين عدوين كبيرين، الرئيس الاسرائيلي والرئيس الفلسطيني يقفون للصلاة امام الله والعالم من اجل السلام في الاراضي المقدسة، وينتهون بتبادل قبلة السلام بفرح واخلاص واستعداد للمصالحة، ان هذا المشهد يمس ضمائر كل المتنازعين ويقدم لنا جميعا مثالا يحتذى به".

وتابع: "امام خلاص الجمهورية اللبنانية وخلاص الشعب وحقوقه عائلات وعمالا وموظفين وتلامذة ومعلمين وخلاص المؤسسات العامة ومال خزينة الدولة، تسقط كل الاعتبارات الشخصية والفئوية بل يسقط كل حق مكتسب او يعتبر كذلك، فلا بد من مبادرات شجاعة من قبل المرشحين لرئاسة الجمهورية ومن فريقي 8 و14 آذار، وكذلك من قبل الهيئات النقابية وهيئة موظفي القطاع العام اذ لا يحق لاحد ان يرمي البلاد والمؤسسات في الشلل التام".

وقال:"اننا نضع تحت أنوار الروح القدس، ونحن في بدايات زمن العنصرة رياضتنا الروحية ومجمعنا المقدس، واننا في الاحد المقبل سنحتفل معا بتكريس لبنان وبلدان الشرق الاوسط من جديد لقلب مريم الطاهر لكي تظل هذه المنطقة من العالم التي اختارها الله لتجلي سر الفداء عليها ارض السلام ونور الانجيل، مع الدعاء بفيض النعم الالهية علينا جميعا".

وطنية ١١-٦-٢٠١٤

lundi 9 juin 2014

PRIERE POUR LA PAIX AVEC LES PRESIDENTS PERES ET ABBAS


Cité du Vatican, 9 juin 2014 (VIS). Les Jardins du Vatican ont été hier soir le lieu de l'Invocation pour la paix, initiative à laquelle le Pape François a invité durant son pèlerinage en Terre sainte, les présidents Shimon Peres et Mahmoud Abbas, pour demander le don de la paix entre les peuples israéliens et palestiniens. MM.Peres et Abbas sont arrivés au Vatican respectivement, vers 18 h 15' et vers 18 h 30' et le Saint-Père les a reçus à l'entrée de la résidence Ste.Marthe, où il s'est brièvement entretenu d'abord avec le président israélien et ensuite avec le président palestinien. Peu après, tous trois sont entrés dans le hall de Sainte-Marthe et le Patriarche œcuménique Barthélémy I s'est joint à eux, avant de se rendre en voiture dans les Jardins du Vatican, où les délégations respectives les attendaient. La rencontre a commencé avec les mots suivants: "Que le Seigneur vous accorde la paix! Nous nous sommes réunis dans ce lieu, les Israéliens et les Palestiniens, les juifs, les chrétiens et les musulmans, pour offrir notre prière pour la paix pour la Terre Sainte et pour tous ses habitants".

La rencontre s'est déroulée en trois phases, auxquelles a fait suite une conclusion. Dans l'ordre chronologique la communauté religieuse juive a commencé, ensuite la communauté chrétienne et enfin la communauté musulmane. La première phase a été celle de la louange à Dieu pour le don de la création et pour nous avoir créés membres d'une seule famille humaine. La deuxième phase a été une demande de pardon à Dieu de ne pas agir comme des frères et s?urs, et pour les péchés contre Dieu et contre le prochain. Dans la troisième phase, a été invoqué de Dieu le don de la paix en Terre sainte et notre conversion en constructeurs de paix. Chacune des phases était accompagnée d'un bref interlude musical. Une méditation musicale plus prolongée a ponctué chacune de trois parties principales. À la fin, avant d'échanger un vigoureux serrement de mains et avant de planter un petit olivier comme signe du désir commun de paix entre le peuple palestinien et le peuple israélien, ont pris la parole le Saint-Père, le Président Shimon Peres et le Président Mahmud Abbas: Messieurs les Présidents, a dit le Pape François, "avec grande joie, je vous salue et je désire vous offrir à vous et aux distinguées délégations qui vous accompagnent, le même accueil chaleureux que vous m?avez réservé lors du pèlerinage que je viens d?effectuer en Terre Sainte. Je vous remercie du fond du c?ur pour avoir accepté mon invitation à venir ici afin d?invoquer ensemble de Dieu le don de la paix. J?espère que cette rencontre sera un chemin à la recherche de ce qui unit, pour dépasser ce qui divise. Et je remercie Votre Sainteté, vénéré Frère Barthélémy, d?être ici avec moi pour accueillir ces hôtes illustres. Votre participation est un grand don, un soutien précieux et un témoignage du chemin que, comme chrétiens, nous parcourons vers la pleine unité. Votre présence, Messieurs les Présidents, est un grand signe de fraternité, que vous accomplissez en tant que fils d?Abraham, et une expression concrète de confiance en Dieu, Seigneur de l?histoire, qui nous regarde aujourd?hui comme frères l?un de l?autre et désire nous conduire sur ses voies. Cette rencontre d?invocation de la paix en Terre Sainte, au Proche et Moyen Orient et dans le monde entier, est accompagnée par la prière de très nombreuses personnes, appartenant à diverses cultures, patries, langues et religions, des personnes qui ont prié pour cette rencontre et qui, maintenant, sont unies à nous dans la même invocation. C?est une rencontre qui répond à l?ardent désir de tous ceux qui aspirent à la paix et rêvent d?un monde où les hommes et les femmes puissent vivre en frères et non comme des adversaires ou des ennemis. Le monde est un héritage que nous avons reçu de nos ancêtres, mais c?est aussi l'héritage de nos enfants, de fils qui sont fatigués et épuisés par les conflits et désireux de parvenir à l?aube de la paix; des fils qui nous demandent d?abattre les murs de l?inimitié et de parcourir la route du dialogue et de la paix afin que l?amour et l?amitié triomphent. Beaucoup, trop de ces fils sont tombés, victimes innocentes de la guerre et de la violence, plantes arrachées en pleine vigueur. C?est notre devoir de faire en sorte que leur sacrifice ne soit pas vain. Que leur mémoire infuse en nous le courage de la paix, la force de persévérer dans le dialogue à tout prix, la patience de tisser jour après jour la trame toujours plus solide d?une cohabitation respectueuse et pacifique, pour la gloire de Dieu et le bien de tous. Pour faire la paix, il faut du courage, bien plus que pour faire la guerre. Il faut du courage pour dire oui à la rencontre et non à l?affrontement; oui au dialogue et non à la violence; oui à la négociation et non aux hostilités; oui au respect des accords et non aux provocations; oui à la sincérité et non à la duplicité. Pour tout cela, il faut du courage, une grande force d?âme. L?histoire nous enseigne que nos forces ne suffisent pas. Plus d?une fois, nous avons été proches de la paix, mais le malin, par divers moyens, a réussi à l?empêcher. C?est pourquoi nous sommes ici, parce que nous savons et nous croyons que nous avons besoin de l?aide de Dieu. Nous ne renonçons pas à nos responsabilités, mais nous invoquons Dieu comme un acte de suprême responsabilité, face à nos consciences et face à nos peuples. Nous avons entendu un appel, et nous devons répondre, l?appel à rompre la spirale de la haine et de la violence, à la rompre avec une seule parole: frère. Mais pour prononcer cette parole, nous devons tous lever le regard vers le Ciel, et nous reconnaître enfants d?un seul Père. C?est à lui que je m?adresse, dans l?Esprit de Jésus-Christ, demandant l?intercession de la Vierge Marie, fille de la Terre Sainte et notre Mère: Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication! Nous avons essayé tant de fois et durant tant d?années de résoudre nos conflits avec nos forces et aussi avec nos armes; tant de moments d?hostilité et d?obscurité; tant de sang versé; tant de vies brisées, tant d?espérances ensevelies? Mais nos efforts ont été vains. A présent, Seigneur, aide-nous Toi! Donne-nous Toi la paix, enseigne-nous Toi la paix, guide-nous Toi vers la paix. Ouvre nos yeux et nos c?urs et donne-nous le courage de dire: Plus jamais la guerre. Avec la guerre tout est perdu! Infuse en nous le courage d?accomplir des gestes concrets pour construire la paix. Seigneur, Dieu d?Abraham et des Prophètes, Dieu Amour qui nous a créés et nous appelle à vivre en frères, donne-nous la force d?être chaque jour des artisans de paix; donne-nous la capacité de regarder avec bienveillance tous les frères que nous rencontrons sur notre chemin. Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Maintiens allumée en nous la flamme de l?espérance pour accomplir avec une patiente persévérance des choix de dialogue et de réconciliation, afin que vainque finalement la paix. Et que du c?ur de chaque homme soient bannis ces mots: division, haine, guerre! Seigneur, désarme la langue et les mains, renouvelle les c?urs et les esprits, pour que la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours frère, et que le style de notre vie devienne: Shalom, Salam! Amen".

Le président israélien, M.Shimon Peres, a ensuite pris la parole: "Je suis venu de la Ville sainte de Jérusalem pour vous remercier de votre invitation exceptionnelle. La Ville sainte de Jérusalem est le c?ur battant des Juifs. En hébreu, notre langue ancienne, le mot Jérusalem et le mot paix partagent la même racine. Et en effet la paix est la vision de Jérusalem. Comme il est dit dans le Livre des Psaumes: Priez pour la paix de Jérusalem: Que ceux qui t'aiment jouissent du repos. Que la paix soit dans tes murs et la tranquillité dans tes palais. A cause de mes frères et de mes amis, Je désire la Paix dans ton sein. A cause de la maison de l'Eternel, notre Dieu, Je fais des v?ux pour ton bonheur. Pendant votre visite historique en Terre Sainte, vous nous avez remués avec la chaleur de votre c?ur, la sincérité de vos intentions, votre modestie et vos façons gentilles. Vous avez touché les c?urs des gens indépendamment de leur foi ou nation. Vous êtes apparu comme un médiateur de fraternité et la paix. Nous avons besoin de toute l'inspiration qui accompagne votre caractère et votre façon. Merci. Deux peuples, les Israéliens et les Palestiniens, se languissent toujours de la paix. Les larmes de mères sur leurs enfants sont toujours gravées dans nos c?urs. Nous devons mettre fin aux cris, à la violence, au conflit. Nous avons tous besoin de la paix. La paix entre égaux. L'invitation que vous nous avez faite à vous rejoindre pour cette cérémonie importante pour appeler à la paix, ici dans les Jardins du Vatican, en présence de leaders juifs, chrétiens, musulmans et druze, reflète gracieusement votre vision de l'aspiration que nous partageons tous: La Paix. A cette occasion de déplacement, débordant d'espoir et pleins de foi, puissions nous élever avec vous, Votre Sainteté, un appel pour la paix entre les religions, entre les nations, entre les communautés et entre hommes et femmes. Laissons la vraie paix devenir notre héritage bientôt et vite. Notre Livre des Livres invoque sur nous le chemin de la paix, nous demande d'?uvrer dur pour sa réalisation. Il est dit dans le livre des Proverbes: Ses chemins sont des chemins de grâce et tous ses chemins sont la paix. Ainsi doivent être nos chemins. Des chemins de grâce et paix. Ce n'est pas par hasard que le Rabbin Akiva a capturé l'essence de notre Torah dans cette phrase: Aime ton prochain comme toi-même. Nous sommes tous égaux devant le Seigneur. Nous faisons tous la partie de la famille humaine. Car sans paix, nous ne sommes pas complets et nous devons encore réaliser la mission d'humanité. La paix ne vient pas facilement. Nous devons travailler dur avec toutes nos forces pour l'atteindre. L'atteindre bientôt. Même si cela exige sacrifice ou compromis. Le Livre des Psaumes nous dit : Qui aime la vie et désire voir beaucoup de bons jours, qu'il garde sa langue du mal et ses lèvres de dire des mensonges. Détourne toi du mal et fait le bien, cherche la paix et poursuit la. C'est à dire, qu'il nous est demandé de chercher la paix. Toute l'année. Chaque jour. Nous nous saluons avec cette bénédiction. Shalom. Salam. Nous devons être dignes de la signification profonde et exigeante de cette bénédiction. Même quand la paix semble éloignée, nous devons la poursuivre pour s'en rapprocher. Et si nous poursuivons la paix avec la persévérance, avec la foi, nous l'atteindrons. Et elle durera par nous, par nous tous, pour toutes les fois, toutes les nations, comme il est écrit: "Ils battront leurs épées dans des socs de charrue et leurs lances dans l'émondage de crochets. La nation ne prendra pas d'épée contre la nation, ils ne recevront plus de formation pour la guerre désormais. L'âme est enchantée à la lecture de ces versets de la vision éternelle. Et nous pouvons, ensemble et maintenant, Israéliens et Palestiniens, convertir notre noble vision en réalité de bien-être et de prospérité. Il est dans notre pouvoir d'apporter la paix à nos enfants. Ceci est notre devoir, la mission sainte de parents. Laissez-moi terminer avec cette prière: Lui qui fait la paix dans le ciel fera la paix sur nous et sur tout Israël et sur le monde entier et nous laissera dire Amen".

Enfin, le président de l'Etat palestinien, M.Mahmud Abbas a dit: "C'est en effet un grand honneur pour nous de rencontrer de nouveau Votre Sainteté, Pape François, en réponse à votre gentille invitation de partager votre présence spirituelle et noble et d'écouter votre avis et votre sagesse de cristal, qui émane d'une conscience du c?ur, une conscience vibrante, aussi bien qu'un sens éthique et religieux élevé. Je remercie votre Sainteté du fond du c?ur d'avoir organisé cette importante rencontre ici, au Vatican. De même, nous apprécions fortement votre visite en Terre Sainte palestinienne et en particulier dans nos villes saintes de Jérusalem et de Bethléem; la ville d'amour et de paix et le berceau de Jésus Christ. Cette visite est une expression sincère de votre croyance en la paix et une véritable tentative de réaliser la paix entre Palestiniens et Israéliens. O Dieu, nous vous louons à jamais de faire de Jérusalem notre porte pour le ciel. Comme il est dit dans le saint Coran: Gloire à Lui qui a fait que son serviteur voyage de nuit du lieu de culte sacré au lieu de culte le plus éloigné, dont Nous avons béni les alentours. Vous avez fait de ce pèlerinage et de cette prière en ce lieu, les meilleurs actes que les fidèles puissent faire en votre honneur et vous avez exprimé votre promesse par ces paroles: Laissez-les entrer dans le Masjid comme ils l'ont fait pour la première fois. Dieu Tout-puissant a dit la vérité. O Dieu du Ciel et de la Terre, acceptez ma prière pour la réalisation de la vérité, de la paix et de la justice dans mon pays la Palestine, dans la région et dans le monde entier. Je vous prie, O Seigneur, au nom de mon peuple, le peuple de Palestine, musulmans, chrétiens et samaritains, qui désire ardemment une juste paix, une vie digne et la liberté; je vous prie, O Seigneur, de rendre prospère et prometteur l'avenir de notre peuple, avec la liberté dans un état souverain et indépendant, Accordez, O Seigneur, à notre région et à son peuple, la sécurité, le salut et la stabilité. Sauvez notre ville bénie Jérusalem; la première Kiblah, la deuxième sainte mosquée, la troisième des deux saintes mosquées et la ville de bénédictions et de la paix avec tout ce qui l'entoure. La réconciliation et la paix, O Seigneur, sont notre but. Dieu dans son Livre saint a dit aux fidèles: Faites la paix parmi vous. Nous voilà, O Dieu, inclinés à la paix. Rendez fermes nos pas et couronnez nos efforts et nos initiatives de succès. Vous êtes le promoteur de la vertu et celui qui prévient le vice, le mal et l'agression. Vous dites et vous êtes le plus véridique: Et s'ils penchent pour la paix, inclinez-vous aussi vers elle et ayez confiance en Allah. Voici! Il est celui qui écoute, celui qui connaît. Comme dit le Prophète Mahomet: Diffusez la paix parmi vous. Aujourd'hui, nous réaffirmons ce que Jésus Christ a dit s'adressant à Jérusalem: Si seulement vous aviez connu aujourd'hui le chemin de la paix! Laissez-nous aussi vous rappeler les paroles de saint Jean-Paul II quand il a dit: Si la paix est réalisée à Jérusalem, la paix sera témoignée dans le monde entier. Simultanément, dans notre prière aujourd'hui, nous avons proclamé à plusieurs reprises pour ceux qui s'engagent pour la paix: Bienheureux les ouvriers de paix, et Demandez la paix pour Jérusalem, comme il est écrit dans les Saintes Ecritures. C'est pourquoi, nous vous demandons, O Seigneur, la paix en Terre Sainte, en Palestine et à Jérusalem ensemble avec votre peuple. Nous vous invitons à faire de la Palestine et de Jérusalem en particulier une terre sûre pour tous les croyants et un lieu de prière et d'adoration pour les adeptes des trois religions monothéistes, le judaïsme, le christianisme, l'islam, et pour tous ceux qui désirent la visiter telle qu'elle est établie dans le saint Coran. O Seigneur, Vous êtes la paix et la paix émane de Vous. O Dieu de Gloire et de Majesté donnez-nous la sécurité et la sûreté et soulagez la souffrance de mon peuple dans la patrie et la diaspora. O Seigneur, ramenez une paix juste et totale à notre pays et à la région pour que notre peuple et les peuples du Moyen-Orient et le monde entier puissent jouir du fruit de la paix, de la stabilité et de la coexistence. Nous voulons la paix pour nous et nos voisins. Nous cherchons la prospérité et la tranquillité d'esprit pour nous et pour les autres de la même façon. O Seigneur, répondez à nos prières et donnez succès à nos initiatives parce que vous êtes le plus juste, le plus miséricordieux, Seigneur des mondes. Amen".

samedi 7 juin 2014

La prière pour la paix au Proche-Orient

La prière pour la paix au Proche-Orient

La prière pour la paix au Proche-Orient

(RV) La rencontre de prière pour la paix prévue dimanche au Vatican est en pleine préparation. On en saura un peu plus vendredi. Le directeur du bureau de presse du Saint-Siège informera les journalistes. Le responsable de la Custodie de Terre Sainte, le père Pizzaballa, participera au point de presse. Les derniers détails doivent encore être mis au point, a précisé le père Federico Lombardi. On sait déjà que la rencontre aura lieu en fin d'après-midi. Auparavant, le Pape François aura célébré dans la matinée la messe de la Pentecôte dans la basilique Saint-Pierre.

C'est lors de sa visite à Bethléem, il y a quelques jours, que le Pape François a invité le président israélien Shimon Peres et le président palestinien Mahmoud Abbas. Il a par ailleurs proposé au patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, de se joindre à cette initiative, d'autant que les communautés orthodoxes sont nombreuses au Moyen-Orient. Il est attendu samedi soir à Rome. Sa présence est un signal fort dans la foulée des événements qui se sont déroulés il y a quelques jours à Jérusalem. Pierre et André prieront ensemble pour la paix en Terre Sainte, cette Terre où a commencé l'histoire du salut et qui est aujourd'hui écrasée par l'inimitié, brisée par les affrontements qui embrasent le Moyen-Orient, déchirée par le conflit israélo-palestinien.

Raviver le désir de paix et l'espérance

Cette rencontre inédite suscite une attente qui ne cesse de grandir. Si de nombreux observateurs restent sceptiques sur son utilité concrète, cette rencontre de prière sera sans nul doute très médiatisée, alors que l'entrée en fonction du nouveau gouvernement d'union palestinien, associant Fatah et Hamas, a suscité l'irritation d'Israël. Le Saint-Père aurait voulu qu'elle se tienne pendant son pèlerinage en Terre Sainte. Mais pour des motifs politiques et d'organisation, elle a été reportée au 8 juin au Vatican. Le cardinal Secrétaire d'Etat Pietro Parolin a tenu à préciser qu'il s'agit d'une initiative symbolique destinée à raviver le désir de paix et l'espérance. La prière peut se transformer en force d'action.

La Conférence épiscopale italienne (CEI) a décidé de se joindre à la prière pour la paix au Moyen-Orient. Les fidèles présents dans les églises d'Italie le jour de la Pentecôte sont invités par la CEI à « prier pour la paix au Moyen-Orient et pour le bon déroulement de la rencontre de prière proposée au Vatican ».Une autre prière se déroulera deux jours avant la Pentecôte, le 6 juin, à l'initiative des actions catholiques argentine et italienne. Les deux associations proposent aux paroisses, écoles ou encore aux entreprises de respecter une minute de silence et de prière à 13h, pour soutenir l'initiative du pape François.


Photo: Benjamin Netanyahu, premier ministre israélien, le président américain Obama, et le président palestinien Mahmoud Abbas, en 2009 à Washington


Envoyé de mon Ipad 

DEROULEMENT DE LA RENCONTRE DU 8 JUIN

Cité du Vatican, 6 juin 2014 (VIS). Ce midi, le P.Lombardi, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, a précisé le déroulement de la rencontre de prière pour la paix voulue par le Pape François et à laquelle ont été invités le Président palestinien Mahmud Abbas et le Président israélien Shimon Peres. Dimanche prochain, peu après 18 h, les chefs d'état seront accueillis séparément par le Pape à Ste.Marthe, avant de se joindre au Patriarche oecuménique Barthélémy et de gagner ensemble les jardins du Vatican. La cérémonie s'ouvrira par un moment musical et l'exposé en anglais de son déroulement. Se succéderont dans l'ordre la prière juive récitée en hébreux suive d'une méditation musicale, la prière chrétienne articulée en anglais, italien et arabe suivie d'une médiation musicale, la prière musulmane en arabe suivie d'une médiation musicale musulmane. Après quoi le Saint-Père prononcera son invocation à la paix, avant d'inviter chacun des deux présidents à prononcer la leur. En conclusion, avec le Patriarche et le Pape, les Présidents Peres et Abbas échangeront un geste de paix, puis iront planter ensemble un olivier symbolique. Après la cérémonie, le Saint-Père invitera ses trois hôtes à la Casina di Pio IV pour un entretien privé. Les chefs d'état quitteront ensuite le Vatican et le Pape regagnera Ste.Marthe en compagnie du Patriarche.

Eglise grecque catholique -Rabouė : Communiqué Final de la reunion mensuellle


بيان ختامي لاجتماع أساقفة الروم الكاثوليك والرؤساء العامين والرئيسات العامات
الربوة 4/6/2014

الربوة, 4 يونيو 2014 (زينيت) - في الرابع من شهر حزيران 2014، عقد أصحاب السيادة مطارنة الروم الملكيين الكاثوليك وحضرات الرؤساء العامين والرئيسات العامات إجتماعهم الشهريّ في المقرّ البطريركي في الربوة وتدارسوا شؤوناً كنسيّة ووطنيّة. وفي ختام الإجتماع أصدروا البيان التالي:

أولاً:عبّر الآباء عن استيائهم الشديد حول الفراغ الحاصل في رئاسة الجمهورية. ودعوا السادة النواب إلى انتخاب رئيس للجمهورية بأسرع وقت ممكن لأن الفراغ الحاصل يؤذي المؤسسات في الدولة ويعكس إحباطاً في الشارع العام.

ثانياً: رحّب الآباء بزيارة قداسة البابا إلى الأردن والأراضي المقدّسة ورأوا فيها دعمًا للوجود المسيحي هناك. وكان لهذه الزيارة وقع مسكوني خاصّ باللقاء مع غبطة البطريرك برتلماوس الأوّل. وتمنّى الآباء أن تثمر هذه المناسبة في مسيرة وحدة الكنائس ولاسيما في وحدة الأعياد وبخاصّة عيد الفصح.

ثالثاً: تمنى الآباء أن تكون المواسم المقبلة خيّرة على لبنان واستبشروا بالحجوزات في الفنادق متمنّين صيفاً هادئاً ومثمراً.

رابعاً: كما تدارس الآباء مواضيع أخرى إدارية وأقروا بعض القوانين المتعلّقة بنظام المجلس وأمور كنسية أخرى.

 وفي اجتماع على جانب الاجتماع العام لكافة أعضاء المجلس، اجتمع أساقفة أبرشيات لبنان ليدرسوا ما ورد في بعض وسائل الإعلام حول بيع البطريركية الكاثوليكية 75 عقاراً في مختلف المناطق اللبنانية. ودعوا الصحافة والرأي العام إلى التأكّد من صحّة هذه المعلومات خاصّة وإن هناك عددًا كبيرًا من هذه العقارات قد بيعت بأسعار مخفّضة لأبناء بلدة عبرا لتسهيل تثبيتهم في أرضهم وقسمًا آخر هو مشروعٌ سكني لتسهيل سكن العائلات في قرنة شهوان. كما أن هناك البعض من أرقام العقارات الواردة هي خاطئة ولا تمت بصلة إلى أملاك البطريركية. ثم لا يجوز الحديث عن بيع لعقارات دون الحديث عن إنجازات البطريركية، مما يجعل الوثيقة الصادرة تحمل غايات شخصية وغير موضوعية.

mercredi 4 juin 2014

En Syrie, le bilan humain continue de s’alourdir | La-Croix.com- 3/6/2014ekore1

En Syrie, le bilan humain continue de s'alourdir | La-Croix.com

En Syrie, le bilan humain continue de s'alourdir

L'issue de l'élection présidentielle syrienne ne fait aucun doute. Bachar Al Assad sera « réélu » à la tête d'un pays en proie à la guerre civile depuis mars 2011. Le bilan de la guerre civile qui déchire le pays est cependant lourd. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 162 402 personnes, dont plus de 53 978 civils, parmi lesquels 8 607 enfants, ont été tués en un peu plus de trois ans. 42 701 combattants rebelles ainsi que 61 170 membres des forces du régime (37 685 soldats et 23 485 miliciens) ont également perdu la vie.

Près de 3 millions de réfugiés

Au moins un demi-million de personnes ont été blessées, estime la Croix-Rouge internationale (chiffres donnés fin 2013), tandis que l'OSDH évoque des « dizaines de milliers » de détenus dans les prisons du régime, où des ONG font état de tortures et d'exécutions sommaires.

Selon l'ONU, le nombre de réfugiés s'élevait à plus de 2,8 millions de personnes dont plus d'un million au Liban. La Turquie en accueillait 770 000 (un million selon Ankara depuis fin avril), la Jordanie près de 600 000 réfugiés, l'Irak environ 220 000 et l'Égypte 137 000. 6,5 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays.

La Croix


Envoyé de mon Ipad 

mardi 3 juin 2014

Synode diocesain maronite de France et de l'Europe

Synode diocesain maronite de France et de l'Europe
Prière de diffuser cette info au sujet de la 2ème session de notre synode‏ maronite en France et en Europe - Association des anciens du séminaire patriarcal maronite de Ghazir ( AASPM) 3/6/2014



اختتام الدورة الثانية للمجمع الأبرشي لموارنة فرنسا وأوروبا: اقتراحات لخطة متعددة الأبعاد

أسفرت الدورة الثانية للمجمع الأبرشي لموارنة فرنسا وأوروبا عن تقديم سلسلة اقتراحات لوضع خطة تنظيمية متعددة الأبعاد تترجم الطموحات والآمال في ضوء الوقائع الميدانية والإمكانات البشرية والمادية. وشكلت هذه الدورة، التي عقدت الجمعة والسبت في 30 و31 أيار 2014 في المقر الجديد للمطرانية في بيت مارون ـ فيلا دي سيدر، الواقع في 24 شارع ارنست رينان في مدينة مودون المحاذية لباريس، ديناميكية جديدة تبشر بانطلاقة واعدة حيث سيتم درس الاقتراحات والتوصيات المقدمة داخل اللجان للتركيز على ما هو ملح ويحظى بالأولوية.

وبعد استقبال المشاركين الذين يناهز عددهم الخمسين شخصاً صباح الجمعة، احتفل راعي أبرشية سيدة لبنان للموارنة، والزائر الرسولي على موارنة أوروبا، المطران مارون ناصر الجميل بقداس عيد الصعود، عاونه فيه لفيف من الكهنة والرهبان، مكرساً في الوقت نفسه الكنيسة الصغيرة في المقر الجديد.

وفي بداية أعمال الدورة الثانية للمجمع، ألقى المطران الجميل كلمة افتتاحية جاء فيها: أينما حللت سواء في فرنسا أو في أوروبا أخرج بانطباع بأن المطارنة والسلطات الكنسية لا يعرفوننا، كموارنة وكمشرقيين، حق المعرفة. فهذه المعرفة معلبة ومحصورة للأسباب التي لا تخفى عليكم... ولهذا يتعين علينا أن نبذل جهدنا لكي نُعرّفهم على واقع كنيستنا وشهادتها وتاريخها منذ الفي عام، وعلينا كموارنة منذ 1400 عام، ونُعرفهم أيضاً على التحديات التي نواجهها اليوم كمسيحيين مشرقيين....

وما قمنا به في خلال الدورة الأولى للمجمع الأبرشي في منتصف كانون الأول 2013 كان رائداً، لأننا في صدد بناء كنيستنا المشرقية في أوروبا... وما نقوم به اليوم في الدورة الثانية هو فرصة سانحة للجميع لإعمال العقل وإطلاق العمل التنظيمي. فمشكلتنا الأولى هي التنظيم، والروح القدس هو وحده الذي حافظ علينا حتى الآن. أما من الناحية الكنسية، فتنظيمنا الليتورجي سيشكل الجسر المؤدي إلى تحقيق هذه المهمة، فضلاً عن الروح القدس. أما عدم التنظيم فيسبب الاندثار والموت. ولعل ما تقومون به من بناء لكنيستنا المارونية في فرنسا وأوروبا، يكون يوماً قدوة لكنائسنا المارونية في بلدان الإنتشار... وكذلك للكنائس المشرقية في فرنسا وأوروبا.

ثم أعطى أمين سر الأبرشية الخوري ريمون باسيل إشارة بدء جلسات العمل، فرحبت منسقة الدورة الثانية للمجمع، السيدة ثريا كنعان أبي فارس بالمشاركين وشكرتهم على كل ما بذلوه من جهد وعمل من أجل بلورة الأفكار والاقتراحات، ثم شرحت لهم بايجاز برنامج العمل.

إثر ذلك، أعطيت الكلمة بالتتالي لرؤساء لجان (أو من ينوب عنهم) هوية الكنيسة المارونية (الاكليريكي ربيع نهرا) والشبيبة (جوزيان تابت ـ صالح) والعائلة (أولغا حداد) والحج (الأب فادي المير) والليتورجيا والجوقة (الأب يوحنا جحا) والتنمية والمشاريع (الأب نبيل مونس وماري كريستين مهنا) ، وجرت مناقشة كل حزمة من الاقتراحات على حدة.

بعد الغداء في مقر المطرانية الجديد، استأنفت اعمال اللجان فتولى رؤساء لجان (أو من ينوب عنهم) الاقتصاد (نزيه خويري) والثقافة(الأب غابي جعجع) والأنجلة الجديدة (الأب فادي المير) والشؤون الاجتماعية وكبار السن( الخوري أنطوان جبر) والعلاقات مع الكنائس المشرقية (الأب روبير معماري) والدعوات الروحية والحياة المكرسة (الأب شربل ـ دانييل أبو حيدر) والاعلام والتواصل (الاكليريكي لويس الراعي) والتعليم العالي (الأب نبيل مونس)، شرح الاشكاليات وتقديم الاقتراحات المناسبة في ضوء التقارير المعدة داخل كل لجنة.

ثم أختتم اليوم الأول بصلاة للشكر . وبقي الكهنة والرهبان في مقر المطرانية حيث عقدوا إجتماعهم الدوري هناك واستكملوا الحديث إلى مائدة العشاء.

وفي يوم السبت، استأنف المشاركون جلساتهم بعدما تلوا صلاة الصبح. وتعاقب على الكلام رؤساء لجان (أو من ينوب عنهم) علاقة الكنيسة المارونية بنظيرتها اللاتينية في أوروبا (ميشال يوسف) والتعليم الابتدائي والثانوي (ماغي فغالي ـ موران) وكلمة الله (حنا بوعلي) والتبرعات والتمويل (فؤاد حسون).

يذكر أنه قد طرحت، في أعقاب كل عرض، أسئلة وأجوبة شارك فيها جميع الحاضرين وفي مقدمهم المطران الجميل. وكانت كل الجلسات منتجة إذ سادها جو من الحوار العميق والشفاف.

ثم ألقت الآنسة جوسلين خويري التي عينّها البابا فرنسيس عضواً في المجلس البابوي للعلمانيين، محاضرة بعنوان: التربية العائلية الراعوية في اطار رسالة مركز يوحنا ـ بولس الثاني في لبنان. وأجابت على أسئلة عديدة حول تجربتها المميزة في شد الأواصر بين أفراد العيلة ولاسيما بين الأب والأم ومحاولة رأب الصدع من النواحي الروحية والاجتماعية والنفسية بينهم.

وبعد ذلك، دُعي الجميع لتناول الغداء في حديقة المقر الجديد للمطرانية المارونية تحت أغصان شجرتي الأرز المعمرتين. وكان للمطران الجميل والأب جحا وصلات موسيقية مشتركة على الناي والهرمونيكا أضفت جواً محبباً، حيث شارك الجميع بالإنشاد والغناء والدبكة.

أما الجلسة الختامية فتناولت بشكل رئيسي التوصيات في ضوء الأولويات الملحة. وعليه ستتشكل أربع مجموعات من اللجان المشتركة، بحسب الاختصاص، ستناقش دورياً هذه الأولويات كل أربعة أشهر وتجري حواراً مباشراً مع الرعايا المختلفة.

بعد ذلك، ترأس المطران الجميل القداس الالهي وعاونه المعتمد البطريركي على البيت الفرنسي ـ اللبناني المونسنيور أمين شاهين والمدبر العام للرهبنة اللبنانية المارونية الأب طوني فخري وأمين سر الأبرشية الخوري ريمون باسيل ومرشد شبيبة الأبرشية الخوري إيلي عاقوري، والآباء روبير معماري وغابي جعجع وفادي المير وعبود شهوان ويوحنا جحا وشربل ـ دانييل أبو حيدر ونبيل مونس والخوري أنطوان جبر.

وشكر المطران في عظته الرب على نعمه في عيش الخبرة المجمعية، لأن الكنيسة لا تعيش ولا تنمو إلا مجمعياً، والمجمع مرحلة مفصلية في مسيرة الجماعة المؤمنة من الناحية التعليمية، ومن ناحية انفتاح القلب والذهن على عمل الروح القدس وحلوله على الشعب المؤمن ولتوجيه الخطط، فنحاول تلمس طريقنا هنا في أوروبا في ضوء مقررات المجمع البطريركي.

ومن الطبيعي أن تظهر بعض الصعوبات مع كل عملية تأسيس، ولكن هناك الكثير الكثير من الايجابيات. ثمة ديناميكية جديدة قد بدأت ولن تتراجع، إذ أن علاقات جديدة قد نُسجَت ولا تزال مع المسؤولين عن الكنيسة في أوروبا... مع العلم أن أمامنا عملاً كبيراً للتعريف بالموارنة وبكنائسنا المشرقية...

أما الشكل القانوني لوجودنا فلقد اتخذ طابعاً رسمياً حين تم تأسيس الأبرشية المارونية الجديدة على نطاق فرنسا، وأنا كمطران أتمتع بالحقوق والواجبات نفسها التي يتمتع بها مطارنة فرنسا اللاتين.

ونحن نلتقي هنا لكي نطبع الحدث بمحطات. وبمعونة السماء وبمحبتنا للقديسين، ومن بينهم القديسة رفقا، يمكننا تحقيق ما نصبو إليه، فهم قدوتنا ومثالنا ورسالتنا. ثمة منطق جديد بدأ منذ سنتين، والفضل يعود لكل واحد منكم. أنتم قبس النور الذي يضيء العتمة من خلال البسمة والتفاعل والحضور لخدمة شعبنا المؤمن في هذه الأبرشية.

وبعد انتهاء القداس، احتفل برتبة وضع ذخائر القديسة رفقا في كنيسة المطرانية، وهكذا أصبحت مدينة مودون تحتضن ذخيرتي القديسين شربل ورفقا.



Envoyé de mon Ipad

VISITE DU CATHOLICOS ARMENIEN DE CILICIE


Cité du Vatican, 2 juin 2014 (VIS). SS Aram I, Catholicos arménien de Cilicie (siège à Antélias, Liban), sera à Rome du 3 au 6 juin pour rencontrer le Pape François. L'Eglise apostolique arménienne, qui compte six millions de fidèles, compte deux catholicosats et deux patriarcats autonomes mais en communion avec le siège d'Etchmiadzin. Depuis le Concile Vatican II cette Eglise orientale autocéphale entretient des relations avec l'Eglise catholique et les catholicos d'Echmiadzin et d'Antélias sont membres de la Commission internationale de dialogue théologique entre l'Eglise catholique et les Eglises orthodoxes d'Orient. Aram I, élu en 1995, a rencontré Jean-Paul II en janvier 1997, puis Benoît XVI en novembre 2008, avec qui il a présidé une prière oecuménique. Jeudi 5, le Catholicos de Cilicie rencontrera le Saint-Père et ils prieront ensemble. Après quoi il sera reçu au Conseil pontifical pour l'unité et visitera divers autres dicastères romains. Après s'être recueilli sur le tombeau de saint Pierre, il ira prier devant la statue de saint Grégoire l'Illuminateur, située au flanc nord de la basilique vaticane.

NOUVEL APPEL A LA PAIX EN SYRIE


NOUVEL APPEL A LA PAIX EN SYRIE

Cité du Vatican, 31 mai 2014 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a remis un message aux participants à la rencontre organisée par le Conseil pontifical Cor Unum avec les associations caritatives catholiques qui ?uvrent dans le contexte de la crise en Syrie: Nous nous rencontrons de nouveau, écrit-il, "pour dresser un bilan du travail accompli jusqu'à maintenant et pour renouveler notre volonté de poursuivre dans cette voie... Mais nous devons noter avec grande douleur que la crise syrienne n'a pas été résolue, qu'elle se poursuit même, et que l'on court le risque de s'y habituer, d'oublier les victimes quotidiennes, les souffrances indicibles, les milliers de réfugiés, dont des personnes âgées et des enfants qui pâtissent et parfois meurent à cause de la faim et des maladies causées par la guerre. Cette indifférence fait mal! Une fois encore, nous devons redire le nom de cette maladie qui nous fait tant de mal aujourd'hui dans le monde: la mondialisation de l'indifférence". L'action de paix et l'assistance humanitaire des organismes catholiques sont "l'expression fidèle de l'amour de Dieu pour ses enfants qui se trouvent dans des situations d'oppression et d'angoisse. Dieu écoute leur cri, connaît leurs souffrances et veut les libérer. C'est à lui que vous prêtez vos mains et vos compétences... Cette réunion nous donne l'occasion de mettre en place des collaborations stables, par le dialogue entre les différents sujets, en vue de mieux organiser vos efforts pour soutenir les Eglises locales et toutes les victimes de la guerre, sans distinctions ethniques, religieuses ou sociales". Puis il a lancé un nouvel appel aux consciences des acteurs du conflit, des institutions mondiales et de l'opinion publique: "Nous sommes tous conscients que l'avenir de l'humanité se construit avec la paix et non avec la guerre. La guerre détruit, tue, appauvrit les peuples et les pays. Je demande à toutes les parties qu'en vue du bien commun, ils permettent immédiatement l'intervention de l'assistance humanitaire, fassent taire les armes le plus vite possible et s'engagent à négocier en pensant d'abord au bien de la Syrie, de tous ses habitants, ainsi que de ceux qui ont malheureusement du se réfugier ailleurs et qui ont le droit de revenir au plus vite dans leur patrie. Je pense en particulier aux communautés chrétiennes qui sont le visage d'une Eglise qui souffre et espère. Leur survie dans tout le Proche et Moyen Orient est une préoccupation profonde de l'Eglise universelle. Le christianisme doit pouvoir continuer à vivre là où se trouvent ses origines".

Le cardinal Tauran évoquant la visite du Pape : Le pape exerce "le pouvoir du coeur"


Bilan du pèlerinage en Terre Sainte

Anne Kurian

ROME, 2 juin 2014 (Zenit.org) - Pour le cardinal Tauran, le pape François exerce le « pouvoir du coeur », qui consiste à « aimer et voir vraiment dans l'autre un frère » : au Moyent-Orient et dans le dialogue interreligieux, « quelque chose de nouveau va commencer, grâce à ce pouvoir du cœur ».

Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, évoque le voyage du pape en Terre Sainte (24-26 mai 2014), au micro de Radio Vatican.

Pour le cardinal, « l'image qui résume le mieux le pèlerinage » est « la photo du pape devant le Mur des lamentations, avec son ami rabbin et son ami musulman » car elle souligne « l'importance du dialogue interreligieux ».

« J'ai vu, dans le pape qui parlait avec ses interlocuteurs, la force du pouvoir du cœur », à l'exemple, de la proposition aux deux présidents, israélien et palestinien – « Venez chez moi, dans ma maison » - qui s'est faite « très simplement, avec des mots qui venaient du cœur », souligne le cardinal.

Ce « pouvoir du coeur » consiste à « aimer et voir vraiment dans l'autre un frère. Pas simplement tolérer : dans une famille, on ne se tolère pas, on s'aime », poursuit le cardinal, qui estime que « c'est un appel adressé à tous les chrétiens, en particulier aux catholiques : s'il existe, dans la société d'aujourd'hui et de demain, un pouvoir à exercer, c'est le pouvoir du cœur ».

Durant ce voyage, poursuit-il, le pape « a utilisé des mots très simples, qui n'ont rien à voir avec le droit international ou la diplomatie » : « Le pape a ouvert un chapitre nouveau. Je crois que le Moyen-Orient, le dialogue interreligieux et les efforts pour la paix ne peuvent pas rester dans l'état où ils sont aujourd'hui : quelque chose de nouveau va commencer, grâce à ce pouvoir du cœur. »

En effet, grâce à ce « pouvoir », « le pape a conquis tout le monde. Il ne propose ni solutions, ni négociations : simplement, il ouvre sa maison pour que tous ceux qui viennent chez lui se sentent chez eux, puissent se regarder face à face et s'écouter ».

Au final, « tout peut arriver lorsque les personnes se connaissent, se parlent, se regardent en face, s'écoutent, acceptent de reconnaître des aspects positifs dans l'autre. Ce sont des valeurs de sainteté et de vérité qu'ont toutes les religions, chacune à sa façon ».

Le cardinal fait également observer que si « dans une région comme le Moyen-Orient, la religion et la politique sont très liées », cependant « les guerres actuelles ne sont pas provoquées par les religions : la religion fait partie de la solution ».

Le pape a vécu ces trois journées intenses « avec beaucoup de courage, de détermination et dans la prière », rapporte le cardinal : « La prière est la clé de tout parce que c'est la prière qui lui donne cette sérénité. Ce qui est merveilleux, c'est de voir la simplicité avec laquelle il accueille les personnes, même celles qui ont les plus hautes responsabilités ; pour lui, vraiment tout homme est un frère. »

Avec une traduction de Constance Roques

lundi 2 juin 2014

Syrie: à Homs, reconstruire les hommes et la pierre - Visite pastorale du patriarche Gregorios III


ROME, 31 mai 2014 (Zenit.org) - Dès son retour de Jordanie, où il a accueilli le pape François, S. B. Gregorios III, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem, s'est rendu à Homs pour une visite pastorale et de réconfort au clergé et aux fidèles de la ville. Il s'est recueilli sur la tombe du P. Frans van der Lugt.

Accueilli aux portes de la ville par Mgr Abdo-Jean Arbach, métropolite de Homs, Hama et Yabroud, le patriarche Gregorios a entamé sa visite par celle au gouverneur de la ville, Talal Al-Barazi avant de se rendre à la mosquée Khaled ibn Al-Walid où l'attendait le mufti de Homs cheikh Fathallah Al-Qadi et le directeur des Waqfs (biens de mainmortes) de Homs cheikh Issam Al-Masri.

Ensuite le patriarche a entamé le volet pastorale de sa visite par la cathédrale Notre-Dame de la paix des Grecs-Melkites catholiques où, entouré de Mgr Arbach et de son clergé Gregorios III a procédé à la bénédiction et à l'aspersion de la cathédrale avec l'eau bénite avant de d'y réciter la prière pour la paix, la prière de Jean-Paul II lors de son voyage jubilaire en Syrie en 2001.

La visite s'est poursuivi par des stations à chacune des églises de chacune des communautés chrétiennes présentes à Homs : l'église évangélique ; le couvent des pères jésuites où Gregorios III a été accueilli par le supérieur le R.P. Ziad Hillal s.j. et où il a pu se recueillir sur la tombe du R.P. Frans van der Lugt, assassiné alors qu'il avait choisi de rester à Homs au service de tous ; la cathédrale des Quarante Martyrs des Grecs-orthodoxe où l'attendait Mgr Georges Abou-Zakhem ; la cathédrale Notre-Dame à la Ceinture des Syriaques orthodoxes où l'attendait S.E. Mgr Silwanoss ; la paroisse des Maronites avec le R.P. Elias ; la cathédrale du Saint-Esprit des Syriaques Catholiques où l'attendait le vicaire patriarcale, le chorévèque Philippe Barakat.

A chacune de ces étapes, S.B. Gregorios III a insisté combien il fallait à Homs, comme partout en Syrie « Reconstruire les hommes et la pierre. Reconstruire les âmes et les maisons. »

Se déplaçant à pied d'une église à l'autre, le patriarche a pu constater encore une fois, que « l'on marchait sur les débris et non sur la chaussée » et constater la volonté des habitants de restaurer et reconstruire leur chez-eux, ne serait-ce qu'une pièce pour donner un toit à leur famille… Passant devant un groupe reconstruisant un mur, Gregorios III a pris une truelle et s'est joint au groupe pour étaler sa part de béton, très vite rejoint par les prélats qui l'accompagnaient, joignant ainsi la parole aux actes : « Reconstruire les hommes et la pierre. Reconstruire les âmes et les maisons. »

Syrie: Hommage au P. Frans van der Lugt-Il faut arrêter cette guerre, et donc arrêter de vendre


Syrie : Il faut arrêter cette guerre, et donc arrêter de vendre des armes!
Entretien avec Michel Roy, directeur de Caritas Internationalis

Anita Bourdin

ROME, 31 mai 2014 (Zenit.org) - Le message du pape François, du Saint-Siège et des organisations caritatives catholiques pour la Syrie est « clair », explique à Zenit le secrétaire général de Caritas Internationalis, M. Michel Roy : « Il faut arrêter cette guerre » et pour cela, il faut « arrêter de vendre des armes » et il faut donc aussi « éviter que le conflit ne tombe dans l'oubli ».

Le Conseil pontifical Cor Unum, présidé par le cardinal Robert Sarah, a en effet réuni pour la seconde fois au Vatican, ce vendredi, 30 mai, les représentants des organisations caritatives catholiques engagées sur le terrain.

Ils ont reçu le soutien du cardinal Secrétaire d'Etat Pietro Parolin, et du pape François qui les a rencontrés et encouragés à poursuivre ce "chemin ensemble": il leur a aussi remis un message écrit.

Caritas Internationalis, la Caritas du Moyen Orient, de Syrie, du Liban, de Jordanie, de Turquie, d'Irak, l'OEuvre d'Orient, l'Ordre de Malte, le Service jésuite des réfugiés, l'Aide à l'Eglise en détresse, se sont ainsi retrouvés « pour faire un point sur l'engagement humanitaire, les besoins et les priorités du moment ».

Le point de vue était donc à la fois national, régional - représentant la charité des catholiques de sept rites (latin et 6 orientaux) et des 17 diocèses – et international.

Depuis le début de la guerre, l'aide caritative catholique approche les 100 millions, toutes organisations confondues : « c'est beaucoup, mais c'est peu par rapport aux besoins aujourd'hui, mais c'est beaucoup aussi parce que cela permet de porter un témoignage fort là où nos organisations interviennent », estime M. Roy.

Un tableau dramatique

Mgr Antoine Audo, responsable de Caritas Syrie, a spécialement souligné l'importance de l'aide auprès des déplacés de l'intérieur du pays.

Pour aider les populations, ce que la réunion a mis en évidence, souligne M. Roy, c'est qu'il faut d'abord éviter que le conflit ne soit oublié : « Le conflit dure depuis trois ans et peu à peu il a tendance à être oublié : qui parle encore de la Syrie dans les media aujourd'hui ? Pour nous, c'est important, alors que la situation ne cesse de se dégrader en Syrie. »

Il précise : « Chaque jour plus de dix mille personnes quittent le pays et la moitié de la population est déplacée à l'intérieur du pays à la recherche d'un peu de sécurité, très difficile à trouver, plus de 60 % des structures sanitaires sont détruites, beaucoup d'écoles aussi – les enfants ne vont plus à l'école, on est dans un pays ravagé par la guerre. »

C'est ce qui fait que « les gens cherchent la sécurité en se déplaçant » et en cherchant à « partir à l'extérieur » du pays.

« Il est important, insiste M. Roy, de continuer de se mobiliser : c'est l'opinion publique qui peut aider les gouvernements à prendre la mesure du drame qui se déroule. En Syrie, c'est vraiment une tragédie humaine quotidienne.  Et il faut réagir. »

Cessez de vendre des armes

Il a été frappé par la position ferme du Saint-Siège : « Le plus marquant pour moi c'est cet appel que j'ai entendu fortement de la part du nonce apostolique qui était ici mais aussi du cardinal secrétaire d'Etat ce matin : il faut travailler à arrêter cette guerre. Sinon, on travaillera toujours sur les conséquences, et l'on ne travaille que pour une toute petite partie des victimes parce que leur nombre est tel qu'il est impossible d'arriver à notre niveau à aider tout le monde. Il faut arrêter cette guerre et pour arrêter cette guerre, il y a plusieurs leviers possibles, et le pape tout à l'heure nous a dit : « demandez aux marchands d'armes de ne plus vendre d'armes à ceux qui sont en guerre en Syrie ». Il faut empêcher l'approvisionnement. Je crois que c'est très compliqué mais néanmoins il faut s'y employer. »

Il souligne la responsabilité des gouvernements étrangers : « Il faut que nos gouvernements respectifs, des pays les plus importants de la communauté internationale entreprennent cette croisade parce qu'ils sont à la fois ceux qui disent qu'il faut œuvrer pour la paix mais en même temps aussi vendent des armes aux belligérants. Donc je crois qu'il faut agir aussi sur ce plan là pour que la guerre s'arrête et que les Syriens puissent commencer à panser leurs plaies et l'aide humanitaire qui est très nécessaire aujourd'hui sera tout autant et encore plus nécessaire demain en espérant que ce conflit puisse s'arrêter rapidement. »

Une revendication légitime qui dégénère

Il rappelle l'origine du conflit : « Souvenez-vous : les manifestations pour demander plus de liberté étaient justifiées dans un pays dont le système autoritaire mené par l'armée depuis des décennies ne laissait guère de place aux gens. Et cette revendication de plus de liberté de parole et d'association a dégénéré. Et puis là-dessus, assez rapidement, sont arrivés des groupes extrémistes armés par des pays comme l'Arabie Saoudite et le Qatar. Ils ont commencé à créer une violence inouïe, en massacrant des populations, en chassant des populations de leur territoire, de leurs villages. Et donc il y a un mélange d'acteurs dans cette guerre qui est très complexe. Les rebelles du début en sont aussi venus à combattre les extrémistes, donc c'est la confusion qui règne. Et tous ces groupes sont soutenus de l'extérieur. On a l'impression que la Syrie est devenue un champ de bataille pour d'autres pays qui trouvent chacun leur intérêt. Il y a ceux qui sont concernés par des questions de primauté de leur famille religieuse : les Sunnites sur les Chiites, les Chiites étant minoritaires mais au pouvoir. Le gouvernement est lui-même soutenu par les pays chiites de la région, en particulier d'Iran et du Liban. Et puis il y a ceux qui, comme Israël, estiment que c'est pas mal que la Syrie, en ruine, ne représente plus de risque. Il y a un mélange de beaucoup de raisons qui font que ces groupes rebelles existent et continuent  d'exister parce qu'ils sont soutenus de l'extérieur. »

Mais pour Michel Roy , il n'y a pas d'alternative : « Je ne vois pas d'autre solution: que les pays qui soutiennent ces groupes arrêtent de les soutenir, et les invitent à la table du dialogue. La conférence de Genève II qui a eu lieu cette année a été un échec parce qu'il n'y a pas eu assez de pression mise sur les parties belligérantes. Et la population syrienne souffre dramatiquement d'une situation pour laquelle elle est un petit peu en cause - elle a réclamé plus de liberté -, mais on est arrivé à une situation qui dépasse tout le monde. Il faut que la communauté internationale se mobilise à nouveau. Et nous, Français, il faut que nous demandions à nos autorités de se remobiliser non pas pour soutenir un camp contre l'autre mais pour faire en sorte que les parties se retrouvent vraiment autour d'une table. »

Travailler à ce que la paix arrive enfin

Pour ce qui est de la promotion de la paix par le pape François – et encore récemment en Terre Sainte -, il suggère : « Pour la Syrie il se peut que le pape François prenne aussi des initiatives. Son insistance d'abord sur le fait qu'il faut arrêter de vendre des armes est très claire : le message est très clair. »

Il souligne aussi la mobilisation du réseau des nonces, ou des contacts – de Caritas Internationalis notamment - avec le Corps diplomatique à Rome.

C'est l'heure, pour M. Roy de « se retrousser les manches et d'œuvrer à ce que la paix arrive enfin. »

Il reconnaît : « On a parfois l'l'impression d'être complètement dépassés et impuissants, mais la prière – la veillée du 7 septembre – peut avoir des effets très forts, donc agissons et prions pour la paix dans cette région du monde. »

Quant à l'Union européenne, il rappelle son engagement financier et humanitaire, mais ajoute qu'il faut faire davantage : « L'Office humanitaire de l'Union européenne a un rôle important, non seulement par un soutien aux Eglises, mais aussi au HCR, à l'OMS, au PAM. Cependant, au plan politique l'UE n'est malheureusement pas assez forte, soudée pour changer la donne. »

Il conclut, au terme de cette journée de travail, d'information et de coordination : « Au plan des ressources, il faut faire plus et mieux. Au plan politique, il faut faire la paix par le dialogue: on ne s'en sortira pas par les armes, malheureusement aujourd'hui ce sont encore les armes qui parlent. »

Cinq façons d'agir possible

Il ajoute que les catholiques du monde ne peuvent pas se sentir impuissants : il leur indique cinq moyens d'agir à leur portée.

« Premièrement, il ne faut pas baisser les bras », et « continuer de prier » car « la prière va aider à trouver les solutions ».

« Deuxièmement, autant que faire se peut, en parler, faire savoir. Il ne faut pas que cette guerre devienne un conflit oublié ».

« Troisièmement, si l'on vous propose d'accueillir des réfugiés syriens là où vous êtes, dans votre région, ouvrez les bras et accueillez, au moins pour un temps. Parce que personne n'a envie de voir les chrétiens d'Orient partir. Et il n'y a pas que des chrétiens qui cherchent refuge à l'extérieur. Mais en tous cas c'est important d'accueillir des réfugiés parce que dans les pays d'accueil intermédiaires comme le Liban ou la Jordanie, ils sont "coincés": ils n'ont pas la possibilité de travailler, de survivre vraiment donc c'est dramatique, ils préfèrent aller un peu plus loin le temps que la guerre s'arrête. »

« Et puis soutenez le réseau Caritas, soutenez ceux qui agissent, les autres organisations catholiques dont vous êtes proches, pour qu'ils puissent mener à bien les programmes pour lesquels l'Eglise de Syrie se mobilise, et attend notre solidarité. »

« Et enfin parlez-en à votre député, à votre sénateur, pour que cette question ne soit pas oubliée et qu'on en parle dans les lieux ou les décisions peuvent être prises et que le gouvernement français se remobilise. Non pas pour appuyer les rebelles, comme on l'a entendu un peu trop l'année dernière, mais pour appuyer la recherche de la paix, en facilitant le dialogue entre les parties. Et qu'il entraîne l'Union européenne et les autres acteurs. C'est dommage d'entendre le président Obama dire ces jours-ci que les Etats-Unis vont reprendre leur appui aux rebelles.  Ce n'est vraiment pas là la voie de la solution. Donc, le dialogue ! Encouragez vos élus à reprendre le chemin du dialogue : n'hésitez pas à les interpeller ils ont besoin de cela aussi pour avancer. »

Hommage au P. Frans van der Lugt

Enfin, M. Roy souligne l'importance du « maillage horizontal et vertical »des communautés religieuses qui « restent et ne s'en vont pas » et qui « portent le témoignage de l'amour de Dieu pour tous qui est fondamental » : dans un univers musulmans il est fondamental, et il est attendu de la part des musulmans eux-mêmes, qui ont besoin de cette présence chrétienne. C'est une présence aimante, c'est une présence éducative.  A l'école sont assis côte à côte musulmans et chrétiens qui apprennent à s'apprécier mutuellement, à grandir ensemble et ensuite à travailler ensemble. Les communautés religieuses : chapeau ! Le Père Frans van der Lugt, jésuite hollandais assassiné le 7 avril, dans la vieille ville de Homs, était le témoin de cette volonté de rester avec les populations, à leurs côtés, malgré les risques que cela représentait. Je pense que le P. van der Lugt est un exemple de cet engagement de religieuses et religieux dans un pays en guerre comme celui-là. »

Pour ce qui est du sort du P. Paolo dall'Oglio, sj, « on ne sait rien », dit-il : « On continue d'espérer et de prier. De même que pour les deux évêques syro-orthodoxe et grec-orthodoxe d'Alep enlevés il y a plus d'un an maintenant, on est sans nouvelles, mais on a toujours de l'espoir de les retrouver. Ce sont des gens qui ont accepté de donner leur vie…  Il faut continuer de prier pour eux. »

Melkites : Gregorios III au Katholikentag de Ratisbonne




Melkites : Gregorios III au Katholikentag de Ratisbonne
"Avec Jésus-Christ construisons des ponts"

Patriarche Gregorios III

ROME, 1 juin 2014 (Zenit.org) - Tout au long de sa participation à l'édition 2014 du Katholikentag de Ratisbonne (28 mai-1er juin), S. B. Gregorios III, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem, a repris le thème général de la rencontre « Avec Jésus-Christ construisons des ponts ».

Thème que le patriarche a tout particulièrement développé dans ses deux homélies des vêpres du jeudi de l'Ascension le 29 mai dernier et de la Divine Liturgie du vendredi 30 mai célébrées à l'église de St Emmeram :

Soyons avec le Christ comme le Christ. Soyons des bâtisseurs de ponts. Par Sa Sainte Incarnation le Christ est le pont qui relie le Ciel et la Terre. La Divine Liturgie est elle aussi un pont comme le sont les icônes et les autres objets sacrés de nos églises. Reprenant cet extrait de Saint Paul dans la lettre aux Ephésiens (2, 12-16) : « Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous êtes rapprochés par le sang du Christ. Car c'est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n'en a fait qu'un : il a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant abrogé par l'immolation de sa chair la loi des ordonnances avec ses rigoureuses prescriptions, afin de fondre en lui-même les deux dans un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre unis en un seul corps avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. »

Alors qu'en Allemagne on célèbre le 25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin en Israël on construit des murs de séparation, Gregorios III a appelé chacun à voir dans son propre quotidien comment il peut être un constructeur de pont. Pont entre Chrétiens, Musulmans et Juifs, entre le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest.

Le patriarche a rappelé les deux conditions pour la paix au Proche-Orient telles qu'elles ont été définies par le Pape François le 24 mai dernier à son arrivée à Amman : « une solution pacifique à la crise syrienne est plus que jamais nécessaire et urgente, ainsi qu'une solution juste au conflit israélo-palestinien. » Gregorios III a appelé à une prière constante pour la paix en Syrie.

Il a participé à une table ronde avec le président allemand, Joachim Gauck, ainsi que de très nombreuses personnalités tant chrétiennes que juives ou musulmanes sur la place de la foi dans une société sécularisée comme il prendra part à la messe de clôture du Katholikentag le dimanche 1er juin.