Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 15 décembre 2014

Dans les camps de réfugiés des chrétiens d'Irak - Le Point

Dans les camps de réfugiés des chrétiens d'Irak - Le Point
Dans les camps de réfugiés des chrétiens d'Irak
Des chrétiens d'Irak réfugiés au Kurdistan.

C'est du provisoire qui pourrait bien durer toute une vie ou ce qu'il en reste. Ici, à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, ils sont des dizaines de milliers de chrétiens à être venus se réfugier en août dernier. Du jour au lendemain, tous ont dû fuir Mossoul, Qaraqosh, la plaine de Ninive, à 70 kilomètres de là, chassés par les tueurs de Daesh. Là-bas, il n'y a plus un seul chrétien.

À Ankawa, la cité chrétienne au coeur d'Erbil, des dizaines de milliers de réfugiés sont entassés depuis l'été dernier, dans des tentes, des hangars, un hôtel en construction et même un centre commercial abandonné. Ils attendent. Entre la conversion, la mort et le départ, ils ont choisi, si l'on peut dire, de tout laisser derrière eux. Leur maison, leurs biens, une vie heureuse ou banale, mais qui était la leur. Leur seul "crime" : être chrétiens. "Quand nous sommes allés là-bas, nous avons entendu 200 fois la même histoire, et à chaque fois elle était différente, explique Mgr Barbarin, qui a choisi, au lendemain de sa visite à Qaraqosh, de jumeler son diocèse à celui, désormais virtuel, de Mossoul. "Je leur ai dit : nous sommes prêts à faire tout ce qui est utile et bon pour que ceux qui veulent rester le puissent. Ils disent qu'ils n'ont besoin de rien, mais ce n'est pas vrai."

Partir est un mirage

Ces chrétiens d'Irak ont sauvé leurs vies, mais ils n'en ont plus. Les chrétiens étaient près d'un million avant l'invasion américaine, plus que 400 000 l'été dernier. Et demain ? "L'histoire s'est rompue, confie Mgr Sako, patriarche de l'église chaldéenne. Ils rêvent de continuer une vie normale, ailleurs. Ils rêvent de partir, ils pensent que l'Occident est différent. Ils ne parlent pas la langue, ils perdraient leur culture. C'est un mirage. Une fois là-bas, quand ils seront dans un appartement, quel avenir ? Si quelques-uns veulent partir, qu'ils partent. Mais si tout le monde part, tout est fini."

Désoeuvrés pour la première fois de leur vie, les hommes attendent de retrouver un travail, enchaînent cigarette sur cigarette en vous montrant les photos de leur vie d'avant. Les femmes rêvent de retrouver leur maison, là où elles étaient dignes, autonomes et respectées. Les plus jeunes espèrent pouvoir reprendre leurs études, ou tout simplement retourner à l'école. Qu'ils soient chrétiens ou yézidi, ils sont désormais réfugiés dans leur propre pays, un pays où ils vivaient tant bien que mal depuis quinze siècles aux côtés de leurs voisins musulmans. Mais demain, après Daesh, comment faire de nouveau confiance à ces voisins qui les ont menacés de mort et ont pillé leurs biens ?

"Vous êtes les roseaux de Dieu"

L'hiver est arrivé, en Irak comme ailleurs, et les 150 000 réfugiés de la plaine de Ninive sont retombés dans l'oubli. Les familles s'entassent à dix dans une pièce de dix mètres carrés, (sur)vivant de l'aide humanitaire : des médicaments, de l'eau, du riz, des haricots, un peu de viande, du gaz pour faire la cuisine chacun son tour au détour des tentes et des baraques de chantier. Alors, dans le plus grand secret, Mgr Barbarin a décidé qu'il fallait revenir en Irak. Nous sommes une petite centaine à être venus de Lyon avec lui pour une visite éclair de 48 heures, sous haute sécurité. Chacun a payé sa place à bord.

Les chrétiens réfugiés d'Irak, il faut "les écouter, nous laisser accueillir par eux, prendre le temps d'aller leur dire merci, de prier ensemble", explique l'évêque de Lyon. Avec le pape ? Presque. C'est finalement en vidéo, par souci non pas pour sa sécurité mais pour celles des chrétiens sur place, que François est intervenu, en clôture d'une procession mariale réunissant 10 000 chrétiens dans les rues d'Erbil. Un message qui aura permis de donner une portée mondiale à la visite de la délégation française. "Il semble que ces gens ne veulent pas que nous soyons chrétiens. (...) Vous êtes les roseaux de Dieu, qui s'abaissent sous ce vent féroce, mais qui ensuite se redresseront", les salue le pape depuis Rome.

Mar-El, des tentes et de la boue

Le jardin autour de l'église de Mar-El, en plein milieu d'Ankawa, a été métamorphosé en un camp d'urgence accueillant plusieurs dizaines de tentes, soit près de 150 familles. Parenthèse dans l'hiver, il fait beau et chaud. Mais le sol est encore détrempé des pluies tombées trois jours avant. Le linge sèche tant bien que mal, et l'on n'imagine guère comment faire la cuisine pour tant de réfugiés avec les quelques marmites qui chauffent entre les tentes, surtout sous la pluie.


Jusqu'à quand resteront-ils là ? Nul ne le sait, tout dépendra des solutions de logement en dur, à peine moins précaires, que les dons permettront de leur proposer peu à peu. Tout au bout du camp de toile, près de la porte de l'église, trône une tente d'urgence bien particulière, la "Jesus tent", qui abrite la crèche d'un fils de Dieu pauvre parmi les pauvres. Après tout, là-bas aussi, Noël approche. À l'autre bout du camp, dans une grotte de béton, les chrétiens réfugiés semblent avoir rassemblé tout ce qu'ils ont pu sauver de leur foi. Pour prier, pour espérer, pour se souvenir, aussi.


Al-Amal, 2 000 dollars pour loger une famille

À dix minutes de 4x4 blindé du centre d'Ankawa, au beau milieu de rien, ce qui devait devenir un hôtel a été mis gratuitement à la disposition des réfugiés par son propriétaire chrétien. Grâce aux 350 000 euros de dons récoltés, il est peu à peu transformé en habitat d'urgence, mais durable. "Loger une famille dans une pièce d'environ 15 m2 revient à 2 000 dollars", explique Khalil Aitou, responsable des travaux pour la Fondation Mérieux.


"Notre action a démarré au mois d'août. Par le biais du centre de crise, nous avons récupéré 120 tentes. Puis l'hiver étant rude ici, nous avons réfléchi à proposer des solutions en dur. Pour l'instant, trois étages sont terminés, un étage seulement est occupé. Il y a sur place 410 familles et 1 600 personnes. La semaine prochaine, 120 autres familles arriveront, originaires pour la plupart de Qaraqosh. Dans tous les étages, il y aura des chambres, des toilettes, des douches. Nous n'avons fait travailler que les déplacés de Qaraqosh, qui étaient artisans dans leur ville."


Ankawa mall, misère noire

À côté du centre commercial abandonné d'Ankawa mall, qui accueille une véritable foule de chrétiens réfugiés au-delà de ses escalators condamnés, un camp de tentes semblerait presque confortable : des couloirs sans fin, obscurs, où l'électricité n'est arrivée que la veille de notre visite. Pas d'eau aux robinets, des douches et des toilettes purement insalubres, une promiscuité totale.


Ici vivent 220 familles, dont bon nombre venues de Qaraqosh. Le désespoir des habitants se lit sur leur visage. Un étage, un autre, un couloir, un second, ressortir de ce dédale de béton grisâtre et humide prend un bon quart d'heure, et encore, avec un guide. Les baraques de chantier semblent s'aligner à l'infini. Derrière chaque porte, une famille. Devant chaque porte, des yeux qui vous fixent. Au détour d'un couloir, un homme nous interpelle, en anglais : "On ne peut pas vivre comme cela, nous ne sommes pas heureux. On vivait bien, on dormait bien, on travaillait dur. On ne dérangeait personne, on ne menaçait personne. On n'a rien fait. Ils veulent qu'il n'y ait plus que de musulmans ici. Cela ne peut pas fonctionner comme ça."


Un jeune homme nous arrête au détour d'un escalier pour nous présenter sa compagne et son fils, et surtout nous montrer les photos des ruines de sa maison, de sa voiture, de sa vie. Pour qu'elles puissent inviter à déjeuner les Français de passage que nous sommes, du boeuf et du riz ont été distribués à chaque famille de réfugiés. S'ajoute à cela des haricots, un peu de soda, quelques cigarettes, et le thé, partagé assis sur les nattes, en tentant de se comprendre malgré le barrage de la langue, jusqu'à ce qu'une voisine se pose en traductrice et que les mots se libèrent. Notre hôte a deux filles et un fils, il faisait partie de la police de Qaraqosh. Ils avaient une maison. Ils avaient une vie. Ils n'ont plus rien d'autre que leur foi.




PHOTOS © Judikael Hirel, pour Le Point



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vendredi 12 décembre 2014

Serait-ce la fin des chrétiens d’Orient ? - Aleteia

Serait-ce la fin des chrétiens d'Orient ? - Aleteia

http://www.aleteia.org/fr/international/article/la-fin-des-chretiens-dorient-5776792308678656
Du11/12/2014-
Serait-ce la fin des chrétiens d'Orient ? - Aleteia
Le 5 décembre dernier se tenait à Paris le colloque de l'Aide à l'Église en détresse (AED), intitulé cette année : « Vers un nouveau Moyen-Orient – la fin des chrétiens d'Orient ? ». Marc Fromager, le directeur national de cette fondation pontificale, l'a annoncé sans détour dès son propos liminaire : « L'éventualité de leur disparition aujourd'hui ne relève plus d'une provocation rhétorique ou d'un scénario exagérément alarmiste, mais malheureusement d'une probabilité croissante ».

Intervenants, journalistes, historiens et politiques... Tous ont  décrit une situation dans laquelle les puissances mondiales « avancent leurs pions » au détriment des populations locales. Les ressources en pétrole, convoitées par tous les grands pays du monde, mettent une pression considérable sur les épaules des peuples autochtones.

Mais c'est un problème lié au gaz qui a déclenché les troubles actuels, dont la clé est en Syrie, comme l'explique Marc Fromager. Le Qatar, afin d'inonder le marché européen de cette ressource, souhaitait construire un oléoduc qui aurait traversé le territoire syrien. Le président syrien, Bachar el-Assad, a refusé, par fidélité envers son allié historique russe, ce qui lui a valu nombre des tentatives de déstabilisations récentes. Son régime dictatorial, détesté par une large partie de la population, s'est révélé plus solide que ne l'escomptaient les Qataris et leurs alliés. À présent, une majorité de Syriens le soutient, souhaitant que le pays sorte enfin du chaos.
 

La France a trahi les chrétiens d'Orient

Antoine Sfeir, journaliste franco-libanais et directeur des Cahiers d'Orient, regrette amèrement que la France ait trahi son rôle de protectrice des minorités chrétiennes d'Orient. La France avec son « ministre étranger aux affaires » a choisi le camp du Qatar. Il ne fait pas cette dénonciation par amour pour le clan Assad : « Je porte sur mon corps les marques de la police d'Hafez el-Assad, le père de Bachar », rappelle-t-il. Mais l'Occident s'est fait l'allié du pire ennemi des chrétiens d'Orient, l'islam radical sunnite, bien plus extrémiste et destructeur que le régime des mollahs iraniens, par exemple.

Ce contexte mouvant, inquiétant, a été souligné par le Custode de Terre Sainte, le père Pizzabella. Cette année a été au Proche-Orient ce que la Première Guerre mondiale a été pour l'Europe : « Les anciennes règles n'existent plus, affirme-t-il, mais nous ignorons encore à quoi ressembleront les nouvelles règles ».

Aide à l'Eglise en Détresse



 


Envoyé de mon Ipad 

jeudi 11 décembre 2014

« Beaucoup de musulmans ont le désir de rencontrer les chrétiens »Radio Vatican

« Beaucoup de musulmans ont le désir de rencontrer les chrétiens »Radio Vatican

Le Père Christian Delorme - RV

(RV) Parmi les participants au récent pèlerinage d'une soixantaine de pèlerins du diocèse de Lyon auprès des réfugiés irakiens à Erbil figurait le père Christian DelormeActuellement curé de Caluire et Cuire, dans l'agglomération lyonnaise, ce prêtre est connu pour son engagement pour le dialogue islamo-chrétien depuis une quarantaine d'années, notamment dans les banlieues.

Dimanche, alors que prenait fin ce pèlerinage, devant la cathédrale Saint-Joseph d'Erbil, il a livré à Cyprien Viet son impression sur les troubles qui agitent le monde musulman et leur retentissement sur les relations islamo-chrétiennes en France.

En France, dans leur ensemble, les musulmans sont très inquiets de ce qui se passe à l'intérieur du monde musulman. Et l'immense majorité d'entre eux rejette profondément cette image de l'Islam, cette réalité de l'Islam que donne Daesh. Donc, il n'y a pas d'ambigüité du tout. On les a entendus se prononcer contre le terrorisme. Mais en même temps, je crois que le monde musulman est traversé de courants de pensées, de situations de violence comme jamais dans son histoire et que cette violence là blesse d'abord le monde musulman, mais elle a aussi des effets chez les autres et, aujourd'hui, les chrétiens d'Orient en sont les premières victimes.

En France, tout le monde est désarçonné, bouleversé par le fait que de nombreux Français fassent partie des tortionnaires de Daesh. Est-ce que vous avez une explication à ce phénomène ?

Je n'oserai pas apporter trop vite des explications. Ce qui est sûr, c'est que la France et la Belgique, ce sont des pays d'où sont partis beaucoup de jeunes puisqu'on parle d'un millier de jeunes partis de France, quelque 500 jeunes partis de Belgique et plusieurs d'entre eux sont des gens qui ne viennent pas de l'Islam. Ce sont des gens qui ont peut-être été baptisés et là, on est complètement déroutés. Ça montre qu'il y a dans nos pays toute une jeunesse complètement déroutée qui n'a pas de référence ou qui n'a plus de référence et qui est prête à partir dans des idéologies folles et sanguinaires. Vous savez, on a connu ça autrement dans les décennies précédentes. Vous avez des jeunes qui sont partis aussi dans Action directe, dans les brigades rouges, dans la Fraction Armée Rouge en Allemagne. Ce sont un peu les mêmes phénomènes de nihilisme, un mélange de besoin de servir à quelque chose et en même temps, on ne croit plus dans les sociétés. On veut tout casser, tout brûler, tout détruire.

On entend quelque fois un discours assez violent par rapport à la présence musulmane en France. Certains disent « Attention, vous allez vous faire dévorer. Vous ne vous rendez pas compte de ce qu'ils vont vous faire. Vous allez être pris en otage ». Comment expliquez-vous ce discours et comment trouver une solution à ces blocages ?

C'est un discours ancien. C'est vrai que très souvent, on a des chrétiens d'Orient qui nous disent « Vous ne vous rendez pas compte. Vous avez maintenant une très forte population musulmane en France. Vous allez connaitre les mêmes difficultés, voire les mêmes drames que ceux que nous avons connus ». C'est vrai qu'il faut écouter les chrétiens d'Orient. D'abord au niveau de ce qu'ils ont vécu, leurs souffrances. La vie avec le monde musulman n'a jamais été facile, contrairement à ce qu'on raconte quelque fois. On va rentrer en 2015 dans l'année du centenaire du génocide arménien et assyro-chaldéen. Donc, c'est une histoire très douloureuse. Donc, je crois qu'il faut entendre ce que les chrétiens d'Orient nous disent. Mais en même temps, nos réalités sont différentes. En grande partie parce qu'en France, l'immense majorité des musulmans vient du Maghreb et que l'islam du Maghreb est un islam différent de celui de l'Égypte, de l'Irak. On peut dire que les gens d'origine algérienne, d'origine marocaine et tunisienne sont des gens qui sont porteur d'un islam qui a déjà une longue expérience de la République, même sous le joug colonial. On n'est pas du tout dans le même cas de figure. On n'est pas dans le cas de sociétés tribales, claniques. On est avec des gens qui, en réalité, sont déjà dans la société des individus.

Dans le monde catholique, il y a une très forte islamophobie qui se développe, qui apparait notamment sur les réseaux sociaux, dans des blogs. Ce phénomène s'est évidemment aggravé depuis l'été dernier. Comment y remédier et est-ce que des initiatives se développent pour que des gens qui ont des a priori négatifs sur l'Islam puissent cheminer plus en confiance et sortir de cette peur qui, finalement, paralyse tout le monde ?

Heureusement, il y a un certain nombre d'initiatives qui se déroulent en France mais ce sont des petites choses. Aujourd'hui, beaucoup de musulmans dans les mosquées ont le désir de rencontrer des chrétiens, de discuter avec eux. Mais ils ne trouvent pas non plus beaucoup d'interlocuteurs en face. Et puis, dans les situations de crise, il y a toujours le risque que les gens se replient sur eux-mêmes. Ce que je crois surtout, c'est qu'il faut regarder la réalité de notre société. C'est vrai qu'on est très marqué par les difficultés dans les banlieues parce qu'il y a des ghettos de misère, des dizaines de milliers de jeunes qui sont sans occupation. Chez certains d'entre eux, il y a la rage voire la haine. C'est vrai qu'il y a tout ça. Mais il y a aussi une réalité de l'intégration que souvent, on ne voit pas. L'immense majorité des musulmans en France est complètement intégrée dans le sens où elle est complètement inscrite dans le fonctionnement de la société française. On ne voit plus ces musulmans-là. Il y a les musulmans visibles et les musulmans invisibles. Les musulmans invisibles sont de beaucoup les plus nombreux. Ils sont tellement invisibles qu'ils participent complètement à la vie de notre République et ils ne remettent pas du tout en cause la paix sociale chez nous. 

Envoyé de mon Ipad 

ASIE/LIBAN - Prise de position du Synode des Evêques syro-catholiques à propos de la déclaration d’al-Azhar

ASIE/LIBAN - Prise de position du Synode des Evêques syro-catholiques à propos de la déclaration d'al-Azhar

Rome (Agence Fides) – Les chefs des grandes puissances et les gouvernants d'Irak doivent « hâter la libération de Mossoul et de la plaine de Ninive » des djihadistes du prétendu « Etat islamique » afin que les évacués ayant fui leurs terres puisse revenir vivre dans leurs maisons dans la paix et la sécurité. C'est sur cet appel que s'ouvre le document diffusé par les Evêques de l'Eglise syro-catholique au terme de leur Synode annuel, convoqué à Rome du 8 au 10 décembre, sous la présidence de S.B. Ignace Youssef III Younan, Patriarche d'Antioche des Syriens. Le texte de synthèse du Synode, qui comprend neuf points, exprime des attentes, des considérations et des projets des Pasteurs de l'Eglise catholique de rite oriental concernant la situation convulsée dans laquelle se trouvent actuellement les populations du Proche-Orient, avec une référence particulière aux difficultés et aux souffrances rencontrées par les communautés chrétiennes locales.
Les Evêques syro-catholiques exprime leur grande satisfaction s'agissant de la déclaration finale de la Conférence sur le terrorisme ayant eu lieu la semaine dernière à l'université sunnite d'al-Azhar, laquelle a réaffirmé avec force le besoin de sauvegarder la coexistence fraternelle entre chrétiens et musulmans dans les pays arabes et de préserver leur pleine égalité du point de vue social et civil.
Dans le document, parvenu à l'Agence Fides, les Evêques de l'Eglise syro catholique demandent à ce que soient appliqués concrètement les principes exprimés dans la déclaration d'al-Azhar, invitant les gouvernements à reconsidérer dans cette perspective les politiques concernant les différentes composantes religieuses et ethniques et appelant également les institutions éducatives à revoir leurs programmes pour les épurer de tout contenu discriminatoire vis-à-vis des communautés non musulmanes.
Les Evêques syro-catholiques réaffirment par ailleurs également le droit des palestiniens à constituer un Etat indépendant et annoncent la création d'une Commission ad hoc chargée d'intensifier le dialogue œcuménique avec les chrétiens syro-orthodoxes dans la perspective de la pleine communion. Les Evêques syro-catholiques expriment également leur plein appui à la proposition – récemment relancée également par le Patriarche copte orthodoxe Tawadros II – de déterminer une date pour la célébration de Pâques partagée par toutes les Eglises et communautés chrétiennes. (GV) (Agence Fides 11/12/2014)

Moyen Orient: l'importance de l'action de Caritas Liban



Moyen Orient: l'importance de l'action de Caritas Liban
Assemblée générale de Caritas Liban

Rédaction

ROME, 11 décembre 2014 (Zenit.org) - L'Assemblée générale annuelle de Caritas Liban a eu lieu à son siège central à Sin El Fil (Mont-Liban) et en présence du représentant du Président de l'APECL, Mgr Michel Aoun, des représentants des diocèses, des supérieurs généraux et supérieures générales, des membres du Bureau et du Conseil, des affiliés, des Présidents de Régions et Chefs de Secteurs, indique ce communiqué de Caritas Liban.

Le Président de Caritas Liban, Père Paul Karam, a exposé les diverses réalisations durant l'exercice en cours et souligné l'importance du rôle de Caritas Liban à divers niveaux (santé, social, jeunes, réfugiés syriens…), notamment au regard de la crise régionale et du danger qui menace les chrétiens du Moyen-Orient. Le Secrétaire Général, Me Elie Cordahi, a ensuite exposé le rapport d'activité annuel pour l'exercice 2013-2014.

Le Trésorier Général, M. Elie Rizkallah, a présenté le bilan financier dont le montant total s'élève à 72 milliards 535 millions de livres libanaises répartis de la manière suivante : 31 milliards 535 millions de LL dédiés aux activités habituelles de Caritas Liban (Santé, Social, Développement économique, Jeunes, Migrants) et 41 milliards de LL provenant des bailleurs de fonds internationaux et visant à couvrir l'assistance humanitaire offertes aux réfugiés syriens (70%) et aux communautés vulnérables libanaises (30%).


Les deux rapports ont été soumis à l'approbation des membres de l'Assemblée qui ont, par ailleurs, réélu M. Jean Barbara comme auditeur externe de Caritas Liban

La nationalité « chrétienne araméenne » divise les Arabes israéliens | La-Croix.com

La nationalité « chrétienne araméenne » divise les Arabes israéliens | La-Croix.com
La galaxie des Églises orientales

« Juif », « arabe », « druze », « circassien », « bédouin » ? En plus de la citoyenneté du pays, chaque Israélien a la possibilité de faire inscrire dans son état civil sa « nationalité ». Le 16 septembre, le ministère de l'intérieur a publié un décret reconnaissant une sixième : les « chrétiens araméens ».

Cette nationalité est accessible sur la base du volontariat, à condition de remplir trois critères : être originaire du Moyen-Orient, parler couramment l'araméen et appartenir à l'une des confessions ayant conservé, pour la liturgie, cette langue très ancienne (maronite, syrienne-catholique, syrienne-orthodoxe, grecque-catholique, grecque-orthodoxe). Sur les 150 000 chrétiens d'Israël (1,8 % de la population), environ 20 000 personnes pourraient s'en réclamer.

 > Relire :   P. Émile Shoufani :« La majorité silencieuse des Palestiniens ne veut pas la guerre 

Considéré par les chercheurs comme la seule langue courante à l'époque du Christ, l'araméen était déjà parlé par les juifs six siècles auparavant. Cette proche parente de l'hébreu et du syriaque a été pratiquée en Asie mineure jusqu'à l'époque des premiers chrétiens : elle a alors reculé face au grec et au latin, bien avant l'avènement de l'arabe, au VIIIe siècle. On peut encore entendre l'araméen dans certains villages syriens et irakiens, notamment près de Mossoul.

20 % de la population d'Israël

Chrétiens et musulmans confondus, les Arabes représentent 20 % de la population d'Israël. Aussi appelés « Palestiniens de l'intérieur » ou « Palestiniens de 1948 », ils sont installés essentiellement dans les environs de Haïfa et de Nazareth. D'une manière générale, ils présentent un front uni face aux juifs israéliens.

Mais depuis quelques années, certains chrétiens (principalement grecs-orthodoxes et maronites) ne veulent plus être identifiés à des Palestiniens. Aspirant à une meilleure intégration, ils répondent aux sollicitations du gouvernement à faire leur service militaire – les musulmans, eux, en sont exemptés. 

C'est pour se démarquer plus clairement de ces derniers que certains chrétiens revendiquent aujourd'hui leur identité « araméenne ».

 « Si nous parlons arabe, c'est seulement à cause de la conquête musulmane, ce n'est pas notre langue d'origine », souligne un membre du Forum pour le recrutement des chrétiens, qui préfère rester anonyme. 

Une proximité d'ordre sociologique

Fondé il y a deux ans par un prêtre grec-orthodoxe de Nazareth, il incite les chrétiens à entrer dans les rangs de Tsahal. « On voit tous les chrétiens tués par des musulmans dans les pays voisins alors que les Israéliens, eux, nous traitent très bien », ajoute cet homme qui s'est empressé d'adopter la nouvelle nationalité araméenne.

Pour Mayaan Raveh, universitaire israélienne, la proximité entre juifs et chrétiens est notamment d'ordre sociologique. « Dans ce pays, explique-t-elle, les chrétiens ressemblent davantage aux juifs qu'aux musulmans : ils font des études plus longues, se marient plus tard et ont moins d'enfants. Mais ils restent solidaires des autres Palestiniens ». 

L'État hébreu cherche-t-il à diviser pour mieux régner ? C'est l'avis de la plupart des Arabes. En février, le Parlement a déjà voté une loi distinguant les Israéliens chrétiens et musulmans dans certaines assemblées représentatives. Une première.

« On ne devient pas quelqu'un par décret ministériel ». 

La tension est d'autant plus forte que ce décret survient alors qu'un projet de loi vise à faire d'Israël l'« État-nation du peuple juif » et à destituer l'arabe de son statut de deuxième langue officielle.

L'Assemblée des ordinaires catholiques de Terre sainte n'a pas mâché ses mots, estimant qu'une nationalité araméenne « attaque » et même « défigure » l'identité des chrétiens d'Israël. Dans un communiqué, ces évêques ont exhorté les candidats « à se réveiller » : « Rendez-vous service à vous-mêmes, rendez service à votre peuple et à Israël en restant dans la vérité, vous êtes des Palestiniens chrétiens. » 

 > Relire :   Israël cherche à diviser les Arabes chrétiens et musulmans 

Pour Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, évêque latin de Nazareth, accorder l'identité araméenne aux seuls chrétiens est de toute façon un « contresens historique ». « La plupart des musulmans palestiniens de Terre Sainte descendent eux aussi des Araméens, avant que ceux-ci ne soient devenus chrétiens, puis musulmans ! » Excédé, il ajoute qu'« on ne devient pas quelqu'un par décret ministériel ». 

En deux mois, seuls quelques centaines de chrétiens auraient demandé à adopter cette nouvelle nationalité. Ce sont globalement les mêmes, semble-t-il, que ceux qui se portent déjà volontaires pour être enrôlés dans l'armée israélienne. Ces récents naturalisés araméens revendiquent d'ores et déjà une représentation à la Knesset.

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 Les Araméens dans la Bible 

 Aram, l'un des petits-fils de Noé, a donné son nom à la région de Damas où se serait établie sa descendance.

 Dans le Deutéronome, les Israélites font mémoire de ces ancêtres : « Mon père était un Araméen nomade, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C'est là qu'il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse » (Deut 26, 5).

 A la mort de David, un prince araméen, Hadad, s'empara de la région de Damas. Les livres des Rois racontent comment son royaume, en Syrie centrale, fut l'adversaire d'Israël pendant plusieurs siècles.

 Rédigés en grec, les Evangiles comportent quelques mots d'araméen : « Talitha koum » (« petite fille, lève-toi ! ») quand Jésus réveille une jeune morte (Marc 5, 41), « Maranatha » (« le Seigneur vient ») ou encore « Abba » (« Père »), cri de détresse du Christ à Gethsémani (Marc 14, 36).



Envoyé de mon Ipad 

ASIE/LIBAN - Déclarations du Patriarche d’Antioche des Syriens au Synode de l’Eglise syro-catholique



Envoyé de mon Ipad 
ASIE/LIBAN - Déclarations du Patriarche d'Antioche des Syriens au Synode de l'Eglise syro-catholique

Rome (Agence Fides) – Les chrétiens syriens ont connu des expériences de persécution et de martyre « depuis des époques antiques » et aujourd'hui, face aux convulsions qui bouleversent le Proche-Orient et provoquent des souffrances aux communautés chrétiennes locales, le premier devoir des Pasteurs est de consoler le peuple et d'aider tout un chacun à lire les « signes des temps » pour ne pas se limiter aux lamentations et aux sentiments de deuil et reconnaître le dessein de la Providence dans les faits qui se produisent actuellement. Tel est le discernement du temps présent que le Patriarche d'Antioche des Syriens, S.B. Ignace Youssef III Younan, a voulu suggérer dans son intervention d'ouverture du Synode annuel de l'Eglise syro-catholique, convoqué à Rome du 8 au 10 décembre.
Dans le cadre des sessions du Synode, présidées par le Patriarche, 18 Evêques syro-catholiques provenant en grande partie des pays du Proche-Orient, sont appelés à traiter des problèmes et situations d'urgence vécus par les fidèles tant au Proche-Orient que dans les pays où sont présentes les communautés de la diaspora syro-catholique. A l'ordre du jour du Synode, figure également la mise au point des initiatives prévues en vue de la commémoration du centenaire des massacres perpétrés à l'encontre des chrétiens arméniens et syriaques en Anatolie en 1915. Au cours du débat synodal, sera également examiné le rapport entre les prêtres et les Evêques ainsi que le dialogue œcuménique avec l'Eglise syro-orthodoxe.
Dans son intervention d'ouverture, le Patriarche a exprimé sa préoccupation suite à la situation d'impasse institutionnelle dans laquelle se trouve le Liban, appelant la classe politique libanaise à prendre ses responsabilités « devant Dieu, devant le peuple et devant l'histoire » et rendant hommage à l'armée et aux forces de l'ordre qui protègent le pays de la contamination djihadiste.
Le Patriarche s'est également attardé sur les souffrances des communautés chrétiennes ayant dû fuir le nord de l'Irak face à l'offensive des miliciens du prétendu « Etat islamique ». Actuellement – a déclaré entre autre S.B. Ignace Youssef III Younan – plus d'un tiers des syro-catholiques irakiens vivent dans la condition d'évacués sans abri, soumis à la tentation de fuir à l'étranger et d'abandonner pour toujours leurs terres d'origine. (GV) (Agence Fides 10/12/2014)

mercredi 10 décembre 2014

"Vers un nouveau Moyen Orient, la fin des chrétiens ?"



Envoyé de mon Ipad 

"Vers un nouveau Moyen Orient, la fin des chrétiens ?"
Colloque de l'AED à Paris

Rédaction

PARIS, 9 décembre 2014 (Zenit.org) - « Vers un nouveau Moyen Orient, la fin des chrétiens ? » : c'est le thème du colloque organisé par l'Aide à l'Église en Détresse (AED) le 5 décembre 2014 à Paris.

Quelque 400 personnes ont participé à cet événement auquel sont intervenus des géopoliticiens, des diplomates, des religieux et journalistes venant d'Égypte, du Liban et d'Irak.

Au programme notamment : l'histoire du siècle passé marqué par le traité de Sykes-Picot, les révolutions arabes et les hivers islamistes ; les enjeux économiques et diplomatiques des grandes puissances sur la zone du Moyen-Orient ; la montée djihadiste sur le monde musulman.

Le point phare de la journée s'est déployé autour de la question des chrétiens aujourd'hui au Moyen-Orient : « entre cercueil et valise, que choisir ? », précise un communiqué de l'AED.

Selon le directeur Marc Fromager, qui a animé la journée : « le moment sans doute le plus crucial et en même temps émouvant a été la discussion sur la question de savoir si finalement, les chrétiens d'Orient devaient rester sur leur terre. Nous faisons tout afin qu'ils puissent rester tout en comprenant qu'on ne peut en aucune façon les obliger à demeurer dans une région où leur avenir semble particulièrement compromis ».

mardi 9 décembre 2014

A l'epoque de Saddam le chretien etait roi

http://www.lorientlejour.com/article/900032/-a-lepoque-de-saddam-le-chretien-etait-roi-.html
9-12-2014

 

Entre le fol espoir de retourner dans leurs villages dont ils ont été chassés par l'État islamique (EI) et le rêve d'émigrer, les déplacés chrétiens à Erbil, au Kurdistan irakien, se font peu d'illusions sur leur avenir.
À Aïnkawa, faubourg chrétien d'Erbil, des centaines de familles, près de 1 700 personnes selon des estimations, s'entassent dans un centre commercial désaffecté. Et comme plusieurs dizaines de milliers d'autres déplacés, elles ont trouvé refuge dans cette banlieue chrétienne entre ville et campagne, grignotée par l'urbanisation débridée de la « capitale » du Kurdistan irakien, région autonome du nord de l'Irak. Les plus fortunés louent une maison ou un appartement à prix d'or. Les autres, l'immense majorité, se retrouvent dans des camps de préfabriqués, sous les tentes ou dans des bâtiments désaffectés, comme l'« Aïnkawa Mall ». Dehors, le soleil de décembre est encore chaud. Mais un froid humide règne derrière la façade encore imposante de l'ancien centre commercial.



Dans une petite pièce où les matelas mangent le peu d'espace disponible, Milad Gagi, un keffieh bleu sur la tête, peste contre tout et tous, ou presque. Contre le froid qui, la nuit, lui donne l'impression de vivre « dans un frigo ». Contre la promiscuité imposée. Contre les prêtres, accusés de favoriser l'émigration de leurs seuls proches. Contre l'électricité aussi, rétablie « pour faire plaisir » aux visiteurs étrangers, la délégation de l'archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, venu à Erbil à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception, quand d'ordinaire les travées et les pièces sont plongées dans la pénombre. « Les enfants comme les adultes vivent comme des animaux », fulmine son cousin, Imad Mama, 55 ans.
Imad tenait un petit commerce florissant à Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak, avant d'en être chassé par l'avancée des jihadistes de l'EI.

Mgr Barbarin messager du pape auprès des chrétiens d'Orient - France 3 Rhône-Alpes

Mg Barbarin messager du pape auprès des chrétiens d'Orient - France 3 Rhône-Alpes
Mg Barbarin messager du pape auprès des chrétiens d'Orient
De retour d'Irak, le cardinal Barbarin a expliqué sur France 3 Rhône-Alpes combien il était important de maintenir là bas les chrétiens d'Orient. L'évêque de Lyon était porteur d'un message du pape dénonçant précisément l'exil forcé de la communauté chrétienne.        
Mg Barbarin s'est rendu pour la seconde fois à Erbil (Irak) en fin de semaine dernière pour soutenir la cause des chrétiens d'Orient qui doivent fuir leur pays devant l'avancée des jihadistes. Il était porteur d'un message enregistré dans lequel le souverain pontife a évoqué précisément le sort de ces chrétiens "chassés du Moyen-Orient" .  

"Les chrétiens sont en train d'être chassés du Moyen-orient, dans la souffrance", s'est ému le souverain pontife qui a pointé la responsabilité des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), sans toutefois les nommer. "C'est surtout par la faute d'un groupe extrémiste et fondamentaliste que ces communautés, spécialement les chrétiens et les yazidis, mais d'autres également, sont parties, et que toutes sont victimes de violences inhumaines à cause de leur identité ethnique et religieuse", a déclaré le pape François. "Il semble que ces gens ne veuillent pas que nous soyons chrétiens", a-t-il ajouté.

L'offensive lancée début juin par l'EI en Irak a jeté des centaines de milliers de réfugiés sur les routes. Parmi eux, des dizaines de milliers de chrétiens mais aussi plusieurs milliers de Yazidis, une minorité habitant surtout le nord de l'Irak, ont trouvé refuge au Kurdistan.

Lors de sa visite au Kurdistan irakien, le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, a visité samedi des camps de réfugiés majoritairement chrétiens. C'est le deuxième voyage du cardinal à Erbil cette année. Il s'y était déjà rendu en juillet après le jumelage des deux diocèses de Lyon et Mossoul, deuxième ville d'Irak tombée en juin aux mains de l'EI d'où ont fui de très nombreux chrétiens.

Ce midi sur France 3, le cardinal Barbarin a expliqué sur France 3 qu'il avait prié avec les réfugiés chrétiens en allumant 10 000 bougies, en référence à la célébration lyonnaise. Il a répété aussi combien il était important de maintenir là bas cette communauté chrétienne malgré les persécutions dont elle fait l'objet.

Mgr Barbarin de retour d'Irak


Envoyé de mon Ipad 

ASIE/IRAQ - Procession de l’Immaculée Conception en présence de milliers de fidèles à Ankawa

ASIE/IRAQ - Procession de l'Immaculée Conception en présence de milliers de fidèles à Ankawa

Erbil (Agence Fides) – Des milliers de fidèles ont suivi la procession de l'Immaculée Conception qui a eu lieu dans les rues d'Ankawa, faubourg à majorité chrétienne de la ville d'Erbil où ont trouvé refuge, depuis août dernier, une grande partie des évacués de Mossoul et des villages chrétiens de la plaine de Ninive ayant fui devant l'avancée des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». L'acte de dévotion dédié à la Très Sainte Vierge Marie, qui a eu lieu en préparation à la Solennité de l'Immaculée Conception, a débuté dans la cour de l'église Saint Joseph par la récitation des hymnes mariaux, suivie par une brève intervention du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako. Ensuite, la multitude des fidèles a commencé à marcher en procession en direction de la statue de l'Immaculée Conception placée à l'entrée d'Ankawa.
Réunis autour de la statue, dans le soir illuminé par les cierges, les participants ont pu écouter en silence le message vidéo au travers duquel le Pape François a envoyé sa bénédiction et ses paroles de réconfort à tous les chrétiens irakiens. Dans son message, le Souverain Pontife a cité notamment Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, co-patronne des missions : « Je pense à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus – a rappelé le Pape – qui disait qu'elle et l'Eglise se sentaient comme un roseau : quand vient le vent, la tempête, le roseau se plie mais ne se rompt pas. Vous êtes en ce moment ce roseau, vous vous pliez avec douleur, mais vous avez cette force de persévérer dans votre foi, qui pour nous est un témoignage. Vous êtes les roseaux de Dieu aujourd'hui ! Les roseaux s'abaissent avec ce vent féroce, mais ensuite ils se relèveront ».
A la procession, a également participé S.Em. le Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon et Primat des Gaules, accompagné par une nombreuse délégation de bénévoles de son Archidiocèse. C'est en effet le Cardinal qui a acheminé à Ankawa le message vidéo du Pape François aux chrétiens irakiens. (GV) (Agence Fides 09/12/2014)

AFRIQUE/EGYPTE - 120 millions de lires égyptiennes versées en 4 ans pour libérer les chrétiens enlevés au sein du gouvernorat de Minya

AFRIQUE/EGYPTE - 120 millions de lires égyptiennes versées en 4 ans pour libérer les chrétiens enlevés au sein du gouvernorat de Minya

Minya (Agence Fides) – En Haute Egypte, l'enlèvement systématique de personnes appartenant à la communauté chrétienne copte constitue désormais un véritable fond de commerce criminel. Selon des données fournies aux moyens de communication locaux par le militant copte de l'Union des jeunes Maspero et fondateur du Pari d'initiative populaire, Mina Thabet, au sein du seul gouvernorat de Minya, la somme totale déboursée pour payer la rançon de chrétiens enlevés à compter de janvier 2011 – lorsque débuta en Egypte le « printemps arabe » qui aurait porté à la chute du Président Hosni Moubarak – a désormais dépassé les 120 millions de lires égyptiennes (soit plus de 16 millions d'€uros).
Selon l'activiste égyptien, les bandes qui s'acharnent contre les chrétiens coptes trouvent des couvertures également au sein des appareils qui devraient garantir la sécurité sociale. La corruption diffuse explique au moins en partie la faible capacité de réaction des forces de l'ordre face à de tels actes criminels.
« Malheureusement – a déclaré à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Kyrillos William, Evêque copte catholique d'Assiout – le phénomène se poursuit et l'on ne note pas d'améliorations. Les opérations de police, comme celles menées dans la région d'Assiout en février dernier, sont épisodiques et ne parviennent pas à résoudre le problème ». Actuellement, on craint pour le sort d'un chrétien copte, père de trois enfants, enlevé dans la zone de Minya, dont la famille n'est pas parvenue à rassembler la somme demandée comme rançon par les ravisseurs. (GV) (Agence Fides 09/12/2014)

Déclaration finale, en arabe , du congrès mondial de l'Azhar sur le terrorisme tenu au Caire (du 3-4-12-2014)

ننشر .. توصيات مؤتمر الأزهر العالمي في مواجهة التطرف والإرهاب - بوابة الأهرام
 توصيات مؤتمر الأزهر العالمي في مواجهة التطرف والإرهاب - بوابة الأهرام
http://gate.ahram.org.eg/UI/Front/
أصدر المشاركون بمؤتمر الأزهر لمواجهة التطرف والإرهاب، المنعقد بالقاهرة منذ أمس الأربعاء، بمشاركة ممثلي 120 دولة وممثلي عن جميع المذاهب الإسلامية والطوائف المسيحية، بيان رسمي في نهاية الجلسة الختامية أعلنه الدكتور عباس شومان وكيل الأزهر.

وفيما يلي نص البيان:
يواجه العالم العربي حالة غير مسبوقة من التوتر والاضطرابِ نتيجة ظهور حركات متطرفة تعتمد الإرهابَ أداة لتنفيذِ مآربها؛ فقد تعرض مواطنون آمنون إلى الاعتداءِ على كراماتهم الإنسانية، وعلى حقوقِهم الوطنية، وعلى مقدساتِهم الدينية، وجرت هذه الاعتداءاتُ باسمِ الدينِ، والدين منها بَراءٌ.

من أجل ذلك كان لا بد للأزهر الشريفِ بما يمثِّله من مرجعيةٍ دِينيةٍ للمسلمين جميعًا أن يأخُذَ المبادرةَ لتحديدِ المفاهيمِ وتحريرِ المقولاتِ التي أساء المتطرفون توظيفَها في عمليَّاتِهم الإرهابيةِ، وأن يرفَعَ الصوتَ الإسلاميَّ عاليًا ضدَّ التطرفِ والغلوِّ وضدَّ الإرهابِ بأشكالِه وأنواعِه كافةً.

واستجابةً لدعوةِ الأزهرِ الشريفِ برئاسةِ الأمامِ الأكبرِ فضيلةِ الدكتور/ أحمد الطيب عُقِد مؤتمرٌ موسعٌ في القاهرة بجمهورية مصر العربية في يومي الأربعاء والخميس 11 و12 من صفر 1436هـ الموافقين 3و4 ديسمبر 2014م، حضره رؤساءُ المذاهبِ الإسلامية.

ورؤساءُ كنائسِ الشرقِ، كما حضَرَه علماءُ مسلمون ومسيحيُّون من مختلفِ أقطارِ العالم.

وبعد يومَيْن من الأبحاثِ والمناقشاتِ انتهى المُجتمِعون إلى إصدارِ بيانٍ توافَقُوا على تسميتِه بيانَ الأزهرِ العالمي، وفيما يلي نصُّه:

أوَّلاً: إنَّ كلَّ الفِرَقِ والجماعاتِ المُسلَّحةِ و"المليشيات" الطائفيَّةِ التي استعملت العنفَ والإرهابَ في وجه أبناء الأمةِ رافعة – زورًا وبهتانًا – راياتٍ دينيةً، هي جماعاتٌ آثمةٌ فكرًا وعاصيةٌ سلوكًا، وليست من الإسلامِ الصحيحِ في شيءٍ، إنَّ ترويعَ الآمِنين، وقتلَ الأبرياءِ، والاعتداءَ على الأعراضِ والأموالِ، وانتهاكَ المقدَّساتِ الدينيةِ - هي جرائمُ ضد الإنسانيَّةِ يُدِينها الإسلامُ شكلًا وموضوعًا، وكذلك فإنَّ استهدافَ الأوطانِ بالتقسيمِ والدولِ الوطنيةِ بالتفتيتِ، يُقدِّم للعالم صورةً مشوهةً كريهةً من الإسلام.

من أجلِ ذلك فإنَّ هذه الجرائمَ لا تتعارَضُ مع صحيحِ الدِّين فحسب، ولكنَّها تُسيء إلى الدِّين الذي هو دين السلام والوحدة، ودِين العدل والإحسان والأُخوةِ الإنسانيةِ.

ثانيًا: التأكيدُ على أنَّ المسلمين والمسيحيين في الشرقِ هم إخوةٌ، ينتمون معًا إلى حضارةٍ واحدةٍ وأمةٍ واحدةٍ، عاشوا معًا على مدى قُرون عديدة، وهم عازِمون على مُواصلةِ العيشِ معًا في دولٍ وطنيةٍ سيِّدةٍ حُرةٍ، تُحقِّقُ المساواةَ بين المواطنين جميعًا، وتحترمُ الحريَّات.

إنَّ تعدُّدَ الأديانِ والمذاهب ليس ظاهرة طارئة في تاريخنا المشترك؛ فقد كان هذا التعدد وسيبقى مصدرَ غنى لهم وللعالم، يَشهدُ على ذلك التاريخ.

إنَّ علاقاتِ المسلمين مع المسيحيين هي علاقاتٌ تاريخيَّةٌ، وتجربةُ عيشٍ مُشتَرك ومُثمِر، ولدينا تجاربُ يُحتَذى بها في مصرَ وفي العديد من الدول العربية الأخرى جرَى تطويرُها باتجاه المواطنة الكاملة حقوقًا وواجبات، ومن هنا فإنَّ التعرُّضَ للمسيحيين ولأهل الأديان والعقائد الأخرى باصطناع أسابٍ دِينيَّةٍ هو خُروجٌ على صحيحِ الدِّينِ وتوجيهاتِ النبيِّ صلى الله عليه وسلم، وتنكرٌ لحقوقِ الوطنِ والمواطنِ.

ثالثا: إنَّ تهجيرَ المسيحيين وغيرِهم من الجماعاتِ الدِّينيَّةِ والعِرقيَّةِ الأخرى جريمةٌ مُستَنكرةٌ، نُجمِع على إدانتِها؛ لذلك نُناشد أهلَنا المسيحيين التجذُّرَ في أوطانهم، حتى تزولَ موجةُ التطرُّفِ التي نُعاني منها جميعًا، كما نُناشِدُ دولَ العالم استبعادَ تسهيلِ الهجرةِ من جدولِ المُساعداتِ التي تُقدِّمُها إليهم؛ فالهجرةُ تُحقِّقُ أهدافَ قُوَى التهجيرِ العُدوانيَّةِ التي تستهدفُ ضربَ دولِنا الوطنيَّة وتمزيق مجتمعاتِنا الأهليَّة.

رابعًا: إنَّ بعضَ المسؤولين في الغرب وبعض مُفكِّريه وإعلاميِّيه يَستثمِرونَ هذه الجماعاتِ المُخالفةَ لصحيحِ الدِّينِ لتَقديمِ صُوَرٍ نمطيةٍ يَفتُرون فيها على الإسلامِ شِرعةً ومِنهاجًا. ولمُواجهة هذه الظاهرةِ السلبيةِ يُطالب المؤتمرُ المنصِفين من مُفكِّري الغربِ ومُسؤولِيه تصحيحَ هذه الصُّوَرِ الشريرةِ وإعادة النظَرِ في المواقف السلبيَّة؛ حتى لا يُتَّهم الإسلامُ بما هو بَراء منه، وحتى لا يُحاكَم بأفعالِ جماعاتٍ يَرفُضها الدِّين رفضًا قاطعًا.

خامسًا: يَدعو المؤتمرُ إلى لقاءٍ حواريٍّ عالميٍّ للتعاون على صِناعةِ السلامِ وإشاعةِ العدلِ في إطارِ احترامِ التعدُّدِ العقديِّ والمذهبيِّ والاختلافِ العُنصري، والعملِ بجدٍّ وإخلاصٍ على إطفاء الحرائقِ المُتعمَّدةِ بدلاً من إذكائِها.

سادسًا: لقد تعرَّض عددٌ من شباب الأُمَّةِ ولا يَزالُ يَتعرَّضُ إلى عمليَّةِ "غسل الأدمغة" من خِلال الترويجِ لأفهامٍ مغلوطةٍ لنصوصِ القُرآن والسُّنَّة واجتهادات العُلمَاء أفضت إلى الإرهاب، ممَّا يُوجِبُ على العلماء وأهلِ الفكر مسئوليَّة الأخذ بأيدي هؤلاء المُغرَّرِ بهم من خِلال برامجِ توجيهٍ، ودوراتِ تثقيفٍ، تكشفُ عن الفَهمِ الصحيحِ للنصوصِ والمفاهيمِ؛ حتى لا يَبقوا نهبًا لدُعاة العُنفِ، ومُروِّجي التكفير.

ومن هذه المفاهيمِ مفهومُ الخِلافة الراشدةِ في عصر صحابةِ رسولِ الله صلى الله عليه وسلم. فقد كانت تنظيمًا لمصلحةِ الناسِ غايتُه حِراسةُ الدِّين وسِياسة الدُّنيا، وتحقيقُ العدلِ والمُساواة بين الناسِ، فالحكمُ في الإسلام يَتأسَّسُ على قِيَمِ العَدلِ والمُساواةِ وحِمايةِ حُقوق المُواطنة لكلِّ أبناءِ الوطن بلا تمييزٍ بسببِ اللونِ أو الجنسِ أو المعتقدِ، وكلُّ نظامٍ يُحقِّقُ هذه القيمَ الإنسانيةَ الرئيسةَ هو نظامٌ يكتسبُ الشرعيَّةَ من مصادر الإسلام.

ومن المفاهيمِ المحرفة أيضًا مفهوم الجهاد، ومعناه الصحيح في الإسلام هو أنه ما كان دفاعًا عن النفس وردًّا للعدوان، وإعلانُه لا يكون إلا من ولي الأمر وليس متروكا لأي فرد أو جماعة مهما كان شأنها.

سابعًا: دعوة دول العالم العربي إلى تنظيم تعاونها وإلى تطوير آليات هذا التعاون بما يحقق الاستقرار والأمن والازدهار.
ولو أن هذه الدول أقامت سوقًا اقتصاديًّة وتجارة واتحادًا جمركيًّا، ودفاعًا مشتركًا لَـتَحقَّقت مُقوِّمات التضامُن والتكامل في إطار دائرة واحدة تجمع الدول الوطنية المتعددة في استراتيجية موحدة تحميها وتحتمي بها.

ثامنًا: يطالب المؤتمر بقوة العلماء والمراجع الدينية في العالم العربي والإسلامي أن يتحملوا مسؤولياتهم أمام الله والتاريخ في إطفاء كل الحرائق المذهبية والعرقية وبخاصة في البحرين والعراق واليمن وسوريا.

تاسعًا: إدانة الاعتداءات الإرهابية التي تقوم بها القوات الصهيونيَّة في الأراضي الفلسطينية المحتلة، وخاصة في القدس الشريف، والتي تستهدف الإنسان الفلسطيني المسلم والمسيحي على حد سواء، كما تستهدف المساجد والكنائس وبخاصة المسجد الأقصى الذي بارك الله حوله، ويناشد المجتمعون المجتمع الدولي التدخل بفاعلية ومسؤولية لوضع حد لهذه الاعتداءات الآثمة وإحالة مرتكبيها إلى محكمتي العدل والجنايات الدوليتين.

عاشرًا: إن المؤتمر يؤكد على أن الشرق بمسلميه ومسيحييه يرى أن مواجهة التطرف والغلو وأن التصدي للإرهاب أيا كان مصدره وأيا كانت أهدافه هو مسؤوليتُهم جميعًا.

وفي الختام يتوجه المجتمعون بالتقدير الكبير إلى الأزهر الشريف وإلى فضيلة الإمام الأكبر الدكتور/ أحمد الطيب على مبادرته بالدعوة إلى هذا المؤتمر الجامع، كما يتوجهون بالشكر إلى جمهورية مصر العربية رئيسًا وحكومةً وشعبًا، متمنين لمصر العزيزة كل التوفيق والنجاح في أداء دورها الرائد في مكافحة الإرهاب وفي صيانة أسس العيش المشترك.



Envoyé de mon Ipad 

Raï appelle à des prières communes pour l’élection d’un président - L'Orient-Le Jour

Raï appelle à des prières communes pour l'élection d'un président - L'Orient-Le Jour
8/12/2014-Raïs appelle à des prières communes pour l'élection d'un président
Dans son homélie dominicale hier, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, s'est de nouveau arrêté sur la vacance présidentielle, avant de déplorer de manière générale la situation qui prévaut dans le pays à tous les niveaux.
« Il n'est plus possible de se boucher les oreilles devant les cris des citoyens en proie à des difficultés sociales, économiques et même de sécurité », a affirmé le patriarche, en rappelant que l'Assemblée des évêques maronites avait lancé un cri d'alarme mercredi dernier, déplorant « tout ce qui se passe au Liban, la paralysie des institutions, les violations de la Constitution, des décrets, des lois et des coutumes, le refus d'élire un chef de l'État, le vol des deniers publics, la couverture politique de la corruption, des abus, du pillage des biens de l'État, les agressions contre les Libanais et toutes sortes d'autres crimes ».
Face à cette situation, Mgr Raï a appelé à des « prières communes dans les paroisses, les couvents et les institutions religieuses pour que la présidentielle soit organisée et que l'État sorte enfin de ses crises politiques, économiques, sociales et de sécurité ».
Il a en outre sollicité la miséricorde divine « dont notre monde a besoin », en citant principalement les otages militaires dans le jurd de Ersal.


Envoyé de mon Ipad 

Amnesty International - Pourquoi la France doit-elle accueillir 12.900 réfugiés de Syrie ? » Chrétiens de la Méditerranée

Amnesty International - Pourquoi la France doit-elle accueillir 12.900 réfugiés de Syrie ? » Chrétiens de la Méditerranée
Chrétiens de la Méditerranée
Cinq Etats se partagent 95% des 3,8 millions de réfugiés de Syrie. Face à l'inaction des Etats dans le monde, nous les appelons aujourd'hui à se répartir 10% des réfugiés. Selon nos calculs, la France devrait accueillir 12.900 personnes. Depuis 3 ans, elle n'a accueilli à ce jour que 320 personnes.

DE QUI PARLE-T-ON ?

Les 380.000 personnes ont été identifiés par le Haut Commissariat des Nations Unies comem des réfugiés ayant un besoin particulier de protection.
Il s'agit des personnes suivantes :
• Personnes ayant des besoins médicaux sérieux
• Enfants exposés à des risques
• Personnes handicapées
• Femmes isolées et exposées
• Mineurs non accompagnés ou séparés
• Personnes âgées à risque
• Victimes de torture
• Personnes devant rejoindre des membres de famille déjà reconnus réfugiés
• Personnes ayant subi des violences sexuelles

POURQUOI LA FRANCE DOIT-ELLE-ACCUEILLIR 12 900 PERSONNES ?

Nous avons élaboré une méthode de calcul unique qui permet de déterminer pour chaque Etat le nombre de réfugiés à accueillir. Cette méthode tient compte du nombre d'habitants, du Produit intérieur brut et du taux de chômage.
En appliquant cette méthode, la France doit accueillir 12.900 personnes d'ici la fin de l'année 2016. A titre d'exemple, les Pays-Bas devraient en accueillir 5.485 et l'Espagne 4.313.
Les pays du Conseil de coopération du Golfe (Bahrein, Koweit, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Emirats arabes unis) doivent ensemble accueillir 20% des réfugiés vulnérables, soit 76.000 personnes.

EST-CE UN EFFORT IMPOSSIBLE QUI EST DEMANDÉ ?

La Turquie accueille sur son territoire 1,6 millions de réfugiés. C'est dix fois plus de personnes que le nombre total de demandeurs d'asile de Syrie présents sur le territoire des 28 Etat membres depuis 3 ans.
Le Liban accueille 1,1 millions de réfugiés de Syrie. La population du Liban, du fait de cette présence a augmenté de 26%. Le nombre de réfugiés est 725 fois supérieur à l'ensemble des réfugiés de Syrie présents sur le territoire de l'Union européenne.
Accueillir autant de réfugiés a des conséquences à tous les niveaux d'un Etat : en matière de services publics, d'emploi, d'équilibre général de la population, de capacité d'accueil matérielles et parfois même de sécurité.
Depuis quelques mois, les Etats voisins adoptent des politiques très restrictives à l'encontre des réfugiés fuyant la Syrie les contraignants à rester bloquer en Syrie où ils sont pourtant exposés à de nombreux dangers.
Un groupe de Kurdes syriens dans un immeuble en construction après avoir traversé la frontière turque, 9 octobre 2014 © Ozge Elif Kizil/Getty Images

L'ARGENT DONNÉ POUR L'AIDE HUMANITAIRE N'EST IL PAS SUFFISANT ?

Le Plan de réponse à la crise des réfugiés de Syrie, qui est un programme d'assistance humanitaire de l'ONU pour répondre aux besoins des réfugiés présents dans les pays voisins de la Syrie n'est actuellement financé qu'à hauteur de 54%.
Concrètement, cela signifie que l'aide alimentaire, médicale et financière pour assurer la prise en charge des réfugiés est réduite avec les conséquences que cela a pour les personnes au quotidien.
Le 1er décembre, le Programme alimentaire mondial a annoncé qu'il était oblige de suspender l'assistance alimentaire dédiée à 1,7 millions de réfugiés de Syrie pour cause d'absence de ressources financières suffisantes.

FINALEMENT POURQUOI DEVRAIT-ON AIDER CES PERSONNES ?

La communauté internationale à des obligations de fournir une assistance et une coopération humanitaire conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale des Nations unies, dans les situations d'urgence. Cela inclus clairement l'assistance portée aux réfugiés.
Les règles de protection des réfugiés au niveau international mettent clairement l'accent sur l'importance du partage des responsabilités dans l'accueil des réfugiés de façon à aider et « soulager » les pays qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés.


Envoyé de mon Ipad 

lundi 8 décembre 2014

Dans la nuit irakienne, les fragiles lumières d'espoir des déplacés chrétiens - L'Orient-Le Jour

Dans la nuit irakienne, les fragiles lumières d'espoir des déplacés chrétiens - L'Orient-Le Jour
7/12/2014-Dans la nuit irakienne, les fragiles lumières d'espoir des déplacés chrétiens
Des milliers de déplacés chrétiens irakiens tenant des bougies célébraient samedi soir la fête de l'Immaculée Conception dans un quartier d'Erbil. AFP PHOTO/SAFIN HAMED
irak
Samedi soir, à Erbil, ils célébraient la fête de l'Immaculée Conception.
Enveloppés par la nuit et les Ave Maria, des milliers de déplacés chrétiens irakiens tenant des bougies descendaient samedi soir comme dans un clair-obscur une rue d'Aïnkawa. Chassés de chez eux, ils célébraient la fête de l'Immaculée Conception dans ce quartier d'Erbil.

Il y a moins de six mois, beaucoup ne connaissaient pas la capitale du Kurdistan irakien, ou si peu. Ils habitaient Mossoul, la deuxième ville d'Irak, ou les villages chrétiens de la plaine de Ninive, à quelques dizaines de kilomètres mais qui leur paraissent aujourd'hui être à des années-lumières de leur quotidien. Un quotidien fait de tentes et d'attente depuis qu'ils ont fui l'avancée des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) à partir de juin.

Mais en ce samedi soir, ils célébraient la fête de l'Immaculée Conception. Pour l'occasion, ils ont reçu le soutien et la visite du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, accompagné d'une délégation d'une centaine de personnes. Ne pouvant venir en personne, le pape François a confié à la délégation le soin de diffuser une allocution vidéo à l'issue de la procession, dans laquelle il a déploré le sort fait aux chrétiens d'Orient.

(Lire aussi : A Al-Azhar, des dignitaires religieux appellent les chrétiens à ne pas quitter le Moyen-Orient)

"Ne pas oublier"
Dans ses bagages, le cardinal Barbarin, dont c'est le deuxième voyage à Erbil cette année, a apporté près de 5 000 bougies pour faire partager à ses "frères" d'Orient une tradition lyonnaise qui veut que chaque 8 décembre des milliers de lumignons viennent orner les fenêtres de la ville pour rendre hommage à la Vierge Marie.

"Nous sommes un peu tristes car cette marche avec les lumières, nous la faisions tous les ans pour Noël à Qaraqosh", glisse Marteen Offi, 23 ans, avant de se reprendre. "En même temps, tous ces gens qui prient... Malgré tout ce qui se passe, on a à cœur de faire quelque chose, de ne pas rester les bras croisés", ajoute le jeune homme, investi dans une association qui s'occupe d'enfants en bas âge. Des déplacés, comme lui.

"L'espoir est toujours là mais jusqu'à quand ?", s'interroge Sarmad Kollo, un frère dominicain de 34 ans, originaire de Mossoul. Les gens se demandent si la délégation va les aider à rentrer chez eux, ou à quitter le pays, mais "au moins ils sentent qu'ils ne sont pas oubliés", explique le dominicain.
Ne pas oublier le sort de ces Chrétiens d'Orient, Chaldéens ou Syriaques, c'était aussi le message du pape.
Roseau
"Les chrétiens sont en train d'être chassés du Moyen-orient, dans la souffrance", s'est ému le souverain pontife qui a pointé la responsabilité de l'EI, sans toutefois nommer ce groupe qui s'est emparé de larges pans de territoire en Irak comme en Syrie voisine. Comme le roseau, "vous pliez, avec douleur, mais vous avez cette force qui vous fait tenir bon dans votre foi", a dit le pape François à l'adresse des quelques milliers de processionnaires réunis sous une statue mariale de 15 mètres de haut. "Je vous souhaite de pouvoir revenir chez vous", a conclu le saint-Père dans une allocution en italien dont probablement peu de gens ont pu décrypter les petits sous-titres en arabe diffusés sur deux écrans géants.
(Lire aussi : « Nous n'accepterons jamais un Moyen-Orient sans les chrétiens »)


Une fois le discours terminé, la foule s'est rapidement dispersée dans Aïnkawa, quartier réputé pour abriter plusieurs dizaines de milliers de déplacés, dans des maisons, un centre commercial désaffecté mais aussi dans des petits villages de tentes qui ont poussés autour des églises.

Seul s'attarde un petit groupe de jeunes que quelques militaires kurdes invitent bientôt à dégager la chaussée. Quel avenir s'imaginent-ils? "Plein d'espoir", dit l'une. "Noir", répond l'autre. Avant qu'une troisième jeune fille ne mette tout le monde d'accord: "Tout ce qu'on a aujourd'hui en Irak, c'est le droit de rêver".
Lire aussiQuand François prend un risque auprès des musulmans...

La liberté religieuse dans le monde en "grave déclin" 
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Envoyé de mon Ipad 

Le pape aux Irakiens chrétiens : "vous êtes les roseaux de Dieu


Message pour la visite d'une centaine de Lyonnais à Erbil
Pape François
ROME, 7 décembre 2014 (Zenit.org) - « Vous êtes les roseaux de Dieu aujourd'hui ! », déclare le pape François aux Irakiens chrétiens. En effet, « quand vient le vent, la tempête, le roseau se plie, mais ne se rompt pas ».
Le pape a fait parvenir un message vidéo aux Irakiens chrétiens réfugiés à Erbil dans le Kurdistan irakien, à l'occasion d'une visite sur place du cardinal Philippe Barbarin et d'une centaine de Lyonnais (5-7 décembre).
Cet événement, organisé dans le cadre du jumelage entre les diocèses de Lyon et de Mossoul avait pour objectif de « prier avec les frères d'Irak – dans l'esprit de la tradition lyonnaise du 8 décembre – d'aider, c'est-à-dire contribuer au relogement de ces milliers de familles, et d'alerter, c'est-à-dire montrer le destin de ceux qui sont restés fidèles au Christ », a expliqué le cardinal Barbarin dans un communiqué.
« Je suis très proche de vous en ces moments d'épreuve... Vous êtes dans mon cœur, dans ma prière et dans les cœurs et les prières de toutes les communautés chrétiennes », leur a affirmé le pape, annonçant que la journée du 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception, serait dédiée particulièrement à la prière pour l'Irak.
Dénonçant les exactions « d'un groupe extrémiste et fondamentaliste » et déplorant « les souffrances des mamans avec leurs enfants, des personnes âgées et des personnes déplacées », le pape a fait observer : « On dirait qu'ils ne veulent pas qu'il y ait de chrétiens là-bas, mais vous témoignez du Christ. »
Il a aussi appelé les chefs religieux à « dénoncer toutes les violations de la dignité et des droits humains » et a souhaité « une plus grande convergence internationale en vue de résoudre les conflits, de combattre les autres causes qui poussent les personnes à quitter leur patrie et de promouvoir les conditions pour qu'elles puissent rester ou revenir ».
A.K.
Message vidéo du pape François
Chers frères et sœurs,
Je voudrais saluer tous et chacun de vous, ainsi que le cardinal Philippe Barbarin, qui vous apporte à nouveau la préoccupation et l'amour de toute l'Église. Moi aussi, je voudrais être là, mais puisque je ne peux pas voyager, je le fais ainsi… je vous suis très proche en ces moments d'épreuve. Au retour de mon voyage en Turquie, j'ai dit : les chrétiens sont chassés du Moyen-Orient, dans la souffrance. Je vous remercie du témoignage que vous donnez ; il y a tant de souffrance dans votre témoignage. Merci ! Merci beaucoup !
On dirait qu'ils ne veulent pas qu'il y ait de chrétiens là-bas, mais vous témoignez du Christ.
Je pense aux plaies, aux souffrances des mamans avec leurs enfants, des personnes âgées et des personnes déplacées, aux blessures de ceux qui sont victimes de tout type de violence.
Comme je l'ai rappelé à Ankara, une préoccupation particulière naît du fait que, à cause d'un groupe extrémiste et fondamentaliste, des communautés entières, spécialement – mais pas seulement – les chrétiens et les yazidis, ont enduré, et endurent encore à présent, des violences inhumaines à cause de leur identité ethnique et religieuse. Chrétiens et yazidis ont été chassés par la force de leurs maisons, ils ont dû tout abandonner pour sauver leur vie et ne pas renier leur foi. La violence a touché aussi les édifices sacrés, les monuments, les symboles religieux et les patrimoines culturels, comme si on voulait effacer toute trace, toute mémoire de l'autre.
En qualité de chefs religieux, nous avons l'obligation de dénoncer toutes les violations de la dignité et des droits humains !
Aujourd'hui je voudrais me faire proche de vous qui supportez cette souffrance, être proche de vous… Et je pense à sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, qui disait qu'elle sentait l'Église et elle-même comme un roseau : quand vient le vent, la tempête, le roseau se plie, mais ne se rompt pas ! En ce moment, vous êtes ce roseau, vous vous pliez avec douleur, mais vous avez cette force de porter de l'avant votre foi, qui pour nous est témoignage. Vous êtes les roseaux de Dieu aujourd'hui ! Les roseaux qui s'abaissent sous le vent féroce, mais qui surgiront !
Je veux vous remercier encore une fois. Je prie l'Esprit qui fait toute chose nouvelle, de donner à chacun de vous force et résistance. C'est un don de l'Esprit-Saint. Et je demande aussi avec force, comme je l'ai déjà fait en Turquie, une plus grande convergence internationale en vue de résoudre les conflits qui ensanglantent vos terres d'origine, de combattre les autres causes qui poussent les personnes à quitter leur patrie et de promouvoir les conditions pour qu'elles puissent rester ou revenir. Je vous souhaite d'y retourner, que vous puissiez y retourner.
Chers frères et sœurs, vous êtes dans mon cœur, dans ma prière et dans le cœur et la prière de toutes les communautés chrétiennes auxquelles je demanderai de prier de façon spéciale pour vous, le 8 décembre, de prier la Vierge Marie pour qu'elle vous protège : que celle qui est mère vous protège.
Frères et sœurs, votre résistance est martyre, semence qui féconde. Je vous demande s'il-vous-plaît de prier pour moi. Que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge vous protège.
Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse, le Père, le Fils et l'Esprit-Saint.

Irak : le pape demande de prier spécialement le 8 décembre


Il remercie les chrétiens pour leur témoignage de foi
Anne Kurian
ROME, 7 décembre 2014 (Zenit.org) - Dans un message vidéo enregistré à l'occasion d'une visite d'une centaine de Français lyonnais à Erbil, dans le Kurdistan irakien, le pape François demande à l'Église de prier particulièrement pour les Irakiens chrétiens persécutés, durant la journée du 8 décembre.
Et c'est justement en l'honneur du 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception, traditionnellement chère aux habitants de Lyon, que l'archidiocèse, sous la conduite du cardinal archevêque Philippe Barbarin, a organisé ce voyage, intitulé « Erbilight », du terme anglais « lumière » (light).
Lors d'une procession mariale aux flambeaux organisée hier soir, 6 décembre, les participants irakiens et lyonnais ont visionné le message du pape.
« Chers frères et sœurs, vous êtes dans mon cœur, dans ma prière et dans le cœur et la prière de toutes les communautés chrétiennes auxquelles je demanderai de prier de façon spéciale pour vous, le 8 décembre, de prier la Vierge Marie pour qu'elle vous protège », leur déclare-t-il.
Le pape les remercie également pour leur « témoignage » donné « dans la souffrance » : « les chrétiens sont chassés du Moyen-Orient... On dirait qu'ils ne veulent pas qu'il y ait de chrétiens là-bas, mais vous témoignez du Christ », a-t-il ajouté.
« Vous êtes les roseaux de Dieu aujourd'hui ! Les roseaux qui s'abaissent sous le vent féroce, mais qui surgiront !... vous avez la force de tenir bon dans votre foi... Votre résistance est martyre, semence qui féconde », leur affirme-t-il

samedi 6 décembre 2014

Chrétiens et musulmans : des leaders envoient un signal de paix


Chrétiens et musulmans : des leaders envoient un signal de paix
Clôture du IIIe Sommet de responsables et chercheurs au Vatican

Anne Kurian

ROME, 5 décembre 2014 (Zenit.org) - Le IIIe Sommet des responsables et chercheurs chrétiens et musulmans (III Christian-Muslim Summit of Religious Leaders and Scholars) a eu lieu à Rome du 2 au 4 décembre 2014 sur le thème « Chrétiens et musulmans : des croyants vivant dans la société ». L'occasion d'envoyer un signal de paix pour le monde « qui en a tant besoin ».

L'événement rassemblait des chrétiens (catholiques et anglicans épiscopaux) et musulmans (sunnites et chiites), sous la houlette du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, afin de « promouvoir des relations interreligieuses et interculturelles et de se pencher sur les conflits entre les membres des deux religions ».

La rencontre était présidée par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du dicastère, par le Prince El Hassan bin Talal de Jordanie pour la délégation sunnite, l'évêque de Washington de l'Église épiscopale John Bryson Chane pour les anglicans, et l'ayatollah Sayyed Mostafa Mohaghegh Damad, directeur des Études islamiques à l'Académie des sciences d'Iran pour la délégation chiite.

Dans un communiqué publié au terme de la rencontre, les participants expriment leur préoccupation pour « le moment dramatique que vit le monde, en particulier le Moyen-Orient et certains pays africains », théâtres « d'une violence sans précédent et inhumaine ».

Le sommet « a été caractérisée par le respect mutuel, l'ouverture et l'écoute de l'autre; ce qui constitue un message de réconciliation, de paix et de fraternité dont le monde a grand besoin », ajoutent-ils.

Au terme de la rencontre, une session publique a eu lieu avec la participation de diplomates accrédités près le Saint-Siège, de personnes impliquées dans le dialogue interreligieux et de médias. A cette occasion, un « Appel à l'action » a été lu.

Les participants expriment enfin leur reconnaissance au pape François qui les a reçus en privé mercredi 3 décembre. Le pape les a encouragés à poursuivre le dialogue, « chemin de paix ».

Parmi les invités d'honneur à la rencontre : le métropolite Emmanuel de France, représentant du patriarcat œcuménique de Constantinople, le rabbin Abraham Skorka, recteur du Séminaire rabbinique latino-américain de Buenos Aires, représentant du judaïsme.