Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

lundi 5 novembre 2012

Le Figaro - International : François Hollande craint la déstabilisation du Liban

François Hollande craint la déstabilisation du Liban

Par Alain BarluetMis à jour  | publié  Réactions (206)
Le président libanais Michel Sleimane et François Hollande, dimanche matin à Beyrouth.
Le président libanais Michel Sleimane et François Hollande, dimanche matin à Beyrouth.Crédits photo : Dalati Nohra/AP

Au cours d'une brève visite à Beyrouth, le chef de l'État est venu rappeler le soutien de la France à l'intégrité du Liban. Il s'est également opposé à une contagion de la crise syrienne.

De notre envoyé spécial à Beyrouth

Le ton est ferme, la mise en garde explicite. À Beyrouth, François Hollande, sans citer la Syrie, a martelé que «le Liban ne doit pas être victime de la crise». Et il a lancé un avertissement: «Je rappelle à tous ceux qui auraient intérêt à déstabiliser le Liban que la France s'y opposera de toutes ses forces.» Il l'a dit à son homologue libanais, Michel Sleimane, avec lequel il s'est entretenu au palais de Baabda, plaidant pour «l'unité, l'intégrité, l'indépendance et la sécurité» du pays du Cèdre. «Nous sommes attachés au modèle libanais», a assuré le chef de l'État.

Hélicoptères survolant le cortège officiel, grandes artères vidées de toute circulation, militaires perchés sur les toits: la visite au pas de charge de François Hollande - moins de quatre heures - s'est déroulée dans une capitale libanaise placée sous haute sécurité, «comparable à celle mise en place durant la visite du pape» Benoît XVI, en septembre dernier, relève un observateur.

Dans l'avion parti de Paris dans la nuit, le président raconte que cette visite surprise - elle n'a été annoncée que vendredi, là encore pour raison de sécurité - a été décidée la semaine dernière, après le choc suscité par l'assassinat, le 19 octobre, du chef de la sécurité libanaise, le général Wissam al-Hassan. Un attentat qui a sonné l'alarme d'un possible débordement du conflit syrien sur le Liban voisin. À ce moment «crucial et critique», souligne François Hollande, il fallait «exprimer la solidarité de la France». Sa première visite au Moyen-Orient s'est poursuivie dimanche après-midi en Arabie saoudite.

«Wissam al-Hassan savait bien ce que faisait Michel Samaha (ministre prosyrien arrêté en août dernier pour trafic d'explosifs, NDLR). Il connaissait les agissements du régime de Bachar el-Assad au Liban, c'est pour cela qu'on l'a tué», relève le président français. «Il ne peut y avoir d'impunité», a-t-il déclaré, en proposant le concours de la France pour faire la lumière sur l'attentat.

Faciliter le dialogue

L'unité du Liban peut-elle être menacée? «Oui», répond sans hésiter le chef de l'État. Son appui à Michel Sleimane tient en un triple message: soutien à l'intégrité du Liban, refus d'une contagion de la crise syrienne, maintien du contingent français (900 hommes) au sein de la Force des Nations unies au Liban (Finul). Concrètement, Paris propose une coopération politique, militaire, culturelle et humanitaire (100.000 réfugiés syriens ont trouvé refuge sur le sol libanais).

Dans la délégation présidentielle, on juge maladroite l'initiative de l'opposition du «14 mars» de réclamer la démission du gouvernement de Najib Mikati après l'attentat contre le général al-Hassan. Le Hezbollah n'a pas intérêt à jeter de l'huile sur le feu, se sachant compromis avec Damas et minoritaire face aux sunnites. La peur du vide et de la déstabilisation - qui ne ferait l'affaire d'aucune faction - est un atout dans les mains du président Sleimane pour lancer un dialogue politique avant les élections prévues en mai prochain. Mais, chacun en convient, la formation d'un gouvernement d'union nationale, qui rassemblerait le camp du «14 mars» et celui, prosyrien, du «8 mars» (Hezbollah et partisans de Michel Aoun), s'annonce très hypothétique et, dans le meilleur des cas, fort longue. La France écarte toute ingérence mais peut faciliter le dialogue, estime Laurent Fabius, qui accompagne le chef de l'État dans sa tournée.

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