Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 13 février 2017

Mgr Chahane Sarkissian : « Nous ne sommes pas contre les musulmans » - La Croix

Mgr Chahane Sarkissian : « Nous ne sommes pas contre les musulmans » - La Croix
La Croix 13-2-2017
Mgr Chahane Sarkissian : « Nous ne sommes pas contre les musulmans »

Que représente la communauté arménienne en Syrie, et à Alep en particulier ?

Mgr Chahane Sarkissian : La présence des Arméniens en Syrie remonte au XIIIe siècle. Lors du génocide perpétré par les Turcs en 1915, la Syrie était leur destination finale, et beaucoup de rescapés sont restés là après. Avant l'éclatement de la crise syrienne en 2011, il y avait 80 000 Arméniens en Syrie, dont environ 45 000 à Alep. Cette ville est considérée comme la capitale des Arméniens de Syrie. Aujourd'hui, il resterait 30 000 Arméniens en Syrie, dont environ la moitié à Alep.

Dans quelle mesure les destructions de ces derniers mois ont-elles touché votre communauté ?

Mgr Chahane Sarkissian : 65 % de la ville d'Alep est aujourd'hui complètement détruite. Nous, Arméniens, avons souffert comme les autres citoyens de Syrie, qu'ils soient musulmans ou chrétiens. Notre communauté se trouve dans le centre et l'ouest de la ville. Sur les onze écoles arméniennes d'Alep, la moitié a dû fermer, dont deux ont été totalement détruites. Et sur nos douze églises, deux ont dû fermer et deux ont été détruites : l'une d'entre elles, Saint Georges, a été incendiée par une milice extrémiste, on ne sait pas laquelle. Une autre église arménienne a été attaquée en Syrie : il s'agit de celle de Deir ez-Zor, à la mémoire du génocide des Arméniens. Elle n'a pas été bombardée par voie aérienne mais par une bombe que les extrémistes ont déposée à l'intérieur de l'église. Nous n'avons aucun doute sur le fait que les responsables sont des alliés de la Turquie. Nous devons rester là pour poursuivre notre témoignage chrétien et arménien en Syrie, non loin de la Turquie qui a massacré les Arméniens entre 1915 et 1923.

À lire : Les quatre leçons de la fin du siège d'Alep

Quelle attitude adoptez-vous dans cette crise ?

Mgr Chahane Sarkissian : Nous avons proposé une troisième voie, une sorte de « neutralité positive ». C'est difficile et coûteux, mais nous devons rester fidèles aux principes humanitaires et chrétiens. Par exemple, quand on a reçu de l'aide humanitaire de la part des communautés arméniennes et chrétiennes, on ne l'a pas seulement distribuée aux chrétiens, mais aussi aux musulmans. Et maintenant, on a leur amitié.

Cette guerre vous aurait donc rapproché de vos voisins musulmans ?

Mgr Chahane Sarkissian : Oui, les musulmans commencent à comprendre que la présence de chrétiens au sein d'une société musulmane n'est pas une menace : c'est plutôt une chance, pour modérer les tendances extrémistes de certains. Par ailleurs, quand j'entends des Occidentaux me dire qu'ils veulent s'engager pour les chrétiens d'Orient, je leur demande de faire attention, car ils ne connaissent pas la situation : nous ne sommes pas contre les musulmans ! Ce sont nos amis, nous vivons avec eux depuis des siècles. Et les musulmans ne sont pas contre les chrétiens. Les extrémismes n'ont ni foi ni religion. N'importe qui peut décider de détruire un pays et de semer la terreur.

Comment voyez-vous l'avenir ?

Mgr Chahane Sarkissian : Maintenant qu'Alep a été libérée, la ville est à nouveau réunifiée et l'on peut se déplacer sans problème. La solidarité entre chrétiens et musulmans s'exprime surtout à Alep, mais elle se généralise : dans chaque ville et village, les gens commencent à réfléchir à comment vivre ensemble, ou plutôt « re » vivre ensemble. Pour recommencer la vie, il va falloir guérir les blessures de cette guerre affreuse et mettre en place un dialogue vivant au sein de la population. Maintenant, on attend que les grandes puissances trouvent une solution convenable pour tous. C'est difficile, mais si cette solution ne convient pas à tout le monde, il y aura une autre guerre.



Envoyé de mon iPhone JTK 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.