Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

dimanche 5 juillet 2015

Raï dénonce « l’immoralité politique » des grandes puissances et la reproduction contemporaine du « génocide » de 1915 - Fady NOUN - L'Orient-Le Jour

Raï dénonce « l'immoralité politique » des grandes puissances et la reproduction contemporaine du « génocide » de 1915 - Fady NOUN - L'Orient-Le Jour
4/7/2015-Raï dénonce « l'immoralité politique » des grandes puissances et la reproduction contemporaine du « génocide » de 1915

Le patriarche Béchara Raï a dénoncé une fois de plus « l'immoralité politique » des grandes puissances, qui fournissent armes et argent aux forces de la terreur, leur offrant l'occasion de reproduire les « génocides » commis au début du siècle dernier contre les minorités chrétiennes de l'Empire ottoman.
Le chef de l'Église maronite intervenait jeudi soir à la séance inaugurale d'un congrès consacré au génocide du peuple syriaque, un moment de leur histoire que les syriaques désignent par l'appellation Sayfo (du terme arabe seif, qui désigne l'épée). Le congrès, intitulé Martyre et foi, se tient dans l'amphithéâtre Jean-Paul II de l'Université de Kaslik.

Le génocide dont il est question a été commis par l'Empire ottoman moribond, parallèlement à celui des Arméniens et d'autres minorités chrétiennes. Il aurait fait selon les estimations des Églises syriaques environ 500 000 victimes.
Organisé à l'initiative des patriarcats syriaque-orthodoxe et syriaque-catholique, le congrès associe à ses travaux tous les patriarches orientaux, à l'exception du patriarche Louis Sako des chaldéens (les catholiques d'Irak), qui s'est fait représenter par Mgr Michel Kassarji, évêque chaldéen du Liban, ainsi que le catholicos Aram Ier et le nonce apostolique Gabriele Caccia.

« Ce qui s'est passé en 1915 n'est pas une simple persécution, mais un génocide au plein sens du terme, a affirmé le patriarche syriaque-orthodoxe Ignace Efrem II. Nous voici, cent ans plus tard, à nous en souvenir, dans l'espoir que ce moment de mémoire contienne une leçon. Nous croyons que le pardon est la voie de la paix. Mais pardonner ne veut pas dire oublier. C'est pourquoi nous demandons à nos frères en Turquie de reconnaître ce crime abject, pour nous permettre de nous lier à eux par des liens d'amour et de cordialité (...). Si nous y avions prêté attention alors, nous n'aurions peut-être pas entendu parler des génocides qui se commettent aujourd'hui. »

Pour sa part, le nonce apostolique a invité les Églises orientales à tenir bon et à continuer à témoigner de leur foi chrétienne jusqu'au martyre, « sinon le sacrifice des premiers martyrs aura été vain ».

Jeu des nations et satellites artificiels
Pour sa part, le patriarche grec-orthodoxe Jean X Yazigi devait dénoncer « le jeu des nations » dans lequel la vie humaine et les droits de l'homme sont « quantités négligeables ». « Nous sommes pétris de la terre d'Orient, a-t-il poursuivi, et nous savons bien que rien n'échappe aux satellites artificiels de ce qui se passe sur Mars, et pourtant ils restent aveugles sur le sort des deux évêques d'Alep. »

Dans une comparaison devenue incontournable entre ce qui s'est passé en 1915 et ce qui se passe aujourd'hui, le patriarche Raï a vu dans « les organisations fondamentalistes-terroristes » à l'œuvre aujourd'hui « des instruments entre les mains des grandes puissances, qui leur fournissent armes et argent, à des fins politiques, économiques et stratégiques ». Et le chef de l'Église maronite de dénoncer « l'immoralité de la politique internationale ».
De son côté, le patriarche Ignace III Younan des syriaques-catholiques a affirmé : « Si nous avions un peu de courage et de vision d'avenir, nous aurions réclamé un régime fédéral ou, à tout le moins, une décentralisation administrative » au Liban. Et d'inviter les chrétiens de Syrie et d'Irak qui ont trouvé refuge au Liban de s'y établir.

Forum de la jeunesse maronite
Par ailleurs, le patriarche Raï était présent à l'ouverture de la première édition d'un « forum mondial de la jeunesse maronite » qui se tient à la maison d'accueil Bethania, à Harissa, à l'initiative du bureau des affaires de la diaspora et du bureau de la pastorale des jeunes à Bkerké.
L'assemblée compte 140 jeunes maronites venus du Liban et de l'étranger (Argentine, Brésil, Mexique, États-Unis, Canada, France, Chypre, Égypte, Soudan et pays africains, Australie, Terre sainte et Jordanie, et Syrie).
Le forum se propose comme un programme d'immersion dans la réalité d'un Liban qui est à la fois terre des ancêtres et terre de sainteté, patrimoine spirituel, histoire, lieu de pratique de l'œcuménisme et culture de la convivialité.
Le forum comprend notamment une séquence d'accueil des jeunes émigrés dans des foyers maronites, des visites et excursions et des exposés historiques. Il est coordonné par les PP. Toufic Abou Hadir et Louis Ferkh.

À partir de l'image d'un cèdre qui a besoin de toutes ses branches pour étendre son ombre bienfaisante, le patriarche est intervenu à l'ouverture du forum pour encourager les jeunes à rester attachés au Liban par des liens de la nationalité libanaise, et à ne pas limiter cet attachement à une dimension sentimentale ou même spirituelle.
« Conservez vos attaches civiles au Liban, a dit le patriarche Raï. Que vos noms figurent sur les registres de l'état civil, et pour le faire, aidez-vous des évêques et des missions diplomatiques libanaises, ainsi que des bureaux instaurés à cet effet. Enregistrez vos mariages et les décès, et les naissances de vos enfants. Vous le savez bien : nous passons tous, mais la terre reste. Sauvegardez ce lien juridique. Si possible, possédez une parcelle de terrain, ainsi que vos droits civiques. On ne sait jamais comment tourne la route de l'histoire. Préservez ce gage et encouragez-vous les uns les autres à le faire. Rien ne me peine plus que de voir des expatriés rayés des registres de l'état civil, comme s'ils étaient morts, alors que la diaspora libanaise couvre le monde et la terre. »

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Plusieurs génocides en un

Inauguré par un documentaire sur un génocide encore plus occulté que celui des Arméniens, le congrès réclame que la vérité soit faite sur le génocide des syriaques (un demi-million de victimes) et demande qu'il soit officiellement reconnu par la Turquie contemporaine, comme point de départ d'une « récapitulation de l'histoire ». En fait, il est établi que toutes les minorités chrétiennes de l'Empire ottoman firent les frais du génocide de 1915 : Assyriens, Chaldéens, Syriaques et Arméniens, sans compter les Grecs. Pour les Chaldéens, Mgr Kassarji avance le chiffre de 160 000 victimes. Le patriarche Raï est d'avis d'ajouter à ces victimes celles de la grande famine et des violences au Liban dans les dernières années de l'Empire ottoman (pendaisons et massacres à l'arme blanche). Selon certaines estimations, près du tiers des habitants du Mont-Liban succombèrent à la faim, durant ces années terribles.

Pour mémoire
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Envoyé de mon Ipad 

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